44000 Loire-Atlantique 44 Pays de la Loire

Dr STIMEC Isabelle

Hypnose Nantes Dr Stimec IsabellePsychiatre - Psychothérapeute

Hypnose Ericksonienne

Activité libérale de psychothérapie au CITI

DU de Théorie et Clinique des Psychothérapies

DU de Médecine Préventive de l'Enfant

Conférencière aux Congrès et Forums de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.

Assure des Formations à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé (banlieue de Nantes).



La psychothérapie, c’est un système relationnel qui aide les personnes
à redevenir acteur et auteur de leur vie.


Le Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative a été créé en janvier 2011 afin d’offrir aux usagers de la psychothérapie un lieu où sont pratiquées différentes approches choisies en fonction de chaque patient et de ses besoins.

La pluridisciplinarité de l’équipe (trois psychiatres, un psychologue, une psychothérapeute) contribue à cette variété de cadres et d’approches.

La thérapie intégrative est un mouvement très actuel et innovant qui considère utile d’intégrer différentes approches, parfois différents intervenants.

Au CITI sont pratiquées l’écoute et le soutien, les thérapies brèves (orientées solutions, stratégiques, provocatives, narratives), l’hypnose thérapeutique, Gestalt, l’EMDR.

Selon les cas les séances sont individuelles, conjugales, familiales ou groupales

Elles s’adressent à toute classe d’âge : enfants, adolescents, adultes (avec une attention particulière pour les femmes enceintes), seniors.

La psychothérapie, c’est l’art d’aider la personne à activer les ressources nécessaires à sa propre croissance et à celle des autres.


 

CITI - Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative
15, Avenue Louise Michel
Rezé 44400
France
Téléphone: 02.40.40.32.15
47° 11' 17.3292" N, 1° 32' 58.5204" W

Dr LELARGE Elise

Formation Hypnose Ericksonienne à Nantes RezéPsychiatre, Psychothérapeute, Hypnothérapeute à Nantes-Rezé 44000

Ancienne assistante des hôpitaux de Nantes.

Activité libérale de psychothérapie au CITI - Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative.

Conférencière aux Congrès et Forums de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves.

Enseignante à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé (banlieue de Nantes)

Consultations Individuelles et Groupes.

Consultations Couples et Familles.

Accompagnement des maladies physiques.

Psychiatrie de liaison dans l'unité d'évaluation et de traitement de la douleur du Centre Catherine de Sienne, aux Nouvelles Cliniques Nantaises et à la Croix Rouge Française à Nantes.
 


Autohypnose et Colopathie Fonctionnelle.
Dr Elise Lelarge et Dr Thierry Servillat, médecins psychiatres

Dr Servillat Dr Lelarge

Congrès Hypnose et Douleur.
Quiberon 2012
CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves



Quand le gastroentérologue averti adresse au psychiatre, spécialiste de techniques de gestion de la douleur. Les phénomènes idéomoteurs, tels que les a développé Ernest Rossi, sont utilisés comme métaphore du problème fonctionnel digestif.

L’apprentissage de l’autohypnose, et son efficacité dans la douleur abdominale, ouvre la porte de la thérapie.

Le patient métabolise, s’entraine, réussi, découvre, s’autonomise.

Il annule sa nième fibro/coloscopie de contrôle la veille de l’examen ! Il va probablement bientôt mourir… et alors ? Il fait face… et survit. Contre toute attente ?

Objectifs :
• Savoir introduire l’utilité de l’autohypnose
• Présentation de différentes techniques d’autohypnose


 


 

 



CITI - Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative
15, Avenue Louise Michel
Rezé 44400
France
Téléphone: 02.40.40.32.15
47° 11' 17.3292" N, 1° 32' 58.5204" W

AUDRAIN-SERVILLAT Bernadette

Hypnose à Nantes RezéHypnose Ericksonienne, Thérapies Brèves

Psychothérapeute, Diplômée de l'Université de Nantes.

Activité libérale de consultation de psychothérapie au CITI, Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative

Intervenante dans le cadre du Réseau Diabète 44

Animatrice de groupes de paroles à l'Unité de Soins Palliatifs du CHU de Nantes.

Chargée d'Enseignement à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé

Intervenante aux Congrès d'Hypnose & Thérapies Brèves.

Publie régulièrement dans la Revue Hypnose & Thérapies Brèves


Hypnose et Thérapies Brèves

Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°19
http://hypnose.tm.fr/hypnose-therapies-breves-n19-2010-2011/

« L’infini au jour le jour. L’univers hétérogène du quotidien en soins palliatifs » L’accompagnement des personnes en fin de vie et ses conséquences sur le soignant. Jean-Pierre Courtial, Bernadette Audrain-Servillat, Pierre-Henry Garnier.

Dans le service de Soins palliatifs d'un grand CHU les risques pour le soignant sont majeurs. Celui-ci ne peut évidemment être seul. L'institution d'une équipe, nécessaire, présente dans ce domaine des particularités importantes et pleines de paradoxes.
Première partie: Problèmes posés par les soins palliatifs.
Réponses initiales. La réalité de la pratique de l'accompagnement des personnes en fin de vie est souvent loin d'être paisible, d'être cette succession d'étapes qu'il suffirait de suivre.

Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°20Hypnose & Thérapies Brèves N°20

http://hypnose.tm.fr/revue-hypnose-therapies-breves-fevrier-mars-avril-2011/
“L'infini au jour le jour. L'utilisation de l'hypnose et de l'intervention systémique en soins palliatifs." (Bernadette Audrain-Servillat, Jean-Pierre Courtial, Pierre-Henry Garnier)

En prolongement du dossier thématique "Hypnose et Institutions", la deuxième partie de l'article sur l'Unité de Soins Palliatifs du CHU de Nantes montre comment son équipe se voit pour pouvoir agir dans une perspective systémique et hypnotique.
2ème partie:
Place de l'hypnose et de l'intervention systémique.
Les tensions familiales au moment de la fin de vie et au sein de l'ensemble constitué par les soignants et les familles sont nombreuses et fortes et peuvent nécessiter le recours à des pratiques systémiques et à l'hypnose...


Contactez cette thérapeute

 
Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative
15, Avenue Louise Michel
Rezé 44400
France
Téléphone: 02.40.40.32.15
47° 11' 17.3292" N, 1° 32' 58.5204" W

GARNIER Pierre-Henri

Pierre-Henri GARNIER Hypnose à Nantes et RezéHypnose Ericksonienne

Psychologue clinicien, docteur en sciences de l'information et la communication.

Enseignant Associé à la Faculté de Psychologie de Nantes (approches humanistes et systémiques).

Pratique en soin palliatif et éducation thérapeutique (CHU de Nantes).

Activités de recherche centrée sur le thème des approches intégratives en santé et des médiations multimedia (maptherapie.com)

Conférencier dans les Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves

Membre du Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative (CITI)



Hypnose Orientée Multimédia : expérience du dessin transmédia. Une nouvelle « carte » à explorer. Par Pierre-Henri GARNIER

Dans le cadre de notre activité au Centre interdisciplinaire de thérapie intégrative (citi44.com), nous travaillons sur le développement d’un projet de recherche-action intitulé MAP thérapie (http://maptherapie.com). En référence à la métaphore cartographique, nous explorons les intégrations possibles entre trois domaines : Multimédia, Art et Psychothérapie (MAP).

Les rapports entre thérapie et multimédia sont principalement envisagés sous l’angle cognitivo-comportemental (thérapie virtuelle des phobies, par exemple). Les recherches actuelles se focalisent principalement sur les conséquences psychopathologiques (addiction aux jeux vidéo). Peu de travaux se sont intéressés aux processus hypnotiques et thérapeutiques liés à la création multimédia.

Dans un cadre épistémologique humaniste et systémique, notre travail vise à explorer de nouvelles modalités d’intervention liées à l’émergence des cultures numériques. En référence directe et assumée au « mesmérisme », nous cherchons à appréhender les conditions d’émergence d’un flux thérapeutique lié aux pratiques multimédia.

Comment mobiliser ce « flux culturel » en thérapie ? Comment l’utiliser pour amorcer, amplifier et ancrer les ressources des personnes ?

Le flux transmédia

Aujourd’hui, notre histoire de vie s’écrit en partie via des supports multiples (SMS, tweets, mails, réseaux sociaux, etc.). Nous constatons que les petits objets multimédia (POM ) participent à la mise en scène de notre identité globale.

Le flux multimédia ne se contente plus de faire « Pierre-Henri GARNIER Psychologue et Hypnothérapeute à Nantes et Rezéscintiller » les pixels de nos écrans, il s’invite entre, au travers et par-delà les objets courants (écran sur réfrigérateur, domotique, puces sous-cutanées, etc.). Il participe à la création d’une réalité dite « augmentée » , de ce que l’on nomme depuis peu « l’Internet des objets ».

Précisons que le terme « transmédia» a été inventé dans le contexte culturel du divertissement numérique. Il désigne la narration qui se vit par-delà la question du support. Le récit peut se vivre à la fois sur le Web, au cinéma, à la TV, et se poursuivre dans un jeu vidéo où sous forme de jeu de rôle in vivo. La mythologie « Star Wars » est un exemple. Les frontières entre réalité et virtualité disparaissent. L’enfant peut vivre le récit via le recours aux jeux réels (figurine, costume) et virtuels (console, DVD, avatars, etc.).

L’enjeu anthropologique nous semble incontournable pour la thérapie. La multiplication des formats peut conduire à une dissolution du sujet. Le rapport consumériste ne permet pas de nous approprier créativement cette ressource culturelle. La fascination du geek est un exemple d’hypnose « fétichiste ». Il peut se couper du monde à mesure qu’il consomme de la culture numérique.

A l’opposé, la communauté linux est un exemple d’assimilation créative de la technologie. Elle facilite notamment l’émergence d’outils innovants et gratuits au service de la création artistique contemporaine (exemple de puredata ou processing).

3A : amorcer, amplifier et ancrer la ressource

En dépassant la dichotomie classique entre technophobie (peur) et technophilie (fascination), nous découvrons que le multimédia est une forme culturelle parmi d’autres. Certes, ces outils possèdent de nombreux atouts (souplesse, possibilité de mixer, partager, transposer) mais ils ont également des limites (hypertrophie de l’audiovisuel sur le kinesthésique).

Il s’agit d’explorer les conditions de traduction entre objet et sujet (Bruno Latour) et de transduction entre culture, esprit et corps (Ernest Rossi). L’enjeu est d’utiliser la création transmédia pour aider la personne à amorcer, amplifier et ancrer les processus hypnotiques.

La posture du thérapeute est celle d’un accordeur au service de la construction d’un réseau relationnel (entre humain et non-humain, dirait Bruno Latour). Il s’agit d’aider le réseau à se densifier (approfondir le vécu sensoriel) et à se centraliser (créer de la relation aux autres), ceci au travers du flux transmédia.

Ainsi, notre démarche n’est pas centrée sur la dimension cognitive et symbolique. Nous centrons notre travail sur l’action (l’énaction, pourrait préciser Francisco Varela). Pour ce faire, nous appréhendons les phénomènes via la métaphore du fluide énergétique. Nous pensons que la culture numérique possède une énergie latente (Jean-Pierre Courtial ). Nous explorons les conditions de son actualisation en thérapie.

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Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative Nantes Rezé
15, Avenue Louise Michel
Rezé 44400
France
Téléphone: 02.40.40.32.15
47° 11' 17.3292" N, 1° 32' 58.5204" W

Institut Milton H. Erickson Rezé (près de Nantes). Dr Thierry SERVILLAT

IMHE Rezé

Formation Hypnose et Thérapie Intégratives
Institut Milton H. Erickson de Rezé (banlieue de Nantes)


Membre de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves
Dr Thierry Servillat




L’hypnose intégrative est l’évolution actuelle dans le domaine de l’hypnose et des thérapies brèves.

Dès la première session notre formation intègre à la pratique hypnotique l’apport des principales thérapies brèves (solutionnistes, stratégiques et narratives), celui d’autres cultures thérapeutiques non occidentales (méditation), et celui d’approches considérées comme pertinentes (analyse transactionnelle, PNL, EMDR, Gestalt …) dans une progression globale amenant chacun à un savoir-faire le plus enrichi et le plus ouvert possible.

La référence à l’œuvre et au travail du psychiatre américain Milton Erickson (1901-1980) est le fondement premier de la formation, sans doute parce qu’Erickson avait l’habitude de dire : « Ne cherchez pas à faire du Erickson, faites du vous-mêmes ».

Aussi l’ambition profonde de la formation est d’amener le stagiaire à apprendre à observer, sentir, et inventer une thérapie personnalisée pour chacun de ses patients.

Projet pédagogique :

La pédagogie est adaptée à cet objectif :

suivi personnel par un système de tutorat,
utilisation de moyens pédagogiques clairs, simples et multimédia (présentations graphiques, animations et enregistrements vidéo, enregistrement audio, etc.), conçus spécifiquement pour la formation,
supports (livrets de cours) permettant aux stagiaires de se dégager au maximum d’une position passive pour vivre un enseignement essentiellement expérientiel
exercice et démonstrations à observer activement et de façon critique (50% du temps).

Moyens :

groupe de 18 personnes maximum
deux co-animateurs en simultané.

Validation :

Un travail personnel final, élaboré sur un support au choix (oral, écrit, vidéo, animation, etc.) avec l’aide du tuteur, matérialisera la validation finale de la formation

L'Equipe:

Directeur pédagogique

 

Dr Thierry SERVILLAT

Dr Thierry Servillat
Psychiatre- Psychothérapeute.
Ancien Chef de Clinique de l’Université de Nantes.
Ancien Assistant des Hopitaux de Nantes.
Activité libérale de psychothérapie au CITI
Ancien Président de la Confédération Francophone d’Hypnose et de Thérapies Brèves (CFHTB).
Conférencier international, superviseur, co-auteur de « Psychothérapies : une approche plurielle » (Masson)
Rédacteur en chef de la revue « HYPNOSE & Thérapies brèves ».
En savoir plus sur le Dr Thierry SERVILLAT...

Formateurs permanents


 

Dr Elise LELARGEDr Elise Lelarge
Psychiatre – Psychothérapeute.
Ancienne assistante des hôpitaux de Nantes.
Activité libérale de psychothérapie au CITI
Psychiatrie de liaison dans l’unité d’évaluation et de traitement de la douleur du Centre Catherine de Sienne, aux Nouvelles Cliniques Nantaises et à la Croix Rouge Française à Nantes.






DR Isabelle PREVOT-STIMECDr Isabelle Prévot-Stimec
Psychiatre – Psychothérapeute
Activité libérale de psychothérapie au CITI
DU de Théorie et Clinique des Psychothérapies
DU de Médecine Préventive de l’Enfant





Bernadette AUDRAIN-SERVILLAT

Mme Bernadette Audrain-Servillat
Psychothérapeute.
Diplômée de l’Université de Nantes.
Activité libérale de consultation de psychothérapie au CITI
Intervenante dans le cadre du Réseau Diabète 44
Animatrice de groupes de paroles à l’Unité de Soins Palliatifs du CHU de Nantes.




Agenda des Formations:


05/10/2012 - 07/10/2012
Formation Hypnose et Thérapie Intégratives Session 1
Session 1 : Mise en route Journée 1 : Introduction, généralités, lancement - Présentation des formateurs et des participants - Présentation général...
Rezé

14/12/2012 - 16/12/2012
Formation Hypnose et Thérapie Intégratives Session 2
Session 2 : Langages de l’hypnose et des thérapies brèves Journée 1 : Un travail verbal ancré dans le corps - Liens langage non verbal- langag...
Rezé

01/02/2013 - 03/02/2013
Formation Hypnose et Thérapie Intégratives Session 3
Session 3 : Asseoir les bases Journée 1 : Découvrir la variété et la diversité des approches - Eléments généraux de psychopathologie : problème...
Rezé

05/04/2013 - 07/04/2013
Formation Hypnose et Thérapie Intégratives Session 4
Session 4 : Pratiquer confortablement l’hypnose intégrative Journée 1 : Choisir et construire son cadre - Déontologie et aspects juridiques...
Rezé

Roxanna Erickson-Klein12/04/2013 - 13/04/2013
Roxanna Erickson-Klein à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé 44
L'Institut Milton H. Erickson de Rezé (Nantes) accueille Roxanna Erickson Klein PhD., Roxanna Erickson Klein est diplômée en soins infirmiers et e...
Nantes





www.hypnose-ericksonienne.org/Intistut-Milton-H-Erickson-de-Reze

www.rime44.com/

 

 

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Revue Hypnose & Thérapies Brèves: Généraliste, un thérapeute soluble dans le quotidien ? Dr Delphine Rive-Vivier

Dr delphine Rive-VivierPremiers pas hypnotiques d'une jeune généraliste commençant à incorporer sa toute fraîche formation à sa pratique quotidienne. Si besoin était, il nous est montré combien l'hypnose s'intègre tout naturellement lorsque l'omnipraticien sait garder ses bases et sa simplicité


Introduction : un docteur… ni grand… ni petit… juste à la taille qui me convient
 
A la fin de ma première année à l’AREPTA, je répondis à mon fils de 6 ans, qui voulait savoir si sa mère était aussi « un grand docteur » comme notre amie Agathe qui venait de décrocher son poste de PH en médecine interne : « Je suis un docteur… ni grand… ni petit, juste à la taille qui me convient… » Il haussa alors les épaules et soupira, désabusé : « Ouais, je vois, la mienne elle fait de l’hypnose ! »

Il est vrai que ma rencontre avec l’AREPTA entraîne des changements qui dépassent largement mon cadre professionnel et modifient profondément ma vision du monde. Aujourd’hui, ce travail écrit qui vient conclure trois années de formation déformante m’a permis de faire une tâche d’observation de ma pratique. Oui, beaucoup de choses ont changé,et comment, concrètement ?
 
Je vais le préciser même s’il n’est pas aisé de décrire l’indicible, le futile, l’instantané des modifications et la qualité des relations qui en découlent, les surprenants résultats qui apparaissent quand nous laissons du temps au temps et toutes les portes ouvertes.


Créer un espace pour l’imprévu
 
La première séance d’hypnose : rien ne se passe comme prévu
 
Quand je prévois un script ou une trame pour une séance d’hypnose, je suis immanquablement emportée vers d’autres contrées, happée par l’espace créé, et seule l’improvisation triomphe dans cette dérive des sensations.
Ce constat que j’ai fait de la dérive inévitable, dès la première séance, m’a beaucoup troublée. Je vous résume ici cette séance qui a une place toute particulière dans ma pratique, puisque avec elle j’ose autre chose que l’hypnose conversationnelle. Autre chose, certes, mais quoi ? Voici l’histoire, telle qu’elle me revient :

Mme L., 52 ans, « ne vit plus et fait semblant » depuis le traumatisme qu’elle a vécu deux mois plus tôt. Elle était arrivée la première sur les lieux du suicide de son père. Il l’y avait convoquéepar téléphone : « Allô ! j’ai tout préparé pour me pendre, ta mère est chez le coiffeur, dépêche-toi, je ne veux pas qu’elle soit seule pour me trouver à son retour. » Depuis ce jour, le film des événements la hante, l’empêche d’avancer. Elle dit : « Je ne peux relier ces événements avec la perte de mon père et n’arrive pas à éprouver de la tristesse. »
Je lui propose une séance d’hypnose en lui exposant l’intérêt de remettre en lien ce souvenir traumatique avec d’autres souvenirs, bons ceux-là, la musique peut-être (elle est musicienne professionnelle), pour réintégrer cette partie isolée « qui tourne en boucle » dans le flux de la vie. Elle semble surprise et accepte, elle est « prête à n’importe quoi pour que ça s’arrête ».
Le jour J, elle choisit de s’installer sur le lit d’examen et je m’assois à côté d’elle. Après une courte induction elle entre profondément à l’intérieur d’elle-même. J’accompagne : « Voilà, très bien, une partie de vous reste vigilante à ce que tout se passe bien pour vous, vous lui faites pleinement confiance, elle reste en contact avec le bien-être dans tout votre corps. »Des pleurs arrivent, ça pleure en moi et je m’entends dire : « Votre force intérieure, cette partie inconsciente, cherche la bonne place, trouve une place utile pour que ça reste supportable, acceptable… »
Quelques minutes intenses s’écoulent, ponctuées par des « voilà, bien, une partie de vous connaît tout ça… Bien, très bien ».
Je ne trouve rien d’autre à dire.

Soudain, elle se redresse, et commence l’échange suivant :
Mme L. : « C’est là la bonne place, dans mon cœur, avec mes autres morts, ils peuvent m’aider à le supporter. » Tout en disant cela, elle tapote son sein gauche avec son poing droit, de façon répétitive.
Je dis : « Toc, toc, toc ! est-ce qu’il y a une petite place dans votre cœur pour votre papa ? »
Mme L. : « Non, il ne trouve pas le chemin, je voudrais qu’il y aille avec ce paquet… J’ai peur que ça ne marche pas que ça continue. »
Je réponds : « Oui, ça continue, sans vous en rendre compte, et ça continue jusqu’à ce qu’il trouve le chemin. » 
La séance se termine, elle se sent bien, détendue, mais doute quand même que « ça marche ».
J’accepte son doute et lui suggère de s’attendre à une bonne surprise, car le plus étonnant est souvent ce qui se passe entre deux séances. Je ne croyais pas si bien dire. La semaine suivante, elle arrive radieuse. C’est incroyable, elle a passé une excellente semaine. Elle visualise un paysage de montagne dès qu’elle sent « le truc monter », elle dort bien, elle reprend sa voiture, elle a pu reparler à sa mère. Je suis tout aussi surprise qu’elle, elle s’est débrouillée toute seule ! Je me sens agréablement inutile.

Nous nous sommes revues l’année passée pour une prescription de bêtabloquant qu’elle utilise avant d’entrer sur scène en concert. Je lui ai parlé de la possibilité de l’autohypnose pour son trac. Elle m’a ri au nez : « Un demi-comprimé de propranolol, c’est quand même plus sûr ! » J’ai signé l’ordonnance.

 

Résonner sans raisonner, avec un aplomb confiant

 
Je sens bien la maladresse de cette première séance, et sais que ma technique est encore balbutiante, mais ce que j’ai fait de nouveau ce jour-là est de l’ordre d’un positionnement délibéré. Ce jour-là, je me pose et j’ose m’effacer. C’est une position lestée par une présence attentive, une présence en creux, et un aplomb confiant. Je suis lourde et creuse. A l’intérieur, ça résonne, ça ne raisonne plus.
C’est juste un positionnement, est-il juste ?


Le thérapeute : éleveur de larves ? Les joies de l’observation

 
Est-ce thérapeutique de rejoindre à ce point le client sur son terrain, au point de perdre ses propres  connaissances ? C’est quoi le cadre d’une séance qui consiste enne rien vouloir, ne rien prévoir et attendre. N’être personne que cette enveloppe si fine qui permet et libère dès que possible ? Une chrysalide ? Le cadre, une chrysalide et le thérapeute ? Il ajuste l’ambiance, dose la lumière, adapte la température d’incubation, la moiteur nécessaire et crée un nouvel espace pour chaque larve…
Le thérapeute, éleveur de larves ?
Dans un sens, ça me convient, mon rêve de petite fille était de devenir vétérinaire et les rongeurs, gastéropodes, poissons, batraciens et insectes sous toutes leurs formes me passionnaient déjà. Ma chambre ressemblait à un vivarium géant. Je passais des heures à observer, observer encore.
Grâce à l’AREPTA, je serais revenue aux sources des joies de l’observation ?
Mais comment créer une alliance thérapeutique si l’on considère le client comme une larve ? Le client n’est pas la larve, son problème est sa larve qu’il ne parvient pas à faire évoluer au rythme souhaité.
L’amener à prendre soin lui-même de sa larve peut être un des objectifs de la thérapie.


 

MISE EN SCENE DE LA PLAINTE SOMATIQUE

 Le diagnostic comme « en-jeu »

 
Je suis médecin généraliste, et de ce fait bien des objectifs sont préétablis avant la rencontre avec le client. Et bien des diagnostics collés sur les patients.
Un homme de 30 ans vient à la consultation accompagné de sa deuxième fille âgée de 3 ans. Il avait déménagé cinq ans plus tôt, et venait donc me donner de ses nouvelles à son retour dans le quartier. Il m’apprend qu’il est bipolaire et traité pour ça. Je lui demande de m’expliquer ce que ça veut dire, bipolaire ;ce qu’il fait très sérieusement tout en jouant avec sa fille qui a vidé la caisse de jouets sur ses genoux et ne cesse de l’interpeller. Je l’interromps : « Ça y est, j’ai compris ! Etre bipolaire, c’est savoir faire deux choses en même temps ! On peut dire que vous excellez en la matière ! »

Oui, j’ai, ou j’avais, un problème avec les diagnostics. « Ni dieu, ni maître, ni diagnostic » serait ma devise si je n’étais pas payée pour en faire justement, des diagnostics.
La plupart du temps, je n’en fais pas d’ailleurs et je suis payée à ne rien faire. Ne rien faire c’est déjà beaucoup ! Ne rien faire que d’être là. Ça je l’ai appris à l’AREPTA.
 
J’ai ainsi appris à composer avec la plainte somatique. Composer, c’est s’engager autour de la plainte, au-delà des examens cliniques et paracliniques qui s’imposent parfois. S’engager, c’est assurer de notre présence quelle que soit la direction prise. Assurer, c’est donner de l’épaisseur aux petits riens, aux à-côtés de la plainte par une écoute attentive et sincère des détails du quotidien.Composer, et créer une mise en scène au-delà du symptôme, mise en scène dont le patient devient l’auteur et l’acteur principal, et dans lequel le diagnostic est un « en-jeu », une des cartes de la partie qui se joue. Je vais vous présenter deux exemples.

 

Composer avec la plainte : la saveur des petits riens nous surprend au quotidien

 
Une femme d’une quarantaine d’années consulte en septembre dernier pour une altération de l’état général qui persiste depuis trois mois ; elle est convaincue d’avoir un problème de santé. Elle a maigri, ne dort plus, n’arrive plus à se rendre en classe – elle est institutrice – ni à la formation qu’elle a commencée pour enseigner en secteur spécialisé. Aprèsun examen clinique bref et attentionné,je prescris les usuels examens biologiques à faire devant une asthénie persistante. Et je propose qu’elle revienne quels que soient les résultats.
La biologie revient normale la semaine suivante. La dame s’effondre : « Ce n’est pas possible que ce soit encore la dépression. » Elle raconte ensuite comment elle a passé l’année dernière sur un petit nuage :une amourette extraconjugale (à laquelle elle a renoncé avant l’été) et ses projets de formation l’avaient portée. La chute est rude ! Elle veut des antidépresseurs, car la psychothérapie, elle a déjà fait. Ce sont les antidépresseurs qui l’avaient sortie de là la dernière fois.


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