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Hypnose Ericksonienne

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Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Rennes, Avignon
Mis à jour : il y a 1 heure 43 min

Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile de France

lundi 15 décembre 2014 - 01:09
1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Paris 2014. Samedi 6 Décembre 2014 au Méditel à Paris, a eu lieu le 1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Avec Christine Guilloux, Christian Martens, Thierry Servillat, Antoine Bioy, Jean Becchio, Eric Cristante, Laurent Gross, Rémi Garcia, François Goupy, Irène Bouaziz, Charles Jousselin: Réhumaniser le soin...
Réhumaniser le soin ? (Entre la science et l’art-prentissage). Christine Guilloux, Présidente IMHE Ile de France

Etapes d’un parcours annoncé ? L’humanisation du soin, des soins, s’enclenche avec un mouvement de réforme profonde de l’hôpital visant à l’adapter aux évolutions de la société.

Le malade « assisté » devient « acteur de la prise en charge de sa propre santé ». la médecine se fait de plus en plus technique, basée sur les preuves. Quels chemins pour faire du patient un « expert » de lui-même ? Quelle ré-humanisation nécessaire ? L’hypnose pour nous redécouvrir ?

La médecine narrative : un retour vers le futur ? Pr François Goupy, Professeur de Santé Publique, Université Paris Descartes

La médecine narrative se définit comme une compétence qui permet de « reconnaître », absorber, interpréter et être ému » par les « stories of illness » (illness and not disease », et qui emprunte aux spécialistes de la littérature les techniques classiques d’analyse d’un texte littéraire, pour décoder le récit d’un patient.

A partir de témoignages apportés par des étudiants de quatrième année de médecine, présents chaque matin à l’hôpital pour la première fois, nous montrerons que cette expérience n’est pas l’apanage des psychiatres ou des gérontologues, mais qu’elle s’applique en médecine, en chirurgie, en réanimation ou aux urgences.

Hypnose et intersubjectivité, la question de l’espace Dr Christian Martens, Vice-président de l’IMHE Ile de France

Que signifie ré-humaniser le soin, si ce n’est « le retour aux choses mêmes », mot d’ordre des phénoménologues, un retour au vécu du soigné et à son humanité.

C’est à partir d’une analyse phénoménologique de la toile d’André Brouillet, Leçon à la Salpêtrière, que met en scène Blanche Wittmann en transe hypnotique avec Jean-Marie Charcot, que nous verrons qu’il peut être nécessaire de sortir de la dualité sujet/objet pour penser la relation aux deux sujets, à savoir l’intersubjectivité.

A l’instar du bon moment (kaïros), il s’agira de trouver la bonne distance dans la relation hypnotique. Mais comment ? Nous tâcherons d’apporter une réponse à cette question à partir d’une réflexion sur le rapport à l’espace vécu.

Sous l’outil, l’humain…quand on a un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous Dr Irène Bouaziz, Paradoxes

Métaphores imbriquées, régression en âge, substitution de sensation…Qui n’a pas été impatient d’expérimenter une technique nouvellement apprise ?

Quelques réflexions autour de cette double contrainte : se former pour être toujours plus performant et oublier tout ce que l’on a appris pour être toujours au plus près de la singularité de chaque patient.

Les points essentiels de l’éthique de Milton Erickson Dr Thierry Servillat, Président IMHE de Rezé

Avec les années, l’œuvre de Milton Erickson devient mieux connue et mieux comprise. Un des approfondissements en cours consiste à mieux cerner l’aspect philosophique de ce géant de la médecine et de la psychologie.

Nous essaierons sans cet esprit de présenter de manière claire et succincte onze points qui nous paraissent au premier plan dans l’éthique ericksonienne et d’en dégager les principales incidences concrètes.

Parcours de vie et reconstruction Dr Eric Cristante

Accident de voiture, double expérience de cancer à 25 ans d’intervalle…Les épreuves ne sont parfois pas où l’on peut les imaginer…L’attitude des médecins n’aurait-elle donc pas évolué ?

Le symptôme resterait-il au cœur du sujet ?

Au travers de l’expérience de deux soignés, dont l’un soignant soigné et soigné soignant, au travers d’illustrations de ces parcours de soin, nous développerons quelques réflexions sur le symptôme, l’être douloureux, la « normologie », le langage, l’implication, la réussite de la thérapie et le partenariat.

Que redéfinit l’hypnose dans la relation de soins ? Pr Antoine Bioy, IFH et Université de Bourgogne

Le terme d’hypnose renvoie à de multiples signifiants : un état de conscience modifié, une pratique soignante, une somme d’outils communicationnels, etc. Dans la lignée d’Erickson, on peut en tout cas y voir deux aspects, l’un thérapeutique et l’autre plus proche d’une éco-philosophie de vie.

A la jonction de ces aspects, se trouve à notre sens une certaine façon d’envisager les liens que nous entretenons avec notre environnement et « ceux qui le peuplent ». L’hypnose, en tant que modalité relationnelle, redessine la perception que nous avons de la réalité environnante, ce qui permet de la façonner d’une façon inédite.

De ce fait, dans une pratique de sois, l’hypnose autorise à vivre autrement la relation thérapeutique et nourrit de façon différente et riche la rencontre à l’autre et la façon dont nous sommes en sa présence.

Se plaindre de douleur : une humanisation mis à l’épreuve Dr Charles Jousselin, AFHyp

Le lien d’humanité indispensable qui relie les hommes et les fait vivre peut se relâcher voire se distendre jusqu’à entrainer des comportements « destructeurs » les uns envers les autres : une déshumanisation.

A contrario ce lien d’humanité peut se tendre et s’affermir permettant une ré-humanisation. Soigner représente une façon de mettre à l’épreuve l’humanisation de l’homme par l’homme.

Nous le montrerons à l’occasion d’une plainte de douleur et lors de l’utilisation de l’hypnose.

Soins palliatifs « ericksoniens ». Dr Jean Becchio, AFhyp

Les soins palliatifs, espaces de projets : comment l’hypnose dans sa version moderne, peut nous permettre la réalisation des trois projets qui sont au cœur de notre action pour aider le patient, la famille et les soignants.

L’hypnose, un chemin vers la ré-humanisation du soin, des soignants et des patients. Dr Rémi Garcia, AFHyp

Comment, de la pratique libérale à la pratique hospitalière, s’est imposée la place du patient au centre de l’alliance thérapeutique ?

Comment cette évidence est apparue comme l’essence de la ré-humanisation des soins, des soignés et des soignants ?

Comment la formation à l’hypnose a permis d’instaurer au sein des cabinets dentaires les conditions nécessaires à la mise en place de cette prise en charge particulière ?
Ces questions seront illustrées de cas cliniques.

Ré-humaniser le soin, réhumaniser les formations…. Laurent Gross, CHTIP

Tout comme l'enfant venant au monde nous apprend Jean-Claude Ameisen, tout comme le thérapeute venant au patient, tout comme nos 2 centres parisiens venant de naître aujourd'hui, souhaitons que…

... Que, dès le début de cette naissance de nos 2 instituts, que nous tissions un lien, que nous échangions, que nous partagions, que nous écoutions, que nous entrions en dialogue les uns les autres, que nous répondions aux attentes...

Que nous partions à la rencontre des autres, que nous entrions en communication avec les autres, que nous apprenions des autres.

Alors, longue vie à l’IMHEIDF, et bienvenue au petit monde de la formation à Paris...

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Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose

vendredi 5 décembre 2014 - 15:53
Par Nathalie SCHLATTER MILON La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. PRÉAMBULE L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.

J’ai 52 ans, je suis psychologue clinicienne fondamentalement intéressée par les dispositifs thérapeutiques, tous les dispositifs, à travers les temps, selon les lieux et les groupes. Aucun n’est meilleur qu’un autre. Ils se complémentent, se collisionnent, se potentialisent portés par une même intention: guérir. Avec la physique moderne, on a rejoint l’attitude de la philosophie orientale en reconnaissant que les mondes sont dynamiques, toujours en mouvement et en transformation, sans fin. Les choses sont à la fois corpusculaires et ondulatoires. La façon dont nous les percevons dépend de l’œil qui les observe. Il est difficile de mettre des mots sur des ressentis, des sensations. Certes les mots permettent de découper une réalité, de nommer, de classer, mais ils sont si fragiles, souvent trompeurs et assurément si complexes à partager.
CARCINOME CANALAIRE INFILTRANT A l’annonce des résultats de la microbiopsie, je n’ai pas ressenti d’effet de choc, j’ai plutôt eu la sensation que se matérialisait quelque chose que je ressentais « présent» au plus profond de moi depuis longtemps (toujours ?), quelque chose vibrant à bas bruit, une probabilité. Ce n’est ni rationnel,
ni scientifique ; cela est la réalité que mes « attachements » m’ont fait fabriquer, ont fait tisser à mon « mental », me conduisant à ignorer tous les autres
brouillons des lendemains.La maladie est un vécu unique, personnel, une réaction propre à ce que chacun est. Conformément à ce que j’ai écrit plus
haut, la maladie est aussi en mouvement, changeante, mais peut-être en manque de résonance avec le développement propre de chacun, avec son évolution.

A moins que la maladie ne soit force de métamorphose, une voie radicale que notre être intérieur, cette force pulsatile, vibratoire et perpétuelle, a choisi pour nous sortir de notre surdité, de notre aveuglement ou tout simplement de notre fourvoiement eu égard au chemin de vie dans lequel nous nous sommes engagés ? La maladie serait un moyen, un messager venu nous rappeler que nous ne sommes pas la somme de parties séparées, que non seulement notre corps et notre mental constituent une unité, mais que, en chacun de nous, nous comme autant de parties de l’Univers, se trouve toute l’information de celui-ci, l’information de tous les temps. Ce carcinome canalaire infiltrant (CCI), c’est ma maladie, mon expérience, et je serai actrice de ma guérison. A ma demande, le chirurgien est d’accord pour que l’intervention se fasse sous hypnose et anesthésie locorégionale. Je suis rassurée ; cela m’est très important.


JOUR J : RENCONTRE AVEC L’ANESTHÉSISTE QUI VA M’ACCOMPAGNER Je suis couchée sur un brancard, partiellement consciente des lieux (un sas, une antichambre ?), partiellement présente, plus ou moins dissociée depuis le matin grâce à l’autohypnose. J’attends. Je n’ai pris aucun sédatif. Je suis sereine et confiante. Je suis prête à participer à cette expérience. Cette fois, je suis de l’autre côté, c’est moi la patiente et ce n’est pas un exercice. Ma conscience critique s’aiguise par instants puis se rétrécit à nouveau, mes oreilles écoutent, mes yeux observent. Nous faisons connaissance, moi, psychologue clinicienne pratiquant l’hypnose en situation de psychothérapie, lui médecin anesthésiste-réanimateur formé et formateur, l’utilisant au bloc (hypnosédation) et pour la gestion de la douleur.

Un même outil pour une mise en oeuvre différente. Lui s’attache à assurer au patient un confort optimum tout au long de l’intervention ; moi, je cherche à accompagner le patient dans son processus dechangement, sa recherche d’une solution, la sienne, jamais la mienne. Je sais qu’il observe et m’observe, à l’affût d’informations me concernant, à l’affût du moindre contenu nous environnant. Il va utiliser les lieux, les bruits, les mouvements, les odeurs, la situation (moi, en chemise de future opérée dont la texture non tissée me fait penser à des serviettes en papier, les cheveux glissés à la va-vite sous un filet et allongée sur un brancard,réchauffée par un drap ; lui, en pyjama, calot et masque dont je ne remarque que le regard me surplombant, debout, d’abord à côté puis poussant le brancard). On ajuste le scénario, on évite les malentendus autour de la technique et de la finalité.

Je pratiquerai l’autohypnose et lui serale guide, le chef d’orchestre en charge demon confort et de la sécurité du dispositif complet (l’équipe du bloc, moi et l’intervention). Il va jouer du langage hypnotique aussitôt, à partir de mes mots, de certains éléments de mon univers qu’il aura cernés pendant ce bref entretien de contact et calage, s’amusant avec les contrastes, les métaphores, mêlant du paradoxe, y puisant de la confusion pour induire un processus de conscience modifiée (ici plutôt pour l’amplifier après s’être assuré que j’étais déjà bien en transe positive). Je passe très vite d’une attention/concentration sur ses mots à la musique de sa voix dont la hauteur et le rythme suivent ma respiration et le langage de mon corps, puis laisse mes paupières se fermer comme on baisse les volets, pour mieux visionner mon film intérieur. Je laisse la fenêtre de mes yeux s’ouvrir vers ma conscience virtuelle, celle de mon imaginaire, de ma créativité sans limite. « Tiens, pourquoi me parle-t-il de cette partie de mon cerveau dont le rythme varie quand on est allongé ? » Cela importe peu, je suis ici physiquement et ailleurs mentalement. Je capte encore quelques bribes verbales par-ci, par-là, et poursuis mon dialogue intérieur. Je suis confortable, détendue.

Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.
Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?


Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.
Parkinson/ Erickson, ça rime ! Laurent BUJON
Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services.


L'hypno-systémique : suspense en Allemagne. Gisela Dreyer
Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pourl’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.


Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.


"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO
Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ! Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi. Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère. Peut-être. Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous. Pas si sûr. Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.


Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.

Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec. D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette.


La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement. Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.


Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot
Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon.


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Parkinson/ Erickson, ça rime !

vendredi 5 décembre 2014 - 15:53
Par Laurent BUJON Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. INTRODUCTION Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services d’urgence ; j’ai remarqué à cette période que l’adaptation de mon langage, de mes gestes et mes émotions influait positivement sur le patient et l’entourage. Je suis devenu par la suite infirmier libéral remplaçant en Corrèze ; j’ai toujours gardé cette envie de me former à l’hypnose. J’ai donc été comblé avec ACTIIF à Brive où j’ai commencé mon apprentissage d’hypnopraticien solutionniste en 2009.

J’ai déjà présenté un sujet concernant l’hypnose et syndrome parkinsonien ; je vous propose une version différente aujourd’hui, enrichie par la pratique et l’expérience. Dans cet exposé, je vous fais part de ce qu’il est possible de faire en exercice libéral en accompagnant les soins d’hypnose conversationnelle, puis dans une
deuxième partie quelques pistes pour consulter au cabinet des patients parkinsoniens.
DÉFINITION Le syndrome parkinsonien est une affection dégénérative du système nerveux central touchant particulièrement les neurones dopaminergiques du locus Niger et noyaux gris centraux : pallidum. Plusieurs symptômes neurologiques traduisent l’atteinte du système nerveux central : une lenteur et une akinésie avec une hypertonie. A cela s’ajoute un tremblement au repos des membres. L’ensemble des signes traduit une altération du faisceau extrapyramidal. La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue, elle débute généralement entre 50 et 65 ans.
PRATIQUE CONVERSATIONNELLE EN EXERCICE LIBÉRAL En remarquant l’utilité de la suggestion dans des situations habituellement « bloquées » où beaucoup de professionnels pratiquent des soins dits de confort. L’hypnose a ajouté l’utilité au confort.

- Cas de Monsieur D.
Je complète ce portrait que j’ai développé dans mon article précédent. C’est dans un contexte de difficulté de maintien à domicile que j’ai rencontré M. D. il y a six ans. Il est âgé de 89 ans aujourd’hui ; nos premières interventions ont concerné la prise en charge du diabète à domicile, puis une spasticité progressive s’est installée. Une aide pour les soins corporels a été mise en place. Une consultation neurologique a confirmé le diagnostic de syndrome parkinsonien; un traitement a été instauré qui a permis une première amélioration. Intérêt des suggestions : il y a six ans, ma toute première proposition était de « se tenir un peu plus droit ». Cela apportait une amélioration, d’où mon idée de détailler chaque geste par la suite : s’avancer légèrement et demander à M. D. de placer poses deux pieds sur le sol pour se lever. Compter jusqu’à trois pour se lever, et une fois debout, sentir à nouveau ses pieds sur le sol, percevoir son équilibre et l’installer en corrigeant sa position en déplaçant doucement ses bras. (Changement de personne volontaire). Laissez ensuite vos jambes avancer à leur rythme et sentez vos muscles s’assouplir à chaque pas comme lorsque vos mains soulèvent légèrement le déambulateur. Et vous pouvez aussi apercevoir plus loin… en face de vous cette grande pendule et vous souvenir que vos jambes
peuvent avancer automatiquement comme ce balancier le fait de droite à gauche. J’ai décrit la marche automatique en commentant ses gestes en les « saupoudrant» et les présupposant. Je lui ai proposé de « sentir ses mouvements » pour deux raisons : le canal kinesthésique n’est pas son mode privilégié, mais il a besoin d’être stimulé; la seconde est que la sensibilité et la motricité mobilisent forcément des connexions neuronales concomitantes. En six ans, on note une amélioration notable de la déambulation, de la locution et de l’humeur de cet homme. Ces deux dernières années, quatre épisodes de spasticité se sont produits. Une adaptation de posologie de lévodopa ayant produit de graves troubles confusionnels,
la posologie est finalement restée inchangée. Il a même été envisagé des métastases prostatiques rachidiennes comme cause possible de cette hypertonie douloureuse. A chacune de mes périodes de remplacement, nous avons repris donc les premières suggestions de verticalisation en posant les mêmes objectifs : marcher jusqu’à la salle de bains et prendre une douche. Ceci en accentuant les bienfaits à venir (présuppositions) et immédiats
de la chaleur de l’eau qui calme, apaiseet assouplit les muscles. A chaque fois, la spasticité a rapidement régressé en 1 ou 2 jours. J’ai aussi voulu attendre 5 jours avant de reprendre les inductions initiales et la spasticité n’a cédé qu’après énonciation de celles-ci. Entre ces périodes, je répète à chaque passage quelques suggestions en les variant. Je m’efforce de rester créatif en attrapant ces petites choses superflues du quotidien qui parlent pourtant à la personne : « Les feuilles d’automne virevoltent légèrement. La neige tombe doucement. Les petits enfants qui grandissent, etc. » Ceci pour suggérer la souplesse ou la verticalisation. M. D. répète seul ses inductions un peu de manière pavlovienne (ou selon le docteur Coué !) : « Chaque matin, je remarque que je vais mieux en posant mes pieds sur le sol et je compte jusqu’à 3. » Il s’est remis à lire, à s’intéresser aux autres, et marche
en s’aidant d’un déambulateur alors qu’il était cloué dans un fauteuil roulant. Il me répète souvent : « Je vais mieux, je ne pensais pas qu’il était possible de vieillir en allant mieux. »

- Cas de Madame R.
Je rencontre cette personne de 66 ans suite à une chirurgie de mélanome sur la jambe droite. De nombreuses complications se sont produites pendant une hospitalisation qui a duré sept mois : thrombose de l’artère fémorale grave post opératoire, greffes multiples, amputation des deux tiers du mollet et infection nosocomiale. Il est diagnostiqué pendant cette hospitalisation une maladie de Parkinson, marquée essentiellement par des tremblements dominants à droite.

Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.


Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?


Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.


Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose. Nathalie Schlatter Milon
La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.


L'hypno-systémique : suspense en Allemagne. Gisela Dreyer
Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pour l’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.


Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.


"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO
Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ! Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi. Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère. Peut-être. Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous. Pas si sûr. Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.


Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.


Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec. D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette.


La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement.
Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.


Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot

Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon.

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau

vendredi 5 décembre 2014 - 15:52
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°35 Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec.

D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette. Ça commence à prendre des allures d’hommage funèbre qui s’installe en douceur et qui vous rappelle que votre temps de jeu commence à tirer à sa fin avant que
vous commenciez à devenir trop grincheux et à vous répéter obstinément. Sans oublier, il va sans dire, le côté quelque peu prétentieux, voire flatteur
doublé d’un soupçon de narcissisme de bon aloi… qu’il faut assumer en toute petite dose pour ne pas s’égarer. Je m’explique.

Lorsque j’ai dit oui à l’invitation de donner ma récente classe de maître de cinq jours ou 36,5 heures de formation, au mois de juillet 2014, je me suis posé la question suivante : « Mais quelle prétention, mais quelle montée d’adrénaline nous amènent à accepter une telle proposition ? » Vu d’un autre angle, c’est l’équivalent de tenir un congrès de cinq jours avec un seul conférencier et de penser susciter l’intérêt de chacun des congressistes.

Avez-vous participé à un congrès de cinq jours, si intéressant soit-il ? Personnellement, après trois jours, je suis parfaitement saturé de connaissances et je plie bagage, nonobstant la qualité des différentes présentations. Et vous ? Prétentieux, oui et non ! NON, si l’on comprend vraiment la portée que j’accorde à une telle classe. Alors, qu’est-ce qu’une classe de maître et dans quelle mesure se distingue-telle d’une formation dite de perfectionnement
ou avancée.

A mon avis, une classe de maître se dit d’un enseignement qui se veut un transfert de compétence à des collègues, concernant une théorie originale qui découle de l’intégration de différents concepts. Une théorie n’a d’intérêt que dans la mesure où elle est utilisable par une collectivité d’intervenants. Elle vise à transcender la connaissance de techniques pour aboutir à l’art de la thérapie. Prétentieux, NON, parce que ce qui doit ressortir d’une classe de maître c’est ce qu’on est comme thérapeute plutôt sur ce que l’on sait, contrairement à une formation de perfectionnement qui est avant tout axée sur l’accumulation de connaissances didactiques ou cliniques. Reconnaissons que ça peut avoir l’air quelque peu prétentieux au tout début d’une classe de maître, d’annoncer à l’auditoire que pour les cinq jours qui suivront, vous allez apprendre à connaître plus qui est le formateur que ce qu’il sait.

On pourra m’argumenter que je joue sur les mots en disant d’une part dans ma définition que j’appuie sur l’importance du transfert de compétences concernant une théorie originale, et que d’autre part, je priorise dans mon propos le « ce que tu es » comme thérapeute au détriment du « ce que tu sais ». Ça mérite une explication.

Attardons-nous sur les mots « transfert de compétences ». Le mot compétence prend alors toute la dimension qui favorise l’installation de l’alliance thérapeutique.

Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.


Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?


Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.


Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose. Nathalie Schlatter Milon

La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.

Parkinson/ Erickson, ça rime ! Laurent BUJON
Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services.


L'hypno-systémique : suspense en Allemagne. Gisela Dreyer
Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pourl’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.


Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.


"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO
Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ! Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi. Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère. Peut-être. Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous. Pas si sûr. Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.


Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.


La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement. Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.


Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot
Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon.

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot

vendredi 5 décembre 2014 - 15:52
Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon. J’ai vécu des moments extraordinaires dans les festivals de musique partagés avec des milliers de fans enthousiastes.

J’ai assisté à beaucoup de ces grandes fêtes, lieux d’échanges et de partage, temps de recueillement ou d’explosion, de concentration et de démesure, d’attente impatiente pour ces moments toujours trop courts. Des événements dont les origines se perdent dans la nuit des temps mais gravés dans la mémoire collective. Chacune de ces fêtes change quelque chose en nous, parfois de manière subtile, parfois de manière intense. Pour ceux qui étaient là, il s’est passé une sorte d’alchimie qui n’appartient qu’à ceux qui ont participé. C’est peut-être dans ces expériences que j’ai découvert le principe de la dissociation, de vivre à un moment donné, pendant un temps donné quelque chose de différent, d’extraordinaire puis de revenir à sa vie ordinaire comme avant mais pas tout à fait.

Chacune de ces fêtes m’a transmis quelque chose de cette mémoire collective tout en gravant des souvenirs personnels aussi intenses que les émotions vécues. Ce sont des temps fondamentaux pour la construction et la stabilisation d’une communauté, pour tous ceux qui partagent une dimension de leur vie. Dans la communauté des praticiens en hypnose, ce sont les congrès qui jouent ce rôle. Depuis 1997, la CFHTB a vécu au
rythme de ses huit forums à Vaison (deux fois), Sanary, Saint-Malo, Liège, Nantes, Biarritz puis Strasbourg. Un magnifique tour de France dont chaque étape a structuré le monde de l’hypnose francophone sur le plan scientifique comme sur le plan humain.

Dans quelques mois, ce sera le 9e forum. Et, vous le savez déjà, il sera exceptionnel en accueillant le 20e Congrès mondial d’hypnose. Exceptionnel comme le sont les quelques événements fondamentaux qui jalonnent notre vie personnelle. Exceptionnel comme la Coupe du monde de football ou les Jeux olympiques. C’est une grande responsabilité qu’assume la CFHTB, c’est aussi un grand honneur qu’elle reçoit. Forts de nos 30 associations
actives, nous nous dirigeons vers le plus grand congrès d’hypnose jamais organisé.

Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.


Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?


Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.


Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose. Nathalie Schlatter Milon
La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.


Parkinson/ Erickson, ça rime ! Laurent BUJON
Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services.


L'hypno-systémique : suspense en Allemagne. Gisela Dreyer
Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pourl’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.


Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.


"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO
Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ! Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi. Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère. Peut-être. Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous. Pas si sûr. Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.


Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.


Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec. D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette.


La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement. Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.


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Hypnose, EMDR-IMO à Marseille : L'interview de Laurence Adjadj-Borla

lundi 20 octobre 2014 - 11:47
Laurence Adjadj-Borla nous parle de l'Hypnose Ericksonienne et de l'EMDR-IMO qu'elle pratique dans son cabinet de Marseille. Laurent Gross : Qu'est-ce que l'EMDR, l'IMO t'ont apporté dans ta pratique quotidienne de psychologue et d'hypnothérapeute ?

Laurence Adjadj-Borla : Les patients arrivent avec leur propre histoire et parfois enregistrent des moments, des parts émotionnelles qui sont restées bloquées en elles. Parfois ce sont des traumatismes identifiés, parfois ils ne le sont pas. Dès lors il s'agit d'une accumulation de choses qui se sont produites dans leur vie ou des paroles pendant l'éducation. Et dans ces cas-là, l'EMDR-IMO m'a apporté une autre approche thérapeutique. Cela m'a permis d'aller directement soit sur ces événements, soit d'aller faire émerger des événements qui pouvaient être des non-événements mais qui pour la personne ont été identifiés comme traumatiques.
...

Laurent Gross : Parle-nous du cas clinique dont tu m'as fait part il y a quelques jours. Tu l'as vécu d'une certaine façon. Est-ce que tu peux nous dire de quoi il s'agit ?

Laurence Adjadj-Borla : C'est une personne qui m'avait appelé parce qu'elle devait avoir une intervention chirurgicale dans les prochains jours. Et de manière totalement affolée, elle m'appelle pour prendre rdv le plus vite possible. Je la reçois donc rapidement. Lors de la séance, elle m'explique toutes ses peurs en relation avec cette future intervention. Et je lui demande si par le passé, elle a déjà rencontré ce type de peurs. Et a effectivement déjà expérimenté un avortement qui a été très fortement chargé émotionnellement.
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