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Hypnose Ericksonienne

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Mis à jour : il y a 53 min 58 sec

Interventions Chirurgicales et Anxiété. 2 interventions au Congrès Hypnose et Douleur 2016

il y a 6 heures 45 min

De l'utilisation de séances d'hypnoses collectives pour diminuer l'anxiolyse pré-opératoire

Drs Yannick Breton et Baptiste Vallé au Congrès Hypnose et Douleur 2016 à St Malo
Jeudi 5 Mai 17h

 

Les programmes de réhabilitation précoce après chirurgie orthopédique se multiplient. Ils sont à l’origine d’une diminution du temps d’hospitalisation et d’une augmentation de la satisfaction des patients. 

L’anxiété pré-opératoire augmente les douleurs chroniques post-opératoires. Cette anxiété pré-opératoire est diminuée par une préparation psychologique pré-opératoire. La question est de savoir si la mise en place de séance d’hypnose pré-opératoire collective peut diminuer cette anxiété, permettre une réhabilitation précoce et prévenir les douleurs chroniques post-opératoires. Nous avons donc voulu tester des séances d’hypnose collective pré-opératoire dans notre centre. Cette séance était proposée à tous les patients volontaires devant bénéficier le lendemain d’une intervention chirurgicale. 

Cette séance était animée par deux médecins anesthésistes. Il s’agissait, par diaporama, de présenter toute l’équipe du centre ainsi que le reste du personnel, d’utiliser des exercices de respiration et de lieu sûr. Régulièrement, les deux thérapeutes demandaient si tout allait bien. Un questionnaire a été mis en place en fin de réunion. Cette expérience a été jugée par les patients comme très intéressante et apaisante. Ils ont tous été satisfaits d’une telle réun

Le biais de cet essai prospectif est bien entendu le recrutement des patients car la proposition d’assister à une telle réunion était faite le jour même de l’hospitalisation d’une part et qu’il nous paraît évident que seuls les patients intéressés se sont déplacés pour y assister. Nous pensons par la suite qu’une meilleure information doit être donnée aux patients sur l’intérêt d’une telle séance, peut-être par une vidéo et des témoignages de patients précédents.

Par ailleurs, nous avons eu à faire face à un souci : des témoignages de patients sur des expériences malheureuses de chirurgie antérieure. Nous pensons donc sélectionner en amont les patients devant assister à la même réunion avant d’avoir peut-être un groupe plus homogène. Dans notre expérience, les patients nous sont apparus plus détendus le jour de l’intervention.




 

Hypnose et chirurgie ambulatoire. Dr Hervé Musellec au Congrès Hypnose et Douleur 2016

Samedi 7 mai 11h 
 

L'hypnose est un outil thérapeutique dont l'intérêt en anesthésie est indéniable pour la prise en charge de l'anxiété et de la douleur. 

Si l'hypnosédation est apparue il y a près de 20 ans, les progrès opératoires permettant une chirurgie moins invasive et les contraintes économiques liées au soin ont permis d'en élargir les indications. 

Dans quelle mesure l'hypnose peut elle contribuer à faciliter la réhabilitation post opératoire et s'intégrer dans l'amélioration des pratiques et le développement de l'ambulatoire? 

Au delà de l'outil de communication, l'hypnose conversationelle ou formelle permet de diminuer le recours aux agents anesthésiques et par là même en diminuer les effets secondaires. 

Quel est l'état des lieux à travers les données de la littérature? 

Des études récentes tentent de démontrer l'intérêt de l'hypnose non seulement lors d'anesthésie générale, mais également lors d'anesthésie loco-régionale où le patient reste conscient lors du soin. 

Quelles sont les perspectives pour faciliter et renforcer l'intégration de l'hypnose dans les schémas de la réhabilitation post opératoire ? 

La formation des personnels soignants doit être adaptée à leur rôle dans le parcours de soin ambulatoire. L'outil hypnotique doit aussi s'intégrer dans une démarche d'amélioration de la qualité des soins visant à améliorer le confort du patient.


Le Congrès Hypnose et Douleur a été organisé par l'Institut Emergences Rennes, Dr Claude Virot

 

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Prévention du burn-out, Dr Claude Virot et Dr Kenton Kaiser

vendredi 27 mai 2016 - 22:11
Formée en Hypnose Ericksonienne et Thérapeutique auprès du Dr Claude Virot à l'Institut Emergences de Rennes, j'ai le plaisir de vous présenter son travail aujourd'hui. Ce thème m'est d'autant plus cher, que j'en ai fait mon sujet de mémoire Le Burn-Out. Dr Claude Virot, Congrès Hypnose et Douleur 2016 à St Malo
  Après avoir été longtemps tabou, le syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out est aujourd’hui reconnu et décrit. Ce sont les professionnels de santé qui sont les plus concernés, professionnels dont la mission fondamentale est de maintenir le confort et la sécurité vitale des autres. Des métiers ou la disponibilité affective et émotionnelle sont au premier plan.

Des métiers où l’idéal serait que chaque patient aille parfaitement bien après les soins et de compenser les aléas physiques, psychologiques, sociaux des autres. Vaste programme. Utopies dangereuses qui guident encore ce choix magnifique vers une profession de santé.

Nous montrerons comment l’apprentissage et la pratique de l’hypnose contribuent à améliorer la qualité des praticiens, de leur famille... et des patients. Nous montrerons aussi l’intérêt majeur de l’auto-hypnose en nous appuyant sur des expériences concrètes avec l’ensemble des participants.



 
Atelier anti-burn-out. Dr Kenton Kaiser, Congrès Hypnose et Douleur 2016 à St Malo   Arrivé en salle d’attente, vous accueillez votre patient...

D’emblée il vous envoie tout son mal-être à la figure... Puis lorsqu’il a terminé de vider son sac, il vous demande : « Et vous docteur, ca va ? »

Aujourd’hui est une journée merdique... comme peut-être tant d’autres ... et vous auriez envie de dire que vous non plus vous n’allez pas bien et que d’entendre les gens se plaindre tout le temps n’arrange pas les choses et pire, que cela vous saoule !!!

Mais si vous faisiez cela, votre patient s’en irait ou voudrait du moins reprendre un rendez-vous un autre jour ... où cela ira mieux ...ou avec quelqu’un d’autre ... car qui voudrait d’un soignant mal en point ???

Personne !!! Le soignant est invulnérable, il ne peut souffrir du mal des humains ... Il doit être sans faille...

Donc ... vous répondez que : « Oui tout va bien ! Merci » et vous prenez sur vous ...une fois encore toute la misère du monde qui, à force de porter à bout de bras vos patients vous a épuisée... tant physiquement que moralement ... et vous vous demandez si finalement, vous n’avez pas fait une erreur de choix de carrière et s’il ne serait pas temps de changer de vie ... Mais comment faire avec toutes ces responsabilités ?

Scénario improbable ou triste vérité ? Si cela ressemble un peu à votre quotidien, il est fort probable que le burn-out n’est pas loin ...

Enormément de professionnels de santé souffrent de cet épuisement professionnel... Pourtant, ils tiennent bons avec le risque qu’un jour, tout s’écroule.

Avant d’en arriver là, ce petit atelier pour donner des pistes et peut-être des clés...

Des exercices ressources pour faire le point... des inductions et l’utilisation de l’auto-hypnose dans la gestion du problème.

Il n’existe aucune recette miracle, pour sortir d’un burn-out. C’est un cheminement personnel qui mène à une nouvelle manière de fonctionner...

Alors à travers ce module, apprenez à vous retrouver et à mieux fonctionner ...


Présidente de l'Institut Hypnotim, Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives à Marseille et PACA. www.formation-hypnose-marseille.info
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Syndrome de l'Intestin Irritable. 2 interventions majeurs au Congrès Hypnose et Douleur 2016

vendredi 27 mai 2016 - 01:56


Hypnose et Syndrome de l'Intestin Irritable (SII) par Frédéric LAURENT
Congrès hypnose et douleur St Malo 2016 
Samedi 7 Mai 9h30  

le SII (Syndrome de l'Intestin Irritable ou Colon Irritable) représente est un véritable handicap quotidien altérant de façon majeure la qualité de vie des malades. Dans le Syndrome de l'Intestin Irritable, il a été constaté des anomalies de la motricité intestinale, une hypersensibilité viscérale par sensibilisation centrale et périphérique, une altération de la réponse au stress, des interactions neuroimmunologiques avec une réponse inadaptée à une inflammation digestive aiguë, des anomalies de la perméabilité membranaire mais aussi un dysfonctionnement dans la perception de la douleur. 
 

Le diagnostic positif de Syndrome de l'Intestin Irritable est possible sur l’histoire de la maladie, et l’examen clinique (critères de Rome III). Les explorations complémentaires doivent être limitées et la prise en charge devra être sans danger et proportionnée. Elle fera appel à une approche médicale ciblée sur les différents axes pathologiques impliqués dans le Syndrome de l'Intestin Irritable. 
 

L’hypnose a largement démontré ses effets psychologiques positifs, en réduisant le niveau d’anxiété et de dépression chez les patients SII. Les patients Syndrome de l'Intestin Irritable ont des perceptions cognitives anormales de leurs symptômes. L’hypnose centrée sur l’intestin peut réduire la force des contractions dans le colon distal, normaliser la sensibilité rectale, améliorer la vidange gastrique, modifier le réflexe gastrocolique au repas et ralentir le temps de transit oro-caecal diminuant ainsi la douleur abdominale et les symptômes digestifs. 
 

Dans le SII, le processus du stimulus douloureux par le cortex cingulaire antérieur pourrait être exagéré. Il a été démontré que l’hypnose pouvait agir sur l’activité de cette aire cérébrale. L’hypnose a démontré sa capacité à moduler la réponse immunitaire et les phénomènes inflammatoires. Ainsi l’hypnose peut influencer de nombreux facteurs comme l’état psychologique, la physiologie intestinale, la fonction immunitaire, l’inflammation et la perception de la douleur impliqués dans le Syndrome de l'Intestin Irritable. 
 

L’hypnose représente un traitement additionnel dans le cadre de la prise en charge biopsychosociale du Syndrome de l'Intestin Irritable. En démontrant son efficacité clinique, l'hypnose permet d’améliorer les symptômes des patients mais aussi leur qualité de vie tout en réduisant les coûts médicaux liés à une moindre consommation de soins et d’arrêt de travail.


Le garde-barrière de l'intestin. Jean-Christophe Le Danvic
Samedi 7 Mai 14h30
Formation continue en hypnose

 

Aujourd'ui les travaux de vulgarisation scientifique concernant le système nerveux entérique (le cerveau du bas) et le système nerveux central (le cerveau du haut), offrent une nouvelle approche des troubles liés au syndrome de l’intestin irritable (SII). 
 

Ils permettent de visualiser la façon dont le ventre et le cerveau parlent entre eux, en utilisant le nerf vague et les mêmes neurotransmetteurs. Ils montrent comment il peut y avoir parfois une communication défaillante entre ces deux systèmes, un surplus d’informations transitant jusqu’au cerveau du haut alors qu’elles n’ont rien à y faire, créant alors des malentendus, aboutissant à des douleurs du ventre et affectant l’humeur. Ce surplus de stimuli est censé être traité en interne, par le cerveau de l’intestin et ses deux cents millions de neurones. Mais, parfois, le garde-barrière de l’intestin ne fait pas correctement son travail et laisse passer trop de signaux gênants (Enders, 2015). 
 

En stimulant sa créativité en hypnose, le patient souffrant du syndrome de l’intestin irritable peut s’approprier ces nouvelles images du lien entre son ventre et son cerveau du haut, appréhender les éventuels dysfonctionnement de communication entre ces deux organes, et réapprendre au garde-barrière de son intestin à mieux filtrer certaines informations afin de ‘’retrouver de la tranquillité dans le silence des organes’’ (Comte-Sponville). 
 

En m’appuyant sur un montage vidéo, je présenterai la mise en place d’une séance d’hypnose reposant sur cette visualisation du lien ventre-cerveau, et sur la régulation de la communication entre ces organes, puis sur l’apprentissage de l’auto-hypnose , outil permettant au patient d’être le véritable acteur de son soin, de son bien-être.
 




Présidente de l'Institut Hypnotim, Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives à Marseille et PACA. www.formation-hypnose-marseille.info

 
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Un atelier avec le Dr Jean-Michel HERIN, anesthésiste, hypnothérapeute, acupuncteur au Congrès Hypnose et Douleur 2016

jeudi 26 mai 2016 - 02:12
A l'occasion du dernier Congrès Hypnose et Douleur de St Malo, j'ai pu assister, bien qu'étant aussi conférencière, à de nombreuses interventions et ateliers de confrères… Voici ceux qui m'ont peut-être le plus marquée…

La porte des nuages.

Un atelier qui nous a permis de voyages sur des nuages. Riche de créativité et de liberté… Parce que nous avons tous un nuage qui sommeille en nous, et un nuage qui à faire émerger chez nos patients…
 

 Jean-Michel HERIN présentait ainsi son atelier…

"Je voudrais parler du chaos. Dans la vie, il y a des périodes de stabilité. Et, à l’occasion d’un événement malheureux, un deuil, ou heureux, une rencontre, une réussite, nous passons par des hauts et des bas. Dans tous les cas, nous allons toujours du plus bas vers plus haut, comme si les phases d’évolution ne pouvaient jamais se passer dans la sérénité. 
 

Notre esprit inconscient est notre espace de ressources, d’apprentissages et de solutions… C’est cette petite voix de sagesse que nous avons nous et qui nous relie à la Sagesse universelle. L’hypnose nous relie à notre « disque dur », en considérant l’homme dans son système de vie. L’acupuncture appréhende l’homme entre Ciel et Terre. Ce point d’acupuncture est un endroit de vide, de vacuité. Cette vacuité est nécessaire pour accueillir le changement. 
 

C’est le « lâcher prise ». C’est ce qui se passait dans l’esprit de Picasso pendant les semaines où il a peint ces Ménines qui ont révolutionné la vision de l’art moderne. L’art et la Beauté nous relient à la Vérité. Qu’il s’agisse de peinture, de musique, de danse, de poésie il s’agit toujours d’ondes sonores visuelles, tactiles ou olfactives. Les couleurs, les sons, les odeurs, nous renvoient aux Cinq éléments, qui sont eux-mêmes liés aux Cinq Organes, aux Cinq Sentiments… 
 

Thérapeutes, nous nous mettons sur la même longueur d’onde que nos patients. Nous vibrons à l’unisson, nous mettons en « résonance » en érigeant nos neurones miroirs. Il est maintenant connu et reconnu qu’il ne peut pas y avoir de lien thérapeutique sans activer ces fameux neurones qui vont activer notre créativité thérapeutique. Les aiguilles d’acupuncture mettent le patient en état vibratoire, comme l’iphone à l’instant où l’on réarrange ses applications. 
 

Il a été démontré que les soignants en état d’empathie activent les mêmes zones que celles qui sont activées chez les patients en état d’hypnose, comme si pour soigner nous devions nous mettre dans cet état particulier qui va stimuler notre intuition thérapeutique. 
 

Nous, soignants, devons être réactifs avec nos patients. Créativité, réactivité, ces deux mots s’écrivent de la même manière. Il suffit de modifier l’ordre des lettres !"


Une bien belle formation

Présidente de l'Institut Hypnotim, Formation en Hypnose Ericksonienne et Thérapies Intégratives à Marseille et PACA. www.formation-hypnose-marseille.info
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L'impact de la communication thérapeutique issue de l'hypnose sur la santé mentale du soignant, effet modérateur du burn-out. Laurence ADJADJ

mardi 24 mai 2016 - 00:00
Laurence ADJADJ, Hypnothérapeute, Présidente de l'Institut de Formation Hypnotim à Marseille Congrès Hypnose et Douleur 2016 Samedi 7 mai 9h Formation continue en hypnose L’impact de la communication thérapeutique issue de l’hypnose, et de l’hypnose formelle, sur la santé mentale des soignants anesthésistes. Effet modérateur de la communication thérapeutique issue de l’hypnose sur le burnout. Effet médiateur de l’hypnose formelle sur le burn out.

L’étude de Bertholet, Davadant, Cromec, Mette Berger (2011), citée dans la Revue Médical Suisse met en avant l’impact de l’hypnose sur les soignants dans un centre de brulés dont les résultats montrent que l’utilisation de l’hypnose associée aux procédures sur des patients brûlés réduit significativement le stress des soignants, cet effet étant particulièrement marqué en unité de réanimation.

L’hypnose médicale dans la relation avec le soigné est une technique qui utilise avant tout des outils relationnels et linguistiques. C’est pourquoi, nous parlons de la communication thérapeutique qui découle de l’hypnose. Nous précisons qu’une personne formée à l’hypnose formelle est également formée à la communication thérapeutique. Nous excluons les personnes formées uniquement à la communication thérapeutique dans la présente étude.

Dans le cadre de cette étude, nous allons distinguer d’une part, la communication thérapeutique issue de l’hypnose et d’autre part l’hypnose formelle.
En effet, la communication thérapeutique issue de l’hypnose peut être abordée sous l’angle d’une compétence sociale qu’utilise le soignant selon son propre souhait dans la relation soignant-soigné, indépendamment du contexte. Nous situons donc la pratique de la communication thérapeutique par les soignants anesthésistes au niveau individuel.

Alors que l’hypnose formelle nécessite l’adhésion de l’équipe de travail et une certaine organisation adaptée (comme par exemple, faire le moins de bruit possible). Il s’agit de mettre en exergue que l’utilisation de l’hypnose formelle dans les soins contribue à apporter un meilleur confort de travail pour l’hypno-praticien anesthésiste permettant d’expliquer son effet médiateur sur le burn-out.


Laurence ADJADJ est hypnothérapeute, et dirige le Centre Hypnotim, institut de formation en hypnose et thérapies brèves intégratives de Marseille
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Dan Short à Nantes en Juillet !

mercredi 11 mai 2016 - 21:50
Les 08 et 09 juillet 2016 - Nantes Résoudre les problèmes et guérir les traumatismes : approche éricksonienne Atelier en américain traduit en Français pas Chantal WOOD.

Fondamentalement éricksonien, il prend la suite avec Roxanna Erickson-Klein d'un travail approfondi en hypnose, ancré dans le corps, en total confiance avec les ressources de l'individu et ses capacités à faire face.

Programme : Le travail éricksonien pour les patients traumatisés utilise des expériences du présent pour redéfinir le passé, tout en restant orienté avenir. La reconsolidation des souvenirs a lieu quand les souvenirs sont physiquement altérés et réencodés avec des éléments émotionnels nouveaux. Au delà du soulagement des symptômes, l’utilisation intentionnelle de l’imagination et d’une résolution créative du problème, garantit une meilleure résilience et de la joie, tout en s’appliquant à de futurs défis.

http://www.rime44.com
Le Dr Philippe Aïm présente Dan Short lors d'une formation au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris.
Tarif individuel : 370€ / Institution : 500€

Inscription sur www.rime44.com – Institut Milton H. Erickson de Rezé

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Hypnose, Paradoxe Non-Vouloir. Drs Bouaziz et Gaudin

mercredi 11 mai 2016 - 13:51
L’un des apprentissages les plus difficiles du soignant est d’accepter de ne pas avoir réponse à tout, pour tous ses patients. Accepter de ne pas toujours chercher à changer l’autre pour le laisser libre d’évoluer par lui-même. Une leçon d’humilité. Introduction Si Milton H. Erickson et Gregory Bateson nous ont mis sur la voie d’une autre façon de comprendre et de traiter les problèmes humains, ils nous ont aussi alertés sur les répercussions écologiques du changement.
De même que les progrès des sciences et techniques nous rendent capables de transformer le monde dans lequel nous vivons, avec les dangers que nous connaissons, l’avancée des connaissances en psychologie et la multiplication des méthodes nous font courir le risque de devenir capables d’obtenir presque tous les changements souhaités. Si nous sommes tous, bien légitimement, désireux d’utiliser les méthodes les plus efficaces pour aider, le risque que le changement visé ne se trouve pas en accord avec un environnement en constante évolution est grand.

Nous sommes tous les jours émerveillées, en utilisant l’hypnose et/ou le paradoxe, par la façon dont les patients accèdent à leurs propres ressources et à celles de leur environnement. Mais de longues années de pratique clinique nous ont aussi appris que, si la maîtrise de la technique est une condition indispensable, elle n’est pas suffisante pour donner à ceux que l’on aide la liberté d’utiliser leurs propres compétences. C’est même parfois l’inverse
qui se passe : plus le thérapeute est compétent, moins le patient l’est. Gregory Bateson regrettait que les cliniciens qui étudiaient le travail d’Erickson n’en aient retenu que les outils, négligeant la dimension particulière de sa « présence systémique ». Cette « présence systémique », cette « disposition du thérapeute », comme l’a parfois dit François Roustang, implique de ne pas attendre un résultat spécifique.
De la systémie au non-vouloir… Après plus de vingt ans, beaucoup d’aspects de notre pratique ont évolué sous l’influence de nos patients et de nos élèves, de nos lectures, de nos rencontres avec d’autres thérapeutes, en particulier avec François Roustang. C’est le résultat de ce cheminement que nous allons évoquer dans
cet exposé. Nous montrerons comment, au quotidien, la prise en compte de la nature systémique du monde nous conduit à utiliser l’hypnose et le paradoxe dans une posture de « non-vouloir ».
Nous évoquerons les difficultés et les bénéfices qu’il y a à adopter une telle posture.

Mais tout d’abord, nous direz-vous, pourquoi donc vouloir ne pas vouloir ? En tant que médecins, notre rôle n’est- il pas justement de vouloir soulager la
souffrance, de vouloir libérer les patients de leurs symptômes ?
Ce désir d’aider l’autre n’est-il pas tout simplement humain ? Le non-vouloir ne serait-il pas une forme d’indifférence, d’inhumanité ?
Bien sûr, si nous avons choisi de devenir médecins, c’est avec l’idée de soigner. Et, par la suite, si nous avons cherché à enrichir notre pratique de psychiatres par d’autres techniques, c’est avec la volonté de mieux soulager nos patients. Pour ce faire, nous nous sommes formées à l’hypnose ericksonienne et à la Thérapie brève de Palo Alto qui nous ont permis d’obtenir des résultats bien plus satisfaisants.

La satisfaction du patient comme critère de réussite...

Nous avons acquis de nouveaux outils, mais aussi un nouveau regard sur les situations : par exemple, nous n’évaluons plus la qualité des résultats de la thérapie en fonction d’une norme de bonne santé mentale, mais en nous référant à la satisfaction du patient.
L’hypnose apparaît comme une thérapie douce, une technique toute simple qui permet d’obtenir des changements rapides.
La Thérapie brève de Palo Alto, inspirée, entre autres, par le travail de Milton Erickson qui utilisait fréquemment le paradoxe,
permet elle aussi des changements spectaculaires grâce à une intervention paradoxale minimaliste : amener le patient à arrêter ses tentatives de solution, c’est-à-dire à cesser de faire ce qu’il fait pour résoudre son problème et qui ne marche pas. Il est paradoxal de proposer à quelqu’un, qui vient demander de l’aide pour un changement, de cesser d’essayer de changer.

Induire le changement par le paradoxe, arrêter d’échouer…

Les résultats obtenus avec l’hypnose, comme ceux obtenus avec l’arrêt des tentatives de solution, ont un côté un peu « magique » et parfois même « miraculeux » qui fascine, qui suscite la curiosité : comment cela se fait-il ? comment cela marche-t-il ?
D’une école à l'autre, comment émerge le changement ? L’explicitation des mécanismes de l’hypnose, et plus largement des psychothérapies, est encore aujourd’hui, malgré les progrès des neurosciences, de l’ordre des hypothèses.
Nous nous sommes intéressées à quelques-unes des hypothèses émises sur ce que produisent ces techniques.
En s’éloignant de la croyance traditionnelle qui voyait la transe hypnotique comme un état de plus grande réceptivité aux suggestions de l’hypnotiseur, la conception ericksonienne propose de comprendre l’hypnose comme un moyen d’accéder aux ressources de l’esprit inconscient bienveillant.
Avec cette vision de l’hypnose, nous proposerions par exemple à une patiente souffrant de fortes douleurs postopératoires de s’imaginer confortablement allongée sur sa plage préférée, agréablement réchauffée par les rayons du soleil, doucement bercée par le flux et le reflux des vagues, admirant le scintillement de la lumière sur la mer… et nous ferions confiance à son esprit inconscient pour lui permettre de soulager sa douleur.

Activer les ressources personnelles du patient...

Dans la conception de François Roustang, la transe hypnotique permet d’accéder à un mode de perception global dans lequel les repères habituels sont mis en suspens : il n’y a plus de temps, plus d’espace, plus de réflexion pour trouver des solutions, plus de sujet ou d’objet, seul reste le flux de la vie.
Par cette compréhension de l’hypnose, nous proposerions à cette même patiente crispée sur « plus de la même chose ».
En retrouvant cette liberté, elle pourra accéder à de nouvelles solutions.
Avec cette méthode, nous proposerions à la patiente d’observer attentivement sa douleur, sans chercher à s’en défendre, de l’intensifier même un peu par moments… et nous penserions qu’en relâchant sa tension à lutter contre la douleur, elle serait plus disponible pour trouver, dans d’autres interactions avec elle-même et avec son environnement, un soulagement.
Les raccourcis que nous faisons ici montrent à quel point les théories explicatives et la façon de procéder de l’hypnose sont proches de la stratégie paradoxale. On pourrait dire qu’en faisant confiance à son esprit inconscient plein de ressources, le patient cesse ses tentatives de solution et qu’en cessant ses tentatives de solution, il se remet dans le flux de la vie.
Les limites du changement Cependant, il est très facile d’entraver le bon déroulé d’un tel processus. Il suffit pour cela de vouloir absolument se débarrasser du problème, atteindre l’objectif, guérir. Lorsque cette intention est présente au premier plan, cela génère une tension qui empêche le véritable relâchement. On n’aura pas suffisamment fait confiance aux ressources de l’esprit inconscient, on n’aura pas su ne rien faire du tout, on n’aura pas réellement arrêté les tentatives de solution puisqu’on les aura arrêtées en voulant très fort le changement. « On », c’est-à-dire aussi bien le patient que le thérapeute. Dans les premiers temps de nos pratiques, nous avons, et cela se comprend, utilisé hypnose et paradoxe de cette façon là, en étant tendues vers le résultat. A l’enthousiasme des débuts, s’ajoutait aussi un peu de forcing dû au besoin de prouver, aux patients, comme à nous-mêmes, l’efficacité de ces techniques aux effets magiques. En fait, même si cela marche tout de même dans bon nombre de cas, l’apparition d’effets indésirables nous a amenées à nous interroger.
Les effets négatifs, s’ils sont d’un ordre très différent de ceux des médicaments par exemple, peuvent être tout à fait préjudiciables à la santé du patient, mais aussi à sa propre estime ou à l’équilibre du système dans lequel il vit.
Quelle image de lui-même aura un patient à qui l’on aura prouvé qu’il peut être mis en transe alors qu’il était certain de pouvoir y résister ?
Qu’a dû penser d’elle-même cette femme qui s’est effondrée en larmes après une unique séance d’hypnose qui, en une minute à peine, a débloqué son cou tordu depuis des années par un torticolis irréductible ? Qu’a bien pu penser d’elle sa famille ? Qu’elle était une simulatrice ?
Qu’elle leur avait gâché la vie pendant des années pour rien ?
Une collègue nous a horrifiées en nous racontant comment, lors de sa formation, les deux formateurs lui avaient « prouvé » la puissance de l’hypnose en utilisant la technique de l’induction à deux voix et en lui pinçant violemment l’intérieur des cuisses alors qu’elle ne sentait rien. Les hématomes ont témoigné de l’efficacité de la méthode… et l’en ont aussi dégoûtée. Plus le thérapeute est compétent, moins le patient peut l’être.
Plus le thérapeute est tendu vers l’objectif, plus il entraîne le patient dans cette tension, et moins le résultat aura de chance d’être écologique.
Mais que signifie l’écologie dans le domaine de la thérapie ?
La place de l'écologie dans la thérapie Adopter une vision systémique signifie prendre en compte non plus des éléments isolés, mais des éléments en relation les uns avec les autres dans un environnement global. En tant que systémiciennes, nous prenons en compte les individus dans leur contexte de vie, dans les relations qu’ils
entretiennent avec eux-mêmes et avec les autres personnes.
Ainsi, si un patient vient nous demander de l’aider à changer quelque chose chez lui, nous ne pouvons ignorer que ce changement aura des répercussions sur les personnes avec lesquelles il est en interaction, et nous devons nous inquiéter de savoir si ces répercussions ne risquent pas de lui poser d’autres problèmes.
Nous devons évaluer, en fonction de ce que nous savons de son environnement et surtout en le questionnant, les risques des changements collatéraux,
évaluer l’écologie du changement. Cette évaluation ne peut être qu’approximative et partielle parce qu’il est totalement impossible, du fait de la complexité des systèmes humains, de prévoir tout ce qui peut se passer.
Si une personne arrête de fumer, avec ou sans l’aide de l’hypnose, cela aura forcément d’importantes répercussions dans sa vie, bien au-delà des bienfaits pour sa santé. Les gestes, depuis l’ouverture du paquet de cigarettes jusqu’à l’écrasement du mégot dans le cendrier, sont inscrits dans son comportement depuis des dizaines d’années, ils font partie d’elle en quelque sorte. Que fera-t-elle alors de ses bras, de ses mains, de ses lèvres ? Elle aura une apparence différente, à ses propres yeux comme aux yeux des autres. Sans parler de la prise de poids qui résultera du ralentissement de son métabolisme en l’absence de nicotine. Cette absence de nicotine modifiera aussi les taux des neurotransmetteurs dans son cerveau, et même si ce n’est que transitoire, son humeur risque fort de changer ; elle pourrait se trouver angoissée, voire déprimée.
Et que fera-t-elle sans les pauses cigarettes qui l’aidaient à tenir le coup au cours de ses lourdes journées de travail ? Comment fera-t-elle pour affronter les situations stressantes ?
Par ailleurs, son entourage pourrait mal supporter son irritabilité. Et si elle un conjoint fumeur, supportera-t-elle qu’il continue de fumer à côté d’elle ?
Personne ne peut prédire ce qui va se passer, mais nous savons que c’est souvent l’anticipation des répercussions négatives qui empêche les gens d’arrêter de fumer ou l’apparition de ces répercussions qui entraîne la reprise de la consommation.
Plus nous sommes tendus vers l’objectif d’aider le patient à changer, dans le sens d’une norme de bonne santé mentale ou dans le sens qu’il nous demande, plus grand est le risque que nous négligions l’indispensable réflexion sur les conséquences du changement. Et même si nous savons que cette anticipation ne peut tout prévoir, elle seule permet de se préparer à gérer les difficultés à venir ou, parfois, quand les inconvénients dépassent les avantages, à renoncer au changement. Plus nous voulons à toute force un changement, plus grand est le risque que le changement obtenu ne soit pas écologique. Le problème se pose d’ailleurs à l’échelle planétaire : la tension vers un objectif, par exemple la croissance dont on parle tant aujourd’hui, est gravement anti-écologique. Peut-être savez-vous que depuis le 13 août, l’humanité vit au-dessus de ses moyens. C’est ce que nous apprend l’ONG Global Footprint Network. Depuis cette date-là, nous avons consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an. C’est ainsi tous les ans depuis 1970 et la date avance de trois jours par an. Notre incapacité à prendre en compte la nature systémique du monde, c’est-à dire le fait que tous les éléments sont reliés entre eux, provoque des catastrophes écologiques. Le désastre ne concerne pas que les fleuves, les cultures ou les glaciers. En même temps que nous faisons progresser les méthodes de traitement des maladies, l’ignorance de notre propre nature systémique met en péril notre santé, aussi bien physique que mentale.
Irène Bouaziz
Ancien psychiatre des hôpitaux, psychiatre libéral, Paris. Co-fondatrice de PARADOXES
(Association pour la recherche et le développement en Thérapie Brève et Intervention Systémiques – www.paradoxes.asso.fr). Co-fondatrice et responsable de l’École du Paradoxe (formation à l’Intervention Systémique Paradoxale – modèle de Palo Alto – www.ecoleduparadoxe.com).

Chantal Gaudin
Psychiatre et psychothérapeute FMH, en pratique libérale à Genève. Co-fondatrice de PARADOXES
(Association pour la recherche et le développement en Thérapie Brève et Intervention Systémiques – www.paradoxes.asso.fr. Co-fondatrice de l’École du Paradoxe (formation à l’Intervention Systémique Paradoxale – modèle de Palo Alto– www.ecoleduparadoxe.com).

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Une page se tourne... Edito du Dr Garden-Brèche
Les pages d’une année qui s’achève se referment à peine. Déjà, fruits de l’automne, des feuilles vierges virevoltent et s’offrent à nous pour de nouveaux chapitres à écrire. Et puis l’inattendu survient, juste là, lorsqu’on s’y attend le moins.
Double lien thérapeutique et résistance. Dr Milton Erickson
Roxanna nous a ouvert les pages de ce premier numéro de l’année. Nul autre que son père Milton ne pouvait en conclure les articles. Il nous démontre en pratique comment l’utilisation des résistances chez cet enfant va l’accompagner vers le succès. Il fallait oser…
Humaniser, Réhumaniser le soin. Christine Guilloux
Depuis l’aube de l’humanité, le soin nous accompagne. Sa perception par le patient, le ressenti, sont empreints de son rapport à la science, la technologie. Qu’en est-il de la relation ?
Enfants hyperactifs et Hypnose Ericksonienne. Dr Jean-François Marquet
Dans ce remarquable article, Jean-François Marquet, pédopsychiatre et praticien en hypnose, nous démontre que les étiquettes liées à la nosographie et qui collent aux patients sont souvent délétères. Il vous révèle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’hyperactivité de l’enfant et aussi quelques-uns de ses secrets thérapeutiques.
Un voyage mouvementé..
« Qui était mon père Milton Erickson ? ». Roxanna Erickson
Le Dr Erickson Klein, l’une des filles de Milton H. Erickson, lève ici le voile, en exclusivité pour notre revue et pour la première fois, sur son point de vue de l’essence de la contribution de Milton Erickson à la psychothérapie. Son opinion que l’« Espoir » représente mieux encore l’élément central du travail d’Erikson que l’« Utilisation » est présentée et renforcée par l’histoire personnelle de sa vie dans la maison familiale avec son père.
Tout cela n’a ni queue ni tête. Dr Stefano Colombo
Il pleut. Il devrait neiger. Il ne neige pas, il pleut. Donc, il ne fait pas beau vu qu’il pleut et il ne neige pas.
La météo est le contenu le plus rapidement disponible quand on ne sait pas quoi dire.
En coulisse avec nous… Dr Garden-Brèche
Si notre conception du temps en thérapie, telle que nous l’exposons lors de nos séminaires*, veut que passé, présent et futur coexistent en permanence, alors tout devient possible. Boire aux racines du temps écoulé pour le (re)-vivre autrement et dessiner un présent initiateur de nouvelles graines du futur. Elles germeront pour éclore en des instants créatifs et intuitifs. Ainsi fut construit ce premier numéro de l’année, dans l’urgence et la passion, autour de l’équipe naissante présentée dans l’édito.
« Entre en gare… »... Sophie Cohen, Marseille… Comment une expérience lors de nos voyages en train peut-elle devenir un apprentissage ? Incongru, non ? Et pourtant si nous déployons nos antennes, il se passe quelque chose…
Avant de monter dans le train ; il y a l’expérience de la gare. Cet endroit souvent ouvert aux quatre vents. Toutes sortes de voyageurs s’y pressent. Il y a les hommes et les femmes d’affaires avec leurs ordinateurs qui ont l’air si sérieux.
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Une page se tourne... Edito du Dr Garden-Brèche

mercredi 11 mai 2016 - 13:50
Les pages d’une année qui s’achève se referment à peine. Déjà, fruits de l’automne, des feuilles vierges virevoltent et s’offrent à nous pour de nouveaux chapitres à écrire. Et puis l’inattendu survient, juste là, lorsqu’on s’y attend le moins. Les fêtes approchent, le temps s’accélère dans l’effervescence des idées à trouver, des menus à composer, et puis soudain une sonnerie de portable.

Un invité de dernière minute pour le réveillon ? Un proche en manque d’idées de cadeaux ? L’univers en a décidé autrement. Cette année, une surprise arrive avant l’heure. A l’autre bout du fil, quelqu’un croisé une ou deux fois lors de congrès. Ce presque inconnu appelle pour une proposition à la fois si simple et pourtant si renversante : « Veux-tu devenir le nouveau rédacteur en chef de la revue ? » Si ce n’est pas une induction rapide, ça, qu’est-ce alors ? Passées les premières secondes de surprise où les pensées s’entrechoquent, l’évidence s’impose. Tout ceci est bien réel, les lumières scintillent, les passants passent, Noël approche, nous sommes vendredi, l’hiver est estival cette année, et l’inconnu au bout du fil est bien le responsable des Editions Métawalk, Daniel Renson. Nous sommes bien en pleine conscience.

La conscience d’une tâche aussi énorme que passionnante qui se profile. Comme toujours, passé, présent et futur s’entrechoquent, se bousculent et s’entremêlent, puis nous tendent la main et nous emmènent vers l’inconnu au parfum d’aventures. Au sein d’une sphère gigantesque et vivante. Celle de nos ressources, de nos forces, mais aussi de nos faiblesses. La sphère de notre monde intérieur, impatiente et joueuse, avide de défis.

Des visages défilent, ceux de mes prédécesseurs. Patrick Bellet, Thierry Servillat ont offert leur temps, leur talent et leur passion, qu’ils en soient sincèrement remerciés. Les silhouettes évanescentes de milliers de lecteurs attentifs et impatients de découvertes à satisfaire, leurs envies de lectures dynamisantes et inspirantes pour leur quotidien auprès des patients. Et puis, l’essence de ces pages au parfum d’encre d’imprimerie : les auteurs. Des plus expérimentés aux plus jeunes, ils donnent, ils offrent leurs pratiques, leurs découvertes, leur savoir-faire. Humblement le plus souvent, parfois avec ce zeste de provocation qui suscite le débat, ils s’exposent et se mettent à nu pour que l’hypnose francophone rayonne, fière de son image internationale. Paris 2015 en fut le climax cette année.

Alors que faire, que dire à ce presque inconnu qui l’est de moins en moins ? Au fil des mots, sans même le savoir, il active un souvenir ancien. Celui d’un instructeur de vol qui vous autorise un jour pour la première fois à décoller seul de cette piste. Il vous fait confiance. Un seul être vivant au monde devra poser l’avion : vous… Un jour où l’on se sent pousser des ailes, celles de la liberté d’entreprendre, de s’évader, de vivre un rêve d’enfant. Parce qu’il vous fait confiance, on l’ose…

Oser encore et toujours…

Ecrire est un autre de ces rêves que l’on veut parfois réaliser plus que tout au monde. Ecrire et faire écrire, donner confiance à ceux qui, à l’avenir, au présent et au passé feront changer et grandir cette revue. Echanger, partager, susciter des vocations, aider les patients, faire de cette revue la vôtre. Tout cela ne se conçoit qu’entouré d’une équipe éditoriale d’amis, de connaissances et de professionnels pour que cette revue soit toujours la vôtre, lecteurs.

Vous l’avez compris, s’il est des défis que l’on ne refuse pas, celui-ci en est un. Alors, quelques jours plus tard, veille de réveillon, ma réponse fut un « oui, oui, oui ». Un commencement pour un renouveau. Merci Daniel pour cette confiance.

Et puis, ils sont là… Du Québec à la Suisse, de la Belgique au Maroc, en passant par les quatre coins de France, ils ont accepté de prendre cet envol. Richard Gagnon et Jean- François Marquet, copilote et navigateur vers de nouveaux caps, ont gentiment accepté d’endosser le blouson de rédacteurs en chef adjoints ; Sophie Cohen, Stefano Colombo, Gérard Fitoussi, Christine Guilloux, Chérif Si Ahmed dit Muhuc, celui du comité de rédaction ; et enfin celui du comité de lecture pour Gaston Brosseau, Isabelle Célestin, François-René Chardon, Stéphanie Delacour, Stéphanie Desanneaux-Guillou, Yves Halfon, Kenton Kaiser, Michel Landry, Myriam Nciri, Teresa Robles, Armelle Touyarot et Claude Virot.

Qu’ils soient tous ici sincèrement remerciés de leur disponibilité et de leur confiance pour ce voyage qui commence. L’ultime merci sera pour vous tous qui lisez ces lignes. Puissiez-vous y trouver encore et toujours tout ce dont vous avez besoin et envie pour que cette grande dame qu’est l’Hypnose nous accompagne à chaque instant.

Une autre grande dame, Roxanna Erickson Klein, nous fait l’honneur, pour inaugurer cette prise de fonction, de rédiger un article exclusif pour notre revue. Elle nous offre un regard intime sur le rôle de son père dans l’évolution de la psychothérapie.

Merci à toi Roxanna…

Bonne découverte et rendez-vous dans la rubrique « Humeur » (p. 74) pour en savoir plus sur l’avenir…


FRANCK GARDEN-BRÈCHE

Médecin spécialiste urgentiste (Université de Rennes), il exerce au Samu depuis 1994. Formé en Hypnose et Thérapies brèves à l’institut Émergences de Rennes, il en est devenu formateur depuis 2010. Il est également formé en victimologie à l’American University de Washington et en thérapies comportementales et cognitives (Faculté de Médecine de Lyon). Il utilise aujourd’hui l’hypnose en urgence au Samu mais aussi en tant que consultant au sein de l’Unité d’Évaluation et de Traitement de la Douleur du CH de Saint-Brieuc. Membre du bureau de la Société internationale d’Hypnose (ISH) depuis 2012 et Président des Sociétés constituantes de l’ISH depuis 2015, détenteur du Certificat européen d’Hypnose (ESH) et du Certificat d’Hypnose clinique de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB), Past-Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rennes-Bretagne (IMHERB). Il est rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves » depuis décembre 2015. Ses ateliers et conférences présentés lors des congrès Émergences, de l’ESH, de l’ISH ou de la CFHTB, mais aussi ses séminaires de perfectionnement concernent l’hypnose en situations difficiles, l’utilisation du concept des univers parallèles en thérapies, du « mind-mapping », de la synchronicité, de la distorsion du temps. Coauteur avec Stéphanie Desanneaux-Guillou du livre « Hypnose en situation difficile », paru aux Éditions Arnette John Libbey, en mai 2014. dr.gardenbreche@gmail.com
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En coulisse avec nous… Dr Garden-Brèche
Si notre conception du temps en thérapie, telle que nous l’exposons lors de nos séminaires*, veut que passé, présent et futur coexistent en permanence, alors tout devient possible. Boire aux racines du temps écoulé pour le (re)-vivre autrement et dessiner un présent initiateur de nouvelles graines du futur. Elles germeront pour éclore en des instants créatifs et intuitifs. Ainsi fut construit ce premier numéro de l’année, dans l’urgence et la passion, autour de l’équipe naissante présentée dans l’édito.
Double lien thérapeutique et résistance. Dr Milton Erickson
Roxanna nous a ouvert les pages de ce premier numéro de l’année. Nul autre que son père Milton ne pouvait en conclure les articles. Il nous démontre en pratique comment l’utilisation des résistances chez cet enfant va l’accompagner vers le succès. Il fallait oser…

Hypnose, Paradoxe Non-Vouloir. Drs Bouaziz et Gaudin
L’un des apprentissages les plus difficiles du soignant est d’accepter de ne pas avoir
réponse à tout, pour tous ses patients. Accepter de ne pas toujours chercher à changer l’autre pour le laisser libre d’évoluer par lui-même. Une leçon d’humilité.
Humaniser, Réhumaniser le soin. Christine Guilloux
Depuis l’aube de l’humanité, le soin nous accompagne. Sa perception par le patient, le ressenti, sont empreints de son rapport à la science, la technologie. Qu’en est-il de la relation ?
Tout cela n’a ni queue ni tête. Dr Stefano Colombo
Il pleut. Il devrait neiger. Il ne neige pas, il pleut. Donc, il ne fait pas beau vu qu’il pleut et il ne neige pas.
La météo est le contenu le plus rapidement disponible quand on ne sait pas quoi dire.
« Qui était mon père Milton Erickson ? ». Roxanna Erickson
Le Dr Erickson Klein, l’une des filles de Milton H. Erickson, lève ici le voile, en exclusivité pour notre revue et pour la première fois, sur son point de vue de l’essence de la contribution de Milton Erickson à la psychothérapie. Son opinion que l’« Espoir » représente mieux encore l’élément central du travail d’Erikson que l’« Utilisation » est présentée et renforcée par l’histoire personnelle de sa vie dans la maison familiale avec son père.
Enfants hyperactifs et Hypnose Ericksonienne. Dr Jean-François Marquet
Dans ce remarquable article, Jean-François Marquet, pédopsychiatre et praticien en hypnose, nous démontre que les étiquettes liées à la nosographie et qui collent aux patients sont souvent délétères. Il vous révèle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’hyperactivité de l’enfant et aussi quelques-uns de ses secrets thérapeutiques.
Un voyage mouvementé..
« Entre en gare… »... Sophie Cohen, Marseille… Comment une expérience lors de nos voyages en train peut-elle devenir un apprentissage ? Incongru, non ? Et pourtant si nous déployons nos antennes, il se passe quelque chose…
Avant de monter dans le train ; il y a l’expérience de la gare. Cet endroit souvent ouvert aux quatre vents. Toutes sortes de voyageurs s’y pressent. Il y a les hommes et les femmes d’affaires avec leurs ordinateurs qui ont l’air si sérieux.
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En coulisse avec nous… Dr Garden-Brèche

mercredi 11 mai 2016 - 13:50
Si notre conception du temps en thérapie, telle que nous l’exposons lors de nos séminaires*, veut que passé, présent et futur coexistent en permanence, alors tout devient possible. Boire aux racines du temps écoulé pour le (re)-vivre autrement et dessiner un présent initiateur de nouvelles graines du futur. Elles germeront pour éclore en des instants créatifs et intuitifs. Ainsi fut construit ce premier numéro de l’année, dans l’urgence et la passion, autour de l’équipe naissante présentée dans l’édito. Elle a rejoint ceux qui permettent à votre revue d’exister depuis tant
d’années. Je veux remercier ici deux personnes discrètes qui, pour une fois, ne sont ni soignants ni praticiens en hypnose, et sans qui pourtant rien de tout cela ne serait entre vos mains à cette seconde. Alessandra Scarpa, notre graphiste, et Pascal Leygoute, notre secrétaire de rédaction. Leur investissement, leur souplesse et leur réactivité sont exemplaires, même en nuit profonde, où j’affectionne ces moments si calmes pour écrire et travailler. Ils vous accompagneront à chaque numéro…

Sans oublier tout particulièrement mon ami Jean-François Marquet qui s’est plié en quatre (si, si...) pour m’assister au quotidien depuis un mois dans cette réalisation, Gérard Fitoussi, notre traducteur en urgence, et Eric Trotel, notre nouveau photographe officiel et talentueux qui nous offre ces compositions photographiques si vivantes et émouvantes. Le début d’une histoire, vous reconnaîtrez sa « griffe ».

Vos compétences d’observateurs ont déjà noté au coeur des cinq premiers articles retenus une tonalité particulière, une sorte de retour aux sources pour ces nouveaux chapitres. Oui, votre serviteur ici présent est un Ericksonien qui l’affirme en des temps où souvent cette sensibilité est mise à mal. Ericksonien, et ouvert aux thérapies brèves, solutionnistes, ainsi qu’aux apports de l’art et des autres cultures qui peuvent venir enrichir nos consultations. Tout est donc envisageable. L’envie de partager avec vous, au fil des mois, une immense liberté d’expression, limitée toutefois par un seul cadre infranchissable, à savoir une éthique rigoureuse. Les comités de rédaction et de lecture, l’éditeur, sont sur une même longueur d’onde : les articles proposés pour publication (de 20 000 à 25 000 signes espaces compris au maximum), sur mon adresse email, devront être le fruit du travail de professionnels de santé uniquement et associer théorie, vignettes cliniques et pratiques utiles au quotidien auprès des patients.
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Une page se tourne... Edito du Dr Garden-Brèche
Les pages d’une année qui s’achève se referment à peine. Déjà, fruits de l’automne, des feuilles vierges virevoltent et s’offrent à nous pour de nouveaux chapitres à écrire. Et puis l’inattendu survient, juste là, lorsqu’on s’y attend le moins.
Double lien thérapeutique et résistance. Dr Milton Erickson
Roxanna nous a ouvert les pages de ce premier numéro de l’année. Nul autre que son père Milton ne pouvait en conclure les articles. Il nous démontre en pratique comment l’utilisation des résistances chez cet enfant va l’accompagner vers le succès. Il fallait oser…
Hypnose, Paradoxe Non-Vouloir. Drs Bouaziz et Gaudin
L’un des apprentissages les plus difficiles du soignant est d’accepter de ne pas avoir
réponse à tout, pour tous ses patients. Accepter de ne pas toujours chercher à changer l’autre pour le laisser libre d’évoluer par lui-même. Une leçon d’humilité.
Humaniser, Réhumaniser le soin. Christine Guilloux
Depuis l’aube de l’humanité, le soin nous accompagne. Sa perception par le patient, le ressenti, sont empreints de son rapport à la science, la technologie. Qu’en est-il de la relation ?
Enfants hyperactifs et Hypnose Ericksonienne. Dr Jean-François Marquet
Dans ce remarquable article, Jean-François Marquet, pédopsychiatre et praticien en hypnose, nous démontre que les étiquettes liées à la nosographie et qui collent aux patients sont souvent délétères. Il vous révèle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’hyperactivité de l’enfant et aussi quelques-uns de ses secrets thérapeutiques.
Un voyage mouvementé..
« Qui était mon père Milton Erickson ? ». Roxanna Erickson
Le Dr Erickson Klein, l’une des filles de Milton H. Erickson, lève ici le voile, en exclusivité pour notre revue et pour la première fois, sur son point de vue de l’essence de la contribution de Milton Erickson à la psychothérapie. Son opinion que l’« Espoir » représente mieux encore l’élément central du travail d’Erikson que l’« Utilisation » est présentée et renforcée par l’histoire personnelle de sa vie dans la maison familiale avec son père.
Tout cela n’a ni queue ni tête. Dr Stefano Colombo
Il pleut. Il devrait neiger. Il ne neige pas, il pleut. Donc, il ne fait pas beau vu qu’il pleut et il ne neige pas.
La météo est le contenu le plus rapidement disponible quand on ne sait pas quoi dire.
« Entre en gare… »... Sophie Cohen, Marseille… Comment une expérience lors de nos voyages en train peut-elle devenir un apprentissage ? Incongru, non ? Et pourtant si nous déployons nos antennes, il se passe quelque chose…
Avant de monter dans le train ; il y a l’expérience de la gare. Cet endroit souvent ouvert aux quatre vents. Toutes sortes de voyageurs s’y pressent. Il y a les hommes et les femmes d’affaires avec leurs ordinateurs qui ont l’air si sérieux.
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Double lien thérapeutique et résistance. Dr Milton Erickson

mercredi 11 mai 2016 - 13:50
Roxanna nous a ouvert les pages de ce premier numéro de l’année. Nul autre que son père Milton ne pouvait en conclure les articles. Il nous démontre en pratique comment l’utilisation des résistances chez cet enfant va l’accompagner vers le succès. Il fallait oser… Un principe d'utilisation de Milton H. Erickson Un garçon de 12 ans, qui mesurait un mètre soixante-quinze pour quatre-vingt-cinq kilos, fut amené presque de force dans mon bureau par ses parents, furieux et désespérés. Ils le décrivirent comme maussade, rebelle, obstiné, entêté, peu coopérant, têtu, paresseux, et faisant pipi au lit
de manière chronique. Ils expliquèrent qu’il avait mouillé son lit toutes les nuits de sa vie et qu’ils avaient atteint l’ultime
limite de leur patience à tenter toutes les méthodes connues pour le guérir, sauf l’amener chez un psychiatre. Ils voulaient maintenant transférer leur participation à une simple inspection de son lit tous les matins. L’auteur leur donna aussitôt pour instruction de confier cette tâche à leur femme de ménage. Des questions méthodiques permirent de recueillir les informations suivantes. Le père mesurait trois centimètres de plus que son fils et pesait cinq kilos de plus.
Les centres d’intérêt de son père se limitaient à son travail et à la lecture de livres de philosophie. La mère était une femme exigeante qui s’intéressait au théâtre et aux activités de son club. Elle mesurait trois centimètres de moins que son fils, mais avait le même poids que lui.
Le garçon n’avait que des centres d’intérêt insignifiants. Il ne s’intéressait pas au sport, ni à des groupes comme les scouts, et il ne semblait pas non plus avoir d’amis. Il aimait les bandes dessinées et « manger ». En général, il passait le week-end à « oublier » de faire son travail scolaire ou les corvées que ses parents lui fixaient. Il ne s’intéressait pas aux études, se satisfaisait de mauvaises notes, et exprimait l’espoir qu’il n’aurait pas à aller au lycée. Il passait ses étés à nager, une activité à laquelle il excellait. Comme première mesure thérapeutique, les parents reçurent pour instruction de renoncer à tout intérêt pour la thérapie de leur fils pour une durée d’au moins six mois, de ne poser la moindre question ni montrer leur intérêt de quelque manière que ce soit. Ils donnèrent volontiers leur accord.
Induction de transe utilisant la résistance L’enfant fut ensuite invité à entrer dans le bureau. Il se montra très réticent pour un entretien et déclara qu’il « était assez fatigué pour aller dormir » et qu’il préférait rentrer à la maison. L’auteur lui répondit qu’il pourrait faire échouer l’objectif de cet entretien en s’endormant délibérément
et en n’écoutant pas ce que l’auteur avait à lui dire. Il accepta cela comme un défi et se révéla être un excellent sujet hypnotique lors de l’essai de suggestions relativement simples comme : « Endors-toi simplement, ne m’écoute pas, tu peux dormir paisiblement et confortablement, même si en fait je te parle. » D’autres suggestions du même type permirent d’obtenir une transe profonde.
L’auteur lui donna ensuite l’instruction qu’il n’avait pas besoin de s’ennuyer à écouter, mais qu’il pouvait comprendre tout ce qu’il lui dirait, tout en dormant néanmoins d’un sommeil paisible et confortable. Il fut ainsi possible de satisfaire à la fois ses besoins personnels et ceux de la situation thérapeutique. L’auteur lui expliqua alors que, à cause de ses parents, il serait nécessaire de le voir à plusieurs reprises, mais
que l’auteur ferait en sorte que ce soit aussi peu fréquent que possible... La thérapie débuta ensuite par l’affirmation que ses parents avaient demandé à l’auteur de traiter son problème d’énurésie, mais qu’il ne considérait pas les parents comme très raisonnables en cette matière.
L’auteur élabora ses conclusions de la manière suivante, alors que le sujet était toujours dans une transe profonde : Tes parents attendent de toi que tu aies des lits secs en permanence dès à présent, et ça ce n’est tout simplement pas raisonnable.
Tout d’abord, tu as été vachement trop occupé pour t’embêter à apprendre à avoir des lits secs. Tu as une grande et belle charpente, avec de gros muscles puissants pour la manoeuvrer. Ton châssis est de ceux qui demandent un paquet d’énergie pour leur construction et il est presque aussi
grand que celui de ton père et tu n’as que 12 ans. Ça prend une incroyable quantité d’énergie pour construire un corps aussi grand et fort que le tien, et ça ne t’a pas laissé d’énergie disponible pour des choses aussi peu importantes qu’avoir des lits secs ou tondre la pelouse ou devenir le chouchou des professeurs. Mais tu auras bientôt fini de grandir, tu seras plus grand que ton père, et tu n’es pas loin de l’avoir battu. Alors toute l’énergie et la puissance que tu as mises à grandir seront disponibles ailleurs pour faire d’autres choses que tu as envie de faire, comme avoir en permanence un lit sec. En fait, tu es si près d’en avoir terminé avec la construction de ce grand corps puissant que tu as déjà probablement un peu d’énergie en trop à dépenser. Mais disons-le tout net. Je ne crois pas qu’il soit raisonnable de s’attendre à ce que tu aies ton lit sec en permanence ce mois-ci, nous ne sommes qu’au début de janvier. Je ne m’attends même pas à ce que tu aies un seul lit sec cette semaine. C’est vachement trop tôt. Ça n’est pas raisonnable. Mais ce qui me pose question, c’est de savoir si la semaine prochaine tu vas avoir un lit sec mercredi ou bien jeudi. Je ne sais pas et tu ne sais pas et nous allons devoir attendre pour le découvrir, et ça va être une longue attente puisqu’aujourd’hui nous sommes seulement lundi de cette semaine et tu ne vas vraiment pas savoir avant vendredi de la semaine prochaine si tu auras un lit sec mercredi ou jeudi de la semaine prochaine.
MILTON H. ERICKSON
Dr Milton H. Erickson (1901-1980). Psychiatre américain. Un thérapeute « hors du commun ».

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Les pages d’une année qui s’achève se referment à peine. Déjà, fruits de l’automne, des feuilles vierges virevoltent et s’offrent à nous pour de nouveaux chapitres à écrire. Et puis l’inattendu survient, juste là, lorsqu’on s’y attend le moins.

Hypnose, Paradoxe Non-Vouloir. Drs Bouaziz et Gaudin
L’un des apprentissages les plus difficiles du soignant est d’accepter de ne pas avoir
réponse à tout, pour tous ses patients. Accepter de ne pas toujours chercher à changer l’autre pour le laisser libre d’évoluer par lui-même. Une leçon d’humilité.
En coulisse avec nous… Dr Garden-Brèche
Si notre conception du temps en thérapie, telle que nous l’exposons lors de nos séminaires*, veut que passé, présent et futur coexistent en permanence, alors tout devient possible. Boire aux racines du temps écoulé pour le (re)-vivre autrement et dessiner un présent initiateur de nouvelles graines du futur. Elles germeront pour éclore en des instants créatifs et intuitifs. Ainsi fut construit ce premier numéro de l’année, dans l’urgence et la passion, autour de l’équipe naissante présentée dans l’édito.
Humaniser, Réhumaniser le soin. Christine Guilloux
Depuis l’aube de l’humanité, le soin nous accompagne. Sa perception par le patient, le ressenti, sont empreints de son rapport à la science, la technologie.Qu’en est-il de la relation?
Enfants hyperactifs et Hypnose Ericksonienne. Dr Jean-François Marquet
Dans ce remarquable article, Jean-François Marquet, pédopsychiatre et praticien en hypnose, nous démontre que les étiquettes liées à la nosographie et qui collent aux patients sont souvent délétères. Il vous révèle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’hyperactivité de l’enfant et aussi quelques-uns de ses secrets thérapeutiques.
Un voyage mouvementé..
« Qui était mon père Milton Erickson ? ». Roxanna Erickson
Le Dr Erickson Klein, l’une des filles de Milton H. Erickson, lève ici le voile, en exclusivité pour notre revue et pour la première fois, sur son point de vue de l’essence de la contribution de Milton Erickson à la psychothérapie. Son opinion que l’« Espoir » représente mieux encore l’élément central du travail d’Erikson que l’« Utilisation » est présentée et renforcée par l’histoire personnelle de sa vie dans la maison familiale avec son père.
Tout cela n’a ni queue ni tête. Dr Stefano Colombo
Il pleut. Il devrait neiger. Il ne neige pas, il pleut. Donc, il ne fait pas beau vu qu’il pleut et il ne neige pas.
La météo est le contenu le plus rapidement disponible quand on ne sait pas quoi dire.
« Entre en gare… »... Sophie Cohen, Marseille… Comment une expérience lors de nos voyages en train peut-elle devenir un apprentissage ? Incongru, non ? Et pourtant si nous déployons nos antennes, il se passe quelque chose…
Avant de monter dans le train ; il y a l’expérience de la gare. Cet endroit souvent ouvert aux quatre vents. Toutes sortes de voyageurs s’y pressent. Il y a les hommes et les femmes d’affaires avec leurs ordinateurs qui ont l’air si sérieux.
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Approche intégrative du syndrome algoneurodystrophique post-traumatique. Laurent GROSS au Congrès Hypnose et Douleur

jeudi 5 mai 2016 - 02:33
Laurent GROSS, Psychothérapeute, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute Congrès Hypnose et Douleur 2016 Jeudi 6 Mai 11h30 Algoneurodystrophie...

Travailler avec un patient présentant un syndrome algoneurodystrophique post-traumatique est souvent perçu comme une gageure, même pour les praticiens expérimentés…

Mais ici plus qu’ailleurs, l’approche intégrative prend tout son sens.Ici plus qu’ailleurs encore, nous ne pouvons travailler qu’avec une approche intégrant le Corps dans l’Esprit et l’Esprit dans le Corps, ne pouvons que devenir des psycho-corpo-thérapeutes.

Lorsqu’un psychotraumatisme survient, on peut penser que le souvenir traumatique n’est pas intégré dans la mémoire autobiographique, ce qui pourrait expliquer les phénomènes de Flash Back. Le travail avec les Mouvements Oculaires (EMDR-IMO, HTSMA, MATHS etc…), en évoquant le trauma dans un contexte secure (comme en hypnose), serait une approche de choix. Les Mouvements Oculaires sont connus comme inductions et approfondissement de transe hypnotique depuis plus de deux siècles, et n’auraient jamais dû quitter le monde de l’hypnose !

Focalisation, dissociation, distorsion du temps, absorption, recadrage, sont des ingrédients tout à fait communs à l’hypnose et aux techniques des mouvements oculaires.

Les mouvements oculaires vont mélanger, et intégrer les différentes sensorialités du souvenir au sein du corps et du psychisme de l’individu plus « unifié », intégré et réassocié. Un peu comme si la charge émotionnelle associée aux souvenirs traumatiques, diminuait significativement en très peu de temps. Comme si des traumatismes pouvaient s’éloigner, s’évaporer, se diluer dans l’espace et dans le temps.

Comme si les douleurs anciennes pouvaient s’éloigner, comme si les douleurs récentes pouvaient s’atténuer, et ainsi l'algodystrophie...
Laurent GROSS est Psychothérapeute Certifié ARS en 2013, Kinésithérapeute, Hypnothérapeute à Paris
Dirige le CHTIP, Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris, Institut de Formation
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Animer des ateliers auto-hypnose en groupe pour les patients douloureux chroniques. Sophie Cohen

jeudi 5 mai 2016 - 01:47
Sophie COHEN, Psychologue, Hypnothérapeute Jeudi 6 Mai 16h30 Formation continue en hypnose Au cours de cet atelier, j'expose le travail effectué en relation avec le Réseau "Lutter Contre la Douleur".
Le réseau reçoit des personnes en consultation adressées par des médecins généralistes ou spécialistes de ville. Le médecin du Réseau évalue leur traitement et soins et les adresse éventuellement à des professionnels qui pratiquent la kinésithérapie, l'hypnose, la relaxation, méditation.

Depuis quelques années, j'anime de ce fait, des groupes de patients porteurs de douleurs chroniques.
Les résultats obtenus et évalués par des questionnaires passés avant et après l'atelier, puis 6 à 12 mois après, sont présentés.
J'expose la façon dont j'anime ces ateliers, les exercices d'autohypnose proposés. Les difficultés rencontrées, les arrêts éventuels, les échecs sont aussi présentés.

Il est demandé aux personnes qui s'engagent dans l'atelier une présence aux six ateliers et un travail quotidien. Il convient que les personnes soient prêtes à ces changements.
Il est indispensable que les acteurs : médecins généralistes, professionnels du réseau travaille en coordination. Nous vous parlons de ces relations.



Sophie COHEN Responsable Pédagogique et formatrice, enseigne à Marseille à l'Institut HYPNOTIM, avec Laurence ADJADJ, enseigne
à Paris au CHTIP
à L'Institut Emergences et à l'IFH

Elle est rédactrice en chef de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves.
Elle est responsable pédagogique chez HYPNOTIM et anime les ateliers douleurs.





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L’hypnose dans le service des urgences : moins de chimie et un gain de temps. Congrès Hypnose Douleur 2016

jeudi 5 mai 2016 - 01:44
Dr Sandrine WEBER, Dr Nazmine GULER, médecins urgentistes. Congrès Hypnose Douleur St Malo 2016 5 Mai 16h30 Formation Continue en Hypnose Pratique de l’hypnose aux urgences et en Smur au CHR de Metz-Thionville depuis 2012 pour la prise en charge de la douleur aigue et du stress, principalement lors de la réalisation de gestes techniques : sutures principalement chez l'enfant , réduction de luxations articulaires, pose de drain thoracique, réalisation de ponction lombaire , pose de voie veineuse périphérique …
En pré-hospitalier, aide à la gestion du stress de l’infarctus du myocarde en cours de transport et avant la réalisation d’une coronarographie et pour toutes les douleurs aigues.

En régulation médicale au Samu-Centre 15, travail sur la communication thérapeutique.
Un message fort transmis depuis deux ans au congrès annuel de la société Française de médecine d’urgences soutenu par le président de Samu-Urgences de France , le Dr François Braun, à travers un atelier dont le but est de convaincre les urgentistes de se former .

Aux urgences , la pratique de l’hypnose est facilitée par la baisse des résistances des patients
Elle apporte un bien être aux patients et un meilleur confort à l’urgentiste dans son travail quotidien.
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Hypnose et Thérapies Cognitive. Dr Mark Jensen au Congrès Hypnose Douleur 2016

jeudi 5 mai 2016 - 01:09
Congrès Hypnose Douleur St Malo 2016 5 Mai 15h30 Formation Continue en Hypnose Cette heure 1⁄2 d’atelier donnera un aperçu des stratégies et des suggestions hypnotiques afin d’aider les individus à mieux gérer leurs pensées automatiques qui contribuent à leur fonction psychologique globale. Je commencerai par une brève présentation des résultats de recherche démontrant les effets bénéfiques de l’hypnose et de la thérapie cognitive afin de modifier les auto-suggestions.

Trois techniques de thérapie cognitive hypnotiques seront discutées et pris en modèle. Les participants seront encouragés à pratiquer ces stratégies au cours de l’atelier. Celui-ci se terminera par une discussion sur la façon dont les participants pourraient mieux intégrer ces approches dans leur pratique.


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Hypnose et Syndrome de l'Intestin Irritable (SII). Frédéric LAURENT au Congrès Hypnose et Douleur 2016

jeudi 5 mai 2016 - 00:23
Frédéric LAURENT Formation Continue en Hypnose Syndrome de l'Intestin Irritable SII Congrès hypnose et douleur St Malo 2016 Samedi 7 Mai 9h30 Le SII (Syndrome de l'Intestin Irritable ou Colon Irritable) représente est un véritable handicap quotidien altérant de façon majeure la qualité de vie des malades. Dans le Syndrome de l'Intestin Irritable, il a été constaté des anomalies de la motricité intestinale, une hypersensibilité viscérale par sensibilisation centrale et périphérique, une altération de la réponse au stress, des interactions neuroimmunologiques avec une réponse inadaptée à une inflammation digestive aiguë, des anomalies de la perméabilité membranaire mais aussi un dysfonctionnement dans la perception de la douleur.

Le diagnostic positif de Syndrome de l'Intestin Irritable est possible sur l’histoire de la maladie, et l’examen clinique (critères de Rome III). Les explorations complémentaires doivent être limitées et la prise en charge devra être sans danger et proportionnée. Elle fera appel à une approche médicale ciblée sur les différents axes pathologiques impliqués dans le Syndrome de l'Intestin Irritable.

L’hypnose a largement démontré ses effets psychologiques positifs, en réduisant le niveau d’anxiété et de dépression chez les patients SII. Les patients Syndrome de l'Intestin Irritable ont des perceptions cognitives anormales de leurs symptômes. L’hypnose centrée sur l’intestin peut réduire la force des contractions dans le colon distal, normaliser la sensibilité rectale, améliorer la vidange gastrique, modifier le réflexe gastrocolique au repas et ralentir le temps de transit oro-caecal diminuant ainsi la douleur abdominale et les symptômes digestifs.

Dans le SII, le processus du stimulus douloureux par le cortex cingulaire antérieur pourrait être exagéré. Il a été démontré que l’hypnose pouvait agir sur l’activité de cette aire cérébrale. L’hypnose a démontré sa capacité à moduler la réponse immunitaire et les phénomènes inflammatoires. Ainsi l’hypnose peut influencer de nombreux facteurs comme l’état psychologique, la physiologie intestinale, la fonction immunitaire, l’inflammation et la perception de la douleur impliqués dans le Syndrome de l'Intestin Irritable.

L’hypnose représente un traitement additionnel dans le cadre de la prise en charge biopsychosociale du Syndrome de l'Intestin Irritable. En démontrant son efficacité clinique, l'hypnose permet d’améliorer les symptômes des patients mais aussi leur qualité de vie tout en réduisant les coûts médicaux liés à une moindre consommation de soins et d’arrêt de travail.
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Intérieur-Extérieur. Laurence ADJADJ au congrès hypnose et douleur 2016

jeudi 5 mai 2016 - 00:22
Laurence ADJADJ, hypnothérapeute, présidente d'Hypnotim, Institut de Formation en Hypnose et Thérapies Brèves Intégratives à Marseille 6 Mai 11h30 Formation Continue en Hypnose Congrès Hypnose et Douleur 2016 à St Malo Dans son parcours de soin, le patient est face à des difficultés multiples qui sont liées à son état intérieur et qui rejaillit aussi sur la perception de son état extérieur. Ce dernier a du mal à investir son intérieur ce qui peut modifier sa propre vision de son extérieur.
Il s’agit de vous présenter une technique qui permet au patient de visiter son intérieur et son extérieur en s’appuyant sur la technique de Ernest L Rossi qui repose sur l’alliance du corps et de l’esprit. Comme le souligne Ernest L Rossi dans Psychobiologie de la guérison (2002), la vie est un système d’informations, et aujourd’hui, nous parlons de quantique…

A travers cette technique que je vous propose, le patient peut rentrer dans une phase de rénovation, de réparation intérieure tout en s’équipant à l’extérieur…
Cette approche lui permet de se relier avec les organes de son corps qui sont endommagés pour le rendre acteur de sa propre rénovation intérieure.

Dans cet atelier « intérieur-extérieur », il s’agit de travailler sur les phénomènes psycho-somatiques en donnant la possibilité au patient de faire un état des lieux de son intérieur et de son extérieur telle une habitation et le projeter vers sa propre réhabilitation…
N’est il pas le rôle du thérapeute qui pratique le travail hypnotique que de conduire le patient à réassocier et réorganiser ses complexités psychologiques internes et à utiliser ses capacités propres d’une façon qui soit en cohérence avec ses apprentissages singuliers de la vie ?
Depuis son intérieur plus ou moins confortable, le regard tourné vers une fenêtre qui s’ouvre sur l’extérieur, et là bas au gré du vent ces feuilles sur cet arbre, ces feuilles librement… dans le mouvement du vent… qui emporte… et bien plus encore…



Laurence ADJADJ est hypnothérapeute, et dirige le Centre Hypnotim, institut de formation en hypnose et thérapies brèves intégratives de Marseille
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Le garde-barrière de l'intestin. Jean-Christophe Le Danvic au Congrès Hypnose et Douleur 2016

mercredi 4 mai 2016 - 23:44
Jean-Christophe Le Danvic au Congrès Hypnose et Douleur 2016 Samedi 7 Mai 14h30 Formation continue en hypnose Aujourd’hui les travaux de vulgarisation scientifique concernant le système nerveux entérique (le cerveau du bas) et le système nerveux central (le cerveau du haut), offrent une nouvelle approche des troubles liés au syndrome de l’intestin irritable (SII).

Ils permettent de visualiser la façon dont le ventre et le cerveau parlent entre eux, en utilisant le nerf vague et les mêmes neurotransmetteurs. Ils montrent comment il peut y avoir parfois une communication défaillante entre ces deux systèmes, un surplus d’informations transitant jusqu’au cerveau du haut alors qu’elles n’ont rien à y faire, créant alors des malentendus, aboutissant à des douleurs du ventre et affectant l’humeur. Ce surplus de stimuli est censé être traité en interne, par le cerveau de l’intestin et ses deux cents millions de neurones. Mais, parfois, le garde-barrière de l’intestin ne fait pas correctement son travail et laisse passer trop de signaux gênants (Enders, 2015).

En stimulant sa créativité en hypnose, le patient souffrant du syndrome de l’intestin irritable peut s’approprier ces nouvelles images du lien entre son ventre et son cerveau du haut, appréhender les éventuels dysfonctionnement de communication entre ces deux organes, et réapprendre au garde-barrière de son intestin à mieux filtrer certaines informations afin de ‘’retrouver de la tranquillité dans le silence des organes’’ (Comte-Sponville).

En m’appuyant sur un montage vidéo, je présenterai la mise en place d’une séance d’hypnose reposant sur cette visualisation du lien ventre-cerveau, et sur la régulation de la communication entre ces organes, puis sur l’apprentissage de l’auto-hypnose , outil permettant au patient d’être le véritable acteur de son soin, de son bien-être.
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Surcouf de l'hypnose mais pas pirate dans la création du lien thérapeutique et l'induction. Christian Schmitt au Congrès Hypnose et Douleur 2016

mercredi 4 mai 2016 - 23:43
Dr Christian SCHMITT, anesthésie, hypnothérapeute Congrès Hypnose et Douleur 2016 Vendredi 7 mai 9h Formation continue en hypnose Surcouf de l'hypnose mais pas pirate dans la création du lien thérapeutique et l'induction.

Cet atelier se propose après quelques rappels fondamentaux de présenter et d'expérimenter la phase essentielle et indispensable de création du lien thérapeutique et d'installation sécuritaire de la transe hypnotique, qui permet l'accès à la phase de travail thérapeutique et à l'émergence des ressources du patient.

Les différentes situations dans le quotidien de l'environnement de la douleur aiguë seront explorées à l'aide de démonstrations et permettront à l'auditoire de participer à des exercices.

Le but essentiel de cet atelier est d'optimiser les techniques souvent connues en précisant leurs indications respectives en fonction du terrain clinique et dans le respect des règles éthiques qui sont garantes d'un travail hypnotique de qualité.
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Hypnose, acupuncture et créativité thérapeutique. Jean-Michel HERIN au congrès hypnose et douleur 2016

mercredi 4 mai 2016 - 23:32
Dr Jean-Michel Hérin, anesthésiste, hypnothérapeute, acupuncteur Congrès Hypnose et Douleur 2016 jeudi 6 mai 16h30 Formation continue en hypnose Je voudrais parler du chaos. Dans la vie, il y a des périodes de stabilité. Et, à l’occasion d’un événement malheureux, un deuil, ou heureux, une rencontre, une réussite, nous passons par des hauts et des bas. Dans tous les cas, nous allons toujours du plus bas vers plus haut, comme si les phases d’évolution ne pouvaient jamais se passer dans la sérénité.

Notre esprit inconscient est notre espace de ressources, d’apprentissages et de solutions… C’est cette petite voix de sagesse que nous avons nous et qui nous relie à la Sagesse universelle. L’hypnose nous relie à notre « disque dur », en considérant l’homme dans son système de vie. L’acupuncture appréhende l’homme entre Ciel et Terre. Ce point d’acupuncture est un endroit de vide, de vacuité. Cette vacuité est nécessaire pour accueillir le changement.

C’est le « lâcher prise ». C’est ce qui se passait dans l’esprit de Picasso pendant les semaines où il a peint ces Ménines qui ont révolutionné la vision de l’art moderne. L’art et la Beauté nous relient à la Vérité. Qu’il s’agisse de peinture, de musique, de danse, de poésie il s’agit toujours d’ondes sonores visuelles, tactiles ou olfactives. Les couleurs, les sons, les odeurs, nous renvoient aux Cinq éléments, qui sont eux-mêmes liés aux Cinq Organes, aux Cinq Sentiments…

Thérapeutes, nous nous mettons sur la même longueur d’onde que nos patients. Nous vibrons à l’unisson, nous mettons en « résonance » en érigeant nos neurones miroirs. Il est maintenant connu et reconnu qu’il ne peut pas y avoir de lien thérapeutique sans activer ces fameux neurones qui vont activer notre créativité thérapeutique. Les aiguilles d’acupuncture mettent le patient en état vibratoire, comme l’iphone à l’instant où l’on réarrange ses applications.

Il a été démontré que les soignants en état d’empathie activent les mêmes zones que celles qui sont activées chez les patients en état d’hypnose, comme si pour soigner nous devions nous mettre dans cet état particulier qui va stimuler notre intuition thérapeutique.

Nous, soignants, devons être réactifs avec nos patients. Créativité, réactivité, ces deux mots s’écrivent de la même manière. Il suffit de modifier l’ordre des lettres !
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Hypnose à la montagne, par Maroussia Daolio au Congrès Hypnose et Douleur 2016 de St Malo

mercredi 4 mai 2016 - 23:31
Maroussia Daolio Vendredi 7 Mai 9h Formation Continue en Hypnose L'hypnose au centre hospitalier de Bourg Saint Maurice en Savoie. La spécificité de cet hôpital d'altitude est la prise en charge de toute la traumatologie liée à la pratique des sports de montagne:

- ski et sports de glisse
- alpinisme
- vtt
- pathologie d'altitude (mal aigu des montagnes) ......

Dès l'arrivée du polytraumatisé, fréquemment en hélicoptère, sa prise en charge en urgence et son cheminement jusqu'au bloc opératoire se réfèrent dès que possible à la pratique de l'hypnose, l'imprévisibilité de l'intervention médicale le plaçant le plus souvent en transe négative.
Depuis l'hiver 2014 la mise en œuvre de la communication thérapeutique et les soins sous hypnose se sont progressivement mis en place.

Cette pratique a été aussi étendue aux autres interventions médiale réalisées dans l'établissement :
- les consultations d'anesthésie (en particulier pour pallier les résistances à la crainte des piqûres et aux interventions sous anesthésie locorégionale)
- la préparation à l'accouchement (utilisation du mind mapping et des échelles événementielles)
- la pose de la péridurale sous hypnose
- la prise en charge des enfants avec le gant ou le stylo magiques, l'usage des contes ...
- les contes et les métaphores sont aussi très appréciés par les adultes qui ont une réticence envers l'hypnose formelle.
La taille réduite de cet hôpital a permis une large adhésion des soignants concernés
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