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Hypnose Ericksonienne

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Mis à jour : il y a 2 heures 16 min

Humeur : Propos d’un Auvergnat.

jeudi 26 mars 2015 - 18:40
Par Régis DUMAS. Médecin Généraliste à Chamalières (63400). Président fondateur Hypnose Auvergne, membre de la Confédération Française Hypnose et Thérapies Brèves. Enseignant formateur en hypnose et ostéo hypnose. « Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier.

« Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.»

« La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. »

« L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »

« Tout témoigne en ces vieilles demeures que l’homme, à une certaine époque, connut la joie d’un être civilisé… »

« Cette Auvergne ne reçoit pas, elle accueille et m’abritera jusqu’à ma mort (si j’arrive jusque-là…). »

« C’est ainsi qu’il arrive que l’homme survive quelque temps à sa mort. Mais peut-être est-il encore plus difficile de survivre un peu à sa vie et à son énigme prodigieuse. »

C’est dans cette loufoquerie géologique, ce vertige de l’horizontale, ce concile de taupinières, ce morceau de lune fortuit, ce désordre du génie, que j’exerce depuis près de trente ans la médecine. Avec le temps vient la sagesse, l’humilité, le recul, loin de mes certitudes pseudoscientifiques initiales… Nos patients s’y retrouvent, apprécient, se confient : « Que tout cela bien évidemment reste une confidence entre nous, Docteur… Vous ne sauriez
déshonorer un honnête père de famille…», me disait ce patient, forcément des plus intègres, qui m’évoquait sa double vie…
Dans cette rencontre en résonance, à longueur d’onde partagée, dans cette transe en danse, des masques tombent, y compris les miens, se lâchent des mots (maux), un lapsus, une perle, de ce que d’autres appellent des brèves.Je me réjouis au quotidien de ces phrases de « bon sens », comme on dit en Auvergne. Ça recadre, fait sourire, mais pas que…
Du lien se crée, de l’estime parfois, du doute aussi quand la raison reprend le dessus : « Que tout cela reste entre nous, cher Docteur ! »
Notre travail de thérapeute n’est-il pas aussi d’être à l’affût de ces perles, là où se trouve la métaphore essentielle qui vient du patient.
« Miracle fécond, dit Proust, de communiquer au milieu de la solitude. »

Je vous livre quelques-unes de ces perles, en ce début d’année. Qu’elles vous nourrissent. Elles sont notre histoire ancestrale, notre identité personnelle et transgénérationnelle. Ce cru 2014 reflète mon quotidien, en lien avec mon exercice de médecin généraliste, initialement « bien formaté » par la Faculté, et qui s’est enrichi au fil de trente années d’une pratique faite d’enthousiasme et de curiosité raisonnée, d’outils variés où l’hypnose et l’ostéopathie sont en bonne place : désir de ne pas toujours fonctionner avec le même logiciel, de prévenir lassitude et burn-out :
- Bien alors, qu’est-ce qui vous amène ?
Euh ! C’est ma femme...

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !



Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.



Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.




Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?



Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !





Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.




Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.





L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.






Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.




Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz

jeudi 26 mars 2015 - 17:17
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique. Le sujet de cette communication m’a été inspiré par une expérience récente dans laquelle je n’ai pas été fière de moi. L’autre jour, ma collègue Chantal qui, contrairement à moi, a réussi à s’abonner au flux RSS de l’extraordinaire blog du cerveau de l’université McGill de Montréal, me fait suivre un article sur l’influence de la posture du corps sur le cerveau. Il y est expliqué comment les recherches de la psychosociologue américaine Amy Cuddy et de son équipe ont montré qu’adopter une posture dominante ou un sourire, même forcé, pendant simplement deux minutes modifie les taux hormonaux et permet de gagner de la confiance en soi ou de se déstresser.

La patiente que je reçois juste après cette lecture vient faire de l’hypnose pour traiter un problème de confiance en elle. Trop tentant, n’est-ce pas ?
Me vient tout de suite à l’idée de construire une séance dans laquelle je lui proposerais d’imaginer qu’elle adopte les postures recommandées. Mais je me retiens. Je sais qu’il est possible que cela ne corresponde pas du tout à son besoin du moment, que je dois prendre le temps de l’écouter, de la questionner, de la sentir… Même si nous avons déjà fait plusieurs séances d’hypnose sur ce problème.
Mais ai-je bien raison de me retenir à ce point ?

Lorsque je lui propose de s’installer dans la position qui lui convient le mieux, je la vois croiser les mains. Je lui dis alors, comme je le lui ai déjà dit lors de séances précédentes, qu’il est préférable de séparer ses mains pour que chacune puisse ressentir les choses à sa façon et, emportée par mon élan, je ne peux m’empêcher d’ajouter : pour adopter une posture ouverte. Et me voilà en train de lui parler de l’article, qu’elle trouve très intéressant. Elle ajoute qu’elle donne des conseils du même genre à ses étudiants pour les préparer aux entretiens d’embauche… J’étais bien embarrassée, ne sachant pas ce qu’avait produit mon intervention intempestive.

J’ai démarré la transe, sans qu’il ne soit plus question de la posture et, à la fin de la séance, j’ai donné à la patiente, à sa demande, l’adresse du blog. Certes, j’ai su me retenir d’utiliser un outil, le bien connu « faites comme si », pendant la séance d’hypnose, mais j’en ai parlé, qui plus est juste avant d’induire la transe, ce qui revenait probablement au même. J’avais commis une erreur, au regard de la stratégie paradoxale qui est la mienne, en la poussant, assez grossièrement, vers son objectif. Mais, plus grave encore, je lui avais donné, dans l’enthousiasme de ma découverte, une information dont je n’avais pas mesuré la dimension implicite que l’on pourrait expliciter ainsi : « Pour avoir confiance en soi, c’est tout simple, il suffit d’adopter une posture physique assurée ». Le « c’est tout simple », message qu’envoie souvent l’hypnose avec ses techniques plus ou moins magiques, contient lui aussi un second implicite problématique : « Il faut être vraiment bête pour ne pas l’avoir compris. » Pour cette patiente, le message implicite que je lui envoyais était encore plus dévalorisant puisque je lui disais quelque chose qu’elle savait déjà : « Vous n’avez même pas été capable d’appliquer à vous-même ce que vous enseignez. »

Évidemment, je n’ai pas dit cela explicitement, mais il n’empêche que c’est une des significations qui peut être donnée à ce que j’ai dit, même si ce n’était pas mon intention. Le danger des messages implicites, c’est qu’il est très difficile d’y réagir sans passer pour un paranoïaque. Ma patiente ne s’est pas du tout formalisée de cette dévalorisation, d’autant que celle-ci, énoncée par l’expert que j’étais, ne faisait que confirmer ce qu’elle pensait déjà d’elle : elle ne valait pas grand-chose… J’étais tout à fait consternée Mais que faire ? Le mal était fait.

Comme elle va tout de même un peu mieux quelques séances après, pour me remonter le moral, je me raconte que,avant et après mon erreur, j’ai su être plus respectueuse. Mais sans doute suis-je encore trop prétentieuse… Les patients ont des ressources qui leur permettent, dans certains cas, de survivre à des thérapeutes maladroits. Force est de constater que les nouvelles théories scientifiques, les nouveautés en général, exercent un intense pouvoir d’attraction et qu’il est difficile d’y résister,même après des années d’expérience. A fortiori lorsque l’on est débutant. Je ne sais pas comment c’était pour vous au début de votre pratique de l’hypnose. Moi, j’avais le trac, le trac de la page blanche. Que faire une fois la transe induite ?

Induire une transe, c’était simple, bien codifié. Mais après, je n’allais tout de même pas refaire, à chaque séance, le coup du « souvenir agréable », première et presque unique technique apprise lors de mon initiation à l’hypnose avec Jean Godin en 1992. En fait, il me paraissait impossible, je ne sais pas pourquoi, d’utiliser deux fois de suite la même technique avec un patient. Alors, je m’étais constitué un répertoire de techniques au fil des formations, séminaires et lectures. Plus ma liste s’allongeait, plus je me sentais rassurée. Et face à chaque patient, après l’incontournable « souvenir agréable » d’introduction, je me posais la question de la séance suivante : quelle technique adopter ?

Quand je sortais d’un séminaire, et à la grande époque de l’Institut Milton Erickson de Paris, il y en eût beaucoup, essentiellement animés par des élèves d’Erickson, c’était facile, la question ne se posait pas : je mettais en pratique les nouvelles techniques apprises. Je trouvais ces nouvelles techniques géniales puisque enseignées par un disciple du Maître, quand ce n’était pas par l’une de ses filles. J’avais appris, de Rossi lui-même, la
technique si impressionnante des mains magnétiques, retenu de Lankton les métaphores imbriquées, collecté soigneusement les multiples techniques de sexothérapie hypnotique d’Araoz, je m’étais exercée au psychoaérobic de Zeig, j’avais été impressionnée par les petits dessins magiques de Joyce Mills, pour n’en citer que quelques-unes.

Toujours en quête d’une nouvelle technique, nous échangions, dans nos groupes de pairs, les bons tuyaux : « L’autre jour, avec ce patient qui manquait de confiance en lui, j’ai utilisé la technique de la photo inventée par Charles, ça a super bien marché » ; « Moi, j’ai fait faire à ma patiente des allers et retours de l’infiniment petit aux confins de l’espace, comme nous l’a montré Jean l’autre jour, ça a été excellent pour elle », « Moi, je raconte des contes, il n’y a rien de mieux pour contourner les résistances »…

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !

Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.
Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?
Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !
Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.

Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention. Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.
L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.
Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé

jeudi 26 mars 2015 - 17:17
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ? « Hystérie » vient du grec ustera (utérus), parce que les Anciens pensaient que ses symptômes multiformes venaient de ce que l’utérus était affolé, sa baladait dans le corps et s’y cognait ici et là à la recherche d’une porte de sortie. Elle est la vieille ennemie du médecin et une énorme question qui traverse l’humanité à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Elle est responsable de tonnes de littérature romanesque, théâtrale, philosophique, psychologique et scientifique.

Elle est responsable aussi de la naissance de la psychiatrie en France en 1968 par divorce de celle-ci de la neurologie : à la première, les symptômes psychogènes, sans base organique, dits « hystériques » ; à la seconde, les « vraies » maladies du cerveau. Elle a même fini par être expulsée des classifications modernes de la psychiatrie (DSM) depuis les années 1980 parce qu’inclassable pour des esprits rationnels formés aux tableurs informatiques et cependant toujours là, gênante. Plus on veut la nier, plus elle réapparaît ; à chaque fois qu’on veut lui couper la tête, celle-ci repousse ou d’autres têtes apparaissent.

C’est Freud, à la fin du XIXe siècle, qui a commencé à comprendre, enfin, quelque chose à l’hystérie. Il nous en a laissé d’admirables études. Cent ans plus tard ou à peu près, Lucien Israël, psychanalyste lacanien strasbourgeois, a complété ses travaux dans son extraordinaire livre L’hystérique, le sexe et le médecin.

LE COMBAT DE L’HYSTÉRIQUE

L’hystérie est une souffrance de l’affectivité. La patiente se sent tellement creuse qu’elle ne parvient à se sentir exister que dans le désir de l’Autre. Ce désir doit donc toujours rester allumé, et le plaisir de la consommation évité car il est la mort du désir : il l’éteint puisqu’il le conclut. Toutes les manœuvres sont bonnes pour maintenir éveillé l’intérêt de l’Autre, intérêt sexuel mais pas seulement. Il s’agit surtout de poser une passionnante énigme indéchiffrable à l’Autre pour qu’il soit attrapé dans ses filets. L’hystérique jouera ensuite de son prisonnier suivant ses caprices, et plus elle
en jouera, plus elle se sentira vivante.

L’hystérie est une réaction du faible au fort : la femme vide qui se croit inintéressante, s’est souvent choisi un mari qui prend toute la place, comme un père idéalisé ainsi rassurant. Elle est momentanément tranquillisée. Rapidement, elle le trouve autoritaire, sourd à ses demandes d’échanges, et se sent tellement opprimée qu’elle pense n’avoir aucune voix au chapitre. C’est le cas, mais c’est ce qu’elle voulait. Au début, mais plus maintenant. De jour en jour, elle se croit encore plus creuse. Alors, un jour, elle décide de passer sur un autre mode de communication pour qu’enfin lui et le monde entier s’intéressent à elle et tenir sa revanche contre tous. C’est le mode hystérique. Il est très efficace, mais très dangereux.

Notre hystérique apparaît, dans son combat, comme la Petite Chèvre de Monsieur Seguin. Elle va se battre contre le loup jusqu’au point du jour et finir par se faire dévorer par lui. Certaines ont la sagesse de s’arrêter en cours dans cette lutte inégale parce qu’elles finissent par constater qu’elles ne sont pas si vides qu’elles le croyaient, qu’elles sont intéressantes parce que simplement réelles, et trouvent intéressant leurs relations à des degrés divers qui varient beaucoup suivant les uns et les autres. Elles sont guéries. Avec les expériences de la vie, beaucoup d’hystériques guérissent. La thérapie peut aussi les y aider.

Comment combat l’hystérique ? Elle pose des énigmes, des symptômes somatiques, psychiques et comportementaux spectaculaires ou sourdement inquiétants, dramatiques et intrigants. L’entourage et les médecins, aux quatre cents coups, ne peuvent pas ne pas tenter de les résoudre, et ce faisant, s’y cassent les dents de plus en plus et y comprennent de moins en moins. A la fin, elle sera la perdante. Elle sera taxée de folle par les médecins et les mâles dominants de son entourage, lassés et exaspérés. S’ensuit une escalade. Pour réveiller cet intérêt perdu pour elle, elle produira encore plus de symptômes, ce qui confirmera aux proches qu’elle est vraiment folle. Et elle se retrouvera à l’asile. Mais le pire qui pourrait lui arriver n’est pas là. Le pire serait qu’en cours de route, ses proches se désintéressassent complètement et durablement de ses provocations. Elle aura beau alors agiter ses petites jambes, c’est dans le vide, cela ne marche plus. Elle ne compte plus, elle est devenue inexistante. Elle n’a plus rien à quoi se raccrocher. Elle est brutalement renvoyée à sa sensation de vide intérieur. Cette confrontation la plonge dans une dépression très sévère, une des plus graves de toute la pathologie mentale, souvent plus grave que la mélancolie des bipolaires parce que bien moins accessible thérapeutiquement. Et elle se tue, comme Madame Bovary. D’ailleurs, un certain nombre de sujets diagnostiqués comme des mélancoliques résistants au traitement sont des hystériques qui dépriment.

UNE UTILISATION PATHOLOGIQUE DE L’HYPNOSE

Et quelles sont ces énigmes, ces symptômes que l’hystérique pose, qui sollicitent si rudement l’entourage et les médecins ? Diversement, éventuellement tour à tour, elle perd connaissance à répétition, devient soudainement confuse, comateuse, aveugle, sourde, amnésique, ou paralysée.
Les examens cliniques et paracliniques ne trouvent aucune lésion d’organe, malgré les plus grands approfondissements. Pourtant, les symptômes, massifs et inquiétants, sont là. Et il ne s’agit pas de simulations volontaires : il est patent qu’elle ne fait pas semblant. Ce n’est pas de l’artifice, du mensonge, du trucage. Le mystère s’épaissit d’autant. Qu’est-ce que c’est ? Tout le monde est en échec pour répondre à la question et reste en haleine. Tout le monde en échec, sauf l’hypnotiste.

En hypnose, chez des sujets normaux, il est facile de produire tous ces symptômes comme de les supprimer. Ce sont des phénomènes hypnotiques naturels et banals. Chez l’hystérique, ce qui n’est pas banal, c’est d’en produire spontanément autant, à profusion. Véritablement, elle se « shoote » à l’hypnose. En fait, elle utilise ces phénomènes normaux à des fins affectives déréglées, pour rester dans le désir de l’Autre, pour maintenir l’intérêt de celui-ci éveillé pour elle et ainsi se sentir existante, une fois qu’elle a constaté que c’était pour lui une énigme. Alors, elle devient une frénétique des manifestations hypnotiques qu’elle donne à voir à foison. C’est ce but, commandé par sa misère affective, qu’elle vise qui est pathologique, pas l’hypnose elle-même. Là réside l’hystérie, pathologie affective qui se sert maladivement de l’hypnose normale.


JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !
Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.
Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.

Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !

Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.

Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.

L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.


Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud

jeudi 26 mars 2015 - 17:16
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.

Nous sommes à Tamatave (ouest de La Réunion), dans un Kovil rural qui accueille une cinquantaine de divinités et de dieux, et particulièrement la puissante Karly. Déesse populairement vénérée sur l’île de La Réunion, elle est l’énergie féminine (shakti) de Shiva. Représentée sous différentes formes qui chacune lui confère une identité particulière, le plus souvent elle tire la langue, non pas pour faire peur – même si, de fait... – mais pour symboliser
sa puissance à engloutir maladies et problèmes de toutes sortes. Le Kovil est un espace construit consacré aux cultes hindouistes. Il y a deux types de Kovil sur l’île. L’un est urbain, d’émergence récente (les années 1980), dédié principalement à Vishnou et tenu par des Swamis souvent venus de l’Inde. L’autre est de tradition rurale, familiale ou propre à un quartier, issu de l’histoire des migrations des engagés (à partir de 1828). Le plus souvent, ils sont dédiés à Shiva ou à des divinités qui généralement nécessitent des cultes sacrificiels sanglants. Ils sont tenus par des Pûsaris. Le Pûsari est le maître des rituels. Il a appris son rôle auprès d’un gran-moun (ancien) qui peut être son père, un oncle ou un homme du quartier, eux-mêmes Pûsaris.

En février 2013, accompagné d’Isabelle Celestin, je rencontre pour la première fois Maximin Ayä Maryavan Babalatchimy. Ayä est Guru Deva, « spécialiste de la transe et du voyage entre les mondes, le monde des humains, des esprits, des forces de la nature » et des dieux. En d’autres lieux de ce monde, cette fonction prend l’appellation de shaman. L’entretien a duré plus de deux heures et nous étions tous les trois épuisés tant par le flot d’informations, de questions, que par la chaleur accablante de l’été austral Ayä présente son Kovil comme ceci : « Ici sont pratiqués les rites les plus anciens de l’hindouisme importés par nos ancêtres Indiens. Ces rites sont reconnus pour leur puissance et leur efficacité. » Ce Kovil est entièrement dédié à la guérison des maladies et au règlement des problèmes de toutes sortes. Ayä utilise l’astrologie tamoule assortie de nombreux rituels qui varient en fonction des problèmes à régler.

Mon propos ici est de présenter partiellement un rite de soin qui a lieu une fois par an. Son déroulement est éprouvant, commençant tôt le matin pour se finir tard dans l’après-midi. Ayä appelle ce rite le « spécial Maruts». Dans la mythologie des Vedas, les Maruts sont des esprits qui personnifient vents et orages. Ayä les décrits comme « des esprit hurleurs et secoueurs ». En 2013, Ayä a estimé qu’il était nécessaire de faire appel aux Maruts pour aider certaines personnes à régler des problèmes persistants. Rite de soin collectif, le spécial Maruts prolonge les entretiens individuels menés par Ayä avec la personne demandeuse d’aide.

Durant ces entretiens, le Pûsari établit un diagnostic du problème ou de la maladie de son consultant. Il en étudie les manifestations et dresse l’état de sa situation astrale. L’outil astrologique utilisé est issu des plus anciens savoirs tamouls.La carte astrale permet de voir sous quels hospices se trouve le consultant. En fonction de sa position dans le champ magnétique des planètes, sa situation est plus ou moins favorable. Traverser les champs magnétiques des planètes Saturne ou Pluton est problématique, tandis que celui de Vénus est plus aisé à supporter.

JEAN-CLAUDE LAVAUD
Docteur en Anthropologie Sociale de l'EHESS Paris. Auteur de roman et d'histoire pour enfants.
Formé à l'hypnose ericksonienne depuis 1996.
Hypnothérapeute-psychothérapeute en cabinet privé à Saint-Pierre de La Réunion depuis 2003.
Chargé de cours en Hypnose (DU hypnose clinique et Master II de psychologie clinique à l'Université de La Réunion).
Président du Collège d'Hypnose de l'Océan Indien (CHOI).

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !
Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.
Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.
Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?
Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !
Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.
Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.
L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.
Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
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Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile de France

lundi 15 décembre 2014 - 02:09
1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Paris 2014. Samedi 6 Décembre 2014 au Méditel à Paris, a eu lieu le 1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Avec Christine Guilloux, Christian Martens, Thierry Servillat, Antoine Bioy, Jean Becchio, Eric Cristante, Laurent Gross, Rémi Garcia, François Goupy, Irène Bouaziz, Charles Jousselin: Réhumaniser le soin...
Réhumaniser le soin ? (Entre la science et l’art-prentissage). Christine Guilloux, Présidente IMHE Ile de France

Etapes d’un parcours annoncé ? L’humanisation du soin, des soins, s’enclenche avec un mouvement de réforme profonde de l’hôpital visant à l’adapter aux évolutions de la société.

Le malade « assisté » devient « acteur de la prise en charge de sa propre santé ». la médecine se fait de plus en plus technique, basée sur les preuves. Quels chemins pour faire du patient un « expert » de lui-même ? Quelle ré-humanisation nécessaire ? L’hypnose pour nous redécouvrir ?

La médecine narrative : un retour vers le futur ? Pr François Goupy, Professeur de Santé Publique, Université Paris Descartes

La médecine narrative se définit comme une compétence qui permet de « reconnaître », absorber, interpréter et être ému » par les « stories of illness » (illness and not disease », et qui emprunte aux spécialistes de la littérature les techniques classiques d’analyse d’un texte littéraire, pour décoder le récit d’un patient.

A partir de témoignages apportés par des étudiants de quatrième année de médecine, présents chaque matin à l’hôpital pour la première fois, nous montrerons que cette expérience n’est pas l’apanage des psychiatres ou des gérontologues, mais qu’elle s’applique en médecine, en chirurgie, en réanimation ou aux urgences.

Hypnose et intersubjectivité, la question de l’espace Dr Christian Martens, Vice-président de l’IMHE Ile de France

Que signifie ré-humaniser le soin, si ce n’est « le retour aux choses mêmes », mot d’ordre des phénoménologues, un retour au vécu du soigné et à son humanité.

C’est à partir d’une analyse phénoménologique de la toile d’André Brouillet, Leçon à la Salpêtrière, que met en scène Blanche Wittmann en transe hypnotique avec Jean-Marie Charcot, que nous verrons qu’il peut être nécessaire de sortir de la dualité sujet/objet pour penser la relation entre deux sujets, à savoir l’intersubjectivité.

A l’instar du bon moment (kaïros), il s’agira de trouver la bonne distance dans la relation hypnotique. Mais comment ? Nous tâcherons d’apporter une réponse à cette question à partir d’une réflexion sur le rapport à l’espace vécu.

Sous l’outil, l’humain…quand on a un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous Dr Irène Bouaziz, Paradoxes

Métaphores imbriquées, régression en âge, substitution de sensation…Qui n’a pas été impatient d’expérimenter une technique nouvellement apprise ?

Quelques réflexions autour de cette double contrainte : se former pour être toujours plus performant et oublier tout ce que l’on a appris pour être toujours au plus près de la singularité de chaque patient.

Les points essentiels de l’éthique de Milton Erickson Dr Thierry Servillat, Président IMHE de Rezé

Avec les années, l’œuvre de Milton Erickson devient mieux connue et mieux comprise. Un des approfondissements en cours consiste à mieux cerner l’aspect philosophique de ce géant de la médecine et de la psychologie.

Nous essaierons sans cet esprit de présenter de manière claire et succincte onze points qui nous paraissent au premier plan dans l’éthique ericksonienne et d’en dégager les principales incidences concrètes.

Parcours de vie et reconstruction Dr Eric Cristante

Accident de voiture, double expérience de cancer à 25 ans d’intervalle…Les épreuves ne sont parfois pas où l’on peut les imaginer…L’attitude des médecins n’aurait-elle donc pas évolué ?

Le symptôme resterait-il au cœur du sujet ?

Au travers de l’expérience de deux soignés, dont l’un soignant soigné et soigné soignant, au travers d’illustrations de ces parcours de soin, nous développerons quelques réflexions sur le symptôme, l’être douloureux, la « normologie », le langage, l’implication, la réussite de la thérapie et le partenariat.

Que redéfinit l’hypnose dans la relation de soins ? Pr Antoine Bioy, IFH et Université de Bourgogne

Le terme d’hypnose renvoie à de multiples signifiants : un état de conscience modifié, une pratique soignante, une somme d’outils communicationnels, etc. Dans la lignée d’Erickson, on peut en tout cas y voir deux aspects, l’un thérapeutique et l’autre plus proche d’une éco-philosophie de vie.

A la jonction de ces aspects, se trouve à notre sens une certaine façon d’envisager les liens que nous entretenons avec notre environnement et « ceux qui le peuplent ». L’hypnose, en tant que modalité relationnelle, redessine la perception que nous avons de la réalité environnante, ce qui permet de la façonner d’une façon inédite.

De ce fait, dans une pratique de sois, l’hypnose autorise à vivre autrement la relation thérapeutique et nourrit de façon différente et riche la rencontre à l’autre et la façon dont nous sommes en sa présence.

Se plaindre de douleur : une humanisation mis à l’épreuve Dr Charles Jousselin, AFHyp

Le lien d’humanité indispensable qui relie les hommes et les fait vivre peut se relâcher voire se distendre jusqu’à entrainer des comportements « destructeurs » les uns envers les autres : une déshumanisation.

A contrario ce lien d’humanité peut se tendre et s’affermir permettant une ré-humanisation. Soigner représente une façon de mettre à l’épreuve l’humanisation de l’homme par l’homme.

Nous le montrerons à l’occasion d’une plainte de douleur et lors de l’utilisation de l’hypnose.

Soins palliatifs « ericksoniens ». Dr Jean Becchio, AFhyp

Les soins palliatifs, espaces de projets : comment l’hypnose dans sa version moderne, peut nous permettre la réalisation des trois projets qui sont au cœur de notre action pour aider le patient, la famille et les soignants.

L’hypnose, un chemin vers la ré-humanisation du soin, des soignants et des patients. Dr Rémi Garcia, AFHyp

Comment, de la pratique libérale à la pratique hospitalière, s’est imposée la place du patient au centre de l’alliance thérapeutique ?

Comment cette évidence est apparue comme l’essence de la ré-humanisation des soins, des soignés et des soignants ?

Comment la formation à l’hypnose a permis d’instaurer au sein des cabinets dentaires les conditions nécessaires à la mise en place de cette prise en charge particulière ?
Ces questions seront illustrées de cas cliniques.

Ré-humaniser le soin, réhumaniser les formations…. Laurent Gross, CHTIP

Tout comme l'enfant venant au monde nous apprend Jean-Claude Ameisen, tout comme le thérapeute venant au patient, tout comme nos 2 centres parisiens venant de naître aujourd'hui, souhaitons que…

... Que, dès le début de cette naissance de nos 2 instituts, que nous tissions un lien, que nous échangions, que nous partagions, que nous écoutions, que nous entrions en dialogue les uns les autres, que nous répondions aux attentes...

Que nous partions à la rencontre des autres, que nous entrions en communication avec les autres, que nous apprenions des autres.

Alors, longue vie à l’IMHEIDF, et bienvenue au petit monde de la formation à Paris...

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Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile de France

lundi 15 décembre 2014 - 02:09
1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Paris 2014. Samedi 6 Décembre 2014 au Méditel à Paris, a eu lieu le 1er Symposium de l'Institut Milton H. Erickson Ile-de-France. Avec Christine Guilloux, Christian Martens, Thierry Servillat, Antoine Bioy, Jean Becchio, Eric Cristante, Laurent Gross, Rémi Garcia, François Goupy, Irène Bouaziz, Charles Jousselin: Réhumaniser le soin...
Réhumaniser le soin ? (Entre la science et l’art-prentissage). Christine Guilloux, Présidente IMHE Ile de France

Etapes d’un parcours annoncé ? L’humanisation du soin, des soins, s’enclenche avec un mouvement de réforme profonde de l’hôpital visant à l’adapter aux évolutions de la société.

Le malade « assisté » devient « acteur de la prise en charge de sa propre santé ». la médecine se fait de plus en plus technique, basée sur les preuves. Quels chemins pour faire du patient un « expert » de lui-même ? Quelle ré-humanisation nécessaire ? L’hypnose pour nous redécouvrir ?

La médecine narrative : un retour vers le futur ? Pr François Goupy, Professeur de Santé Publique, Université Paris Descartes

La médecine narrative se définit comme une compétence qui permet de « reconnaître », absorber, interpréter et être ému » par les « stories of illness » (illness and not disease », et qui emprunte aux spécialistes de la littérature les techniques classiques d’analyse d’un texte littéraire, pour décoder le récit d’un patient.

A partir de témoignages apportés par des étudiants de quatrième année de médecine, présents chaque matin à l’hôpital pour la première fois, nous montrerons que cette expérience n’est pas l’apanage des psychiatres ou des gérontologues, mais qu’elle s’applique en médecine, en chirurgie, en réanimation ou aux urgences.

Hypnose et intersubjectivité, la question de l’espace Dr Christian Martens, Vice-président de l’IMHE Ile de France

Que signifie ré-humaniser le soin, si ce n’est « le retour aux choses mêmes », mot d’ordre des phénoménologues, un retour au vécu du soigné et à son humanité.

C’est à partir d’une analyse phénoménologique de la toile d’André Brouillet, Leçon à la Salpêtrière, que met en scène Blanche Wittmann en transe hypnotique avec Jean-Marie Charcot, que nous verrons qu’il peut être nécessaire de sortir de la dualité sujet/objet pour penser la relation entre deux sujets, à savoir l’intersubjectivité.

A l’instar du bon moment (kaïros), il s’agira de trouver la bonne distance dans la relation hypnotique. Mais comment ? Nous tâcherons d’apporter une réponse à cette question à partir d’une réflexion sur le rapport à l’espace vécu.

Sous l’outil, l’humain…quand on a un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous Dr Irène Bouaziz, Paradoxes

Métaphores imbriquées, régression en âge, substitution de sensation…Qui n’a pas été impatient d’expérimenter une technique nouvellement apprise ?

Quelques réflexions autour de cette double contrainte : se former pour être toujours plus performant et oublier tout ce que l’on a appris pour être toujours au plus près de la singularité de chaque patient.

Les points essentiels de l’éthique de Milton Erickson Dr Thierry Servillat, Président IMHE de Rezé

Avec les années, l’œuvre de Milton Erickson devient mieux connue et mieux comprise. Un des approfondissements en cours consiste à mieux cerner l’aspect philosophique de ce géant de la médecine et de la psychologie.

Nous essaierons sans cet esprit de présenter de manière claire et succincte onze points qui nous paraissent au premier plan dans l’éthique ericksonienne et d’en dégager les principales incidences concrètes.

Parcours de vie et reconstruction Dr Eric Cristante

Accident de voiture, double expérience de cancer à 25 ans d’intervalle…Les épreuves ne sont parfois pas où l’on peut les imaginer…L’attitude des médecins n’aurait-elle donc pas évolué ?

Le symptôme resterait-il au cœur du sujet ?

Au travers de l’expérience de deux soignés, dont l’un soignant soigné et soigné soignant, au travers d’illustrations de ces parcours de soin, nous développerons quelques réflexions sur le symptôme, l’être douloureux, la « normologie », le langage, l’implication, la réussite de la thérapie et le partenariat.

Que redéfinit l’hypnose dans la relation de soins ? Pr Antoine Bioy, IFH et Université de Bourgogne

Le terme d’hypnose renvoie à de multiples signifiants : un état de conscience modifié, une pratique soignante, une somme d’outils communicationnels, etc. Dans la lignée d’Erickson, on peut en tout cas y voir deux aspects, l’un thérapeutique et l’autre plus proche d’une éco-philosophie de vie.

A la jonction de ces aspects, se trouve à notre sens une certaine façon d’envisager les liens que nous entretenons avec notre environnement et « ceux qui le peuplent ». L’hypnose, en tant que modalité relationnelle, redessine la perception que nous avons de la réalité environnante, ce qui permet de la façonner d’une façon inédite.

De ce fait, dans une pratique de sois, l’hypnose autorise à vivre autrement la relation thérapeutique et nourrit de façon différente et riche la rencontre à l’autre et la façon dont nous sommes en sa présence.

Se plaindre de douleur : une humanisation mis à l’épreuve Dr Charles Jousselin, AFHyp

Le lien d’humanité indispensable qui relie les hommes et les fait vivre peut se relâcher voire se distendre jusqu’à entrainer des comportements « destructeurs » les uns envers les autres : une déshumanisation.

A contrario ce lien d’humanité peut se tendre et s’affermir permettant une ré-humanisation. Soigner représente une façon de mettre à l’épreuve l’humanisation de l’homme par l’homme.

Nous le montrerons à l’occasion d’une plainte de douleur et lors de l’utilisation de l’hypnose.

Soins palliatifs « ericksoniens ». Dr Jean Becchio, AFhyp

Les soins palliatifs, espaces de projets : comment l’hypnose dans sa version moderne, peut nous permettre la réalisation des trois projets qui sont au cœur de notre action pour aider le patient, la famille et les soignants.

L’hypnose, un chemin vers la ré-humanisation du soin, des soignants et des patients. Dr Rémi Garcia, AFHyp

Comment, de la pratique libérale à la pratique hospitalière, s’est imposée la place du patient au centre de l’alliance thérapeutique ?

Comment cette évidence est apparue comme l’essence de la ré-humanisation des soins, des soignés et des soignants ?

Comment la formation à l’hypnose a permis d’instaurer au sein des cabinets dentaires les conditions nécessaires à la mise en place de cette prise en charge particulière ?
Ces questions seront illustrées de cas cliniques.

Ré-humaniser le soin, réhumaniser les formations…. Laurent Gross, CHTIP

Tout comme l'enfant venant au monde nous apprend Jean-Claude Ameisen, tout comme le thérapeute venant au patient, tout comme nos 2 centres parisiens venant de naître aujourd'hui, souhaitons que…

... Que, dès le début de cette naissance de nos 2 instituts, que nous tissions un lien, que nous échangions, que nous partagions, que nous écoutions, que nous entrions en dialogue les uns les autres, que nous répondions aux attentes...

Que nous partions à la rencontre des autres, que nous entrions en communication avec les autres, que nous apprenions des autres.

Alors, longue vie à l’IMHEIDF, et bienvenue au petit monde de la formation à Paris...

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