Hypnose Ericksonienne

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Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Marseille
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Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA

jeudi 19 avril 2018 - 16:53
MARIE-LAURE MOUEZA Infirmière au pôle de Gérontologie du CHU de Bordeaux, en poste à l’équipe mobile de Gériatrie aux urgences de l’hôpital de Saint-André. Diplôme universitaire Douleur et Hypnose médicale clinique et thérapeutique. Spécialisée dans l’accompagnement des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées. La maladie d’Alzheimer
est la cause la plus courante de démence et serait à l’origine de 60-70 % des cas (OMS, mars 2015). Selon l’Insee, en 2020 il y aura 1,2 million malades Alzheimer. En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. J’ai pensé que cet outil me permettrait d’entrer en contact plus facilement, d’apaiser des troubles du comportement que nous rencontrons souvent aux urgences.

Cette démence n’est pas seulement un déclin des fonctions intellectuelles, elle retentit progressivement sur le comportement et la relation du sujet au monde et à l’autre. Des troubles psychologiques et comportementaux existent à toutes les étapes de la maladie. La perte de sens et l’anxiété de la personne démente accentuent ces troubles du comportement.

L’hypnose est-elle compatible avec cette singularité de la démence ? L’hypnose est aussi un mode de communication qui permet de prendre en charge une personne en tenant compte de ce qu’elle est et non pas seulement de ce qu’elle a.
Voilà une approche inhabituelle pour les soignants qui ont été formés à prendre en charge les patients dans leur globalité, certes, mais en s’attachant d’abord aux symptômes et aux pathologies présents. Avec l’hypnose la prise en charge va s’adapter et se personnaliser à la pathologie, à l’être malade et à son contexte de vie.

Il faut évoquer les méthodes utilisées auprès des personnes âgées démentes dans les institutions organisées sous forme d’ateliers : cuisine, esthétique, lecture, chant, expression corporelle, arômes et odeurs. On trouve aussi des thérapies non médicamenteuses comme la validation et la réminiscence.
Notons que ces prises en charge demandent du matériel et un espace dédié. Il n’est donc pas envisageable d’appliquer ces méthodes en n’importe quel lieu. Un soignant d’un service hospitalier comme celui des urgences ne peut s’en saisir.

Mon constat est le suivant : ces prises en charge non médicamenteuses font appel, pour la plupart, aux sens : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Odorat, Gustatif. L’hypnose s’inscrit parfaitement dans cette stimulation des sens, le VAKOG.
Notons aussi que les techniques de validation et de réminiscence sont utilisées dans l’hypnose.

Bien que le taux d’hypnotisabilité reste très bas chez la personne âgée, on constate des résultats thérapeutiques tout à fait satisfaisants. Une étude pilote menée par deux scientifiques de l’université de Liverpool en 2007, suggère que des séances hebdomadaires d’hypnose améliorent nettement la qualité de vie des personnes atteintes de démence. Les séances d’hypnose réduisent l’anxiété et la dépression, ces états émotionnels qui généralement sont prégnants dans la démence et qui en outre recrutent des processus cognitifs. Avec un accompagnement par l’hypnose, ces ressources sont libérées et disponibles pour d’autres tâches. Sans cet accompagnement elles auraient été utilisées par l’anxiété et la dépression. Bien entendu, ces ressources restent limitées par les causes biologiques de la démence. Cependant, nous pouvons affirmer que d’une part il est possible de faire de l’hypnose avec une personne âgée, et d’autre part qu’elle en tire un bénéfice.


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Florent Hamon, Hypnose et anesthésie, Revue Hypnose et Thérapies Brèves

mercredi 28 mars 2018 - 16:33
Interview de Florent Hamon qui nous parle de son article "Hypnose et anesthésie", paru dans la dernier Hors-Série de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves, "De la douleur à la douceur". Florent Hamon, Infirmier anesthésiste, est membre de l'équipe de formation du Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris (CHTIP), et chargé d'enseignement au sein d'hôpitaux à Paris en hypnose médicale.
Ses formations: DU Hypnose et anesthésie Paris XI, AFNH, CHTIP.

Florent Hamon: "On m'a proposé de contribuer à ce hors-série. J'ai profité de mon expérience chez les grands brûlés pour partager mes premiers pas en hypnose.

Dans une première partie j'expose comment on organise une séance d'hypnose en anesthésie, avec des détails pratiques et techniques".

Florent HAMON consulte en hypnose médicale à Paris dans le 11ème www.hypnoseparis.fr

Hypnothérapeute, praticien EMDR-IMO, thérapies brèves orientées solution.


Formateur au CHTIP pour la Master Class Hypnose et Douleur

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Marseille: Formation en Hypnose & Thérapies Brèves Intégratives - Méditérranée - PACA

mardi 27 mars 2018 - 13:13
Institut Hypnotim, institut de Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives sur Marseille et région PACA, vient de renaître.

Au départ, cet institut est né de la réunion de compétences de 2 psychologues hypnothérapeutes


- Laurence ADJADJ, Psychologue, hypnothérapeute, Directrice d'Hypnotim, formée à Emergences Rennes, et au CHTIP (Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris), Praticienne EMDR-IMO.

Conférencière au sein des instituts de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves




- Sophie COHEN, Psychologue, hypnothérapeute, Ancienne Responsable pédagogique d’Hypnotim devenue rédactrice en chef de la revue Hypnose et Thérapies Brèves.











www.formation-hypnose-marseille.info


Depuis 2017, une restructuration de toute l'équipe pédagogique s'est imposée...

C'est ainsi que l'Equipe s'est renforcée avec:



- Théo CHAUMEIL, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute.

Praticien EMDR-IMO

Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP en hypnoanalgésie, Conférencier.

Formateur au CHTIP à Paris et à Hypnotim


- Laurent GROSS, Psychothérapeute, Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Formateur et Superviseur en EMDR-IMO, conférencier au sein des Instituts de la CFHTB, Président du CHTIP à Paris.

Conseiller pédagogique pour Hypnotim. Enseignant au sein des hôpitaux de l'AP-HP.

Il a été le premier en France à croire en notre projet, et nous assure toujours de sa présence bienveillante et de sa bonne humeur afin de toujours mieux conseiller l'institut

- Dr Isabelle BOUILLEVAUX, Médecin généraliste, formatrice et conférencière, praticien hospitalier à l’URASSM (Unité régionale d’accueil pour les sourds et malentendants), elle est bilingue en langue des signes française et travaille avec des sourds depuis plusieurs années, elle a su adapter la technique hypnotique à cette langue et cette population, sujet sur lequel elle a communiqué plusieurs fois à des congrès nationaux et internationaux.

Formatrice à l'Institut Uthyl de Nancy, au CHTIP à Paris et à Hypnotim

- Sophie TOURNOUËR, Psychologue Clinicienne, Hypnothérapeute, Thérapeute Familiale et de Couple, pratique et enseigne les Thérapies Brèves Orientées solutions, les Thérapies Narratives, les Thérapies de Couple et l'EMDR-IMO.

Formatrice au CHTIP à Paris et à Hypnotim

www.formation-hypnose-marseille.info


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L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis

jeudi 22 mars 2018 - 17:27
Dr Pascal Vesproumis Spécialiste en médecine générale, addictologue, hypnothérapeute. Médecin-chef de l’Unité sanitaire médicale pénitentiaire de Saint-Brieuc. Consultant au CMPEA (Centre médico-psychologique des enfants et adolescents de Saint-Brieuc). Membre conférencier de l’AFEHM. Membre de la Société française d’addictologie. Membre de la Confédération bretonne de tabacologie. La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques A propos d’hypnose et de réduction des risques...
Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
En effet, chacun d’entre nous peut s’engager dans une démarche pour se libérer de conduites addictives quand il le décide, en mobilisant ses propres ressources et en se faisant accompagner par une équipe médico-sociale spécialisée. Ma pratique médicale dans le milieu carcéral m’a effectivement conduit à reconsidérer le contexte favorable ou non à la réalisation d’un sevrage ou sur la mise en œuvre d’une politique effective de réduction des risques dans les addictions.

Face à l’incarcération qui caractérise l’isolement et la mise sous surveillance d’un homme ou d’une femme sur décision de justice, certains patients choisissent de s’éloigner de la substance dont ils sont devenus dépendants, témoignant ainsi d’un désir profond de recouvrir l’autonomie de penser et de faire.

La mise à disposition de traitement de substitution aux opiacés (TSO) ou traitement des addictions aux opiacés (TAO) offre un moyen de mettre en place un sevrage cliniquement et psychologiquement mieux supporté.
Cependant, malgré une diminution progressive de posologie, l’arrêt du traitement de substitution peut s’accompagner d’une résurgence de douleurs et surtout d’angoisse liée à la peur du manque.

Différentes publications plaident pour la plus grande vigilance quant au sevrage réalisé avant la sortie des établissements pénitentiaires. En effet, les risques de reconsommation et d’overdose sont extrêmement importants dans les jours qui suivent la sortie de prison.
Ce préambule reflète toute la complexité d’une démarche médicale qui semble de prime abord salutaire, visant à éloigner les patients en détention d’une dépendance qui les prive de leur liberté de penser.

Mais le taux croissant d’overdose en milieu libre nous conduit à conforter le souhait du patient en détention vers une prise en charge des addictions, tout en adoptant une démarche suffisamment critique. Elle s’appuie sur l’analyse rigoureuse des différents risques de manque ou d’exposition « aux produits » (politique du moindre risque), pour apprécier le moment le plus opportun du sevrage.

A propos d’hypnose... Face à la complexité de cette situation, l’hypnose m’apparaît comme un outil à disposition du patient et de l’équipe médicale. Elle offre au patient un espace d’apaisement, de respect, de bienveillance qui fluidifie les pensées et le protège de l’envahissement par les émotions les plus négatives. Elle autorise le rétablissement de liens efficients.

Qu’il s’agisse d’un patient entré dans l’établissement avec la nécessité absolue d’accompagner un sevrage à l’alcool, ou d’un patient qui souhaite la mise en route d’une substitution en relais d’une toxicomanie, ou enfin d’un patient qui a décidé d’arrêter son traitement des addictions aux opiacés, l’hypnose va être un recours utilisable immédiatement en complément d’une prise en charge plus globale des addictions.

Lors du congrès organisé par Eric Bardot et l’Institut Mimethys à Saint-Brevin-les-Pins en mai 2016, j’ai eu le plaisir de présenter quelques situations concrètes d’aide au sevrage par l’hypnose.

La vie en milieu carcéral illustre pleinement la thématique du vide du désir et des addictions. Dans ma pratique quotidienne l’hypnose face au vide temporel de la prison offre une place à la conscience, sans nous obliger à penser. L’hypnose permet de survoler le désert sémantique des mots. En effet, le vocabulaire restreint, rend l’expression des maux difficile.
Le groupe de parole que j’anime, consacré à la réduction des risques, permet de faire circuler la parole et de lui redonner du signifiant. Mais la souffrance et l’isolement de certains patients rendent l’accès au sens des mots et aux maux de l’autre difficile et trop intrusif.


Les mots des patients... les maux des détenus 
Le vide... l’héroïne creuse un trou...
Ce trou est creusé par le cercle des consommateurs d’héroïne.
Le désir... il est toujours présent mais il manque de force.  
L’addiction... ça me rappelle le plaisir à fond de l’héroïne 
... je pense toujours à prendre quelque chose dans ma tête 
... c’est difficile en cas d’inactivité et pour dormir 
... j’ai toujours besoin de diazépam.

A propos d’alcool...
Lorsque vous buviez de l’alcool toute la journée, quel rapport entretenez-vous avec le vide ?
- je cherchais à le remplir
- et moi je cherchais à l’oublier.

A propos des « produits », des Traitements de substitution aux opiacés (TSO), de la prison, de l’hypnose...
... l’hypnose ça permet de s’évader
... les TSO permettent d’écarter les murs de la prison
... mon traitement n’est qu’un adjectif : il n’est pas qualificatif 
... ce n’est qu’un passage qui commence à être long 
... quoi qu’on ait fait, on doit aider les gens... j’ai perdu la confiance de beaucoup de monde 
... j’aimerais reboire une bière comme avant d’être alcoolique 
... moi j’ai repris de la confiance en moi
... c’est insupportable... ça rend la pensée insupportable
... je ne peux plus me retrouver le premier plaisir.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.

Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
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En automne. L'Edito de Sophie Cohen

jeudi 22 mars 2018 - 17:26
Chères lectrices et chers lecteurs,

C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible !

Ici dans ce numéro, vous pourrez découvrir que tout ou presque est là : conférences, invitations, flâneries… Toujours sensibles à vos remarques, encouragements, propositions et félicitations, nous apprécions de vous lire. Nombre d’entre vous nous disent être sensibles à la qualité éditoriale due à l’ensemble de nos auteurs et également aux artistes qui nous font le plaisir d’être exposés dans la « galerie » de notre revue « Hypnose & Thérapies Brèves ». La Revue reçoit d’ailleurs de plus en plus de propositions d’artistes !

Au programme de ce numéro, nous accueillons quatre articles. Nous ouvrons avec Dominique Megglé qui nous dit comment on devient thérapeute, tout un programme en soit ! Dans son article, Mady Faucoup Gatineau développe une forme de thérapie où le corps prend toute sa place. L’hypnose, une thérapie corporelle ? Certainement, nous écrit Mady. Pascal Vesproumis témoigne de la façon dont l’hypnose s’inscrit dans le domaine très particulier de la prison. Nous terminons la partie « articles » de ce numéro 47 avec une note de Sylvie Le Pelletier. Sylvie nous invite à découvrir ce que François Roustang entend par le monde des correspondances. Ces articles si différents les uns des autres viendront, j’en suis sûre, vous donner des idées dans vos champs de pratique respectifs. Je tiens à remercier particulièrement l’ensemble des auteurs de leur sens du partage.

C’est Francine Zonens-Hirszowski qui dirige le dossier consacré à une thématique où nombre d’entre nous accompagnent des patients : la Douleur. Francine a permis à six auteurs de s’exprimer sur un thème qui leur est cher : la douleur dans la littérature… et sur leur manière de faire dans des secteurs aussi variés que l’urgence, la réadaptation, les douleurs neuropathiques et les chutes.

Nous retrouvons bien sûr nos rubriques et leurs auteurs. Ils suscitent toujours notre curiosité en partageant leurs passions. Cette fois-ci, la rubrique « Les champs du possible » accueille un philosophe : Christian Godin. Il nous parle de l’éthique dans le monde de l’hypnose. Des surprises vous attendent avec « Quiproquo ». Dina Roberts, dans la rubrique « Pas de côté », nous invite à nous intéresser davantage à la voix, notre voix de thérapeute. Gérard Fitoussi dans la rubrique « Les Grands Entretiens » nous permet de mieux connaître Teresa Robles. Et encore beaucoup de livres dans notre actualité au sein de la rubrique « Livres en bouche ».

Notre artiste peintre Jean-Paul Privet est également thérapeute. Ses peintures nous permettent de nous transporter vers un « ailleurs ». Lumières, couleurs et espaces sont particulièrement présents dans les toiles de Jean-Paul Privet. Je vous laisse découvrir et apprécier ses œuvres et sa façon très hypnotique, me semble-t-il, de procéder.

A propos : avez-vous déjà réservé la date du 3 décembre ? C’est en effet ce jour-là au FIAP qu’aura lieu la première conférence annuelle de la Revue. Autour de la « Relation thérapeutique », thématique au cœur de nos pratiques de soins, vous rencontrerez auteurs et conférenciers.

Je vous souhaite une belle et copieuse lecture ! De savourer encore et encore chaque numéro, de l’accueillir comme un ami que l’on a plaisir à retrouver.

Pour réparer un oubli : dans le précédent numéro, j’ai omis de préciser que l’article de Carlos Manuel P. Castro, intitulé « La maison du Moi », avait été traduit du portugais à l’espagnol par Teresa Robles, et de l’espagnol au français par Nathalie Schlatter-Milon. Qu’elles soient toutes les deux vivement remerciées de leurs contributions fidèles et toujours remarquables à notre Revue.



En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 
Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.
Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 

"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 

Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon

jeudi 22 mars 2018 - 17:26
Docteur en psychologie de l’Université libre de Bruxelles, 25 ans d’expérience en hôpital universitaire. Quelque 70 articles scientifiques dans le domaine de la mémoire, des traumatismes crâniens, de la neuropsychologie en général, de la douleur et de la migraine, ainsi que des chapitres d’ouvrages dans ces domaines. Auteure de : La douleur rebelle (Desclée de Brouwer, 1992), Vaincre la migraine : Médicaments, relaxation, hypnose (Desclée de Brouwer, 1996), Guide du douloureux chronique : J’ai mal et je vais bien, avec Jocelyne Paderi (Desclée de Brouwer, 2010), Alexis a la migraine, avec Jocelyne Paderi (Georg éditeur, Médecine et Hygiène, Chêne-Bourg, Suisse, 2011). « La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé.
En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti.

Souffrir mille morts, le dépeindre et s’en évader...

Ravagé par la syphilis et ses douleurs incoercibles, l’aimable Alphonse Daudet, qui charma des générations d’écoliers, a décrit sa torture dans cet atroce petit livre : La Doulou. En voici quelques extraits. « Il Crociato. Oui, c’était cela cette nuit. Le supplice de la Croix, torsion des mains, des pieds, des genoux, les nerfs tendus à éclater. Et la corde rude sanglant le torse, et les coups de lance dans les côtes… Quelquefois, sous le pied, une coupure fine, fine, un cheveu. Ou bien des coups de canif sous l’ongle de l’orteil. Le supplice des brodequins de bois aux chevilles. Des dents de rats très aiguës grignotent les doigts de pied… Dans ma pauvre carcasse creusée, vidée par l’anémie, la douleur retentit comme la voix dans un logis sans meubles ou tentures. Des jours, de longs jours où il n’y a plus rien de vivant en moi que le souffrir. Je suis crevé, crevé. La nuit, je suis obligé de marcher sur mon cul. L’homme orchestre de la douleur, c’est moi. »

« Il reste silencieux quand il souffre trop, écrit son ami Edmond de Goncourt, qui poursuit, décrivant l’une de ses visites. Au bout de quelques minutes, il se penche vers moi et les yeux brillants, il sort de lui et répand au-dehors, dans une sorte d’exaltation enthousiaste, toute son absorption concentrée de lecteur, depuis des semaines qu’il ne travaille plus, son absorption dans les voyages de l’Afrique. Et le fiévreux imaginateur qu’il est me détaille, comme dans la confidence d’une hallucination, cette lutte de tous les instants avec les flèches empoisonnées, avec les fièvres qui tuent en quarante-huit heures, avec l’horrible faim… Et il chante sur un ton épique l’énergie, la vaillance de Stanley, qu’il nomme le conquérant nouveau, le Napoléon touriste… »
Comme praticiens, nous percevons comment Daudet, grâce à la lecture, à l’exaltation qu’elle lui procure et à cette capacité de voyager par l’esprit, arrive à se décentrer et à échapper, fût-ce momentanément, à l’atroce douleur qui le tourmente.

Frida Kahlo est l’archétype de la femme suppliciée depuis l’enfance. A 6 ans, la poliomyélite la laisse infirme de la jambe gauche, jambe atrophiée, source de douleur durant toute sa vie. Se moquant d’elle, les enfants lui crient : « Frida, jambe de bois ! » La souffrance d’être différente et repoussée est la véritable formation de Frida, écrit Le Clézio dans son livre Diego et Frida. Elle vit dans un monde de fantaisie et de rêves, où elle trouve une compensation, en faisant apparaître à volonté, sur la fenêtre de sa chambre, une autre Frida, son double, sa sœur. « Sur la buée des vitres, avec un doigt, je dessinais une porte, écrit-elle dans son journal, et par cette porte, je m’échappais par l’imagination avec une grande joie et un sentiment de hâte. J’allais jusqu’à une laiterie appelée Pinzon. Je traversais le O de Pinzon et de là, je descendais vers le centre de la terre où mon amie imaginaire m’attendait toujours. Je ne me souviens plus de son visage, ni de la couleur de ses cheveux. Mais je sais qu’elle était gaie, qu’elle riait beaucoup. Sans bruit. Elle était agile et elle dansait comme si elle ne pesait rien. Je l’accompagnais dans sa danse et en même temps, je lui racontais tous mes secrets. »
A 18 ans, nouvelle tragédie. Frida subit un effroyable accident dans une collision de bus, dont une rampe la traverse, brisant sa colonne, le col du fémur, les côtes, la jambe gauche, le pied droit. Le ventre et le vagin sont transpercés.
Bien que brisée, elle survivra. Clouée au lit, elle décide de peindre. A sa mère, elle écrit : « Je ne suis pas morte et de plus, j’ai une raison de vivre. Cette raison, c’est la peinture. » Aujourd’hui dure toujours, écrit-elle cependant à sa sœur. Malgré le corset, les béquilles ou la canne et la douleur, elle se bat pour vivre, lit, écrit, pratique l’autodérision, se passionne pour la révolution russe et le communisme et débute une vie amoureuse tourmentée avec un ogre, le peintre Diego Rivera.
Frida n’arrêtera jamais de souffrir et c’est la peinture qui transcendera tous les désastres de sa vie et qui exprimera son supplice perpétuel.
De Frida Kahlo, dont l’œuvre magistrale nous émeut toujours, le thérapeute se doit de souligner l’extraordinaire acharnement à s’arracher, par l’imaginaire, l’art, l’écriture et l’engagement, à la condition de victime et même de martyre de la féroce douleur et du handicap définitif.

Mépriser ou ignorer la douleur
Au Ier siècle de notre ère, le stoïcien Epictète, esclave d’Epaphrodite, un ancien affranchi de Néron dont il avait la cruauté, fut la victime de ce maître sadique. Celui-ci lui avait emprisonné le pied dans un brodequin de torture, probablement pour le faire crier et l’amener ainsi à se départir de son impassibilité.
« Tu vas me casser la jambe », l’avertit Epictète. Epaphrodite continua néanmoins jusqu’à ce que le drame se produisit. « Je t’avais prévenu, se contenta de constater Epictète, tu viens de me casser la jambe. » Il résuma sa sagesse par ces mots : « Abstiens-toi et supporte », écrit Jean Brun dans son ouvrage sur le stoïcisme.
Supporter, sans ne se plaindre ni céder, les aléas de la vie, l’ignoble injustice, la douleur et la souffrance, envers et contre tout. Comme cette position ferme et inébranlable nous est étrangère, comme elle nous questionne si l’on prend la peine de s’y pencher.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 

Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 

Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
[L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis]url:
https://www.hypnose-ericksonienne.org/L-hypnose-en-prison-Dr-Pascal-Vesproumis_a921.html
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 

Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès. 

L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.
Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.

Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 
Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 

Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 
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Programme du Symposium du 24 mars 2018 "La rencontre, aux racines de l’hypnose"

mercredi 21 mars 2018 - 19:07
Faculté de Médecine Université Paris Diderot, site Villemin, 10 avenue de Verdun 75010 Paris, M° Gare de l’Est. 8 :30 Accueil
Distribution des attestations
09 :00 Propos introductif et de bienvenue

09 :15 – 1ère session de conférence
La rencontre, un apprentissage ?, Christine GUILLOUX (psychologue)
A la rencontre de la rencontre, Dr Christian MARTENS (médecin allergologue)
1, 2, 3 ! Soleil !, Dr Patrick BELLET (médecin généraliste, ancien président CFHTB)
L’hypnose de spectacle, Dr Gérard FITOUSSI (médecin généraliste)
Le « petit théâtre de l’hypnose », pour quelle partition ?, Pr Antoine BIOY (psychologue, Professeur à l’Université Paris VIII)

10 :45 Pause

11 :15 – 2ème session de conférence
L'acte d'exister : Imagination et perceptions créatrices en hypnose,
Dr Sylvie LE PELLETIER – BEAUFOND (médecin psychothérapeute)
Rencontre au bloc opératoire, Dr Marc GALY (médecin anesthésiste)
L’hypnose en systémie, Stéphane RADOYKOV (interne en psychiatrie)
Éloge de la retenue, Dr Charles JOUSSELLIN (médecin soins palliatifs, philosophe)

12 :45 Déjeuner


Après-midi : 2 séries de 3 ateliers de 90 mn


14 :00 à 15 :30 1ère série d’atelier

Sexualité, intimité et rencontre thérapeutique, Joëlle MIGNOT (psychologue sexologue)
La main et l'hypnose, Judith HERZ (ostéopathe)
Hypnose musicale et énergétique : Aux origines de l’hypnose,
Dr Stéphane OTTIN-PECCHIO (médecin rhumatologue)


15 :30 à 16 :00 Pause

16 :00 à 17 :30 2ème série d’atelier

La douleur persistante : l'évaluation psychosociale au service de l'intervention hypnotique, Théo CHAUMEIL (kinésithérapeute)
Ta propre manière d'entrer en transe, Dr Thierry SERVILLAT (médecin psychiatre, ancien président CFHTB)
Expérience de sortie de corps et l’hypnose : comment et pourquoi ?,
Dr Véronique WAISBLAT (médecin anesthésiste)


17 :30 : Plénière conclusive avec la participation de Gisela DREYER, psychologue (Allemagne)
Bulletin d'inscription
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Formation Hypnose & Douleur à Paris

vendredi 19 janvier 2018 - 14:36
4 jours exceptionnels de formation sur l'hypnose et la douleur, avec 5 grands praticiens hospitaliers et cliniciens Formation Réservée aux professionnels de santé déjà formés à l'hypnose dans un institut membre de la CFHTB, à l'IFH ou au CHTIP.

Le CHTIP a réuni sur 4 jours, 5 praticiens et formateurs nationaux expérimentés, 5 styles différents, 5 aspects fondamentaux de la pratique de l'hypnose pour le soulagement de la douleur, réunis autour du Dr Philippe Aïm et de Laurent Gross responsables du CHTIP.

En 2016, Le Dr Guillaume Belouriez et Sophie Cohen avaient animé deux des quatre journées.

Les intervenants de la session du 9 au 12 avril 2018 :

Florent HAMON, Infirmier anesthésiste, présentera des techniques de base pour développer l’analgésie, l'hypnoanalgésie, des exercices et fera part de son expérience chez les brûlés.

Mariline MORCILLO, Infirmière, nous fera part de son travail en hypnose dans les troubles fonctionnels intestinaux, notamment le syndrome du colon irritable.

Nazmiye GULER, médecin urgentiste nous parlera de "l'Hypnose tout terrain" : Comment soulager les patients en réalisant des séances d'hypnose quelque soit l'environnement ou le niveau sonore aussi bien aux services d'accueil des urgences, dans l'ambulance en SMUR ou bien au téléphone au centre 15.

Dr Catherine WOLFF, Médecin Algologue, Consultations douleurs chroniques à Nantes.
Formatrice à l'Institut UTHyL de Nancy et à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé-Nantes


Dr Chantal WOOD, Pédiatre-Anesthésiste et Médecin responsable du Centre de Prise en Charge de la Douleur Chronique - Service de Rhumatologie de Limoges

Ces 4 journées de formation seront co-animées par Philippe AÏM et Laurent GROSS

Plus d'informations sur le site du CHTIP, en cliquant ici formation-hypnose.com/
https://www.hypnose-ericksonienne.org/video/ Le Dr Chantal Wood est interviewée par le Dr Philippe Aïm lors du Congrès Mondial d'Hypnose de Paris 2015. Le Dr Chantal Wood est Pédiatre-Anesthésiste et Médecin responsable du Centre de Prise en Charge de la Douleur Chronique - Service de Rhumatologie de Limoges. Elle donne notamment des formations en hypnose au Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.

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Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié

jeudi 11 janvier 2018 - 16:48
Anne-Sophie Bounié Infirmière à l’Institut Curie. Formée à l’Institut Français d’Hypnose (2011-2013). Référente hypnose thérapeuthique. Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie.

Cette intrusion représente une réelle rupture biographique lors de laquelle le patient est confronté à sa finitude. Ici encore, les expressions du patient traduisent l’angoisse, l’incertitude et la perception de perte de contrôle générées par ce sentiment de finitude. L’hypnose permet de réintroduire du mouvement et du contrôle dans une situation qui semble figée et incertaine, au bénéfice de la qualité de vie du patient.

« Allô ! Anne-Sophie ? Est-ce que tu pourrais aller voir Mme F., elle est vraiment très nauséeuse et commence à vomir dès qu’elle rentre chez elle. Le médecin a rajouté des antiémétiques et un anxiolytique avant sa cure parce qu’il la trouve très angoissée. Mais ça ne change rien. Je lui ai parlé de l’hypnose et elle serait d’accord pour essayer. »

Je suis infirmière référente en hypnose thérapeutique dans l’Ensemble hospitalier. Mes collègues de l’HDJ chimio m’appellent souvent pour aider des patients qui souffrent de nausées et de vomissements ou qui expriment une forte anxiété. Le piège de telles sollicitations est qu’elles agissent comme des suggestions tant sur l’hypnopraticien que sur le patient. On risque d’emmener le patient sur une piste de travail qui n’est pas la sienne. Rester à l’écoute des mots du patient permet d’éviter cet écueil. Je me souviens ainsi de cette patiente, Mme F., qui souffrait de nausées et de vomissements et voulait s’en débarrasser grâce à l’hypnose. M’avait-on dit...

« Le problème c’est la solution. » Lorsque j’arrive en salle, cette patiente détaille en une longue plainte ses symptômes qui commencent la veille de la cure de chimiothérapie et se poursuivent jusqu’au quatrième jour. Elle ne peut plus s’alimenter, ne bouge pas de son lit et ne parvient pas à se concentrer sur des activités qui lui plaisent pourtant, comme la lecture. Elle se fixe comme objectif la suppression de ces deux symptômes. Les deux premières séances d’hypnose montrent un bénéfice mais qui ne dure que le temps de la séance. Ce qui m’étonne, c’est que bien qu’affirmant être très motivée, Mme F. ne pratique pas à la maison. Je m’interroge et puis, lors de notre troisième rencontre, je me souviens subitement qu’elle a employé la toute première fois un mot qui m’a fait sourire. Elle n’a pas dit « je vomis » mais « je rends ». Ma grand-mère paternelle, qui avait le sens de l’euphémisme, utilisait elle aussi cette expression et comme la patiente a l’âge d’être ma grand-mère, je ne m’y suis d'abord pas arrêtée. En me parlant de sa chimiothérapie, Mme F. a ajouté : « De toute façon, je n’ai pas le choix ; mais je ne supporte plus ce produit qui passe dans mes veines ; je sais que c’est pour mon bien mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est aussi un poison. »

Or que fait le corps automatiquement pour se débarrasser d’une substance toxique ? Il déclenche le réflexe de nausées et des vomissements pour l’expulser. Bien entendu, les produits injectés étaient réellement émétisants. Mais la représentation que Mme F. avait de sa chimiothérapie (un poison) et sa relation à celle-ci (soumission) ne contribuait-elle pas à en renforcer les effets secondaires ? Paul Watzlawick, l’un des fondateurs de l’école de Palo Alto, affirme que « le problème, c’est la solution ». Dans cette logique, les expressions et les images employées par la patiente pouvaient matérialiser sa tentative de solution : ne pas garder ce poison mais le rendre. On peut ainsi comprendre que travailler à supprimer ce symptôme, somme toute vital pour elle, était voué à l’échec. Mme F. a d’elle-même évoqué d’autres stratégies, comme renforcer l’énergie du corps et ses capacités de protection, ce qui lui a permis de contrôler et traiter différemment le passage de la chimiothérapie. Après deux séances, les vomissements ont cessé. Les nausées ont diminué en intensité et fréquence et sont passées en arrière-plan. La patiente a réinvesti des activités mises de côté, notamment profiter de la visite hebdomadaire de ses petits-enfants qui tombait pourtant le dimanche, soit la veille des chimiothérapies.

Cet exemple illustre l’une des premières grandes leçons que j’ai apprises grâce à l’hypnose : il est utile de questionner ce qui a priori va de soi. C’est en entendant ses mots que j’ai compris que vomir avait des bénéfices inconscients pour Mme F. et que la bonne stratégie consistait à trouver une façon de garder les effets positifs du produit tout en trouvant une façon plus acceptable de se débarrasser de ses mauvais côtés. Cette stratégie lui permettait indirectement de retrouver du contrôle sur une situation à laquelle elle se sentait soumise.

J’ai ainsi repéré des expressions qui reviennent souvent dans la bouche des patients. Comme : « ça m’a coupé les pattes, je n’arrive plus à avancer », en décrivant le choc de l’annonce, ou encore « je n’ai pas le choix » face aux effets secondaires des traitements anticancéreux, ou encore « j’ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête » en évoquant la crainte de la récidive. Avant ma formation en hypnose, je me sentais souvent démunie face à ces propos. Depuis, je les écoute différemment. Ils fournissent des indications précieuses sur les représentations du patient et sur les stratégies dont il dispose pour s’ajuster à cette nouvelle situation.


Le carnet de bord : un outil pour provoquer le changement ?
Où le patient-capitaine note ses étapes, les changements. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de vous munir d’un petit carnet, que vous devrez garder sur vous en permanence, où que vous soyez. A chaque fois que votre problème commencera à se manifester, vous sortirez immédiatement votre carnet et vous noterez tout ce qui se passe, en suivant scrupuleusement les instructions qui y figurent, dans les moindres détails.
Soin de la dépression. La Maison du MOI. Carlos Manuel P. Castro 
L’auteur présente son travail avec les personnes déprimées et la façon dont il combine des tâches de différentes natures : reprise de contacts sociaux, du mouvement, ouverture aux parfums. Il partage ici le script qu’il utilise souvent dans la phase initiale de son travail avec les personnes déprimées. 

Hypnose: Au service de nos grands aînés. Dr Marie Floccia et Fabienne Bidalon
Partir au bal ? Pourquoi pas ? L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques.

Une Note. Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier 
Une Note, c’est ainsi que ce billet sera nommé. Une note, comme une note de musique ; la musique, essentielle à François Roustang, porte les silences et les mesures, les harmonies et les dysharmonies, telle, aime-t-il à citer après d’autres, la « musique des astres ».  L’harmonie avant toutes choses. En effet, c’est ici la première note qui ouvre au travail de François Roustang. 
En cancérologie. Dr Lauriane Bordenave
Cancérologie, Oncologie : je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Dans Cancer, on entend Hippocrate qui compare la maladie à une bête rampante comme le crabe ou le chancre. Dans Oncologie, on entend quelque chose d’un peu plus neutre, d’un peu moins maléfique, la science des tumeurs. Dans l’un comme dans l’autre, se dessine quelque chose d’innommable qui grossit dans le corps et met la vie en danger de manière indicible.
Une journée particulière où le quotidien d'une psychologue clinicienne, hypnothérapeute d'un Centre de lutte contre le cancer..
9 heures : entrée dans...

Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié
Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie. 
Cancer, stress et hypnothérapie. Dr Fabrice Lakdja
Comment vivre avec la vulnérabilité et la fragilité engendrées par l’épreuve du cancer ?  Darwin prétendait-il avec raison que les espèces qui survivront ne seront ni les plus fortes ni les plus intelligentes mais celles qui sauront s’adapter ? Le contexte de la maladie oncologique ne correspond-il pas à une situation particulière pour laquelle l’adaptation est nécessaire pour s’assurer la meilleure qualité de vie possible voire la survie ? 
Hypnose et anesthésie : « Dormez, je le veux ? ». Dr Aurore Marcou
Bouleversement des repères, séisme personnel, familial et social, le cancer est une épreuve de vie. Une épreuve qui nous fait percevoir notre vulnérabilité, notre finitude, de plein fouet. Comment pouvons-nous aider, nous, soignants de passage, sur un tel chemin ? Quelle légitimité avons-nous, nous qui sommes souvent naïfs de toute épreuve ? Comment prendre soin de l’autre dans son entier quand nous n’avons appris qu’à ausculter les corps ? 
Un abandon. Par Vanessa C., une patiente
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde.
« Prenez place ». Dr Stefano Colombo
Avec les chaleurs de l’été, je ne me le fais pas dire deux fois. Je n’ai même pas besoin d’y foncer, je suis déjà à l’entrée de mon marchand de glaces avec toute la patience nécessaire pour supporter avec sérénité la queue qui s’est formée devant son comptoir. Ses glaces sont excellentes, distribuées dans, sur et presqu’autour du cornet. Seule ma langue frémit d’impatience. 
Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier. 
L’entretien d’explicitation. Dr Dina Roberts
Comment améliorer l’étude de l’hypnose ? Il semble indispensable de développer des recherches qualitatives pour décrire la façon dont les patients vivent la séance d’hypnose. L’entretien d’explicitation pourrait être une aide pour recueillir le vécu subjectif des sujets. L’entretien d’explicitation est éclairant à la fois par ses outils pratiques et par la démarche même qui a guidé son élaboration.

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Patrick, quel a été ton parcours personnel avant que tu ne t’intéresses à l’hypnose ? 
Patrick Bellet : Mon intérêt pour l’hypnose remonte à l’âge de 12-13 ans lorsque, par hasard, j’ai découvert dans la revue Planète à la fois l’existence de l’acupuncture et de l’hypnose. Intéressé par les sciences naturelles en général, cette lecture m’orientera vers des études médicales qui elles-mêmes, d’évidence (!), prendront conjointement la forme de l’acupuncture et de l’hypnose. 
Livres en bouche. Dr Julien Betbèze
Yves Gros-Louis, psychologue canadien et Huron-Wendat, nous permet de découvrir le lien entre la sagesse des premiers Indiens d’Amérique et l’approche centrée solution. Chez ce psychologue spécialisé en toxicomanie, la découverte en 1994 de l’approche brève orientée vers les solutions fut un électrochoc. Les rencontres avec ses clients sont devenues très agréables et détendues.

La Corse sous Hypnose. Dr Marc Galy
Les 26 et 27 mai dernier, le 11e Colloque de L’AFEHM a eu lieu en Corse. Premier congrès consacré à l’hypnose dans l’Ile de Beauté. Pour cela, Jean-Marc Benhaeim avait choisi des thèmes centraux : la présence, l’expérience, le silence. Nous étions une centaine de soignants de spécialités et d’orientations diverses. Les temps d’échanges furent nombreux. 

Rééducation, douleur, anesthésie. Dr Adrian Chaboche et Dr Lauriane Bordenave
Associer l’hypnose, kinésithérapie et MEOPA (gaz utilisé pour obtenir une sédation légère, courte et sans perte de conscience) améliore significativement la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC, anciennement algoneurodystrophie) de la main et du poignet. 
Lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
Après un avis défavorable de l’ANDPC sur l’enseignement de l’hypnose aux infirmiers et un nouveau dénigrement de l’hypnose médicale dans un article du Quotidien du Médecin du 30 mai dernier, le Dr Frédérique Honoré, présidente de l’Institut Milton Erickson de Biarritz, a écrit une lettre ouverte à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Un abandon. Par Vanessa C., une patiente

jeudi 11 janvier 2018 - 16:47
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde. La seconde, primordiale voire prioritaire, est de se sentir en confiance absolue avec le/la thérapeute afin de pouvoir s’abandonner pleinement.

En toute confiance. En ce qui me concerne, ces deux conditions ont par chance été réunies. Je suis en effet réceptive à l’hypnose, et ma confiance envers le Docteur B. aura été immédiate et totale.

Les séances durant les traitements que j’ai dû subir contre mon cancer m’auront beaucoup aidée. A tel point que nous avons décidé d’un commun accord de poursuivre aujourd’hui encore ce travail ensemble, cet échange. Car oui, je crois qu’il s’agit bel et bien d’un réel échange qui m’apporte un réconfort, me projette dans une sorte de bulle de soulagement, indispensable pour me ressourcer dans le suivi de la maladie.

Etant toujours sous traitement par hormonothérapie, je subis au quotidien de nombreux effets secondaires tels que bouffées de chaleur, grande fatigue, insomnies, irritabilité. Une pratique régulière avec ma thérapeute et les bienfaits immédiats que me procure une séance d’hypnose avec elle m’apportent au quotidien un véritable lâcher prise, un plus grand contrôle de mes émotions, et une meilleure gestion de certains effets secondaires liés à mon traitement.
 


Le carnet de bord : un outil pour provoquer le changement ?
Où le patient-capitaine note ses étapes, les changements. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de vous munir d’un petit carnet, que vous devrez garder sur vous en permanence, où que vous soyez. A chaque fois que votre problème commencera à se manifester, vous sortirez immédiatement votre carnet et vous noterez tout ce qui se passe, en suivant scrupuleusement les instructions qui y figurent, dans les moindres détails.
Soin de la dépression. La Maison du MOI. Carlos Manuel P. Castro 
L’auteur présente son travail avec les personnes déprimées et la façon dont il combine des tâches de différentes natures : reprise de contacts sociaux, du mouvement, ouverture aux parfums. Il partage ici le script qu’il utilise souvent dans la phase initiale de son travail avec les personnes déprimées. 
Hypnose: Au service de nos grands aînés. Dr Marie Floccia et Fabienne Bidalon
Partir au bal ? Pourquoi pas ? L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques.
Une Note. Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier 
Une Note, c’est ainsi que ce billet sera nommé. Une note, comme une note de musique ; la musique, essentielle à François Roustang, porte les silences et les mesures, les harmonies et les dysharmonies, telle, aime-t-il à citer après d’autres, la « musique des astres ».  L’harmonie avant toutes choses. En effet, c’est ici la première note qui ouvre au travail de François Roustang. 
En cancérologie. Dr Lauriane Bordenave
Cancérologie, Oncologie : je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Dans Cancer, on entend Hippocrate qui compare la maladie à une bête rampante comme le crabe ou le chancre. Dans Oncologie, on entend quelque chose d’un peu plus neutre, d’un peu moins maléfique, la science des tumeurs. Dans l’un comme dans l’autre, se dessine quelque chose d’innommable qui grossit dans le corps et met la vie en danger de manière indicible.
Une journée particulière où le quotidien d'une psychologue clinicienne, hypnothérapeute d'un Centre de lutte contre le cancer..
9 heures : entrée dans...

Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié
Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie. 
Cancer, stress et hypnothérapie. Dr Fabrice Lakdja
Comment vivre avec la vulnérabilité et la fragilité engendrées par l’épreuve du cancer ?  Darwin prétendait-il avec raison que les espèces qui survivront ne seront ni les plus fortes ni les plus intelligentes mais celles qui sauront s’adapter ? Le contexte de la maladie oncologique ne correspond-il pas à une situation particulière pour laquelle l’adaptation est nécessaire pour s’assurer la meilleure qualité de vie possible voire la survie ? 
Hypnose et anesthésie : « Dormez, je le veux ? ». Dr Aurore Marcou
Bouleversement des repères, séisme personnel, familial et social, le cancer est une épreuve de vie. Une épreuve qui nous fait percevoir notre vulnérabilité, notre finitude, de plein fouet. Comment pouvons-nous aider, nous, soignants de passage, sur un tel chemin ? Quelle légitimité avons-nous, nous qui sommes souvent naïfs de toute épreuve ? Comment prendre soin de l’autre dans son entier quand nous n’avons appris qu’à ausculter les corps ? 
Un abandon. Par Vanessa C., une patiente
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde.
« Prenez place ». Dr Stefano Colombo
Avec les chaleurs de l’été, je ne me le fais pas dire deux fois. Je n’ai même pas besoin d’y foncer, je suis déjà à l’entrée de mon marchand de glaces avec toute la patience nécessaire pour supporter avec sérénité la queue qui s’est formée devant son comptoir. Ses glaces sont excellentes, distribuées dans, sur et presqu’autour du cornet. Seule ma langue frémit d’impatience. 

Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier. 

L’entretien d’explicitation. Dr Dina Roberts
Comment améliorer l’étude de l’hypnose ? Il semble indispensable de développer des recherches qualitatives pour décrire la façon dont les patients vivent la séance d’hypnose. L’entretien d’explicitation pourrait être une aide pour recueillir le vécu subjectif des sujets. L’entretien d’explicitation est éclairant à la fois par ses outils pratiques et par la démarche même qui a guidé son élaboration.
Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Patrick, quel a été ton parcours personnel avant que tu ne t’intéresses à l’hypnose ? 
Patrick Bellet : Mon intérêt pour l’hypnose remonte à l’âge de 12-13 ans lorsque, par hasard, j’ai découvert dans la revue Planète à la fois l’existence de l’acupuncture et de l’hypnose. Intéressé par les sciences naturelles en général, cette lecture m’orientera vers des études médicales qui elles-mêmes, d’évidence (!), prendront conjointement la forme de l’acupuncture et de l’hypnose. 

Livres en bouche. Dr Julien Betbèze
Yves Gros-Louis, psychologue canadien et Huron-Wendat, nous permet de découvrir le lien entre la sagesse des premiers Indiens d’Amérique et l’approche centrée solution. Chez ce psychologue spécialisé en toxicomanie, la découverte en 1994 de l’approche brève orientée vers les solutions fut un électrochoc. Les rencontres avec ses clients sont devenues très agréables et détendues.

La Corse sous Hypnose. Dr Marc Galy
Les 26 et 27 mai dernier, le 11e Colloque de L’AFEHM a eu lieu en Corse. Premier congrès consacré à l’hypnose dans l’Ile de Beauté. Pour cela, Jean-Marc Benhaeim avait choisi des thèmes centraux : la présence, l’expérience, le silence. Nous étions une centaine de soignants de spécialités et d’orientations diverses. Les temps d’échanges furent nombreux. 

Rééducation, douleur, anesthésie. Dr Adrian Chaboche et Dr Lauriane Bordenave
Associer l’hypnose, kinésithérapie et MEOPA (gaz utilisé pour obtenir une sédation légère, courte et sans perte de conscience) améliore significativement la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC, anciennement algoneurodystrophie) de la main et du poignet. 
Lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
Après un avis défavorable de l’ANDPC sur l’enseignement de l’hypnose aux infirmiers et un nouveau dénigrement de l’hypnose médicale dans un article du Quotidien du Médecin du 30 mai dernier, le Dr Frédérique Honoré, présidente de l’Institut Milton Erickson de Biarritz, a écrit une lettre ouverte à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche

jeudi 11 janvier 2018 - 16:47
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier.

Thérapeutes, au moyen de l’hypnose, nous avons une chance assez remarquable, que nous passons parfois trop outre. Point trop dans notre pratique de rechercher les causes des symptômes du patient, ou d’en analyser (trop) longuement les tenants et aboutissants. Nous allons dans l’expérience en proposant le changement tout en sachant que nous ne savons pas tout du patient... Nous n’affirmons pas de vérité générale en ce qui concerne la dynamique du patient, son diagnostic, les raisons profondes ou anciennes de son mal-être. En ne jugeant de rien, l’expérience de l’hypnose nous plonge avec le patient dans cette exploration d’alternatives face à la souffrance, ouvrant à l’apprentissage de nouvelles possibilités en puisant dans ses ressources internes. Parfois en ne faisant rien d’autre que l’expérience de l’état hypnotique, elle laisse apparaître de nouvelles perceptions, des solutions. Erickson décrivait cet effet comme la présence d’un inconscient bienveillant qui nous met en contact avec des ressources internes puissantes et aidantes.

A notre bureau, ou le fauteuil dans lequel on se tient, nous avons le privilège de proposer au patient la possibilité d’observer autre chose que les méandres des causes et raisons de ses maux. François Roustang nous disait que le thérapeute doit être « un provocateur de vie ». Ramener le patient à sa propre présence avec la même intensité que le thérapeute l’est pour lui. Nous avons la disposition de faire considérer l’idée du changement, pour ne pas employer le mot de guérison nécessairement, comme une possibilité présente dans l’espace thérapeutique.

« Pouvez-vous vous installer aussi confortablement dans ce fauteuil que vous le seriez dans ces moments de votre vie ou votre question serait déjà résolue, sans avoir eu à savoir ni comment ni à quel moment cela s’est fait. Et observez ce que fait votre corps, en quoi vos pensées sont différentes. »

Cette expérience immersive au moyen de cette proposition est surprenante déjà par le fait de sa simplicité, autant que la confusion instantanée produite chez le patient. Rares sont les disciplines ou moyen de traitement, qu’ils soient physiques ou psychiques, qui peuvent proposer au patient de faire directement l’expérience du changement qu’il espère. Bien au contraire, nous nous employons souvent dans les autres domaines du soin à ce que la guérison soit une affaire si sérieuse qu’elle ne pourrait se faire qu’à la condition de la difficulté, de la longueur, d’un lourd investissement, du travail dans ce qu’il a de laborieux... Considérons autrement les champs du possible, de faire que le changement soit facilité, avec légèreté, peut-être plus rapidement à condition de ne pas vouloir aller trop vite... Comme si nous changions de point de vue, autant que de changer de place dans une situation figée.

Je reçois un patient qui a été vu à de nombreuses reprises par un collègue, sans qu’il ne puisse ressentir une amélioration. Situation figée. Il se plaint d’impulsion où il a un comportement d’auto-agression, en se pinçant, parfois en se donnant des coups, à chaque fois où il est dans une situation de s’exposer en public. Il me raconte comme l’idée de parler en public, d’être en représentation lui fait ressentir comme « d’être jugé, de ne pas savoir quoi dire, comment faire, être à la hauteur... je me laisse déborder, je suis envahi par les pensées des autres ». Loin d’entendre des voix, il a surtout une grande sensibilité : « J’ai l’impression que je ressens trop leur présence, le stress, les émotions... Le problème étant qu’on me demande souvent, je suis très sollicité ! »


Le carnet de bord : un outil pour provoquer le changement ?
Où le patient-capitaine note ses étapes, les changements. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de vous munir d’un petit carnet, que vous devrez garder sur vous en permanence, où que vous soyez. A chaque fois que votre problème commencera à se manifester, vous sortirez immédiatement votre carnet et vous noterez tout ce qui se passe, en suivant scrupuleusement les instructions qui y figurent, dans les moindres détails.

Soin de la dépression. La Maison du MOI. Carlos Manuel P. Castro 
L’auteur présente son travail avec les personnes déprimées et la façon dont il combine des tâches de différentes natures : reprise de contacts sociaux, du mouvement, ouverture aux parfums. Il partage ici le script qu’il utilise souvent dans la phase initiale de son travail avec les personnes déprimées. 
Hypnose: Au service de nos grands aînés. Dr Marie Floccia et Fabienne Bidalon
Partir au bal ? Pourquoi pas ? L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques.
Une Note. Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier 
Une Note, c’est ainsi que ce billet sera nommé. Une note, comme une note de musique ; la musique, essentielle à François Roustang, porte les silences et les mesures, les harmonies et les dysharmonies, telle, aime-t-il à citer après d’autres, la « musique des astres ».  L’harmonie avant toutes choses. En effet, c’est ici la première note qui ouvre au travail de François Roustang. 

En cancérologie. Dr Lauriane Bordenave
Cancérologie, Oncologie : je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Dans Cancer, on entend Hippocrate qui compare la maladie à une bête rampante comme le crabe ou le chancre. Dans Oncologie, on entend quelque chose d’un peu plus neutre, d’un peu moins maléfique, la science des tumeurs. Dans l’un comme dans l’autre, se dessine quelque chose d’innommable qui grossit dans le corps et met la vie en danger de manière indicible.
Une journée particulière où le quotidien d'une psychologue clinicienne, hypnothérapeute d'un Centre de lutte contre le cancer..
9 heures : entrée dans...

Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié
Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie. 
Cancer, stress et hypnothérapie. Dr Fabrice Lakdja
Comment vivre avec la vulnérabilité et la fragilité engendrées par l’épreuve du cancer ?  Darwin prétendait-il avec raison que les espèces qui survivront ne seront ni les plus fortes ni les plus intelligentes mais celles qui sauront s’adapter ? Le contexte de la maladie oncologique ne correspond-il pas à une situation particulière pour laquelle l’adaptation est nécessaire pour s’assurer la meilleure qualité de vie possible voire la survie ? 
Hypnose et anesthésie : « Dormez, je le veux ? ». Dr Aurore Marcou
Bouleversement des repères, séisme personnel, familial et social, le cancer est une épreuve de vie. Une épreuve qui nous fait percevoir notre vulnérabilité, notre finitude, de plein fouet. Comment pouvons-nous aider, nous, soignants de passage, sur un tel chemin ? Quelle légitimité avons-nous, nous qui sommes souvent naïfs de toute épreuve ? Comment prendre soin de l’autre dans son entier quand nous n’avons appris qu’à ausculter les corps ? 
Un abandon. Par Vanessa C., une patiente
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde.
« Prenez place ». Dr Stefano Colombo
Avec les chaleurs de l’été, je ne me le fais pas dire deux fois. Je n’ai même pas besoin d’y foncer, je suis déjà à l’entrée de mon marchand de glaces avec toute la patience nécessaire pour supporter avec sérénité la queue qui s’est formée devant son comptoir. Ses glaces sont excellentes, distribuées dans, sur et presqu’autour du cornet. Seule ma langue frémit d’impatience. 
Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier. 

L’entretien d’explicitation. Dr Dina Roberts
Comment améliorer l’étude de l’hypnose ? Il semble indispensable de développer des recherches qualitatives pour décrire la façon dont les patients vivent la séance d’hypnose. L’entretien d’explicitation pourrait être une aide pour recueillir le vécu subjectif des sujets. L’entretien d’explicitation est éclairant à la fois par ses outils pratiques et par la démarche même qui a guidé son élaboration.
Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Patrick, quel a été ton parcours personnel avant que tu ne t’intéresses à l’hypnose ? 
Patrick Bellet : Mon intérêt pour l’hypnose remonte à l’âge de 12-13 ans lorsque, par hasard, j’ai découvert dans la revue Planète à la fois l’existence de l’acupuncture et de l’hypnose. Intéressé par les sciences naturelles en général, cette lecture m’orientera vers des études médicales qui elles-mêmes, d’évidence (!), prendront conjointement la forme de l’acupuncture et de l’hypnose. 
Livres en bouche. Dr Julien Betbèze
Yves Gros-Louis, psychologue canadien et Huron-Wendat, nous permet de découvrir le lien entre la sagesse des premiers Indiens d’Amérique et l’approche centrée solution. Chez ce psychologue spécialisé en toxicomanie, la découverte en 1994 de l’approche brève orientée vers les solutions fut un électrochoc. Les rencontres avec ses clients sont devenues très agréables et détendues.
La Corse sous Hypnose. Dr Marc Galy
Les 26 et 27 mai dernier, le 11e Colloque de L’AFEHM a eu lieu en Corse. Premier congrès consacré à l’hypnose dans l’Ile de Beauté. Pour cela, Jean-Marc Benhaeim avait choisi des thèmes centraux : la présence, l’expérience, le silence. Nous étions une centaine de soignants de spécialités et d’orientations diverses. Les temps d’échanges furent nombreux. 
Rééducation, douleur, anesthésie. Dr Adrian Chaboche et Dr Lauriane Bordenave
Associer l’hypnose, kinésithérapie et MEOPA (gaz utilisé pour obtenir une sédation légère, courte et sans perte de conscience) améliore significativement la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC, anciennement algoneurodystrophie) de la main et du poignet. 
Lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
Après un avis défavorable de l’ANDPC sur l’enseignement de l’hypnose aux infirmiers et un nouveau dénigrement de l’hypnose médicale dans un article du Quotidien du Médecin du 30 mai dernier, le Dr Frédérique Honoré, présidente de l’Institut Milton Erickson de Biarritz, a écrit une lettre ouverte à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 

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Les Etats Généraux de l’Hypnose Clinique et Thérapeutique

lundi 1 janvier 2018 - 18:55
La Grande Consultation Le thème central en est la formation ! C’est de cette façon que nous pourrons apporter des réponses visibles et surtout lisibles pour le grand public. Dans le domaine de la santé publique, la question de la compétence est essentielle et l’hypnose clinique et thérapeutique n’y échappe pas.

Qui forme ?
Qui est formé ?
Avec quelle formation ?
La résolution de cette équation contribuera à clarifier les attentes qui se cristallisent sur l’hypnose.

D’où nous vient ce savoir-faire clinique hypnotique si spécifique ?

Le flux psychologique et médical hypnotique ne s’est jamais tari. Selon les pays, ces courants étaient plus ou moins visibles ; cependant les chercheurs continuaient leurs études. En France, après une période de discrétion assez longue, l’influence éricksonienne portée par la CFHTB est devenue très vivace et nous place au 1er rang mondial pour la diversité, la richesse et la compétence de nos praticiens au sein des professionnels de santé.

Comment se transmet ce savoir-faire hypnotique ?

L’enseignement se fait au sein de nos professions de santé à partir de l’expérience clinique de praticiens confirmés aptes à encadrer les futurs praticiens. Notamment à répondre à leurs questions cliniques. Cette transmission se déroule avec une grande diversité pédagogique, liée à nos spécialités, avec l’ensemble des membres de la CFHTB. Un grand nombre de nos formateurs ont des activités d’enseignement multiples, à la fois dans des associations ou instituts privés, en intra dans les établissements hospitaliers ou bien encore au sein de l’Université. 18 DU ou DIU existent, actuellement, avec pour vocation de transmettre l’hypnose thérapeutique et ses spécialités.

Comment s’enrichit cette connaissance thérapeutique ?
La profession est riche d’un grand nombre d’ouvrages en langue française ou traduits et les grandes maisons d’édition médicales françaises publient une actualité très dense dans ce domaine. Nous avons aussi à notre disposition des revues professionnelles aux lignes éditoriales complémentaires. Les colloques et surtout le Forum (bi-annuel) sont les manifestations les plus intéressantes pour rencontrer facilement des spécialistes internationaux et débattre d’approches novatrices.

Nous sommes nombreux et très impliqués dans un grand nombre de spécialités. L’apport de l’hypnose en médecine et psychothérapie est indéniable et pourtant, pourtant le grand public ne nous connait pas bien. C’est pourquoi les Etats Généraux de l’Hypnose Clinique et Thérapeutique les 23 & 24 novembre 2018 à l’Université ParisVII-Diderot permettront d’apporter des réponses pratiques.

La publication d’un Livre Blanc nous donnera l’état des lieux de l’hypnose thérapeutique en France afin de répondre dans les conditions éthiques de santé publique qui régissent nos professions de santé aux questions suivantes :

Pour quelles indications l’hypnose est-elle envisageable ?
Où trouver et comment choisir un professionnel de santé apte à pratiquer l’hypnose thérapeutique ?
Et espérer une meilleure prise en compte de l’hypnose dans les enjeux de santé publique.

Dr Patrick Bellet et Joëlle Mignot
Coordonnateurs CFHTB

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