en ligne

Il y a actuellement 1 utilisateur et 5 invités en ligne.

Hypnose Ericksonienne

Syndiquer le contenu
Hypnose Ericksonienne, Médicale et Thérapeutique. Thérapies Brèves, EMDR. Formations en Hypnose, trouvez un Praticien, Thérapeute des Instituts Milton Erickson à Paris, Rennes, Avignon
Mis à jour : il y a 10 min 23 sec

Hypnose, EMDR-IMO à Marseille : L'interview de Laurence Adjadj-Borla

lundi 20 octobre 2014 - 12:47
Laurence Adjadj-Borla nous parle de l'Hypnose Ericksonienne et de l'EMDR-IMO qu'elle pratique dans son cabinet de Marseille. Laurent Gross : Qu'est-ce que l'EMDR, l'IMO t'ont apporté dans ta pratique quotidienne de psychologue et d'hypnothérapeute ?

Laurence Adjadj-Borla : Les patients arrivent avec leur propre histoire et parfois enregistrent des moments, des parts émotionnelles qui sont restées bloquées en elles. Parfois ce sont des traumatismes identifiés, parfois ils ne le sont pas. Dès lors il s'agit d'une accumulation de choses qui se sont produites dans leur vie ou des paroles pendant l'éducation. Et dans ces cas-là, l'EMDR-IMO m'a apporté une autre approche thérapeutique. Cela m'a permis d'aller directement soit sur ces événements, soit d'aller faire émerger des événements qui pouvaient être des non-événements mais qui pour la personne ont été identifiés comme traumatiques.
...

Laurent Gross : Parle-nous du cas clinique dont tu m'as fait part il y a quelques jours. Tu l'as vécu d'une certaine façon. Est-ce que tu peux nous dire de quoi il s'agit ?

Laurence Adjadj-Borla : C'est une personne qui m'avait appelé parce qu'elle devait avoir une intervention chirurgicale dans les prochains jours. Et de manière totalement affolée, elle m'appelle pour prendre rdv le plus vite possible. Je la reçois donc rapidement. Lors de la séance, elle m'explique toutes ses peurs en relation avec cette future intervention. Et je lui demande si par le passé, elle a déjà rencontré ce type de peurs. Et a effectivement déjà expérimenté un avortement qui a été très fortement chargé émotionnellement.
http://www.hypnose-ericksonienne.org/video/
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire

mercredi 27 août 2014 - 14:29
Par Frédéric BERBEN Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°34 Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».

Voici la réalité des scènes de la vie à deux telles qu’immortalisées par Cloclo : des sensations, des sentiments et des idées toutes en même temps et conjuguées au présent. Qu’est-ce qu’un couple ? Une croyance, lorsque les conjoints se pensent « en couple» alors qu’ils se trouvent à distance l’un
de l’autre ? Un phénomène, quand il advient, surgit, se présentifie ici et maintenant ? Unidimensionnel ou multidimensionnel? Et si, pour s’articuler et se répondre dans le couple, chacune des dimensions devait d’abord être vécue et harmonisée au sein de chaque conjoint ? Les thérapeutes seraient alors confrontés à un paradoxe de taille : pour débuter la thérapie d’un couple, il faudrait d’abord s’occuper des individus ! Nous verrons la nécessité avant tout de favoriser un « accord » interne individuel harmonieux.

Ensuite, nous tenterons de considérer les processus en cours entre les individus, au moment où le couple se manifeste. Quels sont les mécanismes qui entrent en jeu ? Quelles sont les articulations entre les systèmes individuels et le système couple ? Nous en proposerons une modélisation.

Enfin, nous définirons de nouveaux outils hypnotiques pour une thérapie instantanée, multidimensionnelle et ondulatoire du couple en proposant trois techniques hypnotiques : la « danse des mains », « quand le couple fait dos-dos » et « un souvenir du futur ».

LE SYSTÈME PRINCEPS : L’INDIVIDU Bien que formé d’abord à la systémie, je suis obligé de constater depuis quinze ans que la souffrance ressentie à l’origine de la consultation de couple est d’abord personnelle, tout comme la demande de changement et les axes sur lesquels ces améliorations devraient porter. Le sujet est auto-référé et auto-organisé « de par son autonomie et son individualité». Edgar Morin montre l’individu comme un système fermé sur lui-même dans ses frontières, lesquelles ne peuvent pourtant exister que par les échanges permanents avec ce qui l’entoure. C’est au sein de cette dynamique de complexité que les partenaires d’un couple évoluent : « La partie est dans le tout, le tout est dans la partie qui est à l’intérieur du tout ! »

L’individu est autocentré, c’est-à-dire qu’il se trouve davantage en zone de confort lorsqu’il oscille autour de son propre centre de gravité ; il lui faut donc un ancrage solide et un alignement souple. De plus, il n’absorbe pas une réalité toute faite qui lui préexiste. De son interaction avec ses contextes, il construit une réalité à partir de ses sens, de ses émotions, de ses pensées et la tient pour vraie. Elle ne correspond qu’à une des multiples réalités qu’il peut édifier. Le monde est filtré, interprété, modelé. « Ce que nous expérimentons, découvrons et savons est nécessairement constitué de nos propres éléments de construction et seuls nos manières et moyens de construction peuvent en rendre compte » dit Ernst Von Glasersfeld dans son Introduction à un constructivisme radical.

Il s’agit donc d’abord, pour le conjoint en couple, de se trouver en harmonie avec lui-même, de découvrir son propre « accord majeur ». Je propose de se représenter chacune des dimensions au sein de la personne comme une note de musique au coeur d’un accord de guitare ou de piano. A chaque instant, son vécu serait ainsi un accord interne multidimensionnel. Ces dimensions varient en permanence en intensité et en espace, définissant des ondes. Lorsque l’accord a lieu, les vécus de bienêtre, d’alignement, de plénitude, d’ancrage et d’harmonie sont au rendez-vous. Cela « vibre ». Une « longueur d’onde globale » peut être ainsi définie, plus ou moins intérieurement harmonieuse, à chaque instant et pour chaque personne.

Dans ce modèle, les problèmes et difficultés individuelles proviennent de discordances et de dysharmonies entre les différentes dimensions, comme si une note dans un accord de guitare sonnait faux (1/2 ton trop bas par exemple), ou bien qu’elle n’était pas jouée (donc absente de l’accord), ou encore jouée avec une faible intensité (ainsi noyée au milieu des autres notes qui prendraient le dessus). « Cela sonne faux », le patient « envoie de mauvaises ondes ». Comment permettre de « réaccorder » les dimensions internes en limitant les interférences entre les ondes et en favorisant l’harmonie des accords ? En général, dès la première séance, je propose des expériences centrales « d’autoratification» centrées sur une assise (pour l’ancrage), un maintien de l’axe hanchesépaules- tête (pour l’alignement), une centration sur la respiration (pour le recentrage), un scan corporel anesthésique (pour les compétences). L’auto-ratification est un signaling vital. Il veut dire que la personne valide pour elle-même que quelque chose est en train de se passer en elle et parfois dans son rapport aux contextes environnementaux. Elle se reconnait du domaine du vivant. Elle peut toucher sa conscience efficiente pour mieux se nommer en instant présent, trouver son identité et recontacter son centre de gravité (cf. Gaston Brosseau).

LE MÉGASYSTÈME : LE COUPLE J’utilise le concept de Mégasystème pour désigner l’ensemble constitué par les deux systèmes princeps (partenaires du couple) en interaction réciproque, mûs par une dynamique d’accordage et construisant des concordances. Ce Mégasystème n’est pas « méta » car il n’est ni au-dessus, ni
en-dehors, ni « à propos de ». Il se produit en même temps que les systèmes Princeps, se construit et évolue avec eux et par eux. Il contribue en retour à les engendrer, et les impacte positivement ou négativement. Le Mégasystème couple est simplement beaucoup plus vaste que chacun des systèmes individuels, car il représente le champ du produit de leurs diverses dimensions, exprimées ici et dans tous les ailleurs ayant existé et à venir, dans tous les espaces présent, passés et imaginables.

Voici le diagramme analogique qui figure le modèle général de la manifestation du couple :Nous avons vu qu’à l’interne de chaque individu un accord peut être trouvé en thérapie. Ce dernier répond à la définition du dictionnaire : « Un accord est l’union coordonnée d’au moins trois sons qui constituent l’harmonie » (Larousse). Dans le couple, ce processus se répète et se nomme accordage. Les dimensions respectives des deux systèmes Princeps constituent autant de champs au sein desquels les phénomènes dimensionnels se produisent. Ainsi, dans le champ cognitif d’Agnès par exemple, certaines idées, des valeurs et croyances sont à l’oeuvre. Dans le champ cognitif de Bertrand, son compagnon, des idées, croyances et valeurs
sont également en action. Au moment où ces champs se recouvrent, se contactent, l’ensemble de leurs points entrent en interaction.

Des ondes apparaissent qui vont leur permettre de se retrouver « sur la même longueur d’onde » ou pas. Comme un phénomène sismique ou climatologique, quelque chose se passe, vécu par les partenaires et observable de l’extérieur. De quoi s’agit-il ? Est-ce énergétique ?Ondulatoire ? Mécanique ? Probablement tout cela à la fois… Il est important de bien saisir que l’ensemble des dimensions et sous-dimensions concordantes ainsi que l’espace occupé par les champs du Mégasystème définissent les frontières du couple par rapport à son environnement et génèrent le vécu de bienêtre. Le système peut s’améliorer. Comme le souligne Brian Greene, physicien : « Les dimensions ont toutes un rapport avec les différents axes directionnels dans lesquels on se déplace et on les appelle parfois degrés de libertés et plus on dispose d’un grand nombre de dimensions ou degrés de
liberté, plus on peut faire de choses ».


FRÉDÉRIC BERBEN
Psychologue clinicien, psychothérapeute, hypnothérapeute, thérapeute familial. Formé par Claude Virot (Hypnose et thérapies brèves, Institut Emergences, Rennes). Intégration d’autres approches : Quantique, Pleine conscience, Qi Gong, Holistique. Exerce en service de thérapie familiale interhospitalier en santé mentale et en libéral à Laval (Mayenne).


Les autres articles de la Revue ce mois-ci...


Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !

A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.

Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.

Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.


Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN

Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.


L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD

articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?




Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ

Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.


Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN

Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».




Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS

La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.


Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat

Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.




“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34

“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.


Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy

Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)




Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX

Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…




Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV

Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?


 



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Face à un déficit en hormone de croissance

mardi 26 août 2014 - 17:16
Un conte pour grandir. Par Marie Clotilde WURZ DE BAETS Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°34 La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents. Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités. Tout a commencé dans les bras de ma mère, sur les sillons des vinyles, dans les paragraphes des livres illustrés. Les contes étaient là. Puis j’ai travaillé dans l’animation. Les contes se sont alors métamorphosés pour se matérialiser autour d’un feu de camp,
au pied d’un lit, Ils remplissaient les regards de rêves, de fées, de monstres, de quêtes impossibles dont les héros finissaient toujours par triompher…

Puis, j’ai grandi et ma vie professionnelle est devenue plus sérieuse et intellectuelle. Peu à peu, imperceptiblement, les contes se sont tus. Ils se sont doucement endormis, laissant place au vrombissement théorique des tonitruantes et incontournables théories psychologiques, aux multiples approches et facettes…

Après plusieurs années d’intense maturation: « la Psychologue en moi était née ». L’analyse faisait loi : Le contenu des contes est devenu analytique, La psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim faisait foi. Le temps s’est écoulé, au fil des entretiens de mes patients en souffrance, j’ai
un jour ressenti le besoin d’enrichir ma besace de nouvelles acquisitions. Je suis repartie sur les routes initiatiques de l’apprentissage de l’hypnose. Et, c’est là que les contes sont réapparus. C’est là que nos chemins se sont à nouveau croisés. Comme par enchantement, comme par magie. Cette nouvelle rencontre s’imposa. Ce nouvel éclairage m’illumina. Le conte sous hypnose me fut révélé.

Ainsi naquis pour moi le « conte hypnotique» peuplé de sens, de métaphores, d’images et de comparaisons. Faisant resurgir mes capacités narratives enterrées depuis longtemps. Lorsque le puzzle de mes compétences s’est assemblé, ce fut comme une découverte, comme une révélation, comme une réminiscence. Je pouvais, enfin, rassembler les différentes parties de « mes » vies professionnelles. Mettre différemment des maux, en mots, en démo…
Depuis j’invite, dans mon cabinet, le conte hypnotique. J’emploie dans ma pratique professionnelle ce fabuleux outil comme un incroyable levier pour l’inconscient, un nouveau passage pour dire les choses, une porte secrète pour toucher les coeurs…

HISTOIRE ET ANAMNÈSE D’UN CONTE HYPNOTIQUE Voici l’histoire d’un conte hypnotique que j’ai été amené à écrire dans le cadre d’un suivi thérapeutique. Hourie est une jeune femme intelligente et agréable de 35 ans. Mariée, elle a déjà deux petites filles de 8 et 6 ans, Emma et Zabel. Elle vient me consulter dans le cadre d’une recherche d’apaisement familial. Au coeur de son génogramme, on retrouve toute une problématique douloureuse de transmission transgénérationnelle. Hourie veut pouvoir s’en défaire et vivre plus sereinement. Cette femme brillante a mis, depuis son mariage, sa vie professionnelle en parenthèse. Son mari,
pragmatique et rigide, l’accompagne dans son choix. Aisés financièrement, rien ne semblait devoir entraver le cours prometteur de leur existence. Jusqu’au jour où Hourie se trouva à nouveau enceinte.

Après avoir mesuré avec son mari « l’étendue des perturbations qu’allait occasionner un nourrisson », Hourie décide de poursuivre sa grossesse et finit par se réjouir de cette vie à venir. Pendant cette période, je l’accompagne en entremêlant entretiens psychothérapeutiques et séances d’hypnose.
En effet, elle vit une grossesse très difficile (malaise violent, incapacité à se nourrir, accablante fatigue …) De surcroît, elle doit surmonter une grande appréhension de l’accouchement. Hourie maintient courageusement sa grossesse et sa vie de famille. Un matin de printemps, elle donne le jour à la petite « Diana- Alegria ».

Tout semblait être rentré dans l’ordre, lorsque 8 mois plus tard, au cours d’un contrôle médical classique, le couperet tombe : Diana-Alegria ne grandit pas normalement. Elle présente plusieurs signes inquiétants de grave retard indiquant des dysfonctionnements physiques, voire, peut-être, psychologiques. C’est l’atterrement, la stupeur, l’effondrement total, le monde s’écroule sur Hourie et sa famille. Maladie génétique ? Déficience en hormone de croissance ? Qui aurait pu le dépister ? Qui a failli dans sa tâche ? De qui est-ce la faute ? Au milieu de cet empilement de questions accusatrices, Hourie regarde sa fille Diana-Alegria, elle la regarde et elle l’aime, quelle qu’elle soit, avec sa différence, avec ses imperfections. Je
l’accompagne dans sa peine, dans sa démarche de tout tenter, de tout assumer, d’accepter le diagnostic final et les examens qui tardent à s’établir.

Finalement la médecine se prononce : le corps de Diana-Alegria ne fabrique pas assez d’hormone de croissance. Un traitement immédiat de piqûres quotidiennes doit se mettre rapidement en place. Ce sera commeça pour toute sa vie. Il n’y a pas d’autres solutions. Hourie s’effondre en entretien : comment vivre avec cette souffrance ? Comment dépasser la culpabilité, la colère, le désespoir ? Mais surtout, elle est désemparée, démunie, devant ces deux autres petites filles, Emma 8 ans et Zabel 6 ans ? Comment leurdire la vérité ? Sans les choquer ? Sans les blesser ? Sans qu’elles rejettent la différence de Diana-Alegria ? Comment faire face ? Va-t-elle pouvoir affronter et parler de ce geste de piqûre qu’elle devra elle même effectuer chaque jour sur Diana- Alegria ?

Et c’est là que le conte hypnotique apparait…
C’est là que le conte hypnotique trouve sa place. Je l’ai écrit pour ces trois petites filles et pour cette famille éprouvée. Il permet de métaboliser différemment ce drame. De donner aux membres de cette famille, un sens à leur histoire, pour que ce soit explicable, exprimable. Il met à distance,
sans distancier. Il parle du présent et anticipe positivement le futur. Le conte hypnotique installe une autre temporalitéet ouvre l’horizon à une dimension différente de la réalité. Ainsi commence L’histoire d’Emma et Zabel et Diana-Alegria : Le Nectar de Croissance

LE NECTAR DE CROISSANCE 1. La naissance de Diana-Alegria

Il était une fois dans un pays calme et tranquille, un roi et une reine qui avaient eu le bonheur d’avoir deux filles. Leur royaume était maintenant en paix
et l’amour qui unissait toute leur famille était si grand, que le désir d’avoir un autre enfant était né dans le coeur du roi et de la reine. A l’époque, les jeunes princesses, Emma et Zabel, avaient 8 et 6 ans. Comme l’Amourporte toujours ses fruits, Diana-Alegria vit le jour un joli mois de mai au grand bonheur de tous. Les mois passaient et se succédaient, entraînant dans leur course la croissance d’Emma et de Zabel qui grandissaient comme de jeunes pousses d’herbe dans la joie et l’intelligence. Diana-Alegria, quant à elle, ne semblait pas touchée par la course du temps. Le temps glissait sur le corps de Diana-Alegria sans y laisser ses traces. Tout comme l’eau sur les plumes du canard… Diana- Alegria, au fil des jours qui s’écoulaient,restait petite, adorable mais inexorablement petite.

Au début le roi et la reine ne le virent pas tout de suite, car Diana-Alegria, comme ses deux soeurs, était une enfant merveilleuse. Mais les faits étaient là : Diana-Alegria ne grandissait pas. Alors tout le pays fut pris d’inquiétude et de questionnement : si cette enfant ne grandissait pas, « c’était la faute de qui ? »

- La cigogne se serait-elle trompée ?
- Etait-ce un coup de la fée des mauvaises intentions ?
- Une malédiction ?
- Une mauvaise graine mal plantée ?

Le roi se posait ainsi mille et une questions, et comme c’était un homme qui avait les pieds sur terre, il décida de partir à la recherche d’une réponse.

2. Le Pourquoi du comment Pendant plusieurs mois il se mit à étudier.


MARIE CLOTILDE WURZ DE BAETS
Psychologue clinicienne, hypnothérapeute, exerce en libéral à Monaco. Travaille également en groupe de parole, ainsi que dans l’enseignement
pédagogique et universitaire. A travaillé dans l’associatif pendant 20 ans auprès des enfants et des adolescents. S’est formée à l’hypnose à Vaison la Romaine avec le Dr Bellet.

Les autres articles de la Revue ce mois-ci...


Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !

A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.

Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.

Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.


Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN

Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.


L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD

articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?




Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ

Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.


Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN

Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».




Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS

La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.


Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat

Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.




“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34

“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.


Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy

Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)




Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX

Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…




Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV

Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?


 



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Transe générative. Le grand voyage de conscience

mardi 26 août 2014 - 15:21
Stephen GILLIGAN traduction : Stéphane RADOYKOV et Thierry SERVILLAT Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens. L’objet de ce voyage est d’aller au-delà de ce que vous connaissez déjà, en créant de nouvelles réalités positives, en transformant la conscience, en guérissant les blessures, et en évoluant vers des états de conscience plus élevés. On accède ainsi au « club des 4 H » : davantage de bonheur, de santé, de serviabilité envers les autres, de guérison de soi, des autres et
du monde. Pour comprendre comment la transe générative peut activer ces ressources, nous pouvons considérer trois hypothèses de base :

1. la conscience est première,

2. la conscience crée les champs quantiques de l’inconscient créatif, qui à leur tour créent le monde classique de l’esprit conscient,

3. l’esprit crée et se fraye un chemin à travers des cartes figurant le(s) monde(s).

Ces hypothèses fournissent une base pour comprendre la transe générative en tant que pratique visant à mettre en mouvement l’esprit conscient et l’inconscient créatif vers un niveau intégratif où une transformation créative est possible.

La vie est un voyage de conscience Le travail de transe générative se base sur l’hypothèse que la réalité est créée par la conscience elle-même. Pendant longtemps réservé aux approches mystiques, ce point de vue s’est lentement développé au cours du siècle dernier à partir de découvertes en physique quantique. A l’inverse de la vision matérialiste qui positionne la conscience comme un épiphénomène prenant source dans des états cérébraux, il voit plutôt la réalité classique comme créée par la conscience en interaction avec des champs d’onde quantique.Ces champs d’onde sont des « réalités virtuelles», c’est-à-dire une infinité de possibilités et non des réalités. La « transformation» d’un champ d’onde virtuel « de possibilités infinies » en une réalité spécifique se produit lorsqu’une conscience observatrice entre en relation avec le champ quantique. Au fond, cette théorie dit : sans conscience, pas de réalité. Et comme nous verrons, la conscience c’est chacun de nous, et aussi nous tous.

Cette théorie, bien entendu, est radicale comparée à notre pensée occidentale traditionnelle. Comme le soulignent certains physiciens comme David Bohn, elle a été pour partie le résultat de découvertes expérimentales surprenantes comme :

1. les électrons qui bougent de façon discontinue d’une orbite à l’autre,

2. un électron qui apparaît comme soit une particule soit une onde, selon la conscience qui l’observe,

3. et l’influence non locale, ce qui signifie qu’une particule peut instantanément (c’est-à-dire plus rapide que la vitesse de la lumière) influencer une particule à distance. Des travaux plus récents montrent que la majeure partie de l’univers – environ 96% !! – est composée de « matière noire » et d’« énergie noire » invisibles. De telles découvertes indiquent que le monde classique de l’espace/temps n’est pas premier. En valorisant la conscience comme première, le travail de transe générative reconnaît à chaque personne un potentiel infini d’action créative. Concrétiser ce potentiel n’est pas tâche facile, ainsi un point essentiel du travail est de trouver comment favoriser les états de conscience de niveau supérieur nécessaires à cette
aventure. L’hypothèse est que la conscience évolue sur de nombreux niveaux, bien que lentement et avec beaucoup de virages et de tournants ; le défi est de s’aligner avec et de lui permettre de se déployer encore plus. En termes pratiques, le praticien qui utilise la transe générative avec un client est en train de « méditer dans la relation » avec des idées comme : « Quelque chose se réveille », « Je suis sûr(e) que ceci fait sens », « Il y a quelque chose qui est en train de guérir ». Ensuite, la majeure partie du processus est de s’assurer qu’à la fois le client et le praticien sont dans un état génératif pour réaliser ces possibilités.

C’est le but d’une induction hypnotique : évoluer vers un niveau de conscience plus élevé, au sein duquel l’apprentissage génératif est possible. Pour développer un tel état de con - science, on devient particulièrement attentif au fait de savoir si l’énergie d’une personne s’accroit ou s’intensifie, sa
conscience n’étant plus attachée à l’habituel état d’identité (ou l’état d’identité classique) lié à l’ego. Cela peut être un évènement positif, comme lorsque quelqu’un est touché par l’amour, s’ouvre grâce à la beauté, par une présence esthétique. Mais cela peut tout autant être des évènements négatifs comme les peurs, les addictions, les expériences « hors contrôle » qui sont monnaie courante dans le travail thérapeutique.

Nous voyons les expériences de ce type comme des bourgeons de « transes naturalistes spontanées » par lesquelles l’inconscient créatif tente de se débarrasser de vieilles « cartes » dans le but de guérir, transformer, ou créer quelque chose de nouveau. Le résultat de cette tentative dépendra de la qualité de la relation humaine qui l’accompagne, c’est-à-dire selon que la conscience qui se connecte à l’expérience la crée comme évènement positif ou négatif. Si un évènement expérientiel est vécu de manière positive (« générative »), de bonnes choses (par exemple, de la transformation) se produisent; s’il est vécu de manière négative (« dégénérative»), de mauvaises choses se produisent (par exemple, des symptômes). Ainsi, pour créer une transe générative, on commence par sentir positivement que quelquechose essaie de s’éveiller, puis on va chercher à créer un état de conscience génératif qui va permettre que cela puisse se produire. De cette façon, la transe générative est un moyen de faire venir au monde une conscience nouvelle.

Prenons l’exemple d’un homme dont la mère mourait lentement d’un cancer ;plusieurs fois, cet homme se retrouva dérangé et consterné par ses accès de colère périodiques alors qu’il était assis aux côtés de sa mère. Il reçut de l’aide pour accueillir cet état « autre que l’ego », ce qui incluait de développer un état intérieur centré dans lequel il pouvait être témoin de ce qu’il vivait. Installé dans une transe consciente, il identifia dans quel endroit
de son corps il sentait l’énergie, et quels âges précédents (« 8 ») lui étaient associés.

D’autres expériences associées, à la fois positives et négatives, surgirent également à l’intérieur de la « soupe quantique» de la transe. Guidé par une intention positive de guérison et s’appuyant sur un centrage esprit-corps, il devint capable de se rendre compte que cette rage ancienne représentait une des pièces maîtresses de sa mosaïque identitaire qui était en train de se transformer en réponse à l’imminence du décès de sa mère.

Bien sûr, des changements majeurs auront lieu durant la vie d’une personne– des décès de proches, des naissances, des maladies, des mariages, des divorces,etc. Nous considérons de tels changements majeurs de l’existence comme naturels et inévitables, comme une rivière qui coule tout au long de la vie de la personne, apportant de nombreuses possibilités de croissance et d’éveil. Encore une fois, la transe générative consiste en l’organisation de contextes permettant que ces potentiels puissent être accueillis et positivement réalisés.
La conscience crée les champs quantiques de l'inconscient créatif qui à leur tour, créent les réalités classiques de l'esprit conscient Le déploiement de la conscience nous porte à travers deux mondes successifs. Ces deux mondes ont beaucoup d’appellations – par exemple, imagination et réalité, possibilité et actualité, Créatura et Plérôme, primaire et secondaire, etc. Dans le travail de transe générative, nous les décrivons comme :

1. la réalité quantique de l’inconscient créatif, et,

2. la réalité classique de l’esprit conscient.

Le monde quantique est d’un niveau plus profond : c’est l’imaginaire « champ des possibilités infinies », à partir duquel les réalités sont créées. Il est «avant et au-delà» du temps ou de l’espace, vide de formes réelles (matérielles), mais portant en son sein une infinité de formes potentielles. Quand vous demandez à quelqu’un d’où lui est venue une idée créative, la réponse est habituellement : « Je ne sais pas » ou « Elle est juste venue comme ça ». On appelle ce « mystérieux espace d’où vient toute pensée créative » le champ quantique de l’inconscient créatif. Quand la conscience interagit avec le
monde quantique, elle fait « déferler » un champ d’onde qui contient de nombreuses possibilités à l’intérieur du monde classique de l’esprit conscient, qui garde une réalité spécifique. Ce monde classique est la réalité conventionnelle des « choses » séparées: matière solide, espace et temps, physique
newtonienne, objets « réellement » présents. Il s’agit du monde empirique des valeurs uniques : une chose est soit vraie soit fausse ; si vous êtes ici, vous ne pouvez être là-bas; ce que vous voyez, c’est ce que vous obtenez. La causalité logique s’applique, le temps progresse (et ne régresse pas), ce qui est né doit aussi mourir, les choses sont telles qu’elles sont. Le monde classique inclut ce que l’on a déjà vécu, les traditions dominantes et l’histoire de ce que nous avons été jusqu’à maintenant.

Ces deux mondes sont complémentaires l’un de l’autre sur de nombreux points, notamment les suivants :En observant ces complémentarités, on peut voir que la conscience créative a besoin des deux mondes. Les champs quantiques de l’inconscient créatif portent tous les formes ou états de toute
chose.

STEPHEN GILLIGAN
Psychologue, psychothérapeute, auteur et formateur. Docteur en Psychologie (Stanford University). A étudié l’hypnose, dès l’âge de 19 ans, auprès de Milton Erickson. Exerce en pratique privée à San Diego (USA, Californie). A publié de nombreux articles et ouvrages, dont, en français : Le courage d’aimer. Principes et mise en pratique de la thérapie des relations du soi (SATAS).

Les autres articles de la Revue ce mois-ci...


Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !

A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.

Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.

Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.


Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN

Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.


L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD

articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?




Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ

Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.


Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN

Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».




Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS

La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.


Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat

Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.




“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34

“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.


Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy

Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)




Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX

Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…




Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV

Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?


 



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest

mardi 26 août 2014 - 11:48
Compte rendu de Christine GUILLOUX Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences… L’histoire de l’hypnose en France nous est familière. Mais qu’en est-il aux États-Unis et en Russie ? Des racines et des soclescommuns, des particularités à identifier ? Hypnose aux États-Unis Quelques repères historiques sont proposés par Joyce Mills, hypnothérapeute, fondatrice et directrice du Centre Story-Play® à Scottsdale, Arizona, co-directrice de l’Institut de Thérapie Ericksonienne de Phoenix.

À la fin du XVIIIe siècle, le mesmérisme traverse l’Atlantique et fait son chemin aux États-Unis. Charlatans, spirites, hypnotistes de spectacle ne donnent guère une belle renommée à l’hypnose. Les écrits d’Edgar Allan Poe (La Vérité sur le cas de M. Valdemar ; Souvenirs de M. Auguste Bedloe) et de Nathaniel Hawthorne (La maison aux sept pignons) induisent une certaine méfiance envers le mesmérisme et l’hypnose.

John Bovee Dods (1795-1872) popularise le mesmérisme ainsi que La Roy Sunderland (1804-1885), en s’appropriant une terminologie scientifique pour l’expliquer. Le magnétisme commence à céder le pas à l’électrique. Les mesméristes américains s’intéressent davantage à traiter la personne globalement plutôt que de guérir la maladie.Les aspects religieux semblent l’emporter sur les aspects cliniques. La Roy Sunderland met en évidence une « sympathie mentale » pour décrire sa version du magnétisme, qu’il finira par nommer «pathétisme».

Phineas Parkhurst Quimby (1802-1866), enfant, est atteint de tuberculose. Le chlorure de mercure qu’on lui administre accentue ses symptômes. Il remarque que lorsqu’il galope à cheval, sa douleur s’atténue. Il va s’intéresser à l’impact de l’esprit sur le corps, assiste en 1838 à la conférence du mesmériste français Charles Poyen, de passage à Belfast, dans le Maine, se met à étudier le mesmérisme jusqu’à l’enseigner. Il croit que la foi en la guérison est capable de soigner les maladies et qu’il y a lieu de dissiper les fausses croyances. Il traite avec un succès temporaire Mary Baker Eddy, auteur, guérisseur, fondatrice du mouvement de la Science Chrétienne, alors atteinte de paralysie hystérique.

Ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’hypnose se développe après avoir été « publicisée » par les spectacles. Dave Elman (1900-1967), comédien, puis hypnotiste de spectacle, homme de radio, connu pour ses inductions rapides, retranscrit ses cours qu’il destine alors aux médecins et aux dentistes : Hypnotherapy est devenu aujourd’hui un manuel de référence en hypnose médicale.

Le psychologue Clark Hull (1884-1952) entreprend, à grande échelle, l’étude de l’hypnose à l’Université du Wisconsin. En 1933, il publie les premiers résultats de ses travaux, rigoureux et basés sur des analyses statistiques et expérimentales, dans Hypnosis and suggestibility. L’hypnose « n’est pas du sommeil et n’a aucune relation avec le sommeil. » En état d’hypnose, des réponses d’alerte plus que de léthargie sont apportées. Pour lui, hypnose et veille ne diffèrent essentiellement que par la sensibilité aux suggestions et par la capacité accrue à mémoriser. L’hypnose prend ses lettres de noblesse bien qu’il ait à en abandonner l’étude suite aux résistances du corps médical. Sa contribution est majeure et est encore utilisée aujourd’hui.

Milton H. Erickson naît en 1901 à Aurum au Nevada. En 1919, il contracte la polio. Le pronostic du médecin parvient à ses oreilles ce qui le rend furieux. Impensable de dire à une mère que son fils va mourir dans les heures qui viennent ! Trois jours de coma s’ensuivent. Paralysé, installé dans un fauteuil à bascule, il s’aperçoit qu’il peut se balancer et se met progressivement à mobiliser son potentiel musculaire. Nous connaissons la suite... Milton H. Erickson s’intéresse très vite aux travaux de Clark Hull, il devient son élève. Son approche thérapeutique se fait connaître dans les années 1950. Co-fondateur de l’American Society of Clinical Hypnosis, il continue à oeuvrer jusqu’à sa mort en 1980. Et c’est essentiellement l’approche d’Erickson qui domine aux États-Unis aujourd’hui.

Dans cet « esprit de la guérison » ericksonien, Joyce C. Mills a développé depuis plus de vingt ans un modèle de thérapie par le jeu, le « StoryPlay® », un modèle qui met en valeur la diversité culturelle, les capacités naturelles de guérison et les solutions créatives.


Hypnose en Russie Serge Bolsun, psychologue clinicien, directeur adjoint de l’Institut de recherche de l’hypnose clinique, Moscou, à son tour, nous présente quelques repères historiques. Il démontre combien l’École russe de l’hypnose du XXe siècle s’inscrit dans la continuité de l’hypnose française du XIXe siècle et son développement est conditionné par l’idéologie socio-politique de l’URSS.

Vasily Danielevsky (1852-1939), professeur de l’Université de Kharkov, en Ukraine, est le premier à étudier la physiologie de l’hypnose chez l’homme et les animaux. Il présente à Moscou, en 1891 au 4ème Congrès de médecins russes, les effets de la suggestion hypnotique pour accélérer la guérison des brûlures.

Ardalion Tokarsky (1859-1901), psychiatre, s’oppose à la vision de Charcot : l’hypnose n’est pas de nature pathologique. Il se bat pour faire accepter l’hypnose comme mode de traitement parmi et avec d’autres. Il fonde l’École de Psychothérapie et d’Hypnothérapie de Moscou. Il inaugure le premier « Cours d’Hypnose et de Psychologie Physiologique » auprès d’étudiants en médecine à l’Université de Moscou.


Les autres articles de la Revue ce mois-ci...


Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !

A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.

Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.

Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.


Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN

Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.


L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD

articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?




Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ

Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.


Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN

Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».




Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS

La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.


Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat

Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.




“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34

“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.


Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy

Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)




Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX

Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…




Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV

Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?


 



Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Formation Hypnose Nancy : Institut pour l'Utilisation des Thérapies brèves et de l'Hypnose en Lorraine

lundi 4 août 2014 - 01:28
Formation en Hypnose Ericksonienne à Nancy en Lorraine. Institut Membre de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves L'institut UTHYL a été créé par le Dr Philippe Aïm pour répondre au besoin de formation à l'hypnose et aux thérapies brèves en région Lorraine.

Cet institut propose entre autres une formation complète sur 3 ans (soit 36 journées, plus de 250H au total) incluant:

1ère année: formation à l'hypnose ericksonienne.

2ème année: principaux modèles de thérapies brèves, orientation sur la solution. Intégration des modèles de thérapies brèves en hypnose.

3ème année: perfectionnement thérapies brèves, orientation sur le problème. Intégration de différents modèles à l’hypnose.

La formation s’adresse exclusivement aux professionnels de la relation d’aide.
D'autres formations sont possibles en fonction des besoins ou des demandes. Pour plus de détails sur les formations, voir la page «Les formations».

http://www.institut-uthyl.com

Les Formateurs


Dr Philippe AÏM Psychiatre - Psychothérapeute

Responsable pédagogique de l’institut UTHyL et formateur principal

Responsable pédagogique au Collège d’Hypnose et de Thérapies Intégratives de Paris CHTIP

Ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Nancy

Formateur et conférencier international.


Bernadette Audrain-Servillat Psychothérapeute agréée ARS.

Co-fondatrice du Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative et de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé

Formatrice et conférencière.


Dr Jean-Marc Benhaiem Hypnothérapeute.

Président de l’Association Française pour l’Etude de l’Hypnose Médicale

Responsable du D.U. d’hypnose médicale de l’Université Paris VI (la Pitié-Salpêtrière)

Auteur de plusieurs livres sur le sujet dont «L’hypnose ou les portes de la guérison» (avec François Roustang)

Formateur et conférencier.


Dr Julien Betbèze Psychiatre Psychothérapeute.

Responsable de l’accueil familial thérapeutique à Nantes.

Formateur et conférencier.

Co-auteur de « Thérapies brèves: principes et outils pratiques » Ed. Masson.


Pr Antoine Bioy Professeur des Universités HDR - Psychologie médicale et psychopathologie

Docteur en psychologie clinique (PhD) - ancien attaché hospitalier

Hypnothérapeute, formateur et conférencier.

Expert scientifique pour l’Institut Français d’Hypnose


Dr Marie-Christine Cabié Psychiatre et psychothérapeute, formatrice et conférencière.

Chef de pôle de psychiatrie à Paris.

Membre du comité de rédaction de la Revue Thérapie Familiale

Directrice de la collection Relation chez Erès.

Présidente de Korzybski France.

Initiatrice de l’approche solutionniste en France et rédactrice du premier livre francophone sur le sujet: «Pour une thérapie brève» ed. ERES


Laurent Gross Kinésithérapeute, Hypnothérapeute. Formateur en hypnose éricksonienne à Paris et Nancy

Superviseur en EMDR - IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).

Président du Collège d’Hypnose et de Thérapies Intégratives de Paris. CHTIP


Dr Maxime Lamourette Psychiatre et psychothérapeute, formateur.

Ancien chef de clinique à la faculté de médecine de Nancy

Ancien assistant des hôpitaux du CHU de Nancy


Dr Thierry Servillat Psychiatre psychothérapeute.

Formateur et conférencier international.

Président de l'Institut Milton H Erickson de Rezé

Co-fondateur du Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative

Ancien président de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves

Co-auteur de "Psychothérapies: une approche plurielle" (Masson).

Rédacteur en chef de la revue HYPNOSE & Thérapies brèves.


Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Agenda Hypnose Thérapie Brève