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Hypnose Ericksonienne

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Quelle place pour la communication hypnotique et les moyens d'entrer en hypnose dans les nouvelles organisations hospitalières?

vendredi 10 juillet 2015 - 16:43
Le concept du "MINI". Retrouvez l'intervention du Dr Marc Galy au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Marc Galy est anesthésiste à Paris. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 9h Salle : n°3 Symposium 15 Résumé
Depuis plusieurs années, les organisations hospitalières se modifient sous l'influence des nouvelles technologies d'explorations et de traitements. La longue crise financière oblige l'ensemble des acteurs de soins à réduire la durée d'hospitalisation des patients et les coûts.

Dans cette médecine rapide et technique, les soignants participent à ces changements tout en préservant la sécurité thérapeutique. Dans ce cadre, la communication thérapeutique ouvre la porte "d'un autre dialogue" dans lequel le patient trouve une place centrale.

Pour accompagner et renforcer la communication thérapeutique, les soignants utilisent aussi "les moyens d'entrer en hypnose" : le patient est mis dans "d'autres dispositions" qui autorisent une diminution de "l'agression thérapeutique" et de meilleures conditions de rétablissement par une diminution médicamenteuse, un effet antalgique, une cicatrisation accélérée et un retour à domicile rapide.

Ce nouvel éclairage dans le parcours de soin encadre la réduction des durées d'hospitalisation et les coûts : c'est le concept du "MINI".

Comment mettre en place le concept du "MINI"?
Par la formation des soignants à la communication thérapeutique, aux outils hypnotiques et à l'évaluation des patients dans une démarche multidisciplinaire.

Par une volonté "politique" des forces administratives et la mise en place de projets transversaux collectifs.
A travers quelques exemples, nous expliquerons aussi que le concept du "MINI" lutte également contre l'isolement des patients et des soignants et améliore la performance thérapeutique dans un monde hospitalier en pleine mutation.

Objectifs
La communication thérapeutique et les outils hypnotiques diminuent: L'agression thérapeutique, les durées d'hospitalisation et les coûts, lutte contre l'isolement et renforce la performance thérapeutique.
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L'hypnothérapie instantanée, mode d'emploi facile et efficient. Gaston Brosseau

vendredi 10 juillet 2015 - 15:46
Retrouvez l'intervention de Gaston Brosseau au Congrès Mondial d'Hypnose. Gaston Brosseau est psychologue et hypnothérapeute à Montréal. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 Salle : n°12 Résumé
Gaston Brosseau a inventé et validé depuis plus de deux décennies ses propres concepts, son vocabulaire et ses points de repère en hypnose. Cet atelier est l'occasion de prendre contact avec une hypnose efficace, dépouille de tout rituel classique à l'opposé des transes qui flirtent avec le chamanisme ou le charlatanisme.

C'est l'hypnothérapie instantanée à l'état pur ramenée à sa plus simple expression qui fait fi des inductions préfabriquées en lien avec la symptomatologie du patient. Il s'agit plutôt de ne rien faire d'autre que d'attendre que le sujet active sa conscience efficiente pour se libérer de sa sclérose en place. C'est cette approche créative qui fait sa réputation.

Au cours de cet atelier, ce psychologue québécois démontrera un éventail de techniques de nanoinductions efficaces qui peuvent être de facture silencieuse, gestuelle ou graphique, que vous saurez utiliser dorénavant pour le traitement de la douleur, des troubles factices ou autres. Les nano inductions s'appuient sur un constat physiologique universel de la réponse normale à toute stimulation donnée qui est de 0.4 seconde.
Ses fondements ou prétentions théoriques reposent sur une expérience clinique d'un demi-siècle et particulièrement sur le traitement par hypnose depuis 1981. Sa pédagogie et ses interventions cliniques sont à l'enseigne d'une démarche d'accompagnement holistique qui s'ajuste aux avancées des neurosciences du 21e siècle.

Exercices pratiques
À partir de la démonstration d'une kyrielle de nano inductions sensorielles, graphiques et même silencieuses, amener l'auditoire à inventer leurs propres inductions en travaillant en binôme, soit en faisant appel à leur propre expérience de thérapeute et de leur inventivité.

Objectifs
Comment installer et mesurer la relation hypnothérapeutique. Comment mesurer et amener le sujet à lâcher prise et à abandonner ses résistances. Comment installer un filet de sécurité au sujet ayant une santé fragile.
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L'hypnose à la baguette. Dr François Chardon

vendredi 10 juillet 2015 - 15:27
Retrouvez l'intervention du Dr François Chardon au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr François Chardon est Médecin en HauteSavoie. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 Salle : n°6 Résumé
Le désintérêt en Chine pour la psychanalyse tiendrait à l'absence, dans cette tradition de pensée, de la notion de psyché. Cette inexistence fait de la psychologie une science sans objet et sape tous les fondements de nos psychothérapies occidentales centrées sur l’ego.

A l’inverse, il existe en Chine une pensée de l’interaction. Cette notion cardinale permet de comprendre le fonctionnement de tout le réel et celui de la réalité humaine en particulier. Le Yi King, un livre millénaire, condense à lui seul toutes les potentialités de cette logique fondée sur la relation. Son originalité est de ne comporter aucun mot mais d’être composé uniquement à partir de deux principes complémentaires le Yin et le Yang. Dans l’antiquité, il a été consulté principalement par les politiques et les militaires lorsqu’un arbitrage important devait être rendu. L’objectif de cet atelier est double : initier les participants au tirage du Yi King et leur permettre de découvrir les différents niveaux de lecture d’un hexagrame (figure de base du Yi King). Une consultation débute invariablement par la formulation de la question qui va être posée au Yi King.

Celle-ci comporte obligatoirement un verbe d’action, l’essentiel est moins de connaître l’avenir que de savoir ce qu’il est opportun d’entreprendre dans la situation actuelle. Vient ensuite le tirage proprement dit, nous présenterons la méthode des baguettes plus hypnotique que celle mieux connue des pièces de monnaie. Une fois la figure obtenue l’exégèse de celle-ci peut se référer aux commentaires pluri-séculaires accumulés par la tradition chinoise. Ceux ci doivent nécessairement être "acclimatés" tout en conservant leur saveur métaphorique très utile pour un usage psychothérapeutique du Yi King. A l’issu de cet atelier les participants auront découvert un nouvel et vénérable outil thérapeutique leur permettant de faire face avec toute la souplesse requise aux vains assauts des tentatives de solutions d’une volonté crispée sur ses certitudes. En cultivant le lâcher prise et le non agir, ils découvriront que c’est bien souvent la meilleure façon de faire.

Exercices pratiques
Tirage du Yi King, usage des baguettes. Usage du bigramme. Usage des trigrames et hexagrames.

Objectifs
Découvrir la logique procédurale du réel. Interaction des principes complémentaires et opposés. Logique du lâcher prise et du non agir.
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"J'ai la haine" : qu'en faire? Dr Yves Doutrelugne

vendredi 10 juillet 2015 - 11:45
Retrouvez l'intervention du Dr Yves Doutrelugne au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Yves Doutrelugne est Médecin généraliste en Belgique. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 Salle : n°9 Résumé
La haine est au-delà de la colère. Sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu'un et à se réjouir du mal qui lui arrive, il "brûle" à l'intérieur comme à l'extérieur. Certains patients explosent tous azimuts comme des feux d'artifice de cette haine...

Comment la travaillez-vous? Comment le faites-vous? Exercice de partage d'expériences et d'outils.
La réflexion qui suit, accompagnée de cas cliniques à chaque étape, est quasi un arbre décisionnel, en fonction de ce que répond le patient à chaque étape.

"Ca ne devrait pas exister !" L'acceptation "de ce qui est" est la première étape.

Son passage "de la tête aux tripes" est l'étape suivante. C'est "Le deuxième versant de l'hypnose" décrit par Roustang.

Différencier acceptation et approbation est un autre travail, guidé par André Comte-Sponville (ACS).

Ce qui ne peut être accepté sera combattu... s'il dépend de moi : La fameuse phrase de Marc Aurèle "Accepter ce que je ne peux changer, changer ce qui peut l'être, avec la sagesse de distinguer l'un de l'autre" sera un autre travail.

Vais-je le combattre avec haine? Avec amour diront certains sages? Avec le moins de haine posssible? (Retour à ACS) A quelle vertu correspondrait cette haine? Ou quelle échelle de valeurs sera présente dans ce cas?

Cette réflexion, basée sur des thérapies avec des patients implique le thérapeute. Il parle de lui, ou pas. Dans tous les cas, le premier qui change c'est le thérapeute ; parce qu'il change, le patient change. Et quand le patient change, il change le thérapeute. Nul ne sait jouer le même jeu quand l'autre change le sien... Avec ou sans hypnose, formelle ou non. Chacun faisant ce qu'il peut...

Exercices pratiques
Un cas clinique, un exercice : Une personne exprime sa haine "tous azimuts". Quelles pistes utiliserez-vous pour travailler avec elle et pourquoi?

Objectifs
Le participant sera capable, dans le soin de : Travailler l'acceptation d'approbation. De différencier acceptation de fatalisme. D'utiliser valeurs et échelles de valeurs dans ce contexte de haine.

Liste des mots clés :
alliance thérapeutique
empathie
Erickson
hypnose conversationnelle
thérapie brève
tolérance

Références
Comte-Sponville, A., Le goût de vivre, Editions Albin Michel, 2010. Benhaïem, J-M., Roustang, F., L'hypnose ou les portes de la guérison, Editions Odile Jacob, 2012. Comte-Sponville, A., Petit traité des grandes vertus, Presses Universitaires de France, 1995.
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Introduction à la phénoménologie de l'hypnose

jeudi 9 juillet 2015 - 12:57
Retrouvez l'intervention du Dr Christian Martens au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Christian Martens est Médecin spécialisé en allergologie, souffle, gestion du stress à Paris. Date : Samedi 29 août 2015 Heure de passage : 10h10 Salle : n°1 Symposium 34 Résumé
La phénoménologie est la science des phénomènes, le phénomène étant défini en philosophie comme "ce qui apparaît au sujet conscient".
Les termes de phénomène et de phénoménologie se déclinent en de nombreuses acceptions, nous les entendrons ici dans leurs acceptions husserliennes où la phénoménologie est un discours sur les phénomènes mentaux car "elle s'occupe de la conscience". Il s'agit d'une nouvelle "attitude de pensée" qui nous laisse face au "phénomène pur", tel qu'il se donne à la conscience.

Au cours de cette introduction à la phénoménologie de l'hypnose nous décrirons, d'une part, le phénomène hypnotique, et nous instaurerons, d'autre part, un dialogue entre phénoménologie et hypnose.

Nous débuterons donc par l'analyse du phénomène hypnose en nous appuyant sur une démarche phénoménologique. Nous aborderons les notions phénoménologiques d'intentionnalité de la conscience, de mise en parenthèse (épochè), de "réduction", de variation de forme (eidétique), d'intersubjectivité et d'intercorporéité. Au décours de cette description phénoménologique de l'hypnose, nous montrerons ce que l'hypnose a de phénoménologique.

Enfin, nous conclurons en définissant les critères de ce que nous appellerons l’hypnophénoménologie. Il s'agira grâce à l'hypnose d'être phénoménologue, c’est à dire de "rapprendre à voir le monde", selon les mots de Maurice Merleau-Ponty.

Nous montrerons l'intérêt et les limites d'une telle approche hypnophénoménologique en prenant, pour exemple, l’approche hypnophénoménologique de l’allergie.

Objectifs
Décrire la démarche phénoménologique et le phénomène hypnose. Montrer ce que l'hypnose a de phénoménologique. Définir les critères d'une hypnophénoménologie.
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Phénoménologie et hypnose en soins palliatifs : une articulation créative pour penser la posture thérapeutique

jeudi 9 juillet 2015 - 12:29
Retrouvez l'intervention du Dr Guillaume Belouriez au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Guillaume Belouriez est Médecin Algologue à Paris. Date : Samedi 29 août 2015 Heure de passage : 9h10 Salle : n°1 Symposium 34 Résumé
Penser l’apparition des phénomènes, c’est d’emblée se placer dans une position et une posture ouverte à l’imprévu, à l’indéterminé.
L’hypnose, par son approche relationnelle et incarnée, offre une repossibilisation du monde, des liens, du sensible et du sentant. Elle permet une ouverture non seulement à l’événement, mais aussi à l’avènement de ce qui se joue pour le patient. L’articulation de la phénoménologie et de l’hypnose nous amène à penser la posture du praticien éclairée par une herméneutique de la crise : celle de la pratique en soins palliatifs.

En effet, cette période de vie pour le patient le confronte à une véritable crise existentielle, à laquelle il tente de faire face, imposant au praticien un être là tout à fait singulier dans un espace relationnel temporalisé qu’ils co-construisent. Les soins palliatifs accompagnent, l’hypnose également, au rythme du patient. Certes le soulagement des symptômes est une des voies majeures qu’emprunte l’hypnose qui va alors être perçue comme un outil fécond qui remplira la fonction qu’on attend d’elle au sein de la pluridisciplinarité et peut être d’une normalisation des soins palliatifs à laquelle il convient de rester vigilant. Au-delà de cette utilité reconnue, peut se développer un accompagnement éthique en hypnose qui redéploie toute la capabilité du sujet en le remettant en mouvement, ouvert à tous les possibles à partir du rien. De ce rien peut advenir tout événement, et il s’agit donc de redonner cette capacité au sujet d’accueillir en toute réceptivité l’événement, pouvant même le transformer, ce que H.Maldiney appelle sa "transpassibilité".

L’accompagnement intégrant l’hypnose en soins palliatifs est ici présenté, au regard d’un éclairage phénoménologique, à travers l’expérience clinique et permet de penser la posture du praticien mais aussi le "devenir thérapeute". Une posture, éminemment éthique tant elle ne "sait" rien, ne "veut" rien, "n’attend" rien ; une façon du pouvoir être là, appréhendé comme un véritable acte de compréhension de l’existant sentant qui s’est ouvert au monde par le soucis, et qui amène à une remise en mouvement à partir du rien.

Objectifs
Articuler le courant de la phénoménologie à l'hypnose. Aborder la spécificité de l'hypnose en soins palliatifs. Dégager du double registre théorique et pratique une réflexion de la posture thérapeutique en hypnose.
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Comment développer les ressentis kinesthésiques grâce au son et comment les utiliser en consultation?

jeudi 9 juillet 2015 - 12:03
Retrouvez l'intervention du Dr Stéphane Ottin Pecchio au Congrès Mondial d'Hypnose. Dr Stéphane Ottin Pecchio est rhumatologue à Paris. Date : Samedi 29 août 2015 Heure de passage : 9h10 Salle : n°7 Résumé
La plupart des praticiens percoivent des sensations kinesthésiques pendant leurs séances mais peu d'entre eux s'en servent. Erickson a écrit que pour que l'hypnose marche il fallait établir avec le patient une relation de confiance et de réceptivité.

Or, comment développer cette réceptivité sans être soi-même à l'écoute de ses sensations? Erickson, atteint par la poliomyélite a crée sa propre thérapie en aiguisant ses sens et en retrouvant les souvenirs de ses sensations. Leur perception peut être favorisée par le son. C'est déjà ce que faisaient Mesmer et Charcot. Ce son peut être celui d'un CD reproduisant les différentes phases de l'hypnose ("Hypnose Séquentielle") mais, créer soi-même le son présente certains avantages sans qu'il soit nécessaire d'être virtuose pour autant.

Une simple note répétée sur une cloche tubulaire permet de changer l'ambiance du soin et ce geste musical entraîne le thérapeute dans un état de présence et de dissociation profond qu'il transmet à son patient.

Le son favorise la perception de points sur la peau du thérapeute. En touchant ces points "en miroir" sur le patient on le fait basculer dans la transe. Ces points sont reliés à des méridiens d'acupuncture. Cette approche, combinant le son et le toucher simultanément est efficace dans les psychotraumatismes (présentation des cas d'un mémoire de recherche présenté à l'Université Paris V), dans la douleur chronique (étude sur l'hypnose accompagnée par le son et le toucher réalisée à la consultation d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Tenon, Paris) et dans la fibromyalgie (film d'un cas soigné avec un protocole d'hypnose de la douleur du dos accompagné par le toucher, la cloche tubulaire et le chant).

Exercices pratiques
Après avoir montré quelques points d'acupuncture utiles dans l'hypnose vous serez invité(e) à sentir comment le son favorise la perception de points d'acupuncture de la peau dont le massage aide à transformer une douleur ou une émotion.

Objectifs
Prendre conscience des points qui se manifestent spontanément sur la peau. Observer que cette perception est favorisée par le son. Expérimenter que le massage de ces points aide à transformer une douleur ou une émotion.
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L'hypnose expliquée au débutant. Dr Frédérique Honoré

jeudi 9 juillet 2015 - 11:01
Retrouvez l'intervention du Dr Frédérique Honoré au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Frédérique Honoré est Médecin anesthésiste-réanimateur à Biarritz. Date : Samedi 29 août 2015 Heure de passage : 9h10 Salle : n°5 Résumé

En 2015, il faut convenir - à la lecture des articles médicaux ou destinés au grand public, à l'écoute des informations spécialisées ou générales - que l'hypnose clinique ou dite médicale a étendu son territoire, aussi bien chez les soignants que chez les patients, qui - et la fréquentation de ce congrès en témoigne - nous sollicitent de plus en plus.

C'est pourquoi nous proposons cet atelier de découverte de l'hypnose médicale, destinée aux personnes non-formées et curieuses de découvrir ces techniques, ou même d’en savoir un petit peu plus, ou encore d'en analyser les ressentis au cours de la séance de groupe prévue.
L'écho grandissant de ces techniques auprès du grand public impose aux praticiens, à défaut de les appliquer systématiquement, d'en connaître les rouages, pour que les actes s'inscrivent dans une relation apaisée avec le sujet demandeur.

Les effets bénéficient au praticien, à l'équipe si telles sont les circonstances, au patient bien sûr et même, à son entourage.

Les éléments de langage permettant la suggestion appartiennent au vocabulaire courant et l’hypnose est un état naturel, que les praticiens doivent pouvoir mettre en œuvre à leur convenance.

Les processus d'hypno-thérapie et d’auto-hypnose s’apprennent rapidement.

L’hypnose ericksonienne, un facilitateur dont vous ne pourrez plus faire l'impasse : après cet atelier interactif, votre esprit et vos pas vous dirigeront vers les différentes formations agréées...

Exercices pratiques
Ressentir une sensation physique suggérée. Créer une sensation d'analgésie chez un sujet. Tester une dissociation.

Objectifs
Connaître l'hypnose médicale. Repérer ses principales indications. Avoir envie de se former pour l'utiliser.
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Rapport de l'Hypnose à la Science. Dr Jean-Marc Benhaiem

mardi 16 juin 2015 - 17:00
Retrouvez l'intervention du Dr Jean-Marc Benhaiem au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Jean-Marc Benhaiem est médecin et hypnothérapeute à Paris. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 11h10 Salle : n°2 Symposium 18 Résumé

La raison et la logique sont au fondement même de la science et de la recherche scientifique. A l’opposé, pour entrer dans l’hypnose, il est demandé à la personne de ne plus penser, de perdre la raison, de lâcher le vouloir et la logique et d’activer ses cinq sens et surtout le sixième. Quelles sont les interactions de l’hypnose avec la science? Quels sont leurs domaines respectifs?

A travers des exemples concrets sur le contrôle de la douleur et sur l’addiction, nous tenterons de définir les rapports entre l’hypnose et la science.
Les progrès actuels de l’imagerie cérébrale, de la neurophysiologie et des neurosciences ont propulsé l’hypnose dans le champ de la médecine. L’hypnose a retrouvé sa légitimité dans le soin. Les recherches scientifiques décrivent et tentent d’éclairer les états hypnotiques. Le subjectif est pris en compte. Il est exploré par des tests, des échelles et des questionnaires. L’analyse de l’activité cérébrale permet de comprendre les mécanismes de l’analgésie. La neuroendocrinologie explique les phénomènes d’addiction et de dépendance, ainsi que les voies possibles thérapeutiques. Mais où se situe l’hypnose? Comment se fait le passage d’un état à un autre?

Dans le sevrage tabagique, sur quoi repose la prise de décision et comment s’opère le changement?
Dans la douleur aiguë et dans la douleur chronique, le soulagement provient d’une configuration différente. Processus attentionnels et plastie cérébrale sont en cause. Que se passe t-il avant la séance d’hypnose, pendant et après, qui a rendu le changement possible? Qu’est-ce que la science n’explique pas, et pourquoi? Qu’est-ce qui se cache derrière le terme hypnose?

Est-ce que l’hypnose relève de la philosophie, de l’ésotérique, du corporel, de la science, de l’artistique, du compréhensible ou de l’incompréhensible?

Objectifs
Discerner les champs respectifs de l’hypnose et de la science. Qu’est-ce que la recherche scientifique peut apporter à l’hypnose? Qu’est-ce que l’hypnose peut apporter à la science?
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Le "Dialogue Intérieur" ou comment C.G. JUNG ferait de l’hypnose en 2015

mardi 16 juin 2015 - 16:04
Retrouvez l'intervention de Marie-Agnès Chauvin au Congrès Mondial d'Hypnose. Marie-Agnès Chauvin est Psychologue à Paris. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 8h Salle : n°17 Résumé
Le "Dialogue Intérieur" est un mode d'accompagnement qui permet au patient d'identifier et de ressentir les forces psychiques à l’origine de ses troubles et de trouver sa solution.

Elle s’appuie sur l'hypnose et les concepts de C.G.Jung :
Le principe de la dissociation mentale : grâce à une baisse du contrôle mental et à la mobilisation de l’imaginaire, le patient s’extrait de son malaise pour l'appréhender et le ressentir autrement.
L'amplification des ressentis et des contenus psychiques : "l'imagination active" amène la personne à prendre la mesure à la fois de ce qui se joue en elle et de ses ressources pour aller mieux.

La balance des opposés psychiques : chaque personne s’adapte au monde en privilégiant des modes de comportement et en n'en reniant d'autres. Les choix préférentiels et les "reniés" (l'ombre jungienne) s’opposent. L’expression et l’amplification de ces contenus différenciés permettent au patient de se prendre en charge au lieu d’être le jouet de son inconscient.

Le vécu sensoriel : la mobilisation des ressentis sensoriels et les déplacements physiques inhérents à la méthode aident le sujet à faire une intégration soma/psyché propice à un processus de guérison.

Exercices pratiques

Accordage sensoriel du groupe à l’aide d’un exercice respiratoire. Séance de "Dialogue Intérieur" avec une ou plusieurs personnes volontaires. Questions du groupe.

Objectifs

Se familiariser avec la dynamique de la psyché selon C.G.Jung. Expérimenter le Dialogue Intérieur. Intégrer ce mode d'accompagnement à sa pratique d'hypnothérapeute.
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Médecine générale et hypnose : un mariage heureux

mardi 16 juin 2015 - 14:56
Retrouvez l'intervention du Dr Morgan Godard au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Morgan Godard est Médecin généraliste à Nantes. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 8h Salle : n°12 Résumé

"Bonjour, Hippocrate. Installe-toi confortablement, suffisamment confortablement pour écouter nos voix, qui ont très envie de parler avec toi, de ta voix, de la nôtre, ô honorable confrère... Tu sais bien quel sujet nous a réuni : la rencontre entre la médecine générale et l'hypnose. Et nous croyons savoir que tu nourris des sentiments mêlés autour de cet étonnant mariage... Entre doute, curiosité, excitation...

Nous te rejoignons sur tes questions bien légitimes : comment prendre le temps de cette pratique? Avec la pression des rendez-vous qui se succèdent, et le temps qui nous manque, et un C à 23 drachmes... Comment faire évoluer sa pratique quand on connaît les patients depuis longtemps? Est-ce bien possible? Bien nécessaire? Que d'obstacles, de freins, d'interrogations ! C'est important d'en parler, oui. Mais nous aurions aussi très envie d'évoquer avec toi en quoi notre pratique de la médecine générale est déjà hypnotique. Nous communiquons avec nos patients, n'est-ce pas? Pour le meilleur et parfois pour le pire. L'hypnose conversationnelle est à notre portée, à chaque instant ! Et puis nos patients sont parfois déjà en transe négative !

Par ailleurs, nous avons mandat pour aborder les questions du corps, si central, et qui est tellement plus qu'une machine ! Quelle aubaine ! Nous ressentons bien que la médecine d’organe, facultaire, moulée dans les hospices, a parfois ses limites, avec ces patients dont nous n’arrivons plus à nous dépatouiller. Cette médecine qui tourne souvent plus autour des problèmes qu’autour des solutions… L’hypnose formelle se révèle alors un outil complémentaire surprenant !

Toi, père de l’éthique et de la bienveillance, entre avec nous dans cette ronde hypnotique ! Pour le bien de tes patients et pour le tien, car ton confort et ton épanouissement sont essentiels…"

Deux jeunes médecins généralistes installés et formés à l'hypnose vous proposent d'échanger en illustrant leur propos par des situations habituellement rencontrées en médecine générale. Des jeux de rôles vous seront aussi proposés afin d'observer ce qu'il est possible de faire et de ne pas (ou ne plus) faire lors de nos consultations.

Exercices pratiques
Jeux de rôles de consultation de Médecine Générale.

Objectifs
Échanger autour des croyances limitantes qui freinent la pratique de l'hypnose en MG.
Utiliser les outils hypnotiques dans le cadre spécifique de la Médecine Générale.
Pratiquer l'hypnose : une prévention du burn out du médecin.
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Au-delà des brumes, ou comment aider le patient à maîtriser sa dissociation

mardi 16 juin 2015 - 14:45
Retrouvez l'intervention du Dr Ephrem Ménager au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Ephrem Ménager est Psychiatre à Chambray-lès-Tours. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 8h Salle : n°10 Résumé

Nombre de nos patients présentent des symptômes dissociatifs plus ou moins sévères : émoussement affectif, trouble de la concentration ou de la mémoire, déréalisation, dépersonnalisation, etc. Cet état peut résulter de la souffrance elle-même (angoisse), de tentatives de solution (troubles dissociatifs), ou d’un fonctionnement psychologique normal (enfant). Or cette dissociation est parfois d’un degré tel qu’elle fait écran à la plainte initiale, voire à la relation thérapeutique elle-même. Quant à l’hypnose, elle n’est alors que "plus de la même chose" (more of the same). C’est dire si ignorer cette dimension clinique peut être cause d’échecs thérapeutiques.

Pour pouvoir travailler sur le problème de fond, la stratégie à adopter nécessite alors d’en passer par un travail préliminaire de réassociation au corps, dont nous verrons diverses techniques, certaines applicables en général, d’autres spécifiques à la nature de la dissociation.

Nous verrons aussi comment poser au préalable un cadre qui motive le patient à oser risquer de quitter un état familier et parfois protecteur, mais sclérosant, pour une simple promesse d'une vie plus stimulante, mais encore inconnue ou oubliée.

Exercices pratiques

Quelques exemples :
Induction de relaxation par apnée.
Centrifugation du stress.
Association à ses émotions, par le test de proxémie.
Catalepsie par frottement de la main.

Objectifs
Nous verrons comment:
Reconnaître un état dissociatif spontané.
Motiver à changer un patient affectivement anesthésié.
Réassocier un patient à ses affects, négatifs et positifs.
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Jouer en Transe. Serge Drolet

mercredi 20 mai 2015 - 15:04
Retrouvez l'intervention de Serge Drolet au Congrès Mondial d'Hypnose. Serge Drolet est Psychologue à Montréal. Date : Vendredi 28 août 2015 Heure de passage : 8h Salle : n°5 Résumé Un nombre important de musiciens de formation classique souffrent d'anxiété de performance sévère. Ils doivent composer avec des angoisses grandissantes les jours précédant un concert et jouent sur scène dans un état d'anxiété élevée.

En plus de rendre aversive l'expérience de la scène, l'anxiété fragmente leur estime de soi et nuit au plein déploiement de leur potentiel artistique. Présentement le recours à la médication (béta-bloquants, antidépresseurs) apparaît comme le traitement de choix pour ce type de Trouble. Cette approche a le désavantage important, pour ces musiciens, de réduire le contact avec leurs sentiments et émotions. L'hypnose clinique peut être considérée comme un traitement alternatif.

Le programme de traitement "Jouer en Transe" vise principalement, par le biais de l'hypnose, à réduire l'anxiété de ces musiciens. Il cherche également à leur faire redécouvrir le plaisir de faire de la musique et à optimiser leur performance.

Le programme comporte les composantes suivantes: Aider ces musiciens à solidifier leur sentiment de compétence. Leur apprendre à gérer le discours intérieur défaitiste. Adresser leurs expériences musicales traumatisantes. Les amener à générer des attentes positives pour leurs prestations à venir. Leur permettre de découvrir leur style musical personnel. Les amener à affronter le paradoxe de la peur du succès.

Cet atelier résumera les résultats des trois premières années du programme.

Exercices pratiques

Un cas clinique sera discuté avec les participants. Un plan de traitement had hoc sera développé en groupe. Utilisation du "Weaving" c'est à dire la superposition de plusieurs formes d'hypnose.

Objectifs
À la fin de l'atelier, les participants devraient être familiarisés avec des méthodes pour:
Evaluer ce type de problématique.
Formuler un plan de traitement sommaire.
Adresser les résistances et difficultés pouvant survenir dans son application.

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A côté de la plaque. Laurent Gross

mercredi 6 mai 2015 - 16:23
L'article de Laurent Gross pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves Hors-Série n°9 Peut-être faut-il l’être un peu pour être un bon hypnothérapeute…

Dimanche 4 janvier 2015. Dix jours avant l’ouverture des formations du Collège. Ce matin-là, seul dans ma cuisine, je découvre la nouvelle « plaque à induction » que nous venons de nous faire installer…
Comme tout praticien qui se respecte, je ne prends ni le temps, ni la peine d’étudier la notice, préférant jouer avec les touches, les effleurer, simplement de prendre le temps de me tromper, de recommencer sans cesse, jusqu’au moment où je trouverai mon propre mode d’emploi, un style, une routine qui me soit propre.
Certains pensent que ces plaques ultra-modernes pourraient se diriger uniquement à la parole, n’obéir qu’à la voix de leur maître… Il n’en est rien. Nous sommes à l’ère du tactile. Voilà qui ne me surprend pas. Joindre le geste à la parole. Je me sens à l’aise car cette plaque à induction, il faut y poser ses doigts pour qu’elle fonctionne.
1. Toucher, respirer C’est peut-être par ma formation initiale de kinésithérapeute que j’ai, dès mon apprentissage de l’hypnose, ressenti cette pratique comme une possibilité d’accéder d’une autre façon au corps, à l’inconscient éricksonien qui m’a de suite paru éminemment corporel. Ne sommes-nous que des psychothérapeutes, des praticiens utilisant (par exemple) l’hypnose à des fins thérapeutiques, ou notre ambition n’est-elle pas aussi de devenir des praticiens du lien psycho-corporel des psycho-corpo-thérapeutes ? Le corps et l’esprit ne sont-ils pas si intimement liés qu’il faudrait même (ce que beaucoup d’entre nous font) se débarrasser des préfixes et ne garder que le mot thérapeute ?

Je suis toujours surpris au cours des formations et des ateliers de voir comme certains praticiens débutants dont la profession initiale ne comporte pas ou peu d’approche physique, rechignent à toucher leur patient. Comme s’ils se l’interdisaient. Comme s’ils avaient oublié de se rappeler, de se souvenir, ce souvenir de l’époque pas si lointaine que ça d’ailleurs, où ils s’autorisaient à serrer la main, prendre le pouls de leurs patients, poser une main sur le bras ou l’épaule...

« Le premier pas, je veux qu’il fasse le… » Le simple : « Vous permettez que je prenne votre pouls ? », en joignant le geste à la parole, amène une toute autre dimension relationnelle, lien qui va nous rapprocher de notre patient, créer l’alliance thérapeutique, la relation, le rapport comme disaient les anciens. Peut-être déjà le premier pas pour commencer à vivre en nous ce que le patient peut vivre en lui. Et d’observer… Observez ! Son rythme respiratoire, son amplitude, son mouvement. Et déjà de respirer avec la même fréquence, la même amplitude, le même mouvement… D’observer et de l’accompagner dans cet état de synchronisation, simplement de s’autoriser à prendre un patient par la main, et l’emmener…

Le deuxième pas, lui, peut être apporté par un exercice respiratoire simple de la part du patient, qui aspire à… soufflez… voilà… De simples respirations amples et profondes, lesquelles pourront être associées d’un : « Rentrez le ventre, sortez-le, rentrez-le, sortez-le. » Et le troisième pas, comme une mano-induction qui après avoir amené la catalepsie, la main et l’avant-bras à la verticale, et synchronisé la respiration, alors petit à petit, d’un simple tapotis d’un doigt sur le dos de la main, tout en effleurage, au rythme de la respiration, en parfaite synchronisation. Telle une goutte d’énergie amenée par le praticien, telle une goutte d’eau remontant du plus profond de soi-même, une goutte d’eau pouvant rapprocher le patient à la fois « de soi m’aime », à la fois du thérapeute, abaissant ainsi la résistance, à son rythme, en goutte à goutte…

Neurones miroirs… « Nous avons en nous cette capacité merveilleuse d’habiter le corps des autres. Et que les neurosciences nous éclairent aujourd’hui, que nous activons en nous, dans notre corps, des gestes que nous percevons chez l’autre, que nous entrons en résonance avec les intentions, les émotions des autres, nous nous mettons à leur place, nous commençons à vivre en nous, ce qu’ils vivent. » (J.C. Ameisen) De simples contacts, à la fois respiratoires et tactiles, tout en propagation et diffusion, peuvent commencer à faire naître l’empathie, comme ces petites flammes qui peuvent bouger au même rythme.

Cette empathie qui peut naître d’une simple synchronisation des mouvements des corps, des mouvements physiologiques de la respiration, peut-être laisser venir une émotion, par définition ce qui nous met en mouvement.

« Nos émotions et les états affectifs qui y sont liés sont l’une des manifestations les plus profondes du lien intime indissociable qui unit ce que nous appelons notre corps et ce que nous appelons notre esprit. Mais nos émotions sont aussi l’une des manifestations les plus profondes du lien intime et indissociable qui unit notre corps et notre esprit au corps et à l’esprit des autres. » (Ameisen encore) Dans cette induction simple, le patient et le praticien, dans ce plat unique confectionné par eux deux, se mélangent et mijotent ensemble afin de produire de nouvelles saveurs.

« Je suis toute respiration », disait Schultz. Comme il est remarquable que la respiration possède, à elle seule, toutes les composantes du VAKOG. Du visuel avec la perception du mouvement, de l’auditif avec la sonorité, du kinesthésique avec ces muscles qui se mobilisent, de l’odorat à l’inspiration et du gustatif de par le souffle stimulant les papilles caliciformes. A partir de la simple respiration, l’induction démarre déjà pour solliciter l’âme. « L’âme ne me paraît souvent qu’une simple respiration du corps. » (Marguerite Yourcenar)

2. Cuisiner à vue Dès les premières venues de celle qui en assurait la promotion dans le monde, je me suis intéressé à l’IMO3 (Intégration par les Mouvements Oculaires, approche cousine de l’EMDR4) et en suis devenu un praticien passionné et superviseur national pendant de nombreuses années.

Suite à un psychotraumatisme, empiriquement, la plupart des penseurs des approches par les mouvements oculaires expliquent que les souvenirs traumatiques ne sont pas « intégrés » dans la mémoire autobiographique, ce qui pourrait expliquer les réminiscences et autres flashbacks dissociatifs. Les mouvements oculaires en évoquant le trauma, dans un contexte sécure de thérapie (comme en hypnose) et par ce mouvement « physiologique »
des yeux, « forceraient » en somme l’intégration, tout comme nos vécus quotidiens sont « intégrés » quand nos yeux bougent sous nos paupières pendant le sommeil.

Mais il est bon aussi de se souvenir qu’historiquement, les mouvements oculaires existent depuis bien longtemps, dans les pratiques chamaniques et bien évidemment dans l’hypnose depuis toujours, et que c’est même l’origine de la caricature du thérapeute avec le pendule, de l’hypnose de James Braid (celui qui « inventa » le terme « hypnose »), demandant aux patients de fixer un objet brillant…

Les mouvements oculaires ont une fonction hypnotique, c’est une évidence pour qui a fait de l’hypnose et expérimente « l’état » dans lequel on est quand les yeux bougent dans toutes les directions, suivant les doigts du thérapeute.

Les mouvements oculaires sont connus comme induction et approfondissement de transe hypnotique depuis plus de deux siècles, et n’auraient jamais dû quitter le monde de l’hypnose ! Il me semble important (et, me concernant, il me semble évident) de ne pas dissocier les techniques des mouvements oculaires de l’hypnose, aussi bien dans leur apprentissage, que dans la pratique.

L’outil des mouvements oculaires ne peut pas être employé comme un « outil froid », robotisé, dissocié de l’hypnose, dissocié du lien thérapeutique, protocolisé, comme il est souvent décrit dans certains livres de recettes.
Quoi de plus hypnotique en somme que de se remémorer un souvenir et de revenir dans le présent pour en apprécier toutes les composantes du VAKOG ?
Quoi de plus hypnotique comme phénomène, que le mouvement des yeux du patient, poursuivant le mouvement proposé par le thérapeute, amenant inexorablement un rapport, une liaison, une connexion, une relation thérapeutique…

Ainsi pour certains praticiens la position des yeux est révélatrice de la sollicitation d’une modalité sensorielle. Dès lors, les mouvements oculaires vont « mélanger » et intégrer les différentes sensorialités du souvenir au sein du corps et du psychisme de l’individu plus « unifié », intégré et réassocié. Un peu comme si la charge émotionnelle, associée aux souvenirs traumatiques, diminuait significativement en très peu de temps. Comme si des traumatismes pouvaient s’éloigner, s’évaporer, se diluer dans l’espace et dans le temps.

Pour de nombreux praticiens de l’hypnose, ils en sont une extension ou une sous-modalité, avec des principes de fonctionnement et d’efficacité relativement similaires. Focalisation, dissociation, distorsion du temps, absorption, recadrages, suspension partielle de l’éveil, sont des ingrédients tout à fait communs à l’hypnose et aux techniques de mouvements oculaires.

L’Académie nationale de médecine a souligné d’ailleurs dans son rapport en 2013 que : « En pratique, l’état hypnotique est induit par fixation du regard sur un point lumineux ou fixation auditive par écoute d’un son continu, en même temps qu’est remémoré un souvenir. » L’EMDR et l’IMO pourraient n’être alors qu’une des facettes de l’hypnose.

3. Association, intégration Erickson disait à ses élèves : « Ne faites pas “du Erickson”, faites du “vous-mêmes”.» Kiné, psychothérapeute, praticien en IMO, en hypnose, en thérapies brèves et amateur de cuisine depuis le siècle dernier, j’ai essayé certaines variantes, certaines adaptations, et j’ai pu trouver certains points communs, certaines « intégrations » possibles entre les différents modèles et les différentes techniques. Autant vous le dire, ça n’a pas plu aux puristes : être soi-même pour être utile n’est pas au goût des amateurs de protocoles ; être concret et pragmatique, naviguer à vue, se définir comme un « travailleur manuel », ne convient pas toujours aux esprits supérieurs attachés à trouver « la » stratégie infaillible et toujours reproductible. En somme, j’étais à côté de la plaque !

Après une vingtaine de milliers d’actes en hypnose et IMO, après avoir entendu tout et son contraire, j’en suis venu à me dire que le but de l’hypnose, au fond, n’était pas dans la dissociation (qui n’est qu’un moyen), mais dans l’association. Que le but des mouvements oculaires était bien l’intégration des souvenirs, une intégration bien plus que « mécanique » ou « neuronale », une intégration dans la vie et l’identité du patient, une intégration dans le corps, dans la globalité. Une approche intégrative s’entend, selon moi, comme une intégration de divers ingrédients thérapeutiques, harmonieusement mêlés, mais aussi comme une « intégration du patient à lui-même », une remise à sa « place », au sens où l’entend Roustang, où le psychisme n’est qu’une des fonctions du corps parmi d’autres, où le cerveau n’est qu’un organe parmi d’autres, relié aux autres.

J’ai laissé la sauce se reposer, de même qu’il est essentiel de dormir, de se poser, de rêver, et que le repos va permettre à notre esprit d’inscrire nos souvenirs à l’intérieur de nous-mêmes. Au niveau de l’hippocampe, nos souvenirs récents vont s’inscrire en nous, et pouvoir ainsi se transformer progressivement en souvenirs durables et intégrés. Ce fut mon induction de thérapeute, mon intégration de solutions.

Cela a commencé en me disant que les mouvements oculaires induisaient l’hypnose en massant ou en « touillant » le cerveau, mettant en prise directe le patient avec le fond de sa casserole. Ces mouvements oculaires ne seraient que la spatule inductive, dirigée et utilisée par le thérapeute, avec l’empathie nécessaire pour accompagner la réussite de ses plats. Et favoriser ainsi une meilleure digestion.

Comme il est agréable alors de pouvoir jouer avec les ingrédients, de mélanger le sucré et le salé, le chaud et le froid, l’aigre et le doux. La liberté du choix et du mélange des ingrédients apportant une dimension plus forte à la relation thérapeutique. Au-delà des hypothèses, la pratique de terrain et l’efficacité empirique semblent avoir de l’avance sur la recherche fondamentale de l’explication de ces phénomènes, comme le dit aussi le grand cuisinier québécois Gaston Brosseau partageant un savoir issu de son expérience clinique.

Il me semble que le temps ne doit pas être à créer sans cesse un « nouveau modèle » de plus, une nouvelle recette, à déposer une marque ou à révolutionner la thérapie, mais plutôt rendre accessible aux soignants la possibilité d’intégrer des outils efficaces de diverses natures au service des patients, de proposer une carte encore plus riche en goût. Milton Erickson utilisait les ingrédients de base que lui apportait le patient, et cuisinait des plats différents remplis de créativité, avec son flair, son intuition légendaire de l’induction, avec un toucher si particulier, comme le cuisinier inventant à chaque instant une nouvelle recette, une nouvelle surprise, et confusionnant ainsi les papilles et l’odorat, organisant à sa façon la rencontre entre la personnalité du soignant cuisinier et du patient client...

« Faire du soi-même », trouver son style, de soignant, d’enseignant.
Enseigner l’hypnose et les thérapies brèves, avec le toucher, avec les mouvements oculaires me semble une évidence. Et pour vous ? Quelle est votre induction de thérapeute ? Roustang parle de suggestion au long cours, mais il y a peut-être une induction au long cours. Il n’y a rien d’autre que l’induction. Pour le patient, c’est entrer dans son corps, entrer en lui-même, entrer en relation, trouver les ressources nécessaires. Pour le thérapeute, c’est aussi remettre son métier sur l’ouvrage et se découvrir lui-même, se laisser venir, entre technique et intuition, entre outils et intégration.

Et puis peut-être aussi que l’induction n’existe pas, et que le patient l’a déjà en lui, que le corps entier serait cette plaque à induction, prête à l’emploi, pouvant se mettre en marche au moindre toucher, au moindre mouvement des yeux, au moindre son, à la moindre odeur ou saveur. Une plaque à induction à 5 feux, les 5 sens du VAKOG, et que chacun d’eux pouvait jouer leur partition, de concert, sous la spatule du chef d’orchestre amenant le lien et le liant.

Et les signes de cantillation des versets bibliques s’appellent les « ta’amim», littéralement les « goûts ». Les sens se mélangent. Ameisen encore, citant Roland Barthes : « Il est un âge où l’on enseigne ce que l’on sait, mais il en vient ensuite un autre où l’on enseigne ce que l’on ne sait pas : cela s’appelle “chercher”. Vient peut-être maintenant l’âge d’une autre expérience, celle de désapprendre, de laisser travailler le remaniement imprévisible qu’un oubli impose à la sédimentation des savoirs et cultures, des croyances que l’on a traversées. Cette expérience a, je crois, un nom illustre et démodé, au carrefour même de son étymologie : “sapientia” : l’habilité, le goût, la délicatesse du palais. »
Laurent Gross
Psychothérapeute, a travaillé en tant que kinésithérapeute pendant de nombreuses années, formé en hypnose médicale au Cercle de Lariboisière, Institut Milton H. Erickson Avignon, Institut Emergences. Superviseur en IMO jusqu’en 2014, anime des ateliers dans les Congrès et Forums de la CFHTB. Président du Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris (CHTIP). Assure les formations en hypnose au CHTIP
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Tissage thérapeutique et entrelacs de deux outils : musique et hypnose

mardi 5 mai 2015 - 16:35
Retrouvez l'intervention de Véronique Burel au Congrès Mondial d'Hypnose. Véronique Burel est Musicothérapeute, Diplômée de l'université de Nantes. Hypnose Ericksonnienne, AREPTA Nantes Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 15h45 - Symposium 10 Salle : n°2 Résumé

Tissage thérapeutique : Identification du problème. Identification de trois indices par lesquels le problème peut se résoudre. Identification de trois choses que le patient désire avoir, maintenant, dans sa vie.

Entrelacs des outils musique et hypnose : Comment le sonore peut favoriser l'identification d'un problème et son expression? Ecoute d'une chanson qui exprime ce que le jeune peut vivre. Mise en mouvement, expression corporelle sur un support musical ou rythmique. Acceptation d'un moment de silence qui laisse à la parole le temps d'émerger.

Comment l'invitation à une expression musicale autour des instruments (variés, solides, aux qualités acoustiques et/ou musicales) peut induire et soutenir un état de transe hypnotique? Les mains saisissent, manipulent ; les oreilles reçoivent les sons ; les yeux regardent et la peau, les organes ressentent les vibrations. La co-création sonore du jeune et du thérapeute sert aussi de contenant, permettant une mobilisation dans un processus de différenciation, de séparation, de liaison et de construction.

Et comment le thérapeute se saisit de cette expression sonore commune, cet accordage, pour inventer et créer une chanson simple qui reprend les réponses énoncées en début de séance. La voix du musicothérapeute, parlée ou chantée, est au fondement de la relation thérapeutique ; par sa qualité, elle offre un support relationnel.

La chanson s'impose à nous. Presque à notre insu elle instille son refrain dans notre mémoire. Refrain facile à rechanter qui peut réactiver à tout moment un état hypnotique et transporter le patient sur le chemin de la résolution de son problème.

Objectifs
Utiliser le support musical pour favoriser le recueil d'informations. Utiliser la communication sonore non-verbale autour d'un instrumentarium simple pour favoriser un état de transe hypnotique.
Utiliser ce support musical co-construit pour proposer un chant simple, facile à retenir et à rechanter à tout moment, qui reprend dans une histoire différente de la réalité, les réponses-problème-solutions du patient.
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Le deuil intérieur. Elise Guet

mardi 5 mai 2015 - 14:53
Retrouvez l'intervention d'Elise Guet au Congrès Mondial d'Hypnose. Elise Guet est Psychothérapeute à Ancenis (44). Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 16h15 - Symposium 9 Salle : n°1 Résumé

Le défunt quitte la réalité extérieure, mais nous le gardons dans notre espace intérieur. Il ne s’agit pas de faire le deuil au sens psychologique, mais de reconsidérer le temps dont le patient a besoin pour intégrer cette perte.

Le processus de deuil ainsi évoqué ne se fait pas par rapport à l’autre, mais par rapport à soi-même. C’est le processus du deuil intérieur. Ceux qui ont été présents dans notre existence se situent dans une représentation mentale personnelle. Il y a donc bien dans celle-ci une spatialisation mentale, une histoire qui s’inscrit.

Les personnes souffrent souvent de l’absence de l’autre et bien plus encore de la différence entre la présence et l’absence.
Au sein d’une famille, chaque membre réorganisera la place du défunt dans sa propre imagerie mentale. L’approche du deuil intérieur peut être facilitée par une approche hypnotique et systémique dans laquelle chacun pourra faire l’expérience de sa position par rapport au sujet défunt pour restituer positivement l’expérience dans le futur sans l’autre avec le passage de l’absence de l’autre, à la présence de l’autre derrière soi.

Cette approche peut être aussi utile dans l’accompagnement des familles endeuillées et, dans cette situation, permettre à chaque membre un vécu commun durant la séance tout en préservant l’espace de "reliance" au défunt en fonction du lien qui était propre à chacun.

Objectifs
Accompagnement des familles endeuillées.
Héritage des ressources.
Retour à la vie.
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Déminer le terrain pour accéder aux ressources. Marielle Paravano

mardi 5 mai 2015 - 14:37
Retrouvez l'intervention de Marielle Paravano au Congrès Mondial d'Hypnose. Marielle Paravano est Psychologue à Pontcharra (38). Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 11h - Symposium 4 Salle : n°4 Résumé

Au fil de ma pratique, j’ai remarqué que parfois les séances d’hypnose étaient comme impuissantes face aux symptômes. Alors, j’ai écouté plus attentivement les patients : des mots répétés de manière automatique, en saupoudrage, agissent telles des autosuggestions négatives et/ou croyances limitantes. Ils ont des effets comparables à ceux des mines anti-personnelles : explosion au moindre mouvement ... Alors les personnes restent figées dans leur problématique.

J’ai développé une qualité d’écoute et une approche relationnelle qui permettent de repérer ces mots et les restituer à celui qui les prononce. Ainsi, la personne est en mesure de reprendre la main et s’en débarrasser !
La relation psychothérapique est une véritable collaboration, fructueuse, qui permet à la plupart des personnes que je reçois de régler leurs problèmes en une dizaine de séances. Les patients apprennent d’abord à dégager de leur chemin des obstacles - du passé par exemple. Ils apprennent aussi à ne pas se créer de nouvelles difficultés.

Je partagerais avec vous ma manière de travailler, de nombreuses situations cliniques et leurs mots encombrants illustreront mon propos.

Jouez à repérer ce qui bloque ci-dessous ....

E : "Je ne sais pas par où commencer, je sais bien que j’ai du mal à prendre du recul sur certains événements ça me pourrit la vie depuis toujours".
F : "Un problème depuis toujours avec la nourriture et j’en ai marre, j’oscille de 10 kilos et ça pose des problèmes dans mon couple. J’ai toujours grignoté sans prendre de plaisir".
S : "Je sais que j'ai tout le temps peur d'être abandonnée et que je manque complètement de confiance en moi, depuis toujours".

Objectifs
Apprendre au patient à s'écouter.
Apprendre au patient à repérer les autosuggestions négatives qu'il s'adresse.
Permettre à la personne une reprise en main et un changement rapide et confortable.
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De parole en déparole, génèse d'une transformation. Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond

jeudi 30 avril 2015 - 12:50
Retrouvez l'intervention du Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Sylvie Le Pelletier Beaufond est Médecin psychothérapeute à Paris, hypnothérapeute et thérapeute systémique de famille et de couple. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 - Symposium 4 Salle : n°4 Résumé

La parole n’a pas en hypnothérapie la place qu’on lui prête dans les autres formes de thérapies. Elle n’est pas ici le support d’une tentative de compréhension, d’analyse des symptômes ou la condition de formulation d'hypothèses cliniques. Pourtant, son utilisation spécifique et originale dans la pratique hypnotique induit de fait des modifications chez le patient.

La parole porte en elle ces changements dans la mesure où, dans la séance, on se joue de son importance, de son contenu, de sa portée. De parole en déparole, parce qu’elle peut ne rien dire ou parler d’autre chose, parce qu’avec un mot elle peut tout faire chavirer ou encore parce qu'elle introduit un silence qui contient en lui toute la force de la modification, elle est un des vecteurs de la thérapie en hypnose.

A la faveur d'un pont tracé entre passé et présent par un retour sur les travaux des cliniciens majeurs de ce champ, une certaine définition de l'hypnothérapie et des paradigmes qui y président est ici revisitée. Ainsi, à la relecture de certains textes, on est conduit à s'interroger sur le pouvoir supposé de la parole tout autant que celui du thérapeute.

Quelle est alors cette parole lorsqu'elle est influence dans la thérapie et porte en elle le changement? C'est, il le sera démontré, celle qui reconduit le patient à lui-même, lorsque les mots du thérapeute s'estompent, parfois jusqu’au silence. Que dire alors de la réalité de la suggestion? Dans quelle mesure a-t- elle un impact ? A quel titre? Que dire encore de l'efficacité réelle des métaphores?

Prolongeant les conceptions développées par nos maîtres, une réponse semble résider dans la mise en évidence dans le cadre thérapeutique de phénomènes de résonances. C’est par ces résonances, émergeant à la croisée du thérapeute et du patient, que la parole émise dans l'espace thérapeutique "parle" et prend corps. Par la nature même du contexte hypnotique, ces phénomènes de résonance prennent toute leur ampleur. Certaines conditions président cependant à la survenue des ces événements transformants.

De patient à thérapeute, de construction en déconstruction, de silence en résonance, la parole en hypnothérapie ramène à l'exercice d'une certaine solitude. C'est par sa forme et sa fonction, installant un écho de soi à soi, qu'elle invite le patient à s'emparer de sa problématique et à s'ouvrir aux possibles jusque là ignorés : une modification peut alors advenir.

Objectifs
Définir les paradigmes implicites de la thérapie par l'hypnose ; Revisiter le rôle de la parole dans la séance et son impact ; Relier l'efficacité de l'hypnothérapie aux résonances en présence.
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Hypnose: dissociation ou des-association. Dr Luc Farcy

jeudi 30 avril 2015 - 12:01
Retrouvez l'intervention du Dr Luc Farcy au Congrès Mondial d'Hypnose. Le Dr Luc Farcy est Psychiatre, praticien hospitalier au CHU de Nîmes. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 12h30 - Symposium 5 Salle : n°1 Résumé
Chaque expérience pour être intégrée doit s’inscrire, selon Daniel Stern, dans quatre domaines de soi : le verbal, l’intersubjectif, le noyau et l’émergent.
Chaque paramètre de l’expérience active créé une connexion, dans chaque et chacun domaine de soi. Prenons par exemple, la dimension affective d’une expérience : elle apparaîtra comme un affect de vitalité dans l’émergent, une émotion organisée dans le noyau, une valeur relationnelle dans l’intersubjectif et enfin comme un symbole, un mot ou une image dans le domaine de soi verbal.
Chaque paramètre de l’expérience pourra être subliminal, préconscient ou conscient selon l’attention qu’on lui accorde, selon l’étendu des connexions activées. Les paramètres d’une expérience ne seront pas dissociés mais associés ou pas à l’expérience.
Une lésion corticale peut amener une personne à ne plus pouvoir lire ce qu’elle continue à pouvoir écrire. Du fait de la lésion, la compétence a disparue. Elle pourra, du fait de la neuroplasticité, réapparaître.
Les deux dimensions, écriture et lecture, seront à nouveau re-associées, pour rétablir la fonction « écriture ». Imaginons que la fonction lecture ne soit pas détruite mais juste pas associée, doit-on dire dissociée ou des-associée? Dissociée, c’est comme si elle s’activait pour elle-même, en dehors de soi. Ce n’est pas possible. Le soi est un tout dont la conscience n’est qu’une infime partie. Ce tout est vivant, en remaniement permanent et perpétuellement parcouru par des processi parallèles non associés. L’expérience d’une catalepsie est-elle l’expérience d’une des-association ou d’une dissociation? A mon avis, l’expérience d’hypnose n’est pas dissociative mais des-associative. L’image de soi ne sera pas dissociée, elle sera cohérente ou bizarre selon les informations reconstituées et recombinées. C’est l’intérêt de l’hypnose de proposer un processus de déconstruction-reconstruction des expériences. Une expérience de transformation de soi, dans chaque et chacun de ses domaines. C’est ce que nous vivrons au décours de cet atelier.

Exercices pratiques
La catalepsie; La lévitation; L'amnesie

Objectifs
Rendre plus simple et plus interactive la pratique. Se conformer aux données de la science. Partager.

Le Dr Luc Farcy assure des formations auprès de l’institut MH Erickson de Touraine, d’Emergences avec C Virot, de l’Espace du Possible avec Y Doutrelugne, d’Hypnotheeth avec K Kaiser et C Parodi, de l’Universités d’Eté avec P Bellet ou auprès de ME Faymonville à Liège.
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Plaisir d’apprendre, plaisir de vivre...Et si on changeait de perspective? Nicole Malaise

jeudi 30 avril 2015 - 11:29
Quand des patients douloureux chroniques apprennent ensemble l’auto-hypnose pour être bien avec eux-mêmes et avec les autres. Retrouvez l'intervention de Nicole Malaise au Congrès Mondial d'Hypnose. Nicole Malaise est Psychologue au Service d’Algologie - Soins Palliatifs du C.H.U. de Liège. Date : Jeudi 27 août 2015 Heure de passage : 10h30 Salle : n°12 Résumé

L’objectif de cet atelier serait de partager notre expérience de travail en groupe, développée au Service d’Algologie du CHU de Liège, concernant l’apprentissage de l’auto-hypnose comme outil de meilleure gestion des problèmes de douleur chronique.
Une équipe pluridisciplinaire élabore d’abord un diagnostic douleur correct et propose un programme de soins individualisé à chaque patient qui se présente dans notre Service d’Algologie. La proposition thérapeutique peut comporter l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe, en huit séances de deux heures, réparties sur deux années.
Une première étude, portant sur 527 patients, avec une durée du problème de douleur de 9,6 ans en moyenne, met en évidence des améliorations significatives dans l’évaluation de l’intensité de la douleur, de l’anxiété, de la dépression, des répercussions algo- fonctionnelles et de la qualité de vie (Faymonville, et al., 2014).
Différents objectifs de l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe seront discutés lors de cet atelier, notamment les dysfonctionnements émotionnels (faible estime de soi, victimisation,...), comportementaux (hyper ou hypo-activité, perfectionnisme, ...), affectifs (perte de sources de gratification, culpabilité,...), cognitifs (irrespect envers soi, besoin d’être dans le contrôle...) et perceptifs (hyperfocalisation sur les symptômes de douleur ou de fatigue, interprétation des sensations avec idées catastrophiques et anxiété,...).
Les similitudes et spécificités de l’apprentissage de l’auto-hypnose en groupe par rapport à l’approche cognitivo-comportementale de la douleur chronique seront également abordées.
Enfin, d’un point de vue clinique, différents challenges pour le thérapeute seront discutés :
Renverser la perspective : apprendre à être bien (et non à gérer la douleur) ; Utiliser des métaphores adaptées au processus d’apprentissage global ; Donner la parole aux participants en tant qu’experts de leur bien-être ; Favoriser l’auto-observation de soi, le partage d’expériences positives, le soutien mutuel ; Favoriser la fixation d’objectifs d’amélioration personnels ; Favoriser la créativité dans la réalisation des tâches, dans la saisie des opportunités de pratique au quotidien ; Utiliser un langage hypnotique adapté à la situation de groupe.

Exercices pratiques
Repérage langage intérieur et douleur, utilisation des métaphores, exercice hétéro-hypnose.

Objectifs
Apport de l'apprentissage d'auto-hypnose en groupe dans la gestion des douleurs chroniques.

Liste des mots clés :
auto-hypnose
Douleur chronique
Modification du comportement
créativité
Changement
alliance thérapeutique

Référence:
Faymonville, et al., Douleur et analgésie, pp.181-191, n°27, 2014.
Le site de la CFHTB

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