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Hypnose Ericksonienne

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Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Rennes, Avignon
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Jouer en Transe. Serge Drolet

mercredi 20 mai 2015 - 15:04
Retrouvez l'intervention de Serge Drolet au Congrès Mondial d'Hypnose. Serge Drolet est Psychologue à Montréal. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 8h Salle : n°5 Résumé Un nombre important de musiciens de formation classique souffrent d'anxiété de performance sévère. Ils doivent composer avec des angoisses grandissantes les jours précédant un concert et jouent sur scène dans un état d'anxiété élevée.

En plus de rendre aversive l'expérience de la scène, l'anxiété fragmente leur estime de soi et nuit au plein déploiement de leur potentiel artistique. Présentement le recours à la médication (béta-bloquants, antidépresseurs) apparaît comme le traitement de choix pour ce type de Trouble. Cette approche a le désavantage important, pour ces musiciens, de réduire le contact avec leurs sentiments et émotions. L'hypnose clinique peut être considérée comme un traitement alternatif.

Le programme de traitement "Jouer en Transe" vise principalement, par le biais de l'hypnose, à réduire l'anxiété de ces musiciens. Il cherche également à leur faire redécouvrir le plaisir de faire de la musique et à optimiser leur performance.

Le programme comporte les composantes suivantes: Aider ces musiciens à solidifier leur sentiment de compétence. Leur apprendre à gérer le discours intérieur défaitiste. Adresser leurs expériences musicales traumatisantes. Les amener à générer des attentes positives pour leurs prestations à venir. Leur permettre de découvrir leur style musical personnel. Les amener à affronter le paradoxe de la peur du succès.

Cet atelier résumera les résultats des trois premières années du programme.

Exercices pratiques

Un cas clinique sera discuté avec les participants. Un plan de traitement had hoc sera développé en groupe. Utilisation du "Weaving" c'est à dire la superposition de plusieurs formes d'hypnose.

Objectifs
À la fin de l'atelier, les participants devraient être familiarisés avec des méthodes pour:
Evaluer ce type de problématique.
Formuler un plan de traitement sommaire.
Adresser les résistances et difficultés pouvant survenir dans son application.

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A côté de la plaque. Laurent Gross

mercredi 6 mai 2015 - 16:23
L'article de Laurent Gross pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves Hors-Série n°9 Peut-être faut-il l’être un peu pour être un bon hypnothérapeute…

Dimanche 4 janvier 2015. Dix jours avant l’ouverture des formations du Collège. Ce matin-là, seul dans ma cuisine, je découvre la nouvelle « plaque à induction » que nous venons de nous faire installer…
Comme tout praticien qui se respecte, je ne prends ni le temps, ni la peine d’étudier la notice, préférant jouer avec les touches, les effleurer, simplement de prendre le temps de me tromper, de recommencer sans cesse, jusqu’au moment où je trouverai mon propre mode d’emploi, un style, une routine qui me soit propre.
Certains pensent que ces plaques ultra-modernes pourraient se diriger uniquement à la parole, n’obéir qu’à la voix de leur maître… Il n’en est rien. Nous sommes à l’ère du tactile. Voilà qui ne me surprend pas. Joindre le geste à la parole. Je me sens à l’aise car cette plaque à induction, il faut y poser ses doigts pour qu’elle fonctionne.
1. Toucher, respirer C’est peut-être par ma formation initiale de kinésithérapeute que j’ai, dès mon apprentissage de l’hypnose, ressenti cette pratique comme une possibilité d’accéder d’une autre façon au corps, à l’inconscient éricksonien qui m’a de suite paru éminemment corporel. Ne sommes-nous que des psychothérapeutes, des praticiens utilisant (par exemple) l’hypnose à des fins thérapeutiques, ou notre ambition n’est-elle pas aussi de devenir des praticiens du lien psycho-corporel des psycho-corpo-thérapeutes ? Le corps et l’esprit ne sont-ils pas si intimement liés qu’il faudrait même (ce que beaucoup d’entre nous font) se débarrasser des préfixes et ne garder que le mot thérapeute ?

Je suis toujours surpris au cours des formations et des ateliers de voir comme certains praticiens débutants dont la profession initiale ne comporte pas ou peu d’approche physique, rechignent à toucher leur patient. Comme s’ils se l’interdisaient. Comme s’ils avaient oublié de se rappeler, de se souvenir, ce souvenir de l’époque pas si lointaine que ça d’ailleurs, où ils s’autorisaient à serrer la main, prendre le pouls de leurs patients, poser une main sur le bras ou l’épaule...

« Le premier pas, je veux qu’il fasse le… » Le simple : « Vous permettez que je prenne votre pouls ? », en joignant le geste à la parole, amène une toute autre dimension relationnelle, lien qui va nous rapprocher de notre patient, créer l’alliance thérapeutique, la relation, le rapport comme disaient les anciens. Peut-être déjà le premier pas pour commencer à vivre en nous ce que le patient peut vivre en lui. Et d’observer… Observez ! Son rythme respiratoire, son amplitude, son mouvement. Et déjà de respirer avec la même fréquence, la même amplitude, le même mouvement… D’observer et de l’accompagner dans cet état de synchronisation, simplement de s’autoriser à prendre un patient par la main, et l’emmener…

Le deuxième pas, lui, peut être apporté par un exercice respiratoire simple de la part du patient, qui aspire à… soufflez… voilà… De simples respirations amples et profondes, lesquelles pourront être associées d’un : « Rentrez le ventre, sortez-le, rentrez-le, sortez-le. » Et le troisième pas, comme une mano-induction qui après avoir amené la catalepsie, la main et l’avant-bras à la verticale, et synchronisé la respiration, alors petit à petit, d’un simple tapotis d’un doigt sur le dos de la main, tout en effleurage, au rythme de la respiration, en parfaite synchronisation. Telle une goutte d’énergie amenée par le praticien, telle une goutte d’eau remontant du plus profond de soi-même, une goutte d’eau pouvant rapprocher le patient à la fois « de soi m’aime », à la fois du thérapeute, abaissant ainsi la résistance, à son rythme, en goutte à goutte…

Neurones miroirs… « Nous avons en nous cette capacité merveilleuse d’habiter le corps des autres. Et que les neurosciences nous éclairent aujourd’hui, que nous activons en nous, dans notre corps, des gestes que nous percevons chez l’autre, que nous entrons en résonance avec les intentions, les émotions des autres, nous nous mettons à leur place, nous commençons à vivre en nous, ce qu’ils vivent. » (J.C. Ameisen) De simples contacts, à la fois respiratoires et tactiles, tout en propagation et diffusion, peuvent commencer à faire naître l’empathie, comme ces petites flammes qui peuvent bouger au même rythme.

Cette empathie qui peut naître d’une simple synchronisation des mouvements des corps, des mouvements physiologiques de la respiration, peut-être laisser venir une émotion, par définition ce qui nous met en mouvement.

« Nos émotions et les états affectifs qui y sont liés sont l’une des manifestations les plus profondes du lien intime indissociable qui unit ce que nous appelons notre corps et ce que nous appelons notre esprit. Mais nos émotions sont aussi l’une des manifestations les plus profondes du lien intime et indissociable qui unit notre corps et notre esprit au corps et à l’esprit des autres. » (Ameisen encore) Dans cette induction simple, le patient et le praticien, dans ce plat unique confectionné par eux deux, se mélangent et mijotent ensemble afin de produire de nouvelles saveurs.

« Je suis toute respiration », disait Schultz. Comme il est remarquable que la respiration possède, à elle seule, toutes les composantes du VAKOG. Du visuel avec la perception du mouvement, de l’auditif avec la sonorité, du kinesthésique avec ces muscles qui se mobilisent, de l’odorat à l’inspiration et du gustatif de par le souffle stimulant les papilles caliciformes. A partir de la simple respiration, l’induction démarre déjà pour solliciter l’âme. « L’âme ne me paraît souvent qu’une simple respiration du corps. » (Marguerite Yourcenar)

2. Cuisiner à vue Dès les premières venues de celle qui en assurait la promotion dans le monde, je me suis intéressé à l’IMO3 (Intégration par les Mouvements Oculaires, approche cousine de l’EMDR4) et en suis devenu un praticien passionné et superviseur national pendant de nombreuses années.

Suite à un psychotraumatisme, empiriquement, la plupart des penseurs des approches par les mouvements oculaires expliquent que les souvenirs traumatiques ne sont pas « intégrés » dans la mémoire autobiographique, ce qui pourrait expliquer les réminiscences et autres flashbacks dissociatifs. Les mouvements oculaires en évoquant le trauma, dans un contexte sécure de thérapie (comme en hypnose) et par ce mouvement « physiologique »
des yeux, « forceraient » en somme l’intégration, tout comme nos vécus quotidiens sont « intégrés » quand nos yeux bougent sous nos paupières pendant le sommeil.

Mais il est bon aussi de se souvenir qu’historiquement, les mouvements oculaires existent depuis bien longtemps, dans les pratiques chamaniques et bien évidemment dans l’hypnose depuis toujours, et que c’est même l’origine de la caricature du thérapeute avec le pendule, de l’hypnose de James Braid (celui qui « inventa » le terme « hypnose »), demandant aux patients de fixer un objet brillant…

Les mouvements oculaires ont une fonction hypnotique, c’est une évidence pour qui a fait de l’hypnose et expérimente « l’état » dans lequel on est quand les yeux bougent dans toutes les directions, suivant les doigts du thérapeute.

Les mouvements oculaires sont connus comme induction et approfondissement de transe hypnotique depuis plus de deux siècles, et n’auraient jamais dû quitter le monde de l’hypnose ! Il me semble important (et, me concernant, il me semble évident) de ne pas dissocier les techniques des mouvements oculaires de l’hypnose, aussi bien dans leur apprentissage, que dans la pratique.

L’outil des mouvements oculaires ne peut pas être employé comme un « outil froid », robotisé, dissocié de l’hypnose, dissocié du lien thérapeutique, protocolisé, comme il est souvent décrit dans certains livres de recettes.
Quoi de plus hypnotique en somme que de se remémorer un souvenir et de revenir dans le présent pour en apprécier toutes les composantes du VAKOG ?
Quoi de plus hypnotique comme phénomène, que le mouvement des yeux du patient, poursuivant le mouvement proposé par le thérapeute, amenant inexorablement un rapport, une liaison, une connexion, une relation thérapeutique…

Ainsi pour certains praticiens la position des yeux est révélatrice de la sollicitation d’une modalité sensorielle. Dès lors, les mouvements oculaires vont « mélanger » et intégrer les différentes sensorialités du souvenir au sein du corps et du psychisme de l’individu plus « unifié », intégré et réassocié. Un peu comme si la charge émotionnelle, associée aux souvenirs traumatiques, diminuait significativement en très peu de temps. Comme si des traumatismes pouvaient s’éloigner, s’évaporer, se diluer dans l’espace et dans le temps.

Pour de nombreux praticiens de l’hypnose, ils en sont une extension ou une sous-modalité, avec des principes de fonctionnement et d’efficacité relativement similaires. Focalisation, dissociation, distorsion du temps, absorption, recadrages, suspension partielle de l’éveil, sont des ingrédients tout à fait communs à l’hypnose et aux techniques de mouvements oculaires.

L’Académie nationale de médecine a souligné d’ailleurs dans son rapport en 2013 que : « En pratique, l’état hypnotique est induit par fixation du regard sur un point lumineux ou fixation auditive par écoute d’un son continu, en même temps qu’est remémoré un souvenir. » L’EMDR et l’IMO pourraient n’être alors qu’une des facettes de l’hypnose.

3. Association, intégration Erickson disait à ses élèves : « Ne faites pas “du Erickson”, faites du “vous-mêmes”.» Kiné, psychothérapeute, praticien en IMO, en hypnose, en thérapies brèves et amateur de cuisine depuis le siècle dernier, j’ai essayé certaines variantes, certaines adaptations, et j’ai pu trouver certains points communs, certaines « intégrations » possibles entre les différents modèles et les différentes techniques. Autant vous le dire, ça n’a pas plu aux puristes : être soi-même pour être utile n’est pas au goût des amateurs de protocoles ; être concret et pragmatique, naviguer à vue, se définir comme un « travailleur manuel », ne convient pas toujours aux esprits supérieurs attachés à trouver « la » stratégie infaillible et toujours reproductible. En somme, j’étais à côté de la plaque !

Après une vingtaine de milliers d’actes en hypnose et IMO, après avoir entendu tout et son contraire, j’en suis venu à me dire que le but de l’hypnose, au fond, n’était pas dans la dissociation (qui n’est qu’un moyen), mais dans l’association. Que le but des mouvements oculaires était bien l’intégration des souvenirs, une intégration bien plus que « mécanique » ou « neuronale », une intégration dans la vie et l’identité du patient, une intégration dans le corps, dans la globalité. Une approche intégrative s’entend, selon moi, comme une intégration de divers ingrédients thérapeutiques, harmonieusement mêlés, mais aussi comme une « intégration du patient à lui-même », une remise à sa « place », au sens où l’entend Roustang, où le psychisme n’est qu’une des fonctions du corps parmi d’autres, où le cerveau n’est qu’un organe parmi d’autres, relié aux autres.

J’ai laissé la sauce se reposer, de même qu’il est essentiel de dormir, de se poser, de rêver, et que le repos va permettre à notre esprit d’inscrire nos souvenirs à l’intérieur de nous-mêmes. Au niveau de l’hippocampe, nos souvenirs récents vont s’inscrire en nous, et pouvoir ainsi se transformer progressivement en souvenirs durables et intégrés. Ce fut mon induction de thérapeute, mon intégration de solutions.

Cela a commencé en me disant que les mouvements oculaires induisaient l’hypnose en massant ou en « touillant » le cerveau, mettant en prise directe le patient avec le fond de sa casserole. Ces mouvements oculaires ne seraient que la spatule inductive, dirigée et utilisée par le thérapeute, avec l’empathie nécessaire pour accompagner la réussite de ses plats. Et favoriser ainsi une meilleure digestion.

Comme il est agréable alors de pouvoir jouer avec les ingrédients, de mélanger le sucré et le salé, le chaud et le froid, l’aigre et le doux. La liberté du choix et du mélange des ingrédients apportant une dimension plus forte à la relation thérapeutique. Au-delà des hypothèses, la pratique de terrain et l’efficacité empirique semblent avoir de l’avance sur la recherche fondamentale de l’explication de ces phénomènes, comme le dit aussi le grand cuisinier québécois Gaston Brosseau partageant un savoir issu de son expérience clinique.

Il me semble que le temps ne doit pas être à créer sans cesse un « nouveau modèle » de plus, une nouvelle recette, à déposer une marque ou à révolutionner la thérapie, mais plutôt rendre accessible aux soignants la possibilité d’intégrer des outils efficaces de diverses natures au service des patients, de proposer une carte encore plus riche en goût. Milton Erickson utilisait les ingrédients de base que lui apportait le patient, et cuisinait des plats différents remplis de créativité, avec son flair, son intuition légendaire de l’induction, avec un toucher si particulier, comme le cuisinier inventant à chaque instant une nouvelle recette, une nouvelle surprise, et confusionnant ainsi les papilles et l’odorat, organisant à sa façon la rencontre entre la personnalité du soignant cuisinier et du patient client...

« Faire du soi-même », trouver son style, de soignant, d’enseignant.
Enseigner l’hypnose et les thérapies brèves, avec le toucher, avec les mouvements oculaires me semble une évidence. Et pour vous ? Quelle est votre induction de thérapeute ? Roustang parle de suggestion au long cours, mais il y a peut-être une induction au long cours. Il n’y a rien d’autre que l’induction. Pour le patient, c’est entrer dans son corps, entrer en lui-même, entrer en relation, trouver les ressources nécessaires. Pour le thérapeute, c’est aussi remettre son métier sur l’ouvrage et se découvrir lui-même, se laisser venir, entre technique et intuition, entre outils et intégration.

Et puis peut-être aussi que l’induction n’existe pas, et que le patient l’a déjà en lui, que le corps entier serait cette plaque à induction, prête à l’emploi, pouvant se mettre en marche au moindre toucher, au moindre mouvement des yeux, au moindre son, à la moindre odeur ou saveur. Une plaque à induction à 5 feux, les 5 sens du VAKOG, et que chacun d’eux pouvait jouer leur partition, de concert, sous la spatule du chef d’orchestre amenant le lien et le liant.

Et les signes de cantillation des versets bibliques s’appellent les « ta’amim», littéralement les « goûts ». Les sens se mélangent. Ameisen encore, citant Roland Barthes : « Il est un âge où l’on enseigne ce que l’on sait, mais il en vient ensuite un autre où l’on enseigne ce que l’on ne sait pas : cela s’appelle “chercher”. Vient peut-être maintenant l’âge d’une autre expérience, celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible qu’un oubli impose à la sédimentation des savoirs et cultures, des croyances que l’on a traversées. Cette expérience a, je crois, un nom illustre et démodé, au carrefour même de son étymologie : “sapientia” : l’habilité, le goût, la délicatesse du palais. »
Laurent Gross
Psychothérapeute, a travaillé en tant que kinésithérapeute pendant de nombreuses années, formé en hypnose médicale au Cercle de Lariboisière, Institut Milton H. Erickson Avignon, Institut Emergences. Superviseur en IMO jusqu’en 2014, anime des ateliers dans les Congrès et Forums de la CFHTB. Président du Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris (CHTIP). Assure les formations en hypnose au CHTIP
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Tissage thérapeutique et entrelacs de deux outils : musique et hypnose

mardi 5 mai 2015 - 16:35
Retrouvez l'intervention de Véronique Burel au Congrès Mondial d'Hypnose. Véronique Burel est Musicothérapeute, Diplômée de l'université de Nantes. Hypnose Ericksonnienne, AREPTA Nantes Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 15h45 - Symposium 10 Salle : n°2 Résumé

Tissage thérapeutique : Identification du problème. Identification de trois indices par lesquels le problème peut se résoudre. Identification de trois choses que le patient désire avoir, maintenant, dans sa vie.

Entrelacs des outils musique et hypnose : Comment le sonore peut favoriser l'identification d'un problème et son expression? Ecoute d'une chanson qui exprime ce que le jeune peut vivre. Mise en mouvement, expression corporelle sur un support musical ou rythmique. Acceptation d'un moment de silence qui laisse à la parole le temps d'émerger.

Comment l'invitation à une expression musicale autour des instruments (variés, solides, aux qualités acoustiques et/ou musicales) peut induire et soutenir un état de transe hypnotique? Les mains saisissent, manipulent ; les oreilles reçoivent les sons ; les yeux regardent et la peau, les organes ressentent les vibrations. La co-création sonore du jeune et du thérapeute sert aussi de contenant, permettant une mobilisation dans un processus de différenciation, de séparation, de liaison et de construction.

Et comment le thérapeute se saisit de cette expression sonore commune, cet accordage, pour inventer et créer une chanson simple qui reprend les réponses énoncées en début de séance. La voix du musicothérapeute, parlée ou chantée, est au fondement de la relation thérapeutique ; par sa qualité, elle offre un support relationnel.

La chanson s'impose à nous. Presque à notre insu elle instille son refrain dans notre mémoire. Refrain facile à rechanter qui peut réactiver à tout moment un état hypnotique et transporter le patient sur le chemin de la résolution de son problème.

Objectifs
Utiliser le support musical pour favoriser le recueil d'informations. Utiliser la communication sonore non-verbale autour d'un instrumentarium simple pour favoriser un état de transe hypnotique.
Utiliser ce support musical co-construit pour proposer un chant simple, facile à retenir et à rechanter à tout moment, qui reprend dans une histoire différente de la réalité, les réponses-problème-solutions du patient.
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Le deuil intérieur. Elise Guet

mardi 5 mai 2015 - 14:53
Retrouvez l'intervention d'Elise Guet au Congrès Mondial d'Hypnose. Elise Guet est Psychothérapeute à Ancenis (44). Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 - Symposium 9 Salle : n°1 Résumé

Le défunt quitte la réalité extérieure, mais nous le gardons dans notre espace intérieur. Il ne s’agit pas de faire le deuil au sens psychologique, mais de reconsidérer le temps dont le patient a besoin pour intégrer cette perte.

Le processus de deuil ainsi évoqué ne se fait pas par rapport à l’autre, mais par rapport à soi-même. C’est le processus du deuil intérieur. Ceux qui ont été présents dans notre existence se situent dans une représentation mentale personnelle. Il y a donc bien dans celle-ci une spatialisation mentale, une histoire qui s’inscrit.

Les personnes souffrent souvent de l’absence de l’autre et bien plus encore de la différence entre la présence et l’absence.
Au sein d’une famille, chaque membre réorganisera la place du défunt dans sa propre imagerie mentale. L’approche du deuil intérieur peut être facilitée par une approche hypnotique et systémique dans laquelle chacun pourra faire l’expérience de sa position par rapport au sujet défunt pour restituer positivement l’expérience dans le futur sans l’autre avec le passage de l’absence de l’autre, à la présence de l’autre derrière soi.

Cette approche peut être aussi utile dans l’accompagnement des familles endeuillées et, dans cette situation, permettre à chaque membre un vécu commun durant la séance tout en préservant l’espace de "reliance" au défunt en fonction du lien qui était propre à chacun.

Objectifs
Accompagnement des familles endeuillées.
Héritage des ressources.
Retour à la vie.
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Déminer le terrain pour accéder aux ressources. Marielle Paravano

mardi 5 mai 2015 - 14:37
Retrouvez l'intervention de Marielle Paravano au Congrès Mondial d'Hypnose. Marielle Paravano est Psychologue à Pontcharra (38). Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 11h - Symposium 4 Salle : n°4 Résumé

Au fil de ma pratique, j’ai remarqué que parfois les séances d’hypnose étaient comme impuissantes face aux symptômes. Alors, j’ai écouté plus attentivement les patients : des mots répétés de manière automatique, en saupoudrage, agissent telles des autosuggestions négatives et/ou croyances limitantes. Ils ont des effets comparables à ceux des mines anti-personnelles : explosion au moindre mouvement ... Alors les personnes restent figées dans leur problématique.

J’ai développé une qualité d’écoute et une approche relationnelle qui permettent de repérer ces mots et les restituer à celui qui les prononce. Ainsi, la personne est en mesure de reprendre la main et s’en débarrasser !
La relation psychothérapique est une véritable collaboration, fructueuse, qui permet à la plupart des personnes que je reçois de régler leurs problèmes en une dizaine de séances. Les patients apprennent d’abord à dégager de leur chemin des obstacles - du passé par exemple. Ils apprennent aussi à ne pas se créer de nouvelles difficultés.

Je partagerais avec vous ma manière de travailler, de nombreuses situations cliniques et leurs mots encombrants illustreront mon propos.

Jouez à repérer ce qui bloque ci-dessous ....

E : "Je ne sais pas par où commencer, je sais bien que j’ai du mal à prendre du recul sur certains événements ça me pourrit la vie depuis toujours".
F : "Un problème depuis toujours avec la nourriture et j’en ai marre, j’oscille de 10 kilos et ça pose des problèmes dans mon couple. J’ai toujours grignoté sans prendre de plaisir".
S : "Je sais que j'ai tout le temps peur d'être abandonnée et que je manque complètement de confiance en moi, depuis toujours".

Objectifs
Apprendre au patient à s'écouter.
Apprendre au patient à repérer les autosuggestions négatives qu'il s'adresse.
Permettre à la personne une reprise en main et un changement rapide et confortable.
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De parole en déparole, génèse d'une transformation. Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond

jeudi 30 avril 2015 - 12:50
Retrouvez l'intervention du Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond est Médecin psychothérapeute à Paris, hypnothérapeute et thérapeute systémique de famille et de couple. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 - Symposium 4 Salle : n°4 Résumé

La parole n’a pas en hypnothérapie la place qu’on lui prête dans les autres formes de thérapies. Elle n’est pas ici le support d’une tentative de compréhension, d’analyse des symptômes ou la condition de formulation d'hypothèses cliniques. Pourtant, son utilisation spécifique et originale dans la pratique hypnotique induit de fait des modifications chez le patient.

La parole porte en elle ces changements dans la mesure où, dans la séance, on se joue de son importance, de son contenu, de sa portée. De parole en déparole, parce qu’elle peut ne rien dire ou parler d’autre chose, parce qu’avec un mot elle peut tout faire chavirer ou encore parce qu'elle introduit un silence qui contient en lui toute la force de la modification, elle est un des vecteurs de la thérapie en hypnose.

A la faveur d'un pont tracé entre passé et présent par un retour sur les travaux des cliniciens majeurs de ce champ, une certaine définition de l'hypnothérapie et des paradigmes qui y président est ici revisitée. Ainsi, à la relecture de certains textes, on est conduit à s'interroger sur le pouvoir supposé de la parole tout autant que celui du thérapeute.

Quelle est alors cette parole lorsqu'elle est influence dans la thérapie et porte en elle le changement? C'est, il le sera démontré, celle qui reconduit le patient à lui-même, lorsque les mots du thérapeute s'estompent, parfois jusqu’au silence. Que dire alors de la réalité de la suggestion? Dans quelle mesure a-t- elle un impact ? A quel titre? Que dire encore de l'efficacité réelle des métaphores?

Prolongeant les conceptions développées par nos maîtres, une réponse semble résider dans la mise en évidence dans le cadre thérapeutique de phénomènes de résonances. C’est par ces résonances, émergeant à la croisée du thérapeute et du patient, que la parole émise dans l'espace thérapeutique "parle" et prend corps. Par la nature même du contexte hypnotique, ces phénomènes de résonance prennent toute leur ampleur. Certaines conditions président cependant à la survenue des ces événements transformants.

De patient à thérapeute, de construction en déconstruction, de silence en résonance, la parole en hypnothérapie ramène à l'exercice d'une certaine solitude. C'est par sa forme et sa fonction, installant un écho de soi à soi, qu'elle invite le patient à s'emparer de sa problématique et à s'ouvrir aux possibles jusque là ignorés : une modification peut alors advenir.

Objectifs
Définir les paradigmes implicites de la thérapie par l'hypnose ; Revisiter le rôle de la parole dans la séance et son impact ; Relier l'efficacité de l'hypnothérapie aux résonances en présence.
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Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy

jeudi 30 avril 2015 - 12:01
Retrouvez l'intervention du Dr Luc Farcy au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Luc Farcy est Psychiatre, praticien hospitalier au CHU de Nîmes. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 12h30 - Symposium 5 Salle : n°1 Résumé
Chaque expérience pour être intégrée doit s’inscrire, selon Daniel Stern, dans quatre domaines de soi : le verbal, l’intersubjectif, le noyau et l’émergent.
Chaque paramètre de l’expérience active créé une connexion, dans chaque et chacun domaine de soi. Prenons par exemple, la dimension affective d’une expérience : elle apparaîtra comme un affect de vitalité dans l’émergent, une émotion organisée dans le noyau, une valeur relationnelle dans l’intersubjectif et enfin comme un symbole, un mot ou une image dans le domaine de soi verbal.
Chaque paramètre de l’expérience pourra être subliminal, préconscient ou conscient selon l’attention qu’on lui accorde, selon l’étendu des connexions activées. Les paramètres d’une expérience ne seront pas dissociés mais associés ou pas à l’expérience.
Une lésion corticale peut amener une personne à ne plus pouvoir lire ce qu’elle continue à pouvoir écrire. Du fait de la lésion, la compétence a disparue. Elle pourra, du fait de la neuroplasticité, réapparaître.
Les deux dimensions, écriture et lecture, seront à nouveau re-associées, pour rétablir la fonction « écriture ». Imaginons que la fonction lecture ne soit pas détruite mais juste pas associée, doit-on dire dissociée ou des-associée? Dissociée, c’est comme si elle s’activait pour elle-même, en dehors de soi. Ce n’est pas possible. Le soi est un tout dont la conscience n’est qu’une infime partie. Ce tout est vivant, en remaniement permanent et perpétuellement parcouru par des processi parallèles non associés. L’expérience d’une catalepsie est-elle l’expérience d’une des-association ou d’une dissociation? A mon avis, l’expérience d’hypnose n’est pas dissociative mais des-associative. L’image de soi ne sera pas dissociée, elle sera cohérente ou bizarre selon les informations reconstituées et recombinées. C’est l’intérêt de l’hypnose de proposer un processus de déconstruction-reconstruction des expériences. Une expérience de transformation de soi, dans chaque et chacun de ses domaines. C’est ce que nous vivrons au décours de cet atelier.

Exercices pratiques
La catalepsie; La lévitation; L'amnesie

Objectifs
Rendre plus simple et plus interactive la pratique. Se conformer aux données de la science. Partager.

Le Dr Luc Farcy assure des formations auprès de l’institut MH Erickson de Touraine, d’Emergences avec C Virot, de l’Espace du Possible avec Y Doutrelugne, d’Hypnotheeth avec K Kaiser et C Parodi, de l’Universités d’Eté avec P Bellet ou auprès de ME Faymonville à Liège.
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Plaisir d’apprendre, plaisir de vivre...Et si on changeait de perspective? Nicole Malaise

jeudi 30 avril 2015 - 11:29
Quand des patients douloureux chroniques apprennent ensemble l’auto-hypnose pour être bien avec eux-mêmes et avec les autres. Retrouvez l'intervention de Nicole Malaise au Congrès Mondial d'Hypnose. Nicole Malaise est Psychologue au Service d’Algologie - Soins Palliatifs du C.H.U. de Liège. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 Salle : n°12 Résumé

L’objectif de cet atelier serait de partager notre expérience de travail en groupe, développée au Service d’Algologie du CHU de Liège, concernant l’apprentissage de l’auto-hypnose comme outil de meilleure gestion des problèmes de douleur chronique.
Une équipe pluridisciplinaire élabore d’abord un diagnostic douleur correct et propose un programme de soins individualisé à chaque patient qui se présente dans notre Service d’Algologie. La proposition thérapeutique peut comporter l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe, en huit séances de deux heures, réparties sur deux années.
Une première étude, portant sur 527 patients, avec une durée du problème de douleur de 9,6 ans en moyenne, met en évidence des améliorations significatives dans l’évaluation de l’intensité de la douleur, de l’anxiété, de la dépression, des répercussions algo- fonctionnelles et de la qualité de vie (Faymonville, et al., 2014).
Différents objectifs de l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe seront discutés lors de cet atelier, notamment les dysfonctionnements émotionnels (faible estime de soi, victimisation,...), comportementaux (hyper ou hypo-activité, perfectionnisme, ...), affectifs (perte de sources de gratification, culpabilité,...), cognitifs (irrespect envers soi, besoin d’être dans le contrôle...) et perceptifs (hyperfocalisation sur les symptômes de douleur ou de fatigue, interprétation des sensations avec idées catastrophiques et anxiété,...).
Les similitudes et spécificités de l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe par rapport à l’approche cognitivo-comportementale de la douleur chronique seront également abordées.
Enfin, d’un point de vue clinique, différents challenges pour le thérapeute seront discutés :
Renverser la perspective : apprendre à être bien (et non à gérer la douleur) ; Utiliser des métaphores adaptées au processus d’apprentissage global ; Donner la parole aux participants en tant qu’experts de leur bien-être ; Favoriser l’auto-observation de soi, le partage d’expériences positives, le soutien mutuel ; Favoriser la fixation d’objectifs d’amélioration personnels ; Favoriser la créativité dans la réalisation des tâches, dans la saisie des opportunités de pratique au quotidien ; Utiliser un langage hypnotique adapté à la situation de groupe.

Exercices pratiques
Repérage langage intérieur et douleur, utilisation des métaphores, exercice hétéro-hypnose.

Objectifs
Apport de l'apprentissage d'auto-hypnose en groupe dans la gestion des douleurs chroniques.

Liste des mots clés :
auto-hypnose
Douleur chronique
Modification du comportement
créativité
Changement
alliance thérapeutique

Référence:
Faymonville, et al., Douleur et analgésie, pp.181-191, n°27, 2014.
Le site de la CFHTB

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La rétro-hypnose dans le TDA/H ou dans la dissociation automatique. Dr Stefano Colombo

mercredi 29 avril 2015 - 17:14
Retrouvez l'intervention du Dr Stefano Colombo au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Stefano Colombo est Psychologue, Médecin psychiatre et donne des formations en hypnose médicale à la Société Médicale Suisse d’Hypnose et à la Société d’Hypnose Clinique Suisse. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 Salle : n°13 Résumé

Être dans le présent ou ne pas être : that's the answer !
Quand nous ouvrons un ouvrage sur le trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité (TAD/H), nous constatons qu'il commence, le plus souvent, par le mot si médical de "symptôme", mieux encore : "symptômes négatifs".
D'emblée, nous préférons parler de caractéristiques du fonctionnement en présence du TAD/H, à la recherche des précieuses ressources qui s'y cachent.
En particulier, nous relevons la rapidité de la pensée, la créativité du sujet, sa capacité de focaliser l'attention sur ce qui le motive, sa curiosité, son intuition.
À la place d'une voiture qui quitte la route, dérape dans un virage, s'écrase contre un mur, nous avons une Ferrari qui, bien maitrisée, nous laisse le goût d'une conduite sportive et enthousiasmante. Le conducteur, déjà pris par la prochaine course, est invité à être dans celle du maintenant.
L'hypnose propose un vécu, une expérimentation in vivo de l'ici et du maintenant. Avec le VAGOK, elle met l'accent sur le corps qui n'est capable d'être que dans le présent. Toutefois notre patient s'impatiente, souvent, même dans la transe.
Dans nombreux ateliers, nous avions déjà proposé, le procédé "photogramme par photogramme".
À la suite de plusieurs situations cliniques ardues, nous avons mis au point une nouvelle transe, encore plus incisive, que nous avons nommée rétro-hypnose ou reverse hypnose, en anglais: reverse hypnosis. Elle demande un effort spécifique de la part du thérapeute.
Nous allons l'apprendre et l'exercer par la démonstration, le travail en groupe et l'aide d'enregistrements vidéo. La créativité de chacun sera au centre de cet atelier clinique "hyperactif" !

Exercices pratiques
Exercer en duo ou trio la nouvelle transe à partir d'une vidéo pédagogique, puis selon l'intérêt du participant.

Objectifs
Reconnaître les principales caractéristique du TAD/H. Conduire l'anamnèse pour cueillir le point de décrochage ou de ré-afférentation. Savoir proposer la transe spécifique de la "rétro-hypnose".

Liste des mots clés :
créativité
imagination
inventivité
Modification du comportement
Nouveaux concepts
Le site de la CFHTB

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Inductions : Rapides ET permissives ! Dr Kenton Kaiser

mercredi 29 avril 2015 - 16:23
Retrouvez l'intervention du Dr Kenton Kaiser au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Kenton Kaiser est Chirurgien-dentiste. Assure des formations au Centre d’Hypnose Universitaire de Liège et à l'’Association Francophone d’Hypnose Dentaire. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 Salle : n°9 Résumé

Quelques Praticiens de qualité, retournent à des méthodes ultra-directives empruntées à l’hypnose de foire ou à la "street hypnose" ! Pensant ainsi améliorer la rapidité de leurs inductions, ils se tournent vers le "côté obscur" de l’hypnose...
Ce genre de pratiques, si elles se (re)développent pourraient mettre à mal tout le travail d’information que les Sociétés d’Hypnose réalisent depuis des décennies au travers de leurs Instituts et leurs Membres. Et si on extrapole un peu, cela pourrait faire alors d’Erickson et de tout son travail, une simple parenthèse dans l’histoire de cet outil incroyable !!
(LA PERIODE PERMISSIVE ???)
Pourquoi ces praticiens, dont les objectifs thérapeutiques sont louables, (nous en sommes certains !) reviennent à des méthodes directives, autoritaires et totalement obsolètes?
L’hypnose moderne a-t-elle perdu en efficacité? N’y a-t-il pas des inductions rapides permissives qui seraient bien davantage dans la mouvance de l’hypnose du XXIème siècle? Voici donc l'atelier qui va vous permettre de découvrir ou plutôt redécouvrir la magie des inductions rapides et permissives !!!
Coanimé pour une meilleure diversité, cet atelier permettra sans doute à tous ceux qui se sentent dépourvus d'outils efficaces de pouvoir travailler vite et bien. Sans devoir reprendre de vieilles recettes totalement dépassées et qui ne respectent pas l'éthique de la relation patient-praticien que l'on a développée aujourd'hui.

Exercices pratiques
Induction rapide par dissociation. Faire de l'hypnose flash. La méthode Rossi.

Objectifs
Informer pour éviter toute dérive. Montrer les outils à notre disposition. Réfléchir pour créer de nouveaux outils encore meilleurs.
Le site de la CFHTB

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Humeur : Propos d’un Auvergnat.

jeudi 26 mars 2015 - 18:40
Par Régis DUMAS. Médecin Généraliste à Chamalières (63400). Président fondateur Hypnose Auvergne, membre de la Confédération Française Hypnose et Thérapies Brèves. Enseignant formateur en hypnose et ostéo hypnose. « Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier.

« Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.»

« La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. »

« L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »

« Tout témoigne en ces vieilles demeures que l’homme, à une certaine époque, connut la joie d’un être civilisé… »

« Cette Auvergne ne reçoit pas, elle accueille et m’abritera jusqu’à ma mort (si j’arrive jusque-là…). »

« C’est ainsi qu’il arrive que l’homme survive quelque temps à sa mort. Mais peut-être est-il encore plus difficile de survivre un peu à sa vie et à son énigme prodigieuse. »

C’est dans cette loufoquerie géologique, ce vertige de l’horizontale, ce concile de taupinières, ce morceau de lune fortuit, ce désordre du génie, que j’exerce depuis près de trente ans la médecine. Avec le temps vient la sagesse, l’humilité, le recul, loin de mes certitudes pseudoscientifiques initiales… Nos patients s’y retrouvent, apprécient, se confient : « Que tout cela bien évidemment reste une confidence entre nous, Docteur… Vous ne sauriez
déshonorer un honnête père de famille…», me disait ce patient, forcément des plus intègres, qui m’évoquait sa double vie…
Dans cette rencontre en résonance, à longueur d’onde partagée, dans cette transe en danse, des masques tombent, y compris les miens, se lâchent des mots (maux), un lapsus, une perle, de ce que d’autres appellent des brèves.Je me réjouis au quotidien de ces phrases de « bon sens », comme on dit en Auvergne. Ça recadre, fait sourire, mais pas que…
Du lien se crée, de l’estime parfois, du doute aussi quand la raison reprend le dessus : « Que tout cela reste entre nous, cher Docteur ! »
Notre travail de thérapeute n’est-il pas aussi d’être à l’affût de ces perles, là où se trouve la métaphore essentielle qui vient du patient.
« Miracle fécond, dit Proust, de communiquer au milieu de la solitude. »

Je vous livre quelques-unes de ces perles, en ce début d’année. Qu’elles vous nourrissent. Elles sont notre histoire ancestrale, notre identité personnelle et transgénérationnelle. Ce cru 2014 reflète mon quotidien, en lien avec mon exercice de médecin généraliste, initialement « bien formaté » par la Faculté, et qui s’est enrichi au fil de trente années d’une pratique faite d’enthousiasme et de curiosité raisonnée, d’outils variés où l’hypnose et l’ostéopathie sont en bonne place : désir de ne pas toujours fonctionner avec le même logiciel, de prévenir lassitude et burn-out :
- Bien alors, qu’est-ce qui vous amène ?
Euh ! C’est ma femme...

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !



Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.



Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.




Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?



Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !





Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.




Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.





L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.






Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.




Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?

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Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz

jeudi 26 mars 2015 - 17:17
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique. Le sujet de cette communication m’a été inspiré par une expérience récente dans laquelle je n’ai pas été fière de moi. L’autre jour, ma collègue Chantal qui, contrairement à moi, a réussi à s’abonner au flux RSS de l’extraordinaire blog du cerveau de l’université McGill de Montréal, me fait suivre un article sur l’influence de la posture du corps sur le cerveau. Il y est expliqué comment les recherches de la psychosociologue américaine Amy Cuddy et de son équipe ont montré qu’adopter une posture dominante ou un sourire, même forcé, pendant simplement deux minutes modifie les taux hormonaux et permet de gagner de la confiance en soi ou de se déstresser.

La patiente que je reçois juste après cette lecture vient faire de l’hypnose pour traiter un problème de confiance en elle. Trop tentant, n’est-ce pas ?
Me vient tout de suite à l’idée de construire une séance dans laquelle je lui proposerais d’imaginer qu’elle adopte les postures recommandées. Mais je me retiens. Je sais qu’il est possible que cela ne corresponde pas du tout à son besoin du moment, que je dois prendre le temps de l’écouter, de la questionner, de la sentir… Même si nous avons déjà fait plusieurs séances d’hypnose sur ce problème.
Mais ai-je bien raison de me retenir à ce point ?

Lorsque je lui propose de s’installer dans la position qui lui convient le mieux, je la vois croiser les mains. Je lui dis alors, comme je le lui ai déjà dit lors de séances précédentes, qu’il est préférable de séparer ses mains pour que chacune puisse ressentir les choses à sa façon et, emportée par mon élan, je ne peux m’empêcher d’ajouter : pour adopter une posture ouverte. Et me voilà en train de lui parler de l’article, qu’elle trouve très intéressant. Elle ajoute qu’elle donne des conseils du même genre à ses étudiants pour les préparer aux entretiens d’embauche… J’étais bien embarrassée, ne sachant pas ce qu’avait produit mon intervention intempestive.

J’ai démarré la transe, sans qu’il ne soit plus question de la posture et, à la fin de la séance, j’ai donné à la patiente, à sa demande, l’adresse du blog. Certes, j’ai su me retenir d’utiliser un outil, le bien connu « faites comme si », pendant la séance d’hypnose, mais j’en ai parlé, qui plus est juste avant d’induire la transe, ce qui revenait probablement au même. J’avais commis une erreur, au regard de la stratégie paradoxale qui est la mienne, en la poussant, assez grossièrement, vers son objectif. Mais, plus grave encore, je lui avais donné, dans l’enthousiasme de ma découverte, une information dont je n’avais pas mesuré la dimension implicite que l’on pourrait expliciter ainsi : « Pour avoir confiance en soi, c’est tout simple, il suffit d’adopter une posture physique assurée ». Le « c’est tout simple », message qu’envoie souvent l’hypnose avec ses techniques plus ou moins magiques, contient lui aussi un second implicite problématique : « Il faut être vraiment bête pour ne pas l’avoir compris. » Pour cette patiente, le message implicite que je lui envoyais était encore plus dévalorisant puisque je lui disais quelque chose qu’elle savait déjà : « Vous n’avez même pas été capable d’appliquer à vous-même ce que vous enseignez. »

Évidemment, je n’ai pas dit cela explicitement, mais il n’empêche que c’est une des significations qui peut être donnée à ce que j’ai dit, même si ce n’était pas mon intention. Le danger des messages implicites, c’est qu’il est très difficile d’y réagir sans passer pour un paranoïaque. Ma patiente ne s’est pas du tout formalisée de cette dévalorisation, d’autant que celle-ci, énoncée par l’expert que j’étais, ne faisait que confirmer ce qu’elle pensait déjà d’elle : elle ne valait pas grand-chose… J’étais tout à fait consternée Mais que faire ? Le mal était fait.

Comme elle va tout de même un peu mieux quelques séances après, pour me remonter le moral, je me raconte que,avant et après mon erreur, j’ai su être plus respectueuse. Mais sans doute suis-je encore trop prétentieuse… Les patients ont des ressources qui leur permettent, dans certains cas, de survivre à des thérapeutes maladroits. Force est de constater que les nouvelles théories scientifiques, les nouveautés en général, exercent un intense pouvoir d’attraction et qu’il est difficile d’y résister,même après des années d’expérience. A fortiori lorsque l’on est débutant. Je ne sais pas comment c’était pour vous au début de votre pratique de l’hypnose. Moi, j’avais le trac, le trac de la page blanche. Que faire une fois la transe induite ?

Induire une transe, c’était simple, bien codifié. Mais après, je n’allais tout de même pas refaire, à chaque séance, le coup du « souvenir agréable », première et presque unique technique apprise lors de mon initiation à l’hypnose avec Jean Godin en 1992. En fait, il me paraissait impossible, je ne sais pas pourquoi, d’utiliser deux fois de suite la même technique avec un patient. Alors, je m’étais constitué un répertoire de techniques au fil des formations, séminaires et lectures. Plus ma liste s’allongeait, plus je me sentais rassurée. Et face à chaque patient, après l’incontournable « souvenir agréable » d’introduction, je me posais la question de la séance suivante : quelle technique adopter ?

Quand je sortais d’un séminaire, et à la grande époque de l’Institut Milton Erickson de Paris, il y en eût beaucoup, essentiellement animés par des élèves d’Erickson, c’était facile, la question ne se posait pas : je mettais en pratique les nouvelles techniques apprises. Je trouvais ces nouvelles techniques géniales puisque enseignées par un disciple du Maître, quand ce n’était pas par l’une de ses filles. J’avais appris, de Rossi lui-même, la
technique si impressionnante des mains magnétiques, retenu de Lankton les métaphores imbriquées, collecté soigneusement les multiples techniques de sexothérapie hypnotique d’Araoz, je m’étais exercée au psychoaérobic de Zeig, j’avais été impressionnée par les petits dessins magiques de Joyce Mills, pour n’en citer que quelques-unes.

Toujours en quête d’une nouvelle technique, nous échangions, dans nos groupes de pairs, les bons tuyaux : « L’autre jour, avec ce patient qui manquait de confiance en lui, j’ai utilisé la technique de la photo inventée par Charles, ça a super bien marché » ; « Moi, j’ai fait faire à ma patiente des allers et retours de l’infiniment petit aux confins de l’espace, comme nous l’a montré Jean l’autre jour, ça a été excellent pour elle », « Moi, je raconte des contes, il n’y a rien de mieux pour contourner les résistances »…

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !

Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.
Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?
Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !
Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.

Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention. Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.
L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.
Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé

jeudi 26 mars 2015 - 17:17
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ? « Hystérie » vient du grec ustera (utérus), parce que les Anciens pensaient que ses symptômes multiformes venaient de ce que l’utérus était affolé, sa baladait dans le corps et s’y cognait ici et là à la recherche d’une porte de sortie. Elle est la vieille ennemie du médecin et une énorme question qui traverse l’humanité à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Elle est responsable de tonnes de littérature romanesque, théâtrale, philosophique, psychologique et scientifique.

Elle est responsable aussi de la naissance de la psychiatrie en France en 1968 par divorce de celle-ci de la neurologie : à la première, les symptômes psychogènes, sans base organique, dits « hystériques » ; à la seconde, les « vraies » maladies du cerveau. Elle a même fini par être expulsée des classifications modernes de la psychiatrie (DSM) depuis les années 1980 parce qu’inclassable pour des esprits rationnels formés aux tableurs informatiques et cependant toujours là, gênante. Plus on veut la nier, plus elle réapparaît ; à chaque fois qu’on veut lui couper la tête, celle-ci repousse ou d’autres têtes apparaissent.

C’est Freud, à la fin du XIXe siècle, qui a commencé à comprendre, enfin, quelque chose à l’hystérie. Il nous en a laissé d’admirables études. Cent ans plus tard ou à peu près, Lucien Israël, psychanalyste lacanien strasbourgeois, a complété ses travaux dans son extraordinaire livre L’hystérique, le sexe et le médecin.

LE COMBAT DE L’HYSTÉRIQUE

L’hystérie est une souffrance de l’affectivité. La patiente se sent tellement creuse qu’elle ne parvient à se sentir exister que dans le désir de l’Autre. Ce désir doit donc toujours rester allumé, et le plaisir de la consommation évité car il est la mort du désir : il l’éteint puisqu’il le conclut. Toutes les manœuvres sont bonnes pour maintenir éveillé l’intérêt de l’Autre, intérêt sexuel mais pas seulement. Il s’agit surtout de poser une passionnante énigme indéchiffrable à l’Autre pour qu’il soit attrapé dans ses filets. L’hystérique jouera ensuite de son prisonnier suivant ses caprices, et plus elle
en jouera, plus elle se sentira vivante.

L’hystérie est une réaction du faible au fort : la femme vide qui se croit inintéressante, s’est souvent choisi un mari qui prend toute la place, comme un père idéalisé ainsi rassurant. Elle est momentanément tranquillisée. Rapidement, elle le trouve autoritaire, sourd à ses demandes d’échanges, et se sent tellement opprimée qu’elle pense n’avoir aucune voix au chapitre. C’est le cas, mais c’est ce qu’elle voulait. Au début, mais plus maintenant. De jour en jour, elle se croit encore plus creuse. Alors, un jour, elle décide de passer sur un autre mode de communication pour qu’enfin lui et le monde entier s’intéressent à elle et tenir sa revanche contre tous. C’est le mode hystérique. Il est très efficace, mais très dangereux.

Notre hystérique apparaît, dans son combat, comme la Petite Chèvre de Monsieur Seguin. Elle va se battre contre le loup jusqu’au point du jour et finir par se faire dévorer par lui. Certaines ont la sagesse de s’arrêter en cours dans cette lutte inégale parce qu’elles finissent par constater qu’elles ne sont pas si vides qu’elles le croyaient, qu’elles sont intéressantes parce que simplement réelles, et trouvent intéressant leurs relations à des degrés divers qui varient beaucoup suivant les uns et les autres. Elles sont guéries. Avec les expériences de la vie, beaucoup d’hystériques guérissent. La thérapie peut aussi les y aider.

Comment combat l’hystérique ? Elle pose des énigmes, des symptômes somatiques, psychiques et comportementaux spectaculaires ou sourdement inquiétants, dramatiques et intrigants. L’entourage et les médecins, aux quatre cents coups, ne peuvent pas ne pas tenter de les résoudre, et ce faisant, s’y cassent les dents de plus en plus et y comprennent de moins en moins. A la fin, elle sera la perdante. Elle sera taxée de folle par les médecins et les mâles dominants de son entourage, lassés et exaspérés. S’ensuit une escalade. Pour réveiller cet intérêt perdu pour elle, elle produira encore plus de symptômes, ce qui confirmera aux proches qu’elle est vraiment folle. Et elle se retrouvera à l’asile. Mais le pire qui pourrait lui arriver n’est pas là. Le pire serait qu’en cours de route, ses proches se désintéressassent complètement et durablement de ses provocations. Elle aura beau alors agiter ses petites jambes, c’est dans le vide, cela ne marche plus. Elle ne compte plus, elle est devenue inexistante. Elle n’a plus rien à quoi se raccrocher. Elle est brutalement renvoyée à sa sensation de vide intérieur. Cette confrontation la plonge dans une dépression très sévère, une des plus graves de toute la pathologie mentale, souvent plus grave que la mélancolie des bipolaires parce que bien moins accessible thérapeutiquement. Et elle se tue, comme Madame Bovary. D’ailleurs, un certain nombre de sujets diagnostiqués comme des mélancoliques résistants au traitement sont des hystériques qui dépriment.

UNE UTILISATION PATHOLOGIQUE DE L’HYPNOSE

Et quelles sont ces énigmes, ces symptômes que l’hystérique pose, qui sollicitent si rudement l’entourage et les médecins ? Diversement, éventuellement tour à tour, elle perd connaissance à répétition, devient soudainement confuse, comateuse, aveugle, sourde, amnésique, ou paralysée.
Les examens cliniques et paracliniques ne trouvent aucune lésion d’organe, malgré les plus grands approfondissements. Pourtant, les symptômes, massifs et inquiétants, sont là. Et il ne s’agit pas de simulations volontaires : il est patent qu’elle ne fait pas semblant. Ce n’est pas de l’artifice, du mensonge, du trucage. Le mystère s’épaissit d’autant. Qu’est-ce que c’est ? Tout le monde est en échec pour répondre à la question et reste en haleine. Tout le monde en échec, sauf l’hypnotiste.

En hypnose, chez des sujets normaux, il est facile de produire tous ces symptômes comme de les supprimer. Ce sont des phénomènes hypnotiques naturels et banals. Chez l’hystérique, ce qui n’est pas banal, c’est d’en produire spontanément autant, à profusion. Véritablement, elle se « shoote » à l’hypnose. En fait, elle utilise ces phénomènes normaux à des fins affectives déréglées, pour rester dans le désir de l’Autre, pour maintenir l’intérêt de celui-ci éveillé pour elle et ainsi se sentir existante, une fois qu’elle a constaté que c’était pour lui une énigme. Alors, elle devient une frénétique des manifestations hypnotiques qu’elle donne à voir à foison. C’est ce but, commandé par sa misère affective, qu’elle vise qui est pathologique, pas l’hypnose elle-même. Là réside l’hystérie, pathologie affective qui se sert maladivement de l’hypnose normale.


JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !
Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.
Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.

Au service des entraîneurs. Pour guider et accompagner. Guy Missoum
De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !

Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.

Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.

L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.


Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Transes de soin à L'île de La Réunion. Jean-Claude Lavaud

jeudi 26 mars 2015 - 17:16
A l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, nous sommes culturellement ancrés par ce tissage structurel où la transe est un mode de communication thérapeutique. Dans la culture indo-tamoule réunionnaise certaines de ces transes sont ouvertement publiques, telle que La Marche Sur Le Feu, sacrifice de soi pour la guérison d’un autre. D’autres transes moins connues sont aussi singulièrement centrées sur la « guérison». Cet article constitue un tout petit aperçu de l’un de ses rites de soin.

Nous sommes à Tamatave (ouest de La Réunion), dans un Kovil rural qui accueille une cinquantaine de divinités et de dieux, et particulièrement la puissante Karly. Déesse populairement vénérée sur l’île de La Réunion, elle est l’énergie féminine (shakti) de Shiva. Représentée sous différentes formes qui chacune lui confère une identité particulière, le plus souvent elle tire la langue, non pas pour faire peur – même si, de fait... – mais pour symboliser
sa puissance à engloutir maladies et problèmes de toutes sortes. Le Kovil est un espace construit consacré aux cultes hindouistes. Il y a deux types de Kovil sur l’île. L’un est urbain, d’émergence récente (les années 1980), dédié principalement à Vishnou et tenu par des Swamis souvent venus de l’Inde. L’autre est de tradition rurale, familiale ou propre à un quartier, issu de l’histoire des migrations des engagés (à partir de 1828). Le plus souvent, ils sont dédiés à Shiva ou à des divinités qui généralement nécessitent des cultes sacrificiels sanglants. Ils sont tenus par des Pûsaris. Le Pûsari est le maître des rituels. Il a appris son rôle auprès d’un gran-moun (ancien) qui peut être son père, un oncle ou un homme du quartier, eux-mêmes Pûsaris.

En février 2013, accompagné d’Isabelle Celestin, je rencontre pour la première fois Maximin Ayä Maryavan Babalatchimy. Ayä est Guru Deva, « spécialiste de la transe et du voyage entre les mondes, le monde des humains, des esprits, des forces de la nature » et des dieux. En d’autres lieux de ce monde, cette fonction prend l’appellation de shaman. L’entretien a duré plus de deux heures et nous étions tous les trois épuisés tant par le flot d’informations, de questions, que par la chaleur accablante de l’été austral Ayä présente son Kovil comme ceci : « Ici sont pratiqués les rites les plus anciens de l’hindouisme importés par nos ancêtres Indiens. Ces rites sont reconnus pour leur puissance et leur efficacité. » Ce Kovil est entièrement dédié à la guérison des maladies et au règlement des problèmes de toutes sortes. Ayä utilise l’astrologie tamoule assortie de nombreux rituels qui varient en fonction des problèmes à régler.

Mon propos ici est de présenter partiellement un rite de soin qui a lieu une fois par an. Son déroulement est éprouvant, commençant tôt le matin pour se finir tard dans l’après-midi. Ayä appelle ce rite le « spécial Maruts». Dans la mythologie des Vedas, les Maruts sont des esprits qui personnifient vents et orages. Ayä les décrits comme « des esprit hurleurs et secoueurs ». En 2013, Ayä a estimé qu’il était nécessaire de faire appel aux Maruts pour aider certaines personnes à régler des problèmes persistants. Rite de soin collectif, le spécial Maruts prolonge les entretiens individuels menés par Ayä avec la personne demandeuse d’aide.

Durant ces entretiens, le Pûsari établit un diagnostic du problème ou de la maladie de son consultant. Il en étudie les manifestations et dresse l’état de sa situation astrale. L’outil astrologique utilisé est issu des plus anciens savoirs tamouls.La carte astrale permet de voir sous quels hospices se trouve le consultant. En fonction de sa position dans le champ magnétique des planètes, sa situation est plus ou moins favorable. Traverser les champs magnétiques des planètes Saturne ou Pluton est problématique, tandis que celui de Vénus est plus aisé à supporter.

JEAN-CLAUDE LAVAUD
Docteur en Anthropologie Sociale de l'EHESS Paris. Auteur de roman et d'histoire pour enfants.
Formé à l'hypnose ericksonienne depuis 1996.
Hypnothérapeute-psychothérapeute en cabinet privé à Saint-Pierre de La Réunion depuis 2003.
Chargé de cours en Hypnose (DU hypnose clinique et Master II de psychologie clinique à l'Université de La Réunion).
Président du Collège d'Hypnose de l'Océan Indien (CHOI).

JE SUIS…Edito du Dr Thierry Servillat
1 janvier 2015. Devant mon écran, en entendant les sons de la télévision retransmettant la marche parisienne, j’essaie d’écrire un éditorial. La marche de Charlie continue. Loin et pas loin de Nantes où j’habite. Comment me projeter vers la période de parution de la revue, dans quatre semaines ? Je ne sais déjà pas comment va se finir la journée !
Sous l'outil, l'humain. Dr Irène Bouaziz
Se retenir ou pas. Prononcé dans une posture d’humilité, ce texte magistral d’Irène Bouaziz a illustré au mieux, lors du récent colloque de lancement de l’Institut Milton Erickson d’Ile de France, comment la maturation de l’hypnothérapie passe maintenant par une étape d’approfondissement éthique.
Implacables acouphènes : l'apport de l'Hypnose. Daniel Quin
Plaintes croissantes en médecine générale, et en apparence bénignes, les acouphènes peuvent avoir des conséquences graves en terme de souffrance psychique. Daniel Quin nous expose sa manière de travailler dans ce domaine.De plus en plus de patients souffrant d’acouphènes se tournent vers les psychothérapeutes, et en particulier vers les praticiens de l’hypnose.
Souffrances hystériques : des solutions à foison. Dr Dominique Megglé
Psychiatre expérimenté et pionnier de l’hypnose française, Dominique Megglé se devait de s’intéresser aux patients qu’on appelait autrefois les «hystériques ». Et si ce mot pouvait avoir encore un sens utile, générateur de solutions thérapeutiques ?
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De nombreux outils dérivés de l’hypnose existent pour aider les entraîneurs et les coachs sportifs. Fin connaisseur, Guy Missoum les présente d’une manière systématisée qui facilite leur mise en oeuvre. Milton Erickson se positionnait volontiers comme supporter de ses patients !
Détours de transe : l'apport d'Henri Wallon. Renato Saiu
Il n’est pas sûr qu’Erickson ait lu Henri Wallon, et encore moins qu’il ait entendu parler de la théorie du détour. C’est pour cela que la réflexion de jeunes auteurs comme Renato Saiu peut contribuer à enrichir aujourd’hui notre compréhension théorique des processus hypnotiques. L’utilisation de l’hypnose est ancienne. Pourtant sa définition reste floue.
Attentions à nos attentions. Dr Thierry Servillat
Yves Citton est professeur de littérature à l’Université de Grenoble. Son livre est pourtant transdisciplinaire, et porte sur un sujet qui nous intéresse tous : l’attention.
Nous n’avons pas toujours beaucoup appris lors de nos études sur un sujet pourtant capital. Ce n’est pas illogique car c’est surtout depuis une dizaine d’années que les connaissances à ce propos ont été abondamment renouvelées.
L’hypnose dans tous ses états. Antoine Bioy
Au chapitre de la validation des effets de l’hypnose, Tan et al. confirment chez des patients dorsalgiques l’intérêt de l’autohypnose (2 sessions d’apprentissage, un support audio d’entraînement chez soi). Ils dressent même une équivalence : 2 sessions d’autohypnose = 8 sessions d’hypnose. Les effets sont toujours présents à six mois. Attention cependant, en pratique clinique, que ce qui soit proposé au patient fasse l’objet d’une vraie réflexion sur les options thérapeutiques, car la clef de prises en soins restent évidemment dans cette adéquation.
Créer la bande-son de sa vie pour améliorer sa résilience. Dr Isabelle Stimec
Survivre à un traumatisme, de quelque nature qu’il soit, nécessite d’activer ses mécanismes de résilience interne. Parfois il n’est pas possible de dépasser ce traumatisme, soit par l’ampleur des dommages psychiques produits, soit par l’impossibilité d’activer ces mécanismes internes. Comment, en tant que thérapeute, pouvons-nous aider nos patients à réactiver leurs ressources et leur résilience interne ?
Humeur : Propos d’un Auvergnat. Régis Dumas
« Ce qui fait l’intérêt de l’Auvergne, c’est qu’elle est remplie d’Auvergnats », disait Alexandre Vialatte. « Auteur notoirement méconnu », comme il aimait à se qualifier. Cette Auvergne, un secret plutôt qu’une province, produit des fromages, des volcans et accessoirement des présidents de la République.» « La montagne nous donne des leçons de silence et l’horizon, au loin, des leçons d’éternité. » « L’immense espace dit la solennité, jamais l’emphase. »
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

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