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Hypnose Ericksonienne

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Mis à jour : il y a 3 heures 9 min

L’hypnose en unité de soins palliatifs. Dr Jean BECCHIO

vendredi 20 juin 2014 - 12:06
L’hypnose est un outil thérapeutique très utile et bien accepté par les patients et le personnel soignant dans cet univers si particulier que sont les soins palliatifs. Notre petite unité de soins palliatifs est un ensemble de dix chambres individuelles. Notre journée commence par la réunion du matin où je sélectionne les patients chez lesquels il serait judicieux d‘utiliser l’hypnose. Ce matin, je note deux noms sur ma fiche de prè-sélection : Maria et Fassassi. Maria souffre de douleurs abdominales intermittentes, mal calmées par la morphine et les antispasmodiques. Je consulte son dossier. Maria, jeune maman de 35 ans, est venue dans notre service en phase terminale d’un cancer de l’ovaire. Ces douleurs sont liées à la masse tumorale, mais ces renseignements cliniques, histologiques, physiologiques ne sont pas ce que je recherche en priorité dans le dossier. Je vais rendre visite à une patiente qui est bien suivie sur le plan médical par l’équipe des cliniciens du service et je me place en intervenant complémentaire, agissant sur les symptômes, quelle que soit leur origine. Pour cela j’utilise la technique hypnotique. Cette technique nécessite elle aussi des "ingrédients" que je recherche dans le dossier. Ces éléments, utiles pour mon approche, sont la date et le lieu de naissance de la patiente, son métier, son statut marital, les prénoms et âges des enfants, ses distractions préférées, sa religion, ses croyances. Je dois avouer que dans des dossiers qui pèsent parfois plusieurs kilos, ces informations sont souvent absentes.

C’est le cas aujourd’hui pour Maria. J’apprends qu’elle est mariée, mère d’une enfant de douze ans et est née à Paris un 14 mars (nous sommes le1er mars). J’entre dans sa chambre. Toutes nos chambres sont éclairées par une baie vitrée qui donne sur un adorable jardin botanique, créant une douce et agréable ambiance. Maria est allongée sur son lit et regarde, à droite, les oiseaux nichés sur les arbres du jardin. En face d’elle, sur un panneau en liège sont affichées des photos de sa vie. Sur la table de nuit placée à sa gauche, un poste de radio diffuse de la musique classique. Je me présente et signale à Maria que j’ai appris que sa douleur était toujours présente, malgré les médicaments. Je l’interroge, classiquement, sur les caractères de cette douleur, puis je lui propose d’apprendre un exercice, basé sur l’hypnose, pour mieux gérer cette douleur, en complément des traitements qu’elle reçoit déjà. Maria accepte. Je me tourne alors vers le panneau mural où se trouvent les photos et je demande à Maria de me dire quelques mots sur ces morceaux de vie. Elle me présente sa fille Joan et je comprends l’importance de la place occupée par cette jolie enfant blonde dans le cœur de sa maman. Nous parlons de son métier d’employée de banque, de son amour pour la musique et les balades dans la nature. Nous revenons sur la douleur et je fais préciser à Maria ce qu’elle ressent lorsque la douleur commence à s’installer. « C’est comme une tenaille qui me serrerait brutalement les muscles du ventre ».

Muni de cette métaphore , je propose l’exercice d’hypnose à Maria. Je lui demande de fermer les yeux et de bien écouter tout ce que je vais dire car elle pourra refaire l’exercice, plus tard, toute seule, sous forme d’exercice d’auto-hypnose. J’applique alors la technique d’induction hypnotique qui permet d’aider le patient à passer de l’état d’éveil conscient à l’état de transe hypnotique activée. Maria présente rapidement les signes cliniques de l’état hypnotique. Je demande alors à Maria de retrouver un souvenir d’une expérience d’apprentissage agréable, de n’importe quelle partie de sa vie, dans n’importe quel domaine. Elle retrouve rapidement le souvenir du jour où elle a accouché pour mettre au monde Joan. Je l’accompagne dans ce souvenir en employant des suggestions indirectes, des suggestions ouvertes et des métaphores adaptées au but de la séance. Je place des suggestions post-hypnotiques, qui aideront Maria après la séance. Nous terminons la séance qui a duré un peu moins de cinq minutes. Maria est souriante et détendue en fin de séance. Elle nous raconte son vécu. Lorsque Joan est sortie de mon ventre, j’ai ressenti une « inondation de joie et de bonheur et la tenaille s’est relâchée complètement ». Maria demande comment elle peut pratiquer toute seule. Je lui donne les principes de base de la pratique auto hypnotique. Je travaillerais encore trois fois avec Maria dans les deux semaines précédant son décès. Maria a parfaitement intégré la technique d’auto-hypnose et cette technique, associée au traitement médicamenteux lui permet de communiquer avec son entourage jusqu’à son dernier jour. Lorsqu’elle meurt, le lendemain de son anniversaire, elle nous quitte dans un coma progressif, calme, sans signe de souffrance et sans coma pharmacologique.

Fassassi est un jeune patient de vingt ans entré dans notre service la veille. La vie de Fassassi se déroulait normalement dans son village du Sénégal jusqu’à l’automne dernier où il se fractura spontanément un fémur en roulant à bicyclette. Le diagnostic de cancer fut posé et, malgré l’amputation et les traitements complémentaires institués dans son pays, la maladie continua à progresser. Désemparés, les parents l’ont placé la semaine dernière dans un avion à destination de Paris. À son arrivée à Orly, il tomba dans un coma léger et fut hospitalisé à l’hôpital de Bicètre. Il séjourna une semaine dans le service de médecine interne ; devant l’aggravation de son état et l’impossibilité de traiter les métastases multiples, il fut décidé
de l’hospitaliser dans notre service. Aucun renseignement sur son dossier, hormis les diagnostics et traitements médicaux. Je découvre un grand jeune homme, cachectique, dyspnéique, tournant ses grands yeux inquiets vers moi. Fassassi parle très bien le français et sait même écrire. Depuis son arrivée, il communiquepeu avec les soignants et montre, sur son visage et dans son comportement, une angoisse importante. Je le questionne
sur ce qu’il ressent et il me dit que ce qui l’inquiète le plus, c’est sa difficulté à respirer. Je l’interroge sur sa vie et ses occupations. Il travaille dans une scierie et aime jouer au football. Nous parlons de l’équipe de foot du Sénégal et son regard s’éclaire pour la première fois.

Au centre le patient. Edito du Dr Philippe Tournesac
La médecine individualisée progresse en théorie, mais nous avons encore beaucoup de retard à combler pour passer à la pratique. Dire que les êtres humains sont différents les uns des autres peut sembler une lapalissade, pourtant la plupart des protocoles de soins sont établis sur des groupes d’individus de taille limitée, non représentatifs de l’ensemble de la population. La posologie de n’importe quel médicament en France est rédigée pour des individus de type caucasien; cela fait mieux que de dire blanc occidental !
La mitochondrie. Dr Philippe TOURNESAC
La mitochondrie est avant tout une centrale de production d’énergie. Son dysfonctionnement intervient dans la plupart des processus de vieillissement, la fatigue, les cancers et les maladies cardiovasculaires. Les mitochondries sont des organites situés dans nos cellules. Elles sont responsables de la production d’ATP, principale source d’énergie de la cellule. Ces centrales de production d’énergie disposent de leur propre ADN.
La thérapie de soutien du médecin face à un patient déprimé. Dr Pierre CORET
Médecin, un métier à risque ! S’il n’est pas bien formé, son écoute, son engagement l’exposent à des souffrances qui peuvent retentir sur sa vie personnelle et sur la relation établie avec le patient. LE DOMAINE DU FLOU ARTISTIQUE… Quand il s'agit de qualifier la dimension de soutien psychologique qu'un médecin doit apporter à un patient déprimé, les termes employés sont souvent très approximatifs.
La TAT (Tapas Acupressure Technique) une technique psychothérapeutique à découvrir
À l'occasion de sa venue en France, à l'île de Houat, voici une interview de Tapas Fleming, la créatrice de cette nouvelle technique psychothérapeutique. L'interview est menée par Alain Gourhant. Alain Gourhant : D'abord qui êtes-vous ? Comment aimeriez-vous vous présenter à un public français qui ne vous connaît pas bien ? Tapas Flemming : Chaleureuses salutations ! Je suis Tapas Fleming, une acupunctrice en Californie.
Où en sommes-nous aujourd’hui femmes et hommes de notre sexualité?
Par Jacques SALOMÉ - Psychosociologue. Tout d’abord dire qu’il y a au moins deux sexualités celle des femmes et celle des hommes ! Celle des femmes me paraît aujourd’hui en expansion, dans le sens où les femmes n’hésitent pas à se montrer désirantes et demandantes. Qu’elles témoignent de leur appétence sexuelle avec une plus grande liberté que les femmes de mes premières amours.

États altérés de conscience : psychose, au delà d’Alfred Hitchcok
Dr Jean-Michel ISSARTEL. Dans le langage courant, les mots délire, bipolaire et psychose sont utilisés abusivement et banalisés. Dommage, car la pathologie bipolaire et psychotique recouvre une réalité médicale grave, qu’il faut savoir dépister très vite. ean-Paul 22 ans, vient consulter pour la première fois un médecin, accompagné de son frère. Il entre dans mon cabinet et je lui propose de s’installer dans un fauteuil. Il préfère s’allonger par terre et commence immédiatement le discours suivant: « je vais écrire au Président Chirac pour lui expliquer comment mener la politique… ».
Changeons de niveau de conscience. Dr Nathalie Geetha BABOURAJ
Rencontre avec une scientifique qui s’interroge sur la conscience et ses impacts sur les mécanismes de guérion. L’apport de la philosophie indienne dans les états modifiés de conscience. Interview de Shamini Jain, psychoneuroimmunologiste, professeur adjointe dans le département de psychiatrie à l’Université de Californie, San Diego, et chercheuse à l’Institut Samueli. Deux mois chez les Américains. Pour découvrir comment la médecine intégrative se développe sur le terrain, au-delà de la documentation scientifique qui abonde de plus en plus dans les moteurs de recherche tel que Pubmed.
Les hallucinogènes. Dr Philippe TOURNESAC
Leurs effets sur la conscience sont faciles à constater. Les effets bénéfiques sont relatifs quand on les compare aux risques sur la santé neurologique et psychique. L'emploi de drogues hallucinogènes remonte à l’histoire de l’humanité en de nombreux points de notre globe ; l'homme a utilisé des substances – naturelles, puis synthétiques – capables de modifier son état de conscience, pour s’extraire de la réalité, en changer la perception dans un but thérapeutique, ludique ou créatif.
Drôle de voyage en Mongolie en état modifié de conscience. Alain GOURHANT
Quand René un jour m'a téléphoné pour me raconter son voyage en Mongolie, juste au moment où je me demandais ce que j'allais écrire pour le dossier États modifiés de conscience, mon sang n'a fait qu'un tour : c'était une extraordinaire synchronicité ; son voyage à travers l'iris de l'oeil des gens qu'il a rencontrés là-bas, ce voyage, en sa poésie limpide, dans une autre dimension de notre connaissance, est bien plus convainquant que n'importe discours intellectuel sur cette possibilité de notre conscience humaine, quand elle tourne d'un cran sur son axe, de se modifier et de visiter d'autres dimensions.
États modifiés de conscience. Rencontre avec le Dr Jean-Jacques Charbonier
Par Estelle GUERVEN. Le docteur Jean-Jacques Charbonier est médecin anesthésiste-réanimateur. Il exerce son métier depuis vingt-cinq ans. Membre de la Société Française de Réanimation, membre d’honneur du Centre d’Etude des Expériences de Mort Imminente, membre du Centre National d’Etude de Recherche et d’Information sur la Conscience (CNERIC), conférencier et auteur de plusieurs livres sur les états de conscience modifiée, il a dirigé deux thèses de doctorat en médecine sur les expériences de mort imminente (Hôpital Bichat à Paris et CHU de Reims).
Méditation de pleine conscience. Pr Corinne ISNARD BAGNIS
EN QUOI CONSISTE LA MPC ? La Méditation de pleine conscience dans l’école de Jon Kabat Zinn est un entraînement du mental inspiré des traditions méditatives ancestrales pour la plupart orientales, mais laïcisées pour être rendues accessibles à tous. Le principe est de porter son attention de façon délibérée et avec bienveillance, sur différents objets de méditation (les sensations du corps, la respiration, les pensées, les émotions, les sons…). En pratique, les exercices de méditation sont réalisés en groupe au cours de séances collectives qui s’accompagnent de périodes d’échanges et d’enseignement.
De l’utilisation thérapeutique de la frontière entre veille et sommeil
Le Rêve Eveillé Libre est une technique de psychothérapie brève, réalisée entre la veille et l’endormissement où « les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux » (René Char). LA CURE DE RÊVE ÉVEILLÉ : POUR QUOI FAIRE ? Dissiper les souffrances, positiver les ressentis négatifs et tout particulièrement les plus délétères, ceux qui sont enfouis dans l’inconscient.
La conscience sophronique. Alain GIRAUD
Bien dans son corps… bien dans sa tête… bien dans sa vie. La sophrologie, la méditation, la cohérence cardiaque peuvent efficacement renforcer votre traitement ou simplement contribuer à votre bien-être, à votre développement personnel, à l’optimisation de vos performances sportives. Elles n’ont pas de prétention médicale ni vocation à remplacer un traitement ou un suivi psychologique. Mais avant d’aborder les différents états de conscience en sophrologie et plus particulièrement l’état « sophro-liminal », il nous faut un instant revenir sur le terme de conscience et sur l’objectif de la sophrologie.
Quels sont les effets avérés de la bromélaïne ?
Par Emmanuel BARRAT, Docteur es Sciences en Physiologie des Organismes La bromélaïne est traditionnellement utilisée depuis des centaines d’années en Amérique du Sud. Utilisée en Europe depuis les années 60, de nombreux scientifiques ont étudié l’intérêt de cet extrait de fruit. Quels bénéfices est-on en droit d’attendre ? QU’EST-CE QUE LA BROMÉLAÏNE ? Le terme de bromélaïne désigne un extrait aqueux d’ananas (fruit ou tige) contenant un mélange d’enzymes protéolytiques. Ces extraits contiennent également du calcium organique et d’autres substances co-extraites (peroxydases, phosphatase acide, inhibiteurs de protéase…). Notons que certains utilisent le terme bromélaïne pour désigner uniquement les enzymes protéolytiques.
Discrimination et santé publique.Dr Philippe Tournesac
Actualités pathologies neurofonctionnelles. Du 19 au 23 mars 2014, 400 professionnels et patients se sont retrouvés à San Francisco au congrès biannuel mondial du syndrome de fatigue chronique. Ils ont pu discuter des dernières avancées de la recherche biomédicale et comportementale sur le diagnostic, la pathophysiologie, la génétique et le traitement du syndrome de fatigue chronique.Des dysfonctions cérébrales particulières à la maladie sont maintenant bien établies. Des carences, des variations biochimiques de biomarqueurs sont de mieux en mieux mis en évidence.
Fatigue chronique: les perspectives thérapeutiques. Dr Philippe Tournesac
Une fois la phase diagnostic aboutie, que faire ? MÉDICAMENTS ET SYMPTÔMES. Il n’existe pas de médicaments ayant une indication pour traiter le syndrome de fatigue chronique. Ils peuvent toutefois avoir des indications symptomatiques pour les troubles digestifs, la douleur, le sommeil, les variations du rythme cardiaque, une chute de tension, l’intolérance à la position debout… Malheureusement cette approche symptomatique a peu ou pas d’impact sur la fatigue et la fatigabilité. Cela permet d’apporter plus de confort et de rendre la vie plus tolérable.
Les tendinites chez le basketteur. Jean-Romain FOY
Exemple d'un basketteur professionnel. Jean-Romain FOY, préparateur physique & manager du CIPPSPORT, il a collaboré avec Alain Weisz (ex coach de l'équipe de France de basket) dans le suivi de basketteurs professionnels (HTV pro A). Florent Tortosa est un ancien basketteur du HTV pro A et de l'équipe de France espoir coaché par le CIPPSPORT. Bonjour Florent, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Florent Tortosa : j'ai 24 ans et je suis basketteur pro depuis 5 ans maintenant.
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Musique et hypnose. Catherine ELIAT

mercredi 11 juin 2014 - 14:03
LA VOIE DU SON ? Aspirant à devenir « pianesthésiste », Catherine Eliat approfondit ici une méditation sur l’utilisation de la musique hypnose, particulièrement dans la prise en charge de la douleur aigüe chirurgicale. Un texte qu’elle fait progresser piano appassionata. Dès ma première formation à l’hypnose, en 2007, à Emergences avec Claude Virot, et alors que parallèlement je reprenais un contact intensif avec la musique, je me suis interrogée sur les liens entre la pratique de l’hypnose dans le soin, et la pratique instrumentale ou vocale des musiciens. Comme certains de nos patients, j’ai un parcours ancien et chronique. A ceci près que j’ai choisi l’affection qui m’accompagne et sa nature musicale. Je vis avec le piano depuis de nombreuses années, et mes explorations me font visiter un large répertoire, en solo ou en petite formation de musique de chambre.

Frappée par les correspondances musique/ hypnose, mais ne sachant pas comment les mettre en mots et surtout en pratique, je suis de plus en plus souvent confortée dans mon intérêt pour ce domaine. Depuis les métronomes de Claude Virot pour illustrer la souplesse qui permet l’adaptation et l’harmonie, jusqu’à cette initiation au tango dont j’ai surtout retenu que le couple commence par s’accorder, yeux fermés et face à face, par un léger balancement en miroir. De la pratique de la musique en duo où les respirations et les gestes se synchronisent (et aussi, très probablement, les ondes cérébrales des musiciens), jusqu’aux neurones miroirs de Damasio. Des techniques de chant utilisées par certaines femmes lors de l’accouchement pour calmer la douleur des contractions, jusqu’aux chorales de patients Alzheimer qui font alors de nouveaux apprentissages… Les ponts entre hypnose et la musique sont nombreux. Tout comme sont remarquables les mots communs à l’un ou l’autre domaine (timbre, rythme, mélodie, accordage, souffle, harmonie, répétition, dissociation…). Et proches le travail corporel et émotionnel avec l’hypnose et celui des musiciens
(bercement, balancement, travail avec la respiration, mise en mouvement, vibration, résonnance...).

Dans la revue Hypnose & Thérapies brèves n° 27, l’article de Sophie Cohen commence par ces mots : « Chers lecteurs, en quoi l’hypnose peut-elle avoir un lien avec la musique ? Et si l’hypnose était une musique ? ». J’ai bien sûr rencontré dans ces pages le clavier hypnotique de Stéphane
Ottin Pecchio et son « hypnose musicale ». Et puis ces articles et liens qui « tournent autour » : hypnose et danse, un atelier au congrès de Biarritz animé par une chorégraphe, un autre atelier et des vidéos autour du silence… En passant, après quelques détours, par ce livre de référence en ethnomusicologie de Gilbert Rouget. En voici un passage à propos des séances de ndöp au Sénégal : « Une étroite relation interpersonnelle s’établit à ce moment entre le tambourinaire et la possédée. Le tambourinaire prend en quelque sorte celle-ci en charge. Se tenant tout près d’elle, il ne la lâche plus, attentif à ses moindres mouvements, observant sans cesse son comportement et se réglant sur lui pour précipiter le tempo ou au contraire le ralentir, choisir les battements qu’il faut (….).

Mais s’il peut l’entrainer ainsi et finalement la mener où il veut, c’est qu’il a su instaurer avec elle une étroite entente ». Vous aurez reconnu dans cette transe musicale cet étroit accordage que nous recherchons avec le patient pendant un travail d’accompagnement hypnotique.Observons, observons… Et constatons l‘intérêt des soignants, par exemple au bloc opératoire, pour entourer le patient d’un accompagnement musical, généralement choisi par le soignant pour les propriétés relaxantes qu’il lui prête, ce qui donne parfois des effets paradoxaux ! Car pour les patients comme pour une bonne partie des soignants, y compris parmi ceux qui sont formés à ces techniques, il faudrait « être détendu » pour pouvoir faire de l’hypnose, et cette détente serait facilitée par l’écoute d’une musique relaxante, selon une équation contestable hypnose = relaxation.

Comment et pour qui le thérapeute utilise-t-il réellement la musique ? Le patient, vraiment ? Mais dans ce cas comment, en lui imposant une musique, peut-il suivre de près le monde du patient, ses représentations, ses goûts ? Le thérapeute mettrait-il plutôt la musique pour lui-même ? Ou encore pour l’équipe qui aura ainsi reçu le signal paradoxal « silence » et se déplacera plus lentement, fera moins de bruit, rendant ainsi l’environnement médical moins agressif ? Quelle musique utiliser alors ? Si vraiment on recherche la relaxation, alors la structure musicale devra répondre à un cahier des charges bien précis : induction par une mélodie agréable avec une harmonie complexe, puis simplification harmonique et descente progressive vers des sons graves et vers un rythme proche du rythme cardiaque de repos (environ 60 battements par minute, qui est aussi le tempo des berceuses du monde entier) Phase d’entretien, puis réassociation par restauration du rythme et du mouvement initial. Le tout pendant un temps précis qui doit théoriquement être respecté et ne laisse donc pas beaucoup de liberté ni au patient… ni au thérapeute. Cette approche de relaxation, qui a ses applications, me paraît très occidentale et pas toujours bien adaptée au travail hypnotique dont nous savons qu’il nécessite souvent un travail actif, voire intense, du patient, et qui peut être très éloigné de la relaxation…

Alors que faire avec la musique ? Soit la musique constitue un bruit de fond parmi d’autres sons, qui pendant le travail hypnotique vont peu à peu se mélanger, se fondre et passer à l’arrière-plan comme les autres composants de l’environnement extérieur, soit la musique fait partie intégrante de l’hypnose. Et dans ce cas comment être pertinent et suivre au plus près, musicalement, les différentes phases de notre travail avec le patient ? Utiliser une musique choisie par le patient ? Oui mais… pensons au confort du thérapeute qui parfois aura bien du mal à supporter le résultat. Pensons aussi aux résonances émotionnelles imprévues : imaginons que le thérapeute se retrouve comme cette patiente en larmes pendant toute l’intervention car la musique choisie était celle diffusée lors de l’enterrement de son père… A ceci je ne vois pour l’instant qu’une réponse : si accompagnement musical il y a, alors la musique doit être créée au fur et à mesure du travail hypnotique, par le thérapeute, pour et avec le patient et c’est bien ce que fait Stéphane Ottin-Pecchio dans son accompagnement pianistique. Et comme il n‘est pas donné à tous de pouvoir emmener un piano à queue dans son cabinet ou en salle d’opération, il nous reste à explorer des pistes pour pouvoir accompagner le patient en musique dans l’hypnose.

La voix, premier instrument ? Observons alors comment nous utilisons notre voix pendant les transes. C’est d’ailleurs un paradoxe: le langage et le lien hypnotiques, nous dit-on, sont majoritairement non verbaux, et pourtant dès le début, au cours de notre apprentissage de l’hypnose, nous explorons les subtilités de la langue, les doubles négations, les implications, les mots qui protègent, l’art de suggérer un mot avec sa propre absence, enfin des procédés complexes qui bien souvent prennent la première place. Et même lorsque nous apprenons, avec l’expérience à respecter le silence, à ralentir, à dire juste un mot de temps en temps, il n’en reste pas moins que nous parlons…. beaucoup. Pourtant notre voix n’est pas la même que d’habitude : son rythme est généralement plus lent, son intonation plus grave, son timbre même plus riche : sa musique est différente, qui s’adresse d’une autre façon au patient. Parfois même seule cette musique sera perçue, comme pour ces enfants d’hématologie trop fatigués pour l’effort de concentration que nécessitent les mots. Ou peut-être même, poussons plus loin, comme pour ces personnes qui, une fois réassociées, ne se rappellent pas un seul des mots du thérapeute…

Ou comme pour tous ces patients qui, sortant de transe, ne nous restituent pas les mots prononcés, mais nous parlent, de façon plus globale, de notre voix qui est un lien, un pont, une sécurité pendant l’hypnose. A l’intention thérapeutique près, nous sommes proches de Georges Aperghis dans ses « Récitations », qui crée une musique de la voix, une syntaxe musicale affranchie du sens verbal, et il est probable que très souvent le patient n’entende
que cette musique.


Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°33
QUI EST ÉRICKSONIEN ? C’est le printemps, et nous sommes en pleine effloraison éricksonienne ! De nombreux instituts éricksoniens divers et variés continuent de voir le jour, des livres éricksoniens de paraître, des sites de praticiens éricksoniens d’être mis enligne. Les éricksoniens en font des tonnes…Mille tonnes comme m’avait suggéré mon logiciel de dictée vocale à qui je m’étais confié au sujet du Magicien du Désert !

Les herbes folles. Dr Patrick BELLET
CONTRIBUTION À LA NATURE VÉGÉTALE DE L’HYPNOSE. Digressions à la manière d’un road-movie sur la pratique de l’hypnose, entre académisme et sérendipité. C’était une journée banale. Je devais me rendre dans un hôpital pour une conférence. Après un démarrage un peu matinal, la route départementale me mène de Vaison jusqu’à l’autoroute à Bollène. La routine. L’arrivée au péage. Ralentir, s’arrêter, prendre le ticket. La barrière qui se lève. Première, seconde, troisième.
Récits et formes en douleur chronique
Par Fanny MILLER, avec la contribution de Pierre-Henri GARNIER. L’ACTEUR RÉSEAU « HYPNOSE ». Non seulement écouter le patient douloureux chronique, mais observer son langage lorsqu’il raconte sa rencontre avec l’hypnose. Tel a été le sujet d’une recherche menée par une jeune psychologue avec l’aide d’un logiciel d’analyse de mots.

Harcèlement professionnel
Par Guillaume DELANNOY, Grégory LAMBRETTE. APPROCHE PRAGMATIQUE ET INTERACTIONNELLE. Voir autrement une situation bien souvent décrite en terme de blocage. Les auteurs nous proposent ici de considérer le harcèlement au travail comme une interaction dans laquelle la victime devient active et permet qu’un processus vivant modifie la donne.













Préparation mentale par la PNL. Guy MISSOUM
POUR PERFORMER PARFAITEMENT. Fille de l’hypnose, la PNL reste une pratique vivace dans certains domaines comme la préparation sportive. Spécialiste reconnu, l’auteur en présente les principaux outils utilisés. Développée initialement dans les domaines de la thérapie et de l’optimisation de la vie quotidienne, la PNL s’est très vite répandue dans l’univers de l’entreprise.

Milton Erickson. Penser à la main. Dr Thierry Servillat
Juhani Pallasmaa est architecte et finlandais. Il vient de publier un livre dont le titre fait immédiatement écho à tout praticien utilisant dans son travail l’approche d’Ernest Rossi : La main qui pense. Original dans la forme (car abondamment illustré, comme notre revue, d’images en noir et blanc qui éclairent considérablement le propos), il l’est aussi dans son projet : « (…) souligner les mécanismes relativement inconscients de la pensée et de la création qui sont à l’oeuvre chez l’écrivain, l’artiste, l’artisan ou l’architecte ».


“Pour le moins”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 33
Pour le moins c’est clair !En moins de temps qu’il n’en faut pour le lire, j’ai eu la sensation, pour ne pas dire la conviction, que je vaux moins que zéro, à moins que...Prenons les mathématiques : moins et moins cela fait plus. Sauvé ! J’ai volé deux pommes, et la vieille dame s’est retrouvée avec deux pommes en moins, le lendemain j’ai récidivé. Elle avait encore deux pommes en moins, et moi, j’en avais quatre en plus. Simple non ? Moins deux et moins deux donne quatre.

Actualités scientifiques. Antoine BIOY
Commençons par les actualités dans le soin. Kamen et coll. (2014) confirment l’intérêt de l’hypnose dans les nausées et vomissement liés à la chimiothérapie chez les patients atteints de cancer (avec l’avantage très formel de ne pas nécessiter de matériel et que le patient peut apprendre l’autohypnose et donc pratiquer seul). Toujours dans le cancer, une étude prospective de Paquier et coll. (CHU de Poitiers) montre l’intérêt d’une séance d’hypnoanalgésie accompagnant la photothérapie dynamique (traitement de lésions cancéreuses ou précancéreuses).

Milton Erickson.La réalisation du Magicien du désert
Contributions de Roxanna ERICKSON-KLEIN, Alexander VESELY, Mary CIMILUCA.
Traduction Thierry SERVILLAT.Le film Magicien du désert, réalisé par Alexander Vesely, est un film sur le Dr Milton Erickson. Il parle à la fois de l’histoire de cet homme remarquable, et des profondes impressions que celui-ci était capable de provoquer en un instant. C’est l’histoire de l’impact qu’il a eu sur des personnes et sur le métier psychothérapeutique en pleine évolution. Les personnes ayant cette capacité sont rares et leur propre histoire est singulière.

A propos du réseau « Hypnose et Maternité »
Par Isabelle BARGELE, Armelle TOUYAROT. Pourquoi un article d’information sur le réseau « Hypnose et maternité » dans la rubrique « billet d’humeur » ? Il semble que ce soit courant d’associer « humeurs » et maternité… Humeurs fluctuantes en raison notamment de leur rapport avec les hormones. Revenons au dictionnaire : Humeur : du latin humor, liquide. Disposition affective de base dont les variations entre une tonalité agréable (pôle du plaisir) et une tonalité désagréable (pôle de la douleur) seraient sous-tendues par une régulation neuro-humorale (Larousse).

Diffusé par hypnose-ericksonienne.org

Milton Erickson.La réalisation du Magicien du désert

mercredi 11 juin 2014 - 14:03
Contributions de Roxanna ERICKSON-KLEIN, Alexander VESELY, Mary CIMILUCA. Traduction Thierry SERVILLAT Revue Hypnose & Thérapies Brèves 33

Le film Magicien du désert, réalisé par Alexander Vesely, est un film sur le Dr Milton Erickson. Il parle à la fois de l’histoire de cet homme remarquable, et des profondes impressions que celui-ci était capable de provoquer en un instant. C’est l’histoire de l’impact qu’il a eu sur des personnes et sur le métier psychothérapeutique en pleine évolution. Les personnes ayant cette capacité sont rares et leur propre histoire est singulière.

Cette histoire, le film intitulé Magicien du désert, a son propre récit et son commencement. Il nous est venu à travers les efforts d’un grand nombre de gens et de circonstances. Le génie et la genèse du film sont attribués directement à une idée conçue et développée par le réalisateur Alexander Vesely. Vesely est un réalisateur et un cinéaste réputé, ayant remporté le California Film Awards Diamond Award pour son documentaire sur un autre pionnier du 20ème siècle, le Dr Viktor Frankl ; et il a été précédemment psychothérapeute. Le réalisateur Vesely a étudié la psychothérapie à Vienne, en Autriche, en tant que moyen pour mieux comprendre l’impact et les expériences émotionnels. Cette concentration sur la « cinémathérapie » lui a donné un avantage qui fait défaut à la majorité des réalisateurs quand ils travaillent avec des producteurs, des acteurs, des monteurs, et d’autres membres d’équipes créatrices de films. Durant sa recherche sur les diverses écoles de psychologie, il fut initié au travail du Dr Milton Erickson par un ami de la famille, Jeffrey Zeig, fondateur et directeur de la Fondation Milton H. Erickson à Phoenix, Arizona, en 2007.

Bien qu’il fût en plein travail de réalisation d’entretiens pour le documentaire Viktor and I, Vesely accepta l’invitation de Zeig à assister aux niveaux fondamental, intermédiaire et avancé de la formation à l’Hypnose Ericksonienne de la Fondation en juillet et août 2007. Fasciné par ce travail, il germa en lui l’idée d’un nouveau documentaire sur Erickson, et il en discuta à fond avec J. Zeig qui sentit que cette idée était plausible, bien que du temps serait nécessaire pour qu’elle puisse se développer pleinement dans l’esprit de Vesely.

Décembre 2008. De nouveau à la demande de la Fondation Erickson et de J. Zeig, Alexander fut invité à projeter les 41 premières minutes du film Viktor and I lors de la Brief Therapy Conference à Orlando (USA). Il demanda alors la permission de commencer à mener des entretiens et à faire des plans afin de voir comment les histoires recueillies lors des entretiens pourraient accompagner la présentation du travail du Dr Erickson. L’excitation commença à se faire sentir à San Diego ce même mois de décembre, quand il commença les entretiens avec des collègues, des membres de la famille et des anciens étudiants d’Erickson. Alexander raconte : « De grands enseignants se mirent à raconter des témoignages sur le Dr Erickson avec un tel enthousiasme et un tel respect que je me mis à avoir très envie d’approfondir véritablement ce travail. » Il rencontra la directrice de la production, Roxanna Erickson-Klein, et la productrice Mary Cimiluca, lors d’une réunion commune, et bien que quelques entretiens aient été réalisés, la préoccupation principale à cette époque était le film sur Viktor Frankl (www.viktorandimovie.com). R. Erickson-Klein et J. Zeig furent tous deux enthousiastes au sujet de la possibilité d’un documentaire sur Erickson, et le projet d’Alexander commença à prendre forme.

Alex Vesely demande que nous soyons grandement reconnaissants pour ce film aux deux supporteurs initiaux qui jouèrent un rôle important en rendant disponibles les archives, en sélectionnant les personnes interviewées et en fournissant des photographies qui permirent le début du voyage : Roxanna Erickson- Klein et Jeffrey Zeig. Les points communs entre Frankl et Erickson fascinèrent toutes les équipes qui travaillèrent sur ces deux projets, et c’est encore le cas aujourd’hui ! Chacun de ces deux génies était un penseur unique et puissant, dont la curiosité était un moteur et dont l’engagement dans une activité de découverte utilisant le fondement scientifique fournissait une direction. Chacun était d’abord et avant tout un médecin, avait engagé sa vie dans le travail de guérir, et s’était écarté des modèles sociétaux de psychothérapie dans lesquels ils avaient été éduqués.

Chacun était un écrivain prolifique, et un orateur charismatique ; chacun était capable de surmonter des difficultés personnelles qui étaient survenues à des moments charnières dans leurs vies. Chacun était capable de maintenir de l’optimisme et une croyance profonde dans la résilience de l’esprit humain. Chacun communiquait d’une manière qui transmettait de la confiance dans l’humanité et donnait du sens même aux circonstances les plus difficiles.


Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°33
QUI EST ÉRICKSONIEN ? C’est le printemps, et nous sommes en pleine effloraison éricksonienne ! De nombreux instituts éricksoniens divers et variés continuent de voir le jour, des livres éricksoniens de paraître, des sites de praticiens éricksoniens d’être mis enligne. Les éricksoniens en font des tonnes…Mille tonnes comme m’avait suggéré mon logiciel de dictée vocale à qui je m’étais confié au sujet du Magicien du Désert !
Les herbes folles. Dr Patrick BELLET
CONTRIBUTION À LA NATURE VÉGÉTALE DE L’HYPNOSE. Digressions à la manière d’un road-movie sur la pratique de l’hypnose, entre académisme et sérendipité. C’était une journée banale. Je devais me rendre dans un hôpital pour une conférence. Après un démarrage un peu matinal, la route départementale me mène de Vaison jusqu’à l’autoroute à Bollène. La routine. L’arrivée au péage. Ralentir, s’arrêter, prendre le ticket. La barrière qui se lève. Première, seconde, troisième.
Récits et formes en douleur chronique
Par Fanny MILLER, avec la contribution de Pierre-Henri GARNIER. L’ACTEUR RÉSEAU « HYPNOSE ». Non seulement écouter le patient douloureux chronique, mais observer son langage lorsqu’il raconte sa rencontre avec l’hypnose. Tel a été le sujet d’une recherche menée par une jeune psychologue avec l’aide d’un logiciel d’analyse de mots.
Harcèlement professionnel
Par Guillaume DELANNOY, Grégory LAMBRETTE. APPROCHE PRAGMATIQUE ET INTERACTIONNELLE. Voir autrement une situation bien souvent décrite en terme de blocage. Les auteurs nous proposent ici de considérer le harcèlement au travail comme une interaction dans laquelle la victime devient active et permet qu’un processus vivant modifie la donne.
Préparation mentale par la PNL. Guy MISSOUM
POUR PERFORMER PARFAITEMENT. Fille de l’hypnose, la PNL reste une pratique vivace dans certains domaines comme la préparation sportive. Spécialiste reconnu, l’auteur en présente les principaux outils utilisés. Développée initialement dans les domaines de la thérapie et de l’optimisation de la vie quotidienne, la PNL s’est très vite répandue dans l’univers de l’entreprise.
Musique et hypnose. Catherine ELIAT
LA VOIE DU SON ? Aspirant à devenir « pianesthésiste », Catherine Eliat approfondit ici une méditation sur l’utilisation de la musique hypnose, particulièrement dans la prise en charge de la douleur aigüe chirurgicale. Un texte qu’elle fait progresser piano appassionata.
Milton Erickson. Penser à la main. Dr Thierry Servillat
Juhani Pallasmaa est architecte et finlandais. Il vient de publier un livre dont le titre fait immédiatement écho à tout praticien utilisant dans son travail l’approche d’Ernest Rossi : La main qui pense. Original dans la forme (car abondamment illustré, comme notre revue, d’images en noir et blanc qui éclairent considérablement le propos), il l’est aussi dans son projet : « (…) souligner les mécanismes relativement inconscients de la pensée et de la création qui sont à l’oeuvre chez l’écrivain, l’artiste, l’artisan ou l’architecte ».
“Pour le moins”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 33
Pour le moins c’est clair !En moins de temps qu’il n’en faut pour le lire, j’ai eu la sensation, pour ne pas dire la conviction, que je vaux moins que zéro, à moins que...Prenons les mathématiques : moins et moins cela fait plus. Sauvé ! J’ai volé deux pommes, et la vieille dame s’est retrouvée avec deux pommes en moins, le lendemain j’ai récidivé. Elle avait encore deux pommes en moins, et moi, j’en avais quatre en plus. Simple non ? Moins deux et moins deux donne quatre.
Actualités scientifiques. Antoine BIOY
Commençons par les actualités dans le soin. Kamen et coll. (2014) confirment l’intérêt de l’hypnose dans les nausées et vomissement liés à la chimiothérapie chez les patients atteints de cancer (avec l’avantage très formel de ne pas nécessiter de matériel et que le patient peut apprendre l’autohypnose et donc pratiquer seul). Toujours dans le cancer, une étude prospective de Paquier et coll. (CHU de Poitiers) montre l’intérêt d’une séance d’hypnoanalgésie accompagnant la photothérapie dynamique (traitement de lésions cancéreuses ou précancéreuses).
A propos du réseau « Hypnose et Maternité »
Par Isabelle BARGELE, Armelle TOUYAROT. Pourquoi un article d’information sur le réseau « Hypnose et maternité » dans la rubrique « billet d’humeur » ? Il semble que ce soit courant d’associer « humeurs » et maternité… Humeurs fluctuantes en raison notamment de leur rapport avec les hormones. Revenons au dictionnaire : Humeur : du latin humor, liquide. Disposition affective de base dont les variations entre une tonalité agréable (pôle du plaisir) et une tonalité désagréable (pôle de la douleur) seraient sous-tendues par une régulation neuro-humorale (Larousse).

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A propos du réseau « Hypnose et Maternité »

mercredi 11 juin 2014 - 14:02
Par Isabelle BARGELE, Armelle TOUYAROT. Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°33 Pourquoi un article d’information sur le réseau « Hypnose et maternité » dans la rubrique « billet d’humeur » ?

Il semble que ce soit courant d’associer « humeurs » et maternité… Humeurs fluctuantes en raison notamment de leur rapport avec les hormones.
Revenons au dictionnaire :

Humeur : du latin humor, liquide. Disposition affective de base dont les variations entre une tonalité agréable (pôle du plaisir) et une tonalité désagréable (pôle de la douleur) seraient sous-tendues par une régulation neuro-humorale (Larousse).

Hormone, du grec hormân, exciter. De là à étendre la fluctuation du rire aux larmes !

La grossesse est une période de grands chamboulements hormonaux. Elle commence par une flambée de progestérone, d’oestrogène, d’hormone lactogène placentaire, et de prolactine. Puis viennent l’ocytocine, les endorphines et l’adrénaline lors de l’accouchement. Elle se termine par un effondrement hormonal plus ou moins brutal et un retour à la normale plusieurs mois plus tard, selon que la mère allaite ou non son petit. Les femmes ont de quoi se « sentir » déstabilisées, et donc un tant soit peu anxieuses avant, pendant, et après leur accouchement. Et ce déjà simplement sous l’angle hormonal… Il faudrait plusieurs pages pour décrire les changements qui touchent tous les contextes de vie : conjugal, familial, professionnel, relationnel, etc. Les changements relationnels avec les autres, mais aussi avec elles-mêmes, sont générateurs de stress. Alors, l’humeur s’en ressent. Elle fluctue…

Ces fluctuations ont des conséquences diverses (somatiques, psychologiques, sociales, etc.) qui amènent donc les femmes à consulter divers « spécialistes ». Les « soignants » qui reçoivent ces futures mamans sont confrontés d’emblée à ces expressions de l’humeur et cette demande d’aller mieux, c’est-à-dire d’être soulagées de douleurs, rassurées par rapport à des craintes fondées ou non, informées de ce qui est en train de se passer…

Ces expressions de l’humeur s’inscrivent dans le tableau clinique, et il est souvent difficile d’évaluer la part psychologique dans la plainte somatique (et vice versa). C’est cela qui met la pagaille et agite les humeurs des soignants…

L’extrême spécialisation dans les pratiques nous fait toucher des limites. La multiplicité des intervenants fait considérer l’individu comme une juxtaposition d’organes. Les spécialistes sont compétents dans leur spécialité. En ignorant le lien corps-esprit qui constitue l’individu, on peut traiter l’un au détriment de l’autre. « Écoutons les femmes enceintes et modifions nos pratiques ! » disait la pédopsychiatre Françoise Molénat, auteur du rapport qui a servi de base au dernier Plan National de Périnatalité, sous titré : Humanité, proximité, sécurité, qualité (2005/2007). Ce rapport instaurait, entre autre, l’Entretien Prénatal Précoce qui place désormais la sécurité émotionnelle des femmes enceintes au même niveau que la sécurité somatique.

Nous savons tous l’importance de considérer les vulnérabilités personnelles et familiales particulières à cette période comme un facteur influençant non seulement le bon déroulement du processus naturel de la naissance, mais aussi l’instauration du lien attendu entre les parents et l’enfant. Ces vulnérabilités peuvent entraîner des dysfonctionnements qui peuvent être un facteur de problèmes psychopathologiques ultérieurs chez l’enfant jusqu’à l’adolescence et au-delà, voire de maltraitance.

L’enjeu est de taille et pour y parvenir, le Plan pose pour les professionnels de la périnatalité l’obligation de travailler en réseau en mobilisant les ressources des futurs parents. Le réseau « hypnose et maternité » s’inscrit dans cette dynamique.


Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°33
QUI EST ÉRICKSONIEN ? C’est le printemps, et nous sommes en pleine effloraison éricksonienne ! De nombreux instituts éricksoniens divers et variés continuent de voir le jour, des livres éricksoniens de paraître, des sites de praticiens éricksoniens d’être mis enligne. Les éricksoniens en font des tonnes…Mille tonnes comme m’avait suggéré mon logiciel de dictée vocale à qui je m’étais confié au sujet du Magicien du Désert !
Les herbes folles. Dr Patrick BELLET
CONTRIBUTION À LA NATURE VÉGÉTALE DE L’HYPNOSE. Digressions à la manière d’un road-movie sur la pratique de l’hypnose, entre académisme et sérendipité. C’était une journée banale. Je devais me rendre dans un hôpital pour une conférence. Après un démarrage un peu matinal, la route départementale me mène de Vaison jusqu’à l’autoroute à Bollène. La routine. L’arrivée au péage. Ralentir, s’arrêter, prendre le ticket. La barrière qui se lève. Première, seconde, troisième.
Récits et formes en douleur chronique
Par Fanny MILLER, avec la contribution de Pierre-Henri GARNIER. L’ACTEUR RÉSEAU « HYPNOSE ». Non seulement écouter le patient douloureux chronique, mais observer son langage lorsqu’il raconte sa rencontre avec l’hypnose. Tel a été le sujet d’une recherche menée par une jeune psychologue avec l’aide d’un logiciel d’analyse de mots.
Harcèlement professionnel
Par Guillaume DELANNOY, Grégory LAMBRETTE. APPROCHE PRAGMATIQUE ET INTERACTIONNELLE. Voir autrement une situation bien souvent décrite en terme de blocage. Les auteurs nous proposent ici de considérer le harcèlement au travail comme une interaction dans laquelle la victime devient active et permet qu’un processus vivant modifie la donne.
Préparation mentale par la PNL. Guy MISSOUM
POUR PERFORMER PARFAITEMENT. Fille de l’hypnose, la PNL reste une pratique vivace dans certains domaines comme la préparation sportive. Spécialiste reconnu, l’auteur en présente les principaux outils utilisés. Développée initialement dans les domaines de la thérapie et de l’optimisation de la vie quotidienne, la PNL s’est très vite répandue dans l’univers de l’entreprise.
Musique et hypnose. Catherine ELIAT
LA VOIE DU SON ? Aspirant à devenir « pianesthésiste », Catherine Eliat approfondit ici une méditation sur l’utilisation de la musique hypnose, particulièrement dans la prise en charge de la douleur aigüe chirurgicale. Un texte qu’elle fait progresser piano appassionata.
Milton Erickson. Penser à la main. Dr Thierry Servillat
Juhani Pallasmaa est architecte et finlandais. Il vient de publier un livre dont le titre fait immédiatement écho à tout praticien utilisant dans son travail l’approche d’Ernest Rossi : La main qui pense. Original dans la forme (car abondamment illustré, comme notre revue, d’images en noir et blanc qui éclairent considérablement le propos), il l’est aussi dans son projet : « (…) souligner les mécanismes relativement inconscients de la pensée et de la création qui sont à l’oeuvre chez l’écrivain, l’artiste, l’artisan ou l’architecte ».
“Pour le moins”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 33
Pour le moins c’est clair !En moins de temps qu’il n’en faut pour le lire, j’ai eu la sensation, pour ne pas dire la conviction, que je vaux moins que zéro, à moins que...Prenons les mathématiques : moins et moins cela fait plus. Sauvé ! J’ai volé deux pommes, et la vieille dame s’est retrouvée avec deux pommes en moins, le lendemain j’ai récidivé. Elle avait encore deux pommes en moins, et moi, j’en avais quatre en plus. Simple non ? Moins deux et moins deux donne quatre.

Actualités scientifiques. Antoine BIOY
Commençons par les actualités dans le soin. Kamen et coll. (2014) confirment l’intérêt de l’hypnose dans les nausées et vomissement liés à la chimiothérapie chez les patients atteints de cancer (avec l’avantage très formel de ne pas nécessiter de matériel et que le patient peut apprendre l’autohypnose et donc pratiquer seul). Toujours dans le cancer, une étude prospective de Paquier et coll. (CHU de Poitiers) montre l’intérêt d’une séance d’hypnoanalgésie accompagnant la photothérapie dynamique (traitement de lésions cancéreuses ou précancéreuses).
Milton Erickson.La réalisation du Magicien du désert
Contributions de Roxanna ERICKSON-KLEIN, Alexander VESELY, Mary CIMILUCA.
Traduction Thierry SERVILLAT.Le film Magicien du désert, réalisé par Alexander Vesely, est un film sur le Dr Milton Erickson. Il parle à la fois de l’histoire de cet homme remarquable, et des profondes impressions que celui-ci était capable de provoquer en un instant. C’est l’histoire de l’impact qu’il a eu sur des personnes et sur le métier psychothérapeutique en pleine évolution. Les personnes ayant cette capacité sont rares et leur propre histoire est singulière.
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Interview Dr T. Servillat: explications sur l'hypnose et la formation

mercredi 14 mai 2014 - 16:49
Le Dr Thierry Servillat était l’invité de la Radio RCF Accords Charente-Maritime, le 13 mai 2014. L’occasion de revenir sur le 5ème congrès international "Hypnose et douleur" qui se tenait à La Rochelle les 1, 2 et 3 mai. Vous êtes psychiatre, psychothérapeute, hypnothérapeute. Est-ce que vous avez été agriculteur un jour ?
Non, pas encore…

Erickson, qui était un peu votre maître à penser, a fait des études de médecine parce qu’il ne pouvait pas être agriculteur.
Oui il a été vraiment très atteint dès son enfance par des problèmes de santé, et paradoxalement effectivement, ça l’a amené à avoir un destin qui n’était pas prévu, qui était de devenir médecin et psychologue à la fois. (…)
C’est du à la personnalité tout à fait exceptionnelle de cet homme qui a transformé ses difficultés en ressources et en stimulations pour faire quelque chose qui n’était pas prévu au programme de cette famille qui était dans la misère et il a pu devenir un grand médecin, un génie de la médecine et de la psychologie.


Retrouvez l'interview en intégralité

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Catherine Bouchara présente Jean-Martin CHARCOT…

samedi 10 mai 2014 - 21:46
« Charcot, une vie avec l’image » 2013 a commémoré conjointement les 400 ans de la Salpêtrière, devenue hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et le 120e anniversaire de la mort du clinicien et neurologue français Jean-Martin Charcot.

L’occasion de revenir sur un médecin atypique et un lieu finalement méconnu et pourtant reconnu aujourd’hui.

Télécharger le pdf de l'exposition


Jean-Martin Charcot, chef de file de la neurologie à la Salpêtrière au XIXe siècle, et dont les travaux sur l’hypnose vont inspirer Freud qui fondera la psychanalyse.

Catherine Bouchara, médecin, psychiatre, nous fera découvrir les talents d’observateur et d’inventeur de ce grand maître. Il avait une consultation ouverte publique tous les mardis matin et qui, grâce à l’hypnose, démontre que les paralysies hystériques ne sont pas déterminées par des lésions organiques et qu’il est donc possible de les recréer sous hypnose.

Charcot, une vie avec l’image un album publié aux éditions Philippe Rey, est un très bel ouvrage qui parcourt la vie de ce grand médecin et nous donne l’occasion de voir ses talents de dessinateur que l’on retrouvera également lors de l’Exposition Charcot qui se tiendra à La Chapelle de la Salepêtrière à partir du 12 mai prochain et dont Catherine Bouchara est le commissaire.

L’hypnose qui avait été condamnée par l’Académie royale avant que Charcot ne la réhabilite va postérieurement à lui être abandonnée dans le milieu médical au profit de son utilisation dans des spectacles de cirque ou de foire avant de revenir en force en médecine avec les travaux de Chertok, de Roustang et de Marie-Elisabeth Faymonville.

130 interventions chirurgicales sur la carotide sont pratiquées par an à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, de plus en plus d’anesthésistes utilisent l’hypnosédation. Cette spécialité vient d’être reconnue par l’Académie de médecine (à condition d’une formation officielle) comme une médecine complémentaire. Déjà trente deux praticiens de l’Assistante Publique Hopitaux de Paris exercent l’hypnosédation.

Les études IRM du fonctionnement cérébral sous hypnose montre que l’état hypnotique est une signature neurophysiologique particulière : dentisterie, tabagisme, troubles du sommeil, etc. son champ d’action s’étend. Catherine Bouchara nous parlera de sa consultation d’enfants et d’adolescents, de ses avancées comme de ses limites.
Le Dr Catherine Bouchara est aussi l'auteur d'un livre passionnant Avis aux passionnés de psychologie, ce livre en intéressera très certainement plus d’un ! Le célèbre Jean Martin Charcot, mentor de Sigmund Freud, nous livre tous ces secrets dans « Charcot, une vie avec l’image » écrit par Catherine Bouchara paru aux éditions Philippe Rey. Un livre richement illustré que tout étudiant, maitre de conférence ou tout simplement passionné de psychologie auront dans leur bibliothèque.

Qui est Charcot tout d’abord ? Grand médecin de la Salpêtrière où Freud fut son élève, inscrit dans le monde des idées et des sciences, il occupe la première chaire de neurologie en 1882 et nous entraine vers l’inconnu de l’hystérie et de l’hypnose jusqu’aux portes de l’inconscient jusqu’alors non étudiés.

Cette collection inédite de dessins scientifiques saura apporter une nouvelle dimension au travail de Charcot grâce à l’ouverture de ces archives personnels jalousement gardé jusqu’alors par sa famille.

Cinq grands chapitre sauront vous combler. Le premier intitulé « Observer le corps » vous montrera les premières esquisses qu’à pu réaliser Charcot avec sa façon propre à lui de voir ses patients. Il expérimentera même le dessin sous haschich, il se fait son propre sujet d’expérimentation où il y découvre un monde désordonné mais à la fois festif. Au fur et à mesure on apprendra que ces croquis feront figure de prise de notes simplifiées pour lui. Des illustrations aussi bien riches en détails que simplifiées sont ainsi présentes au fur et à mesure du livre.

Le deuxième chapitre « du corps au psychisme » nous emmène dans les tréfonds de l’hystérie, de cette rencontre faite au hasard vers une nouvelle définition de cette dernière. Tout aussi richement illustré que le premier chapitre, les dessins et les lithographies de Charcot nous plonge dans cette crise spécialement féminine au premier abord en un seul éclair. Tout est passé en revu même la possession, les différents phénomènes observés durant l’hystérie avec son lot d’incertitude de traitement.

Le troisième chapitre « Transmettre une vision » vous apportera un plus sur la façon de voir, traiter les patients que Charcot avait. »Il faut prendre cette affection pour ce qu’elle est, c’est-à-dire pour une maladie psychique par excellence », le ton est donné. Quatre grandes phases hystérique y seront alors décortiquées (période épileptoïde, contorsions, hallucinations et délire). Les notions de Moi divisé, inconscient  feront aussi leurs apparitions et donneront toute leur dimension à la psychologie d’aujourd’hui.

Le quatrième chapitre « Charcot, l’image et l’intime » nous ouvre les portes tout simplement de son univers intime, sa passion pour les voyages, à la rencontre de nouveaux mondes auxquelles il donne des consultations tout en nourrissant ses recherches. Charcot en intime en bref. Un chapitre intéressant et intriguant à la fois qui nous donnera à nous lecteur, passionné de psychologie, un autre aspect de ce grand maître.

Le cinquième et dernier chapitre fera office d’épilogue et de lien avec la psychologie et les questions d’aujourd’hui, vous y retrouverez aussi les grandes dates importantes de la vie de Jean Martin Charcot.

L’image, le dessin et les lithographies soutiennent ses diagnostics et appuie son regard clinique face à ses élèves et à ses confrères venus du monde entier écouter le grand maître Charcot. Ainsi, tout l’objet du livre est de démontrer le lien étroit qu’il existe entre l’image du corps et la psychiatrie. « Charcot, une vie avec l’image » est alors un grand livre richement illustré, instructif en tout point et qui nous permettront de nous faire entrer dans le monde si restreint de la psychologie de Charcot si souvent effacé par son élève Sigmund Freud.

Catherine Bouchara est médecin psychiatre, elle exerce l’hypnose au pavillon de l’enfant et de l’adolescent à la Salpêtrière.




Entretien de Catherine Bouchara par Thierry Servillat
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