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Psychologue

GARNIER Pierre-Henri

Pierre-Henri GARNIER Hypnose à Nantes et RezéHypnose Ericksonienne

Psychologue clinicien, docteur en sciences de l'information et la communication.

Enseignant Associé à la Faculté de Psychologie de Nantes (approches humanistes et systémiques).

Pratique en soin palliatif et éducation thérapeutique (CHU de Nantes).

Activités de recherche centrée sur le thème des approches intégratives en santé et des médiations multimedia (maptherapie.com)

Conférencier dans les Congrès de la Confédération Francophone d'Hypnose et Thérapies Brèves

Membre du Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative (CITI)



Hypnose Orientée Multimédia : expérience du dessin transmédia. Une nouvelle « carte » à explorer. Par Pierre-Henri GARNIER

Dans le cadre de notre activité au Centre interdisciplinaire de thérapie intégrative (citi44.com), nous travaillons sur le développement d’un projet de recherche-action intitulé MAP thérapie (http://maptherapie.com). En référence à la métaphore cartographique, nous explorons les intégrations possibles entre trois domaines : Multimédia, Art et Psychothérapie (MAP).

Les rapports entre thérapie et multimédia sont principalement envisagés sous l’angle cognitivo-comportemental (thérapie virtuelle des phobies, par exemple). Les recherches actuelles se focalisent principalement sur les conséquences psychopathologiques (addiction aux jeux vidéo). Peu de travaux se sont intéressés aux processus hypnotiques et thérapeutiques liés à la création multimédia.

Dans un cadre épistémologique humaniste et systémique, notre travail vise à explorer de nouvelles modalités d’intervention liées à l’émergence des cultures numériques. En référence directe et assumée au « mesmérisme », nous cherchons à appréhender les conditions d’émergence d’un flux thérapeutique lié aux pratiques multimédia.

Comment mobiliser ce « flux culturel » en thérapie ? Comment l’utiliser pour amorcer, amplifier et ancrer les ressources des personnes ?

Le flux transmédia

Aujourd’hui, notre histoire de vie s’écrit en partie via des supports multiples (SMS, tweets, mails, réseaux sociaux, etc.). Nous constatons que les petits objets multimédia (POM ) participent à la mise en scène de notre identité globale.

Le flux multimédia ne se contente plus de faire « Pierre-Henri GARNIER Psychologue et Hypnothérapeute à Nantes et Rezéscintiller » les pixels de nos écrans, il s’invite entre, au travers et par-delà les objets courants (écran sur réfrigérateur, domotique, puces sous-cutanées, etc.). Il participe à la création d’une réalité dite « augmentée » , de ce que l’on nomme depuis peu « l’Internet des objets ».

Précisons que le terme « transmédia» a été inventé dans le contexte culturel du divertissement numérique. Il désigne la narration qui se vit par-delà la question du support. Le récit peut se vivre à la fois sur le Web, au cinéma, à la TV, et se poursuivre dans un jeu vidéo où sous forme de jeu de rôle in vivo. La mythologie « Star Wars » est un exemple. Les frontières entre réalité et virtualité disparaissent. L’enfant peut vivre le récit via le recours aux jeux réels (figurine, costume) et virtuels (console, DVD, avatars, etc.).

L’enjeu anthropologique nous semble incontournable pour la thérapie. La multiplication des formats peut conduire à une dissolution du sujet. Le rapport consumériste ne permet pas de nous approprier créativement cette ressource culturelle. La fascination du geek est un exemple d’hypnose « fétichiste ». Il peut se couper du monde à mesure qu’il consomme de la culture numérique.

A l’opposé, la communauté linux est un exemple d’assimilation créative de la technologie. Elle facilite notamment l’émergence d’outils innovants et gratuits au service de la création artistique contemporaine (exemple de puredata ou processing).

3A : amorcer, amplifier et ancrer la ressource

En dépassant la dichotomie classique entre technophobie (peur) et technophilie (fascination), nous découvrons que le multimédia est une forme culturelle parmi d’autres. Certes, ces outils possèdent de nombreux atouts (souplesse, possibilité de mixer, partager, transposer) mais ils ont également des limites (hypertrophie de l’audiovisuel sur le kinesthésique).

Il s’agit d’explorer les conditions de traduction entre objet et sujet (Bruno Latour) et de transduction entre culture, esprit et corps (Ernest Rossi). L’enjeu est d’utiliser la création transmédia pour aider la personne à amorcer, amplifier et ancrer les processus hypnotiques.

La posture du thérapeute est celle d’un accordeur au service de la construction d’un réseau relationnel (entre humain et non-humain, dirait Bruno Latour). Il s’agit d’aider le réseau à se densifier (approfondir le vécu sensoriel) et à se centraliser (créer de la relation aux autres), ceci au travers du flux transmédia.

Ainsi, notre démarche n’est pas centrée sur la dimension cognitive et symbolique. Nous centrons notre travail sur l’action (l’énaction, pourrait préciser Francisco Varela). Pour ce faire, nous appréhendons les phénomènes via la métaphore du fluide énergétique. Nous pensons que la culture numérique possède une énergie latente (Jean-Pierre Courtial ). Nous explorons les conditions de son actualisation en thérapie.

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Centre Interdisciplinaire de Thérapie Intégrative Nantes Rezé
15, Avenue Louise Michel
Rezé 44400
France
Téléphone: 02.40.40.32.15
47° 11' 17.3292" N, 1° 32' 58.5204" W

Thérapie par EMDR

therapie EMDR Evelyne JOSSEAvant son intervention au sein de l'Institut Milton Erickson Nice Côte d'Azur "Apport de l’hypnose dans le traitement du traumatisme." nous présentons Evelyne JOSSE, dans une interview de Marie-Françoise Dispa pour equilibre-magazine.be

Il y a vingt-cinq ans, l’EMDR faisait rire; aujourd’hui, elle fait la différence. Très décriée à ses débuts, cette thérapie « pour l’angoisse, le stress et les traumatismes », qui soigne l’esprit en faisant bouger les yeux, est désormais mieux acceptée par le monde psy.


Californie, 1987. Une jeune femme se promène dans un parc. La tête pleine de « ces petites pensées négatives qu’on remâche sans arriver à les digérer », elle suit machinalement du regard les enfants qui jouent, les couples enlacés, les escadres de canards sur le lac. Et, tout à coup, elle constate que ses préoccupations ont disparu « toutes seules », laissant la place à une sérénité teintée de bonne humeur. Une autre aurait attribué ce phénomène aux vertus conjuguées du grand air et de l’exercice et n’y aurait plus pensé. Mais Francine Shapiro n’est pas n’importe qui. Doctorante en psychologie, elle a l’habitude de se servir d’elle-même comme d’un « laboratoire pour mes recherches corps-esprit ». Tout en continuant à marcher, elle entreprend donc de s’observer attentivement. Aucun doute: plus elle bouge les yeux de gauche à droite et inversement, plus ses problèmes s’estompent. Et, quand elle tente de se refocaliser volontairement sur eux, ils ont perdu leur charge émotionnelle négative!

Bonne digestion
C’est ainsi qu’est née l’EMDR, EyeMovement Desensitization and Reprocessing ou Désensibilisation et Reprogrammation par les Mouvements Oculaires. « Le fonctionnement de cette technique thérapeutique n’est pas encore entièrement élucidé, parce que la neurophysiologie du cerveau reste en
partie mystérieuse, explique la psychologue Evelyne Josse, responsable du comité Communication pour EMDR-Belgique.

Mais une chose est sûre: l’EMDR reproduit les mouvements oculaires rapides qui surviennent spontanément pendant le sommeil paradoxal ou sommeil de rêve, le stade du sommeil où sont traités et « digérés » les événements vécus pendant la journée. » Notre cerveau possède en effet un système naturel de guérison qui nous permet de surmonter les difficultés quotidiennes en les re-traitant dans notre cortex préfrontal, siège du raisonnement. Face à certaines expériences traumatisantes, toutefois, ce mécanisme peut s’enrayer. «

L’information relative à cette expérience est alors stockée dans notre cerveau émotionnel, au niveau de l’hippocampe et de l’amygdale, où elle reste comme enkystée, hors d’atteinte de notre cerveau rationnel, explique Evelyne Josse. Et, dans le réseau de mémoire dysfonctionnel ainsi créé, il suffit d’un rien – une rencontre, un sentiment d’impuissance, voire un simple symptôme physique comme l’accélération des battements cardiaques, par exemple – pour réactiver les émotions liées à l’expérience traumatisante, au point de perturber la qualité de vie et parfois l’équilibre psychique de la personne. »

therapie emdr


Scepticisme
Le rôle de l’EMDR est de débloquer la situation en amenant le patient à revivre, dépasser et retraiter le traumatisme, jusqu’à ce qu’il puisse le classer à sa juste place dans l’album de sa vie, au lieu de se laisser envahir par lui. « Les mouvements oculaires ne sont d’ailleurs pas indispensables, précise Evelyne Josse. L’important est que la stimulation soit bilatérale. Des tapotements sur les mains ou les genoux, ou bien des bips sonores dans une oreille puis dans l’autre, se sont révélés tout aussi efficaces. » Mais, quelle que soit la forme de stimulation choisie, peu de patients sont conquis d’emblée. « J’étais très sceptique, avoue Isabelle, 36 ans, dont la personnalité avait été transformée par un viol subi à l’âge de 17 ans. Je n’avais pas voulu consulter de thérapeute, j’étais persuadée de pouvoir m’en sortir seule, mais j’étais devenue très agressive.

Et, après mon mariage, il y a deux ans, cette agressivité s’est tellement exacerbée que la séparation nous est bientôt apparue comme la seule solution possible. Sur l’insistance de mon mari, cependant, nous sommes allés voir un thérapeute de couple. C’est lui qui m’a recommandé l’EMDR. Nous avons fait quatre ou cinq séances, au cours desquelles, à travers des séries successives de mouvements des yeux, j’ai dû revivre le viol, à plusieurs reprises, de façon chaque fois différente. Je me sentais un peu ridicule, comme une petite fille à qui on demande de refaire sans cesse le même dessin sur une feuille blanche.

Seulement, je reconnais que ça a marché. Pas à 100%, mais j’ai réussi à prendre mes distances par rapport au passé, et je me suis beaucoup adoucie. Désormais, je parviens à parler de ce qui m’est arrivé, ce que je ne faisais jamais autrefois. Et mon mari et moi sommes toujours ensemble... »

GrandsT, petitsT
Que soigne l’EMDR? Avant tout, selon l’expression de Francine Shapiro, « les grands T » (pour « traumas): guerre, viol, accident, agression... Mais elle s’applique aussi aux « petits T » – les traumas de la vie quotidienne: deuil, divorce, perte d’emploi, violence conjugale, harcèlement... « Suite à un harcèlement moral au travail, j’étais très angoissée et j’avais énormément grossi, raconte Suzanne, 52 ans. Mon généraliste m’a conseillé l’EMDR. Au début, je ne pensais qu’au harcèlement, mais, pendant les mouvements oculaires, d’autres images me sont venues: des épisodes de mon enfance que j’avais complètement occultés, un problème d’alcoolisme, des abus sexuels aussi.

La question du harcèlement a été vite réglée: aujourd’hui,même quand je suis en face de la personne qui m’a fait ça, je ne ressens plus rien. Mais je continue les séances, à raison d’une par semaine depuis six mois, car j’ai l’impression qu’elles opèrent dans mon cerveau un véritable grand nettoyage. Non seulement j’ai réussi à me reconstruire, mais j’ai recommencé à évoluer! » Contrairement aux idées reçues, en effet, l’EMDR, bien que faisant partie des thérapies brèves, ne résout pas toutes les difficultés... en un clin d’oeil.

Pour transformer les croyances bloquantes et polluantes suscitées par le traumatisme – « je suis impuissant », « je suis coupable », « je n’ai pas le choix » – en pensées et sentiments positifs – « je suis capable dem’en sortir », « je réalise que ce n’était pasma faute », « c’est à moi de choisir ma vie » – il faut plus ou moins longtemps, selon la complexité de l’histoire du patient.

Bien utilisée, la thérapie EMDR peut donc faire sauter le blocage qui empêche « le mouvement naturel vers la santé », cher à Francine Shapiro. Toutefois, « il serait malhonnête de dire que l’EMDR fonctionne toujours rapidement, et aussi qu’elle fonctionne avec tout le monde, conclut Evelyne Josse. Ce n’est pas de la magie, mais une technique qui apporte des modifications au niveau de la neurophysiologie du cerveau.»

Source: http://www.resilience-psy.com/spip.php?article170

http://www.hypnose-ericksonienne.org/Apport-de-l-hypnose-dans-le-traitement-du-traumatisme-Institut-Milton-Erickson-Nice-Cote-d-Azur_a389.html


Les conduites pré-prostitutionnelles chez les adolescents. par Evelyne JOSSE

https://plus.google.com/u/0/105631482374888089255/posts/3ZCtDzx8yag

Société hypersexualisée, les conséquences sur la sexualité