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Dr Stefano Colombo

« Je viens vous voir, y’a rien qui marche ». Dr Stefano Colombo

Revue Hypnose & Thérapies brèves n°43

 

Cela commence bien !


Ce verbe, marcher, est omniprésent et utilisé un peu dans toutes les sauces.

A la sauce mécanique quand vous vous décarcassez avec un ustensile qui ne veut pas démarrer, à la sauce militaire avec l’ordre de marche, à la sauce numérique quand votre ordi refuse de quitter le bug. Vous êtes en surpoids ? Vous vous précipitez pour savoir si le régime X,Y,Z marche pour maigrir. 

Et le pinard, donc ! L’abstinence, ça marche ?

Arrêter de fumer ? Est-ce que l’hypnose marche ?

Vous apprêtez la salade. Le citron à la place du vinaigre, est-ce que ça marche ? Et l’huile de colza à la place de l’huile d’olive ?

Et le poisson à la poêle, si je le faisais au four ? Est-ce que ça marche ? 

N’oublions pas la sauce médicale : le « stent », ça marche ? L’antibiotique, ça marche ? L’insuline, ça marche ?

On en arrive à l’exaspération : la PTH, prothèse totale de la hanche, est-ce que ça marche ? demande le patient qui ne bouge plus depuis des mois à cause de son arthrose.
Pire : l’accident tragique, l’amputation d’un pied et la question : est-ce que la prothèse marche ? Mais la prothèse, c’est le pied ! risque d’hurler le médecin.

C’est fou tout ce qui est censé marcher. 

Une fois, je me suis perdu dans la lecture d’un article dans cette même revue. On y parlait de « photogramme par photogramme », de l’importance du ralenti, de bien saisir les détails. Bref, cela doit vous dire quelque chose ou alors vous êtes à votre premier numéro. Vite ! Rattrapez les numéros que vous avez ratés et vous y trouverez cette proposition farfelue du « photogramme par photogramme ».

Moi, je me suis pris au jeu aussi pendant les thérapies. Tous mes patients finissent pour y avoir droit.
Eux, ils ralentissent le récit de leur malheur, et moi je comprends mieux ce qui se passe tout en développant ma fantaisie.

Est-ce que ça marche ? 

Ah ! non ! Essayez et vous verrez de vous-même.
La fantaisie développée vous est très utile avec les patients qui commencent la consultation avec un : « Je viens vous voir, y’a rien qui marche. » C’est un remède préventif de tout burn-out, un mur contre l’énervement, un barrage contre le découragement. 

 

 

 











 

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Ouvrir le champ des possibles. Sophie Cohen 

Nous nous retrouvons avec plaisir en cet automne. Ce numéro de la Revue fait la part belle à la Médecine fonctionnelle. Henri Bensoussan et les auteurs de ce dossier thématique nous présentent l’actualité et les possibilités de l’utilisation de l’hypnose et des thérapies brèves dans ce secteur de la médecine où les croyances tricotées avec les limitations corporelles peuvent faciliter ou entraver la reprise des activités, la pour-suite de la vie dans son ensemble chez nos patients. 
 
 

Danser avec le patient : l'accordage pour soulager douleur, souffrance. Dr Olivier Debas 

Les cas cliniques de soulagement de la douleur et de la souffrance qui suivent, et leurs commentaires, illustrent la pratique libre et tranquille d’Olivier Debas. Quatre cas cliniques comme les quatre directions possibles de remise en mouvement. Alice a 20 ans et souffre de douleurs chroniques depuis deux ans. Initialement localisées au niveau du genou gauche, elles se sont étendues à l’ensemble des membres inférieurs puis au rachis lombaire.  
 
 
La patiente récalcitrante: sortir du burn-out. Marie-Clotilde Wurz 

Avec beaucoup de sincérité, Marie-Clotilde, psychologue, nous livre la façon dont elle a utilisé l’hypnose pour ouvrir vers de la nouveauté. Je suis psychologue clinicienne et hypnothérapeute. J’ai fait le choix de travailler essentiellement en cabinet libéral et d’avoir en parallèle des activités d’enseignement pédagogique et universitaire ainsi que des groupes de parole. 
 
 
La perception de l’hypnose par les patients hémodialysés. Dr Catherine Lasseur 

L’hémodialyse mobilise le patient pendant de longues heures, trois fois par semaine. Au travers de cet article, le Docteur Lasseur nous fait part des résultats d’une enquête sur la façon dont l’hypnose est appréciée par ces patients. ’insuffisance rénale chronique termi- nale nécessite le recours à des techniques de suppléance du fonctionnement des reins, parmi lesquelles l’hémodialyse. 
 
 
La qualité de vie des patients. Un protocole de recherche. Carole Maurer 

Évaluer l’intérêt de l’hypnose dans les douleurs induites par la chimiothérapie. Passionnées par la découverte des possibilités de l’hypnose, c’est avec enthousiasme qu’avec mes collègues nous avons mis en application nos rudiments. Rapidement, il nous est apparu que les moyens hypnotiques à notre disposition allaient changer beaucoup de choses dans notre métier. Mais il nous avait été enseigné toute la pertinence de « l’œil du débutant », un regard ouvert et curieux. 
 
 
Hypnose et rééducation. Dr Henri Bensoussan 

Hypnose et rééducation, le rapprochement a été effectué il y a longtemps par le jeune Milton H. Erickson, lors de son second épisode de poliomyélite. L’anecdote est connue : condamné à mourir à cause de ses paralysies, il va vivre, condamné à ne plus pouvoir marcher, il va marcher. C’est en puisant dans la mémoire de son corps, en retravaillant les automatismes qui nous font bouger, en utilisant ses souvenirs de mouvements qu’il va progressivement se remettre en mouvement et repartir dans le flux de sa vie. 
 
 
Hypnose en rééducation pédiatrique. Bénédicte Ansel et Dr Cécile Mareau 

En pratique, pendant une séance de rééducation, le kinésithérapeute intègre l’hypnose conversationnelle lors de moments bien précis : massage, mobilisation. Il peut également proposer des séances d’hypnose formelle en dehors des séances de rééducation. Il profite ensuite des séances de rééducation pour reprendre les mots employés par l’enfant, ses métaphores, et ancrer les modifications en hypnose conversationnelle. 
 
 
Hypnose médicale : Douleur et difficultés motrices. Dr Henri Bensoussan 

Quel bilan faire de seize années de consultations d’hypnose médicale orientées vers la douleur chronique et les difficultés motrices ? Nous proposons de distinguer deux groupes de patients. Le premier groupe qui, une fois le diagnostic posé, se sent rejeté par des phrases du style : « je ne peux rien pour vous » ; « votre état va se dégrader » ; « vos douleurs sont inévitables ». 
 
 
Faire corps ou cicatriser avec l’hypnose. Dr Patrick Bellet 

En matière de rééducation et d’hypnose, le propre cas d’Erickson est exemplaire. Extrait de l’article « Autohypnotic experiences of Milton H. Erickson », de 1977, qui parut sous la forme d’un dialogue avec Ernest Rossi. Rossi : « Dans vos expériences d’auto-réhabilitation entre 17 et 19 ans, vous avez appris de votre propre expérience que vous devriez utiliser votre imagination pour obtenir les mêmes effets qu’un effort réel. ». 
 
 
AVC, intérêt de l’hypnose. Revue de littérature 

L’hypnose a fait ses preuves dans la gestion de la douleur et de la souffrance psychologique, entrant dans les centres de rééducation. L’arrivée de la pratique de l’hypnose dans des équipes pluridisciplinaires a ouvert des perspectives sur la prise en charge d’autres pathologies, notamment neurologiques. Il n’existe pas d’étude à notre connaissance spécifique à l’hypnose en rééducation neurologique. 
 
 
Métaphores possibles dans le SDRC. Dr Philippe Marchand 

Le syndrome douloureux régional complexe est une pathologie dont le diagnostic est évoqué devant des suites opératoires inhabituellement douloureuses. Ce syndrome, parfois appelé algodystrophie, entraîne une impotence, des troubles trophiques et vasomoteurs : œdème, modification de température et d’aspect de la peau. Les appellations évoluent au cours des années et de la compréhension de cette pathologie. 
 
 
« Je viens vous voir, y’a rien qui marche ». Dr Stefano Colombo 

Cela commence bien ! Ce verbe, marcher, est omniprésent et utilisé un peu dans toutes les sauces. A la sauce mécanique quand vous vous décarcassez avec un ustensile qui ne veut pas démarrer, à la sauce militaire avec l’ordre de marche, à la sauce numérique quand votre ordi refuse de quitter le bug. Vous êtes en surpoids ? Vous vous précipitez pour savoir si le régime X,Y,Z marche pour maigrir. 
 
 
Le temps de l’été. Sophie Cohen 

Il était une fois l’été... Il a été... Il était ce temps attendu, ce temps de la vacuité... le temps où on le prend, on le sent... Un temps de vacances, d’ouverture pour voir, un temps pour respirer, du temps pour trouver, à moins que ce ne soit pour retrouver ? Le temps d’aller au rythme du temps. Avec ces longues journées où le soleil est souvent en complet de soirée... Flâner dans le beau temps où l’on sent les chants d’oiseaux, le bruit des vagues, les symphonies du vent qui parcourent les fibres des corps. 
 
 
Dans le mouvement. Dr Adrian Chaboche 

Cette rubrique est destinée à partager des expériences cliniques en quittant l’installation statique de nos habitudes de pratiques. Ouvrons-nous aux champs des possibles, dans le mouvement. Celui du patient et le nôtre. Car il existe une représentation très ancrée de l’hypnose figée, immobile. L’image du patient hypnotisé assis, parfois allongé. Se taire pour mieux s’entendre, ne faire rien pour retrouver l’action : l’hypnose est tout sauf l’immobilisme. 
 
 
Rencontre avec Guillaume Martinet, jongleur. Dr Dina Roberts 

Dina : Mon envie de travailler avec toi est née quand je t’ai vu sur scène. Ce qui me fascinait n’était pas seulement ton niveau technique, mais surtout ta présence. Tu parvenais, en jonglant, à captiver l’attention de toute la salle. Et si dans le public un bébé pleurait, tu réagissais immédiatement, avec la réactivité d’un animal, tout en continuant à jongler. Je te sentais à la fois entièrement plongé dans ce que tu faisais tout en restant ouvert, extrêmement sensible à l’environnement. 
 
 
Gaston Brosseau, psy non classique. Dr Gérard Fitoussi 

Gaston Brosseau propose une lecture de son parcours. Je lui propose des mots extraits de son univers. Solitude. C’est le mot qui me vient lorsqu’on m’interroge sur ma conception de l’hypnose. J’ai osé, depuis plus de trente- cinq ans, établir une géolocalisation de l’hypnose en dehors de toute la cartographie classique en m’autorisant toute la liberté nécessaire pour la rendre accessible à tout le monde. 
 
 
Hypnose et acupuncture en anesthésie. Dr Jean-Michel Hérin 

Par le Dr Jean Becchio. Jean-Michel Hérin, confrère formé en hypnose ericksonienne par Claude Virot, nous offre un bouquin agréable à lire dans lequel il évoque et décrit le lien qui unit les espaces, en apparence différents, de l’hypnose et de l’acupuncture. Expert dans les deux domaines, le Dr Hérin illustre son bel ouvrage de cas cliniques et de réflexions sur les mécanismes, communs et particuliers de ces deux approches. 
 
 
En mouvement. Une vie. Christine Guilloux 

Oliver Sachs s’était déjà livré dans Oncle Tungstène où il nous avait embarqués en sa passion pour la chimie, sa fascination pour les métaux, ses explorations de l’ordre caché des choses. Une première autobiographie qui nous avait déjà familiarisés à ce parcours d’une passion scientifique, étayée d’anecdotes et d’illustrations des découvertes scientifiques en chimie inorganique des XVIIIe et XIXe siècles.  
 
 
« Interventions et thérapies brèves : 10 stratégies concrètes. Crises et opportunités » 

Article écrit par Sophie Cohen. Nous retrouvons ici cinq auteurs : Yves Doutrelugne, Olivier Cottencin, Julien Betbèze, Luc Isebaert et Dominique Megglé, appréciés pour leur approche clinique pragmatique des situations. Dans leur dernier ouvrage tout juste paru, intitulé : « Interventions et thérapies brèves : 10 stratégies concrètes. Crises et opportunités », ils présentent l’utilisation des outils de thérapies brèves. 
 
 
Je ne pense pas donc je suis. Christine Guilloux 

Colloque « Hypnose et créativité, aux frontières de la conscience ». « Hypnose et créativité, aux frontières de la conscience », une journée menée tambour battant, riche d’histoires, d’expériences, de questions sans réponses, de réponses sans questions là où Charcot a fortement contribué à la recherche médicale. Une journée tonique, brillamment orchestrée par le Dr Eric Gibert et le Pr Bruno Fautrel, Service de Rhumatologie & CETD au CHU de La Pitié-Salpêtrière, le 16 juin dernier. 
 
 
Hypnose, médecine générale, sommeil. Drs Adrian Chaboche et Lauriane Bordenave 

Pour ce numéro, nous vous présentons un travail national particulièrement intéressant, et dans la continuité de l’article de Daniel Quin au précédent numéro, une récente étude portant sur le sommeil. Cordi M.J., Hirsiger S., Merillat S., Rasch B., « Improving sleep and cognition by hypnotic suggestion in the ederly », Neuropsychologia 69 (2015), pp. 176-182. Cette étude clinique s’est intéressée aux effets de l’hypnose sur le sommeil et sur les facultés cognitives du sujet âgé 
 
 
La douleur ou la souffrance ? Dr Jean-Marc Benhaiem 

Lorsqu’une personne est confrontée à un soin potentiellement douloureux, elle est en réalité, confrontée à la souffrance. La médecine clive la perception de la douleur en différentes composantes : émotionnelle, sensori-discriminative, cognitive et comportementale. En morcelant l’expérience de la douleur, il devient possible de mieux comprendre où se situent les difficultés. 
 



 
 
 
 
 

« Docteur, j’ai un problème… » Dr Stefano Colombo

Il ne manquait plus que ça !
Les patients ont vraiment du culot.
Vous dites : « toupet » ?
Oh ! ne commencez pas à me poser des problèmes !
Le mot « culot » ne vous convient pas ? Remplacez-le par toupet, témérité, impertinence, hardiesse. Le mot a beau changer, la substance reste la même.
 
Nous médecins, nous avons déjà assez de problèmes : horaires sans fin, vie de famille virtuelle, urgences jour et nuit, responsabilités sans frontières, pressions des pharmaceutiques, des politiciens, des assurances. Et voilà que, maintenant, les patients s’y mettent à leur tour :
«Docteur, j’ai un problème ! »
Non mais, ça va ?
«Moi aussi ! », suis-je tenté de répondre. Mais la déontologie nous l’interdit. Nous ne pouvons que le penser.
 
Cela me rappelle les jours où vous arrivez au cabinet après une nuit blanche et le patient de se plaindre de ses problèmes de sommeil.
 
Une autre fois, vous avez fait un gueuletonavec vos amis. Voilà le patient : … « comment dire… Docteur… vous savez… l’air dans l’estomac… un poids… ça me reste de traviole… ça fait la boule… bref, j’ai des problèmes de digestion ».
 
Et si, une soirée, vous avez levé le coude, vous pouvez parier que le lendemain c’est la voisine qui exige que vous voyiez son mari en urgence parce qu’il picole depuis… trente ans. Eh oui, il a un problème d’alcool.
 
Vous voici heureux papa... jusqu’à il y a trois jours quand votre biquet de bébé a eu la bonne idée d’avoir la fièvre et, tant qu’à faire, de la toux qui le fait ressembler à un pantin à couleurs intermittentes : un peu blanc, un peu rose, un peu violet, surtout violet. Vous passez la nuit à son chevet en croyant pouvoir dormir quand votre femme vous relaye. Pas de chance, bébé se met à hurler.
Le lendemain, c’est la nouvelle patiente qui vient, affolée, parce qu’elle a des problèmes avec ses enfants.
 
Il y a plus dramatique : votre père meurt. Le lendemain, un patient, plein de ses larmes et de vos mouchoirs, dit tout son chagrin pour la perte de son papa. Un problème de deuil.
Ou la patiente qui vous arrache les larmes en vous racontant qu’elle a réussi à lire un texte, au moment de la descente du cercueil dans la terre, en mémoire de son frère décédé il y a deux jours. Problème de vie et de mort.
 
Parfois, c’est la commedia dell’arte : votre belle-mère a décidé de passer les fêtes de fin d’année chez vous. Ce fut le cas déjà l’année précédente. Rien à faire : votre frère, prudent, a décidé de passer les vacances avec sa famille aux States. Sept mille kilomètres… elle ne va pas les traverser à la nage ! Votre sœur ? Nonne, cloîtrée dans un couvent perdu à la campagne, ne court aucun danger de devoir assumer.
Ainsi, un mot mal placé et voilà le tsunami se déverser chez vous : remarques, reproches… 


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Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Editorial « En mouvement ». Sophie Cohen 
Chères lectrices et chers lecteurs, c’est avec grand plaisir que j’ouvre le numéro 42 de notre revue « Hypnose et Thérapies Brèves ». Je profite de cet espace pour saluer le travail effectué par mes prédécesseurs et remercier Daniel Renson qui me confie la direction de la Revue. 
 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Traiter l'insomnie. Dr Daniel Quin 
Script complet d'une séance d'hypnose. L’insomnie concerne un adulte sur cinq et atteint plus sévèrement 10 % de la population de la plupart des pays étudiés. Elle est plus fréquente chez la femme et augmente avec l’âge. Le recours aux soins des insomniaques est relativement faible puisque plus d’un insomniaque sur deux n’a jamais discuté de son problème avec son médecin. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Constellation ericksonienne au Mexique. Cecilia Fabre 
Traitement de l'anorexie chez une fille de 12 ans. Cecilia Fabre, au travers de la résolution d’un cas d’anorexie, nous montre comment elle intègre les techniques inspirées des constellations familiales développées par Bert Hellinger à la psychothérapie ericksonienne. Elle se base sur ce que Teresa Robles nomme la psychothérapie ericksonienne reposant sur la Sagesse universelle. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Les soins infirmiers. Nathalie Jammot 
C’est avec beaucoup de plaisir que je coordonne ce premier dossier thématique consacré à la pratique de l’hypnose en soins infirmiers, sujet choisi par Sophie Cohen. Je tiens d’ailleurs à la remercier ici pour son accueil chaleureux dans cette revue tout comme pour son aide dans l’élaboration de ce travail mené conjointement. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La recherche en douleur chronique. Martine Quintard 
Martine Quintard nous invite à poser un autre regard sur le syndrome algodystrophique avec un traitement qui intègre l’hypnose. Elle met en avant la place des émotions. Un projet de recherche innovant et porteur... Depuis 2007, nous avons développé au CHU de Toulouse la pratique de l’hypnose pour la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe, plus connu sous son ancienne dénomination d’algodystrophie. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La vie vivante jusqu'au bout. Ute Hohloch 
Etre soignant en soins palliatifs, c’est être en permanence à l’école du Respect et de l’Humilité, du Non-Jugement et de la Non-Interprétation. C’est apprendre et comprendre les notions de « total pain ». Cicely Saunders a la première décrit le caractère multidimensionnel de la douleur du mourant. Cette « souffrance totale » en fin de vie est à la fois physique, psychologique, sociale et spirituelle. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Soins de support, la pratique d’un infirmier en cancérologie. Rémi Etienne 
L’annonce d’un cancer provoque chez la personne un important bouleversement existentiel. La pratique de Rémi en qualité d’infirmier lui permet d’accompagner les changements les plus accessibles aux patients. Les récents progrès en matière diagnostique et thérapeutique contribuent à améliorer le pronostic des malades. A ce jour, chaque projet de soins proposé au patient est personnalisé et dépendant de nombreux paramètres, tels que : le type histologique de la tumeur, sa localisation, sa vitesse d’évolution, son extension à d’autres organes, la présence de comorbidités associées… 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
De la bienveillance au "prendre soin": Erickson encore et toujours. Janine Carpentier  
La réflexion autour de sa posture professionnelle a amené Janine à développer un « savoir-être » infirmier. Elle nous transmet ici tout le respect et l’humanité avec lesquels elle accompagne les patients en gériatrie. Infirmière expérimentée et déjà en fin de carrière, j’exerce en gériatrie depuis vingt-cinq ans. Après un DU de psycho-gérontologie, je me suis sensibilisée au toucher relationnel puis j’ai poursuivi par une formation en hypnose ericksonienne et thérapies brèves à Brive-la-Gaillarde au sein de l’association ACTIIF.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Une laverie communautaire. Nathalie de Marville 
Raconter des histoires, se poser dans un bois sur une couverture, découvrir de nouvelles possibilités... Ou comment ma pratique professionnelle s’est transformée. A l’image d’une laverie communautaire avec l’extension des programmes adaptés à chaque type de linge : froissé, décoloré, déchiré... Il arrive un moment dans sa carrière où le travail devient une routine. Le savoir est installé et c’est un peu comme si l’on n’avançait plus. Vient alors un désir, une envie de cultiver un nouveau jardin, ensemencer de nouvelles graines, pour les faire naître et redonner du sens à une vie professionnelle.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
L'Hypnose: confort patient-thérapeute. Audrey Weidmann 
La pratique de l’hypnose dans les soins infirmiers à domicile est un complément très apprécié par les patients – qui se retrouvent sous hypnose conversationnelle sans le savoir ou en séance formelle – autant que par le soignant qui y voit aussi, je vous l’avoue, ses avantages.  
Elle nous permet de faire des pansements sans aucune difficulté, de faire une injection sans créer un inconfort nuisible pour celles à venir, d’enlever des fils à un enfant sans passer sa matinée à trouver un moyen de le calmer, donc de façon générale de gagner un temps précieux. Mais elle nous sert également dans un contexte bien plus particulier, celui du patient chronique qui vit seul avec ses angoisses.  
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Une écoute attentive et du sourire. Nathalie Saliou  
L’hypnose a changé mon regard sur ma vie, ma famille et mon entourage. L’art d’utiliser l’imaginaire créatif du patient est extraordinaire, riche en émotions et avec des résultats rapides : cicatrisation, confort, sérénité…Infirmière à domicile depuis vingt-six ans, j’ai toujours été sensibilisée à la relation soignant-soigné.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Hypnose en anesthésie : une aventure extraordinaire. Sylvie Girardot-Despiau 
En tant qu’infirmière anesthésiste, je travaille au sein d’une équipe d’hypno-anesthésie en chirurgie à Lyon. Voici un témoignage du vécu d’un accompagnement en hypno-anesthésie pédiatrique au bloc. Pour découvrir mon travail, je vous emmène vivre l’expérience de Roman. Au fur et à mesure de l’intervention, vous trouverez les explications de la mise en place du processus hypnotique. Voici son aventure. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
« Docteur, j’ai un problème… » Dr Stefano Colombo 
Il ne manquait plus que ça ! Les patients ont vraiment du culot. Vous dites : « toupet » ? 
Oh ! ne commencez pas à me poser des problèmes ! Le mot « culot » ne vous convient pas ? Remplacez-le par toupet, témérité, impertinence, hardiesse. Le mot a beau changer, la substance reste la même. Nous médecins, nous avons déjà assez de problèmes : horaires sans fin, vie de famille virtuelle, urgences jour et nuit, responsabilités sans frontières, pressions des pharmaceutiques, des politiciens, des assurances.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La technique Alexander. Dina Roberts  
Rencontre avec Matthieu Gaudeau et la technique Alexander. Dina : Qu’est-ce que la technique Alexander ? Matthieu : Elle appartient au champ des techniques d’éducation somatique et s’appuie sur un travail de l’équilibre postural. Elle considère l’être humain dans sa globalité, affirmant que l’ensemble corps-pensée-émotion constitue un tout indissociable, en perpétuelle interaction. Elle propose de faire l’expérience de la cohérence d’un geste équilibré et coordonné, condition nécessaire au relâchement des tensions et à l’apprentissage d’un équilibre général. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Les cartes postales de mon enfance volent dans le ciel. Sophie Cohen 
Les cartes postales de mon enfance volent dans le ciel. Je ne les vois pas... Je les entends.  
Les entendez-vous ? Attirée par le son... ma main veut tenir... tout mon être se tourne avec curiosité... Ma peau écoute, mon cœur cherche... Mes oreilles s’ouvrent... D’où vient le son... Le son des cartes postales de mon enfance. Je suis là et mes petites mains tiennent cette merveille... Une carte avec un petit caneton... Jaune, duveteux, avec un bec rosé... Il semble me regarder. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Pas de côté hors temps et à travers le temps. Christine Guilloux 
Tenus en haleine, depuis le numéro de mai, pour visiter l’un des ouvrages de Nuccio Ordine, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la Renaissance et de l’œuvre du philosophe Giordano Bruno : « L’utilité de l’inutile : Un manifeste ». Parcours du combattant pour accéder à ce petit ouvrage, d’abord indisponible chez le libraire, parallèlement subtilisé par un lecteur rapiat à la bibliothèque municipale. Il se fait désirer, ce manifeste.  
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
8e Colloque de l’AFEHM à Paris : « Hypnose et phobies ». Dr Grégory Tosti 
Le samedi  21 mai 2016 s’est tenu à Paris le 8e Congrès de l’AFEHM, ayant pour thème cette année « Hypnose et phobies ». Tout au long de cette journée, le Dr Jean-Marc Benhaiem et son équipe ont mis en évidence que l’on retrouve dans le traitement de la phobie par l’hypnose l’essence même de ce qui constitue la thérapie par l’hypnose, à savoir la fin de la mise à distance du patient avec sa peur, la réintégration de tous les éléments de sa vie pour, à nouveau, appartenir à un tout, se fondre à nouveau dans cette « circulation universelle » que décrit si bien Hegel. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi 
« L’hypnose est un art thérapeutique, et comme dans toute démarche artistique, il faut de la créativité ». Bonjour Bruno ! Peux-tu nous parler de ton parcours personnel ? Bruno Dubos : Je me suis formé à l’hypnose en 1990, durant mon internat de spécialité en psychiatrie. J’ai rapidement exercé en cabinet libéral, car il me semblait difficile de travailler dans un cadre institutionnel. La pratique de l’hypnose thérapeutique nécessitant de la souplesse dans les modalités d’intervention auprès des patients, il me semblait impossible de composer avec les contraintes de l’institution psychiatrique. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Hypnose, Science et Recherche. Dr Adrian Chaboche  
Cette rubrique naît de la volonté de nous (in)former en partageant les découvertes et travaux récents ou remarquables. Depuis une quinzaine d’années, l’intérêt scientifique porté à l’hypnose est proportionnel à sa notoriété renouvelée. Il n’est pas sans rappeler le nombre d’hôpitaux et de soignants qui utilisent l’hypnose au quotidien et les demandes sont exponentielles. Mais dès le XVIIIe siècle, et les deux commissions nommées par Louis XVI soldées par l’éviction du magnétisme animal de la scène médicale, hypnose et science n’ont cessé de débattre de leurs liens partagés autant que de leurs divergences. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Eloge du Hamac. Dr Patrick Bellet 
Hamac. Hamac. Quel son, quel élan ! Si tu l’as lu vite, alors recommence. Plus lentement. Aspire le H et souffle ensuite. Ça y est, il oscille, il se balance. Ecoute le chant du hamac. Une sorte de battement lent et souple. Feutré, rond et grave. Une houle de terre avec les subtils arômes de l’été comme écume. Il a deux boucles, son corps est flexible, élastique, et quand l’été revient, accroché à l’ombre entre deux arbres, il s’étire et se creuse. Avec les tilleuls comme points d’amarrage, en apothéose de la sieste.
 
 

« La plage du temps » Dr Stefano Colombo

La vague hésite, timide,
elle effleure la surface,
elle s’éclipse.
 
Le sable doute
entre les courbes convexes
et les concaves.
 
La brise, légère,
s’insinue entre les grains,
elle s’assoupit.
 
Les paupières
changent de transparence,
elles se figent.
 
Le ciel se colore
d’un azur brillant,
il s’épaissit.
 
Le corps épouse l’arène,
s’endort,
il s’oublie.
 
Les palmiers gesticulent
dans un vent imaginaire,
ils bourdonnent.
 
Le rocher domine impérial,
imbibé d’illusions,
il se tétanise.
 
Les couleurs se frayent un chemin
entre les gouttes dispersées,
elles se querellent.
 
Les crevettes, indécises,
s’enquièrent du fond marin,
elles s’y abandonnent.
 
Les poissons se faufilent
entre les perles aquatiques,
ils s’enflamment.
 
L’astre du jour s’affirme
de ses rayons dorés,
il se fortifie.
 
Le nez respire le parfum du sel
amené par l’effluve marin,
il se ranime.
 
Les pieds, impatients,
se lancent dans les flots,
ils se déchaînent.
 
Le corps entier,
par l’eau circonscrit, s’excite,
il s’électrise.
 
La mer dégage le goût
de l’infini,
elle se fait discrète.
 
Le temps de la plage
glisse hors des aiguilles,
il s’épuise.
 
Le temps de la colère
s’empare brutalement des lieux,
il se tourmente.
 
Un requin, pas comme les autres,
émerge du flux,
il montre les dents.
 
Sa queue révèle la violence
d’un être seul,
il s’irrite.
 
Les poissons prennent peur,
frissonnent, s’informent,
ils se cachent.
 
Les crevettes au teint pâle
deviennent rouges de sang,
elles agonisent.
 
Le soleil s’enveloppe d’un ton funèbre
pour chanter la véhémence,
il s’éclipse.
 
Le sable, emporté par la tempête,
gifle les palmiers,
il les humilie.


P
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belletDe l'inattendu à l'évidence.Dr Patrick Bellet

Il y a un peu plus de dix ans commençait l’aventure « Hypnose & Thérapies Brèves ». En voici quelques éléments. C’est Jean-Pierre Joly avec Daniel Renson qui en avaient posé les prémices éditoriales. Malheureusement, Jean-Pierre est décédé brutalement en janvier 2006 avant le premier numéro. Ton idée était bonne, votre idée était opportune. Dix ans plus tard, notre revue est devenue la plus importante d’Europe, la plus libre et originale du monde entier dans son domaine, comme me le confiait récemment Thierry Servillat qui m’a succédé en 2012 avec talent, élégance et intelligence.

 

 

belletCommencement et partage. Dr Patrick Bellet

28 août 2015, Paris. La flûte d’Isabelle Courroy accompagne cette histoire dans laquelle les légendes et les songes s’entrecroisent. Une improvisation musicale dont le souffle rythme les départs, les commencements, leurs obstacles et leurs dépassements. Aujourd’hui, la femme-lézard de Jean Paul Forest nage en notre compagnie, glissant son corps hybride de la pénombre de la jungle jusqu’à d’autres sillons plus organiques. Temps suspendu en hypnogenèse...

 

 

dominique-meggleMigrations en âge. Dr Dominique Megglé

Le Docteur Patrick Martin, rhumatologue de 52 ans, est en train de jouer aux billes avec ses petits copains dans la cour de récréation ; ils jouent à la tic et c’est agité : un garçon de sa classe tente de lui piquer les siennes et il se défend ; comme je suis le surveillant, il me montre discrètement son sac à trésor : elles sont toutes là, les normales, les calots, les agathes, les araignées, les porcelaines, les schroumpfs et les autres ; soudain, un sourire vengeur apparaît sur son visage : il vient de gagner un autre calot.

 

 

teresa-roblesPsychothérapie ericksonienne basée sur la Sagesse Universelle. Dr Teresa Robles

Teresa Robles vient nous parler de son cœur et de ses racines, complexes. De ce qu’elle a appris au contact de l’humanité où elle a grandi. Le Mexique : terre du maïs, l’une des espèces les plus nourricières, peut-être le symbole d’une fécondité universelle. Qu’est-ce que la Sagesse Universelle et comment elle est apparue, c’est en relation avec ce que je suis, c’est une longue histoire.

 

 

 

olivier-deslanglesL'Hypnose dans l'univers d'Amélie Poulain. Dr Olivier Deslangles

Quelques secrets dévoilés sur un fabuleux destin. Olivier Deslangles revient du ciné. Il est sous le charme. Amélie la malicieuse a su lui faire croire que les nains de jardin avaient un passeport. Elle est très forte en hypnose, Amélie. Au moins trois médecins, dont deux qui connaissent la technique, ont été subjugués. Voici ses secrets.

 

 

jane-turner120Des ressources sur toute la Ligne du Temps. Jane Turner

Comment la Ligne du Temps peut-elle servir dans un travail thérapeutique, y compris pour consolider les acquis du travail de changement et enrichir les ressources ?  Voilà ce que je me propose de traiter dans cet article. Comment la Ligne du Temps, modèle spécifique de transe et de transformation, permet aussi bien de trouver des remèdes aux problèmes posés qu’à rechercher, développer et consolider des ressources. Une technique particulière, « Le Générateur de Ressources », est présentée sous forme de protocole, suivie d’une proposition d’auto-application.

 

 

joelle-mignotRuines et palimpsestes. Joëlle Mignot

Ou comment utiliser les strates du temps en hypnothérapie ?Vous proposer une balade ?... Car se promener dans des ruines, c’est d’abord s’imprégner d’une ambiance très particulière où l’esprit est happé par les lieux d’un calme étrange où la pierre est singulièrement reine, lumineuse souvent... Chacun de vous a des souvenirs qui sans doute affluent, qui à Rome, qui à Athènes, qui encore à Vaison-la-Romaine, qui à Carthage ou à Pompéi...Les ruines rendent la marche hésitante d’où la nécessité d’être bien chaussés.

 

 

 

h&tbL’arrivée de l’hypnose dans un service médical d’urgence. Dr Didier Brodsky

L’urgence se définit par le temps disponible à l’accomplissement d’un acte, un service médical d’urgence devrait donc être le lieu de la meilleure utilisation du temps. L’hypnose, par contre, n’a pas de lien fixe avec cette quatrième dimension puisqu’elle va faire varier son unité de mesure en fonction des circonstances. Comment donc associer ces deux entités – l’urgence médicale et l’hypnose – alors que l’efficacité immédiate, encore plus que l’efficience, est devenue le point d’orgue de toute organisation sanitaire ?

 

 

 

h&tbL'Hypnose droit au coeur. Christine Favier

Au Centre Hospitalier Annecy-Genevois, la chirurgie cardiaque s’est développée rapidement, répondant à une demande croissante liée au développement de la région. En 2015, nous aurons réalisé 500 interventions sous CEC (circulation extra-corporelle) et à ce jour une centaine de TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation). Lorsque la valve aortique est rétrécie, cela entraîne une surcharge du travail myocardique et une baisse du débit cardiaque. Le traitement de référence est le remplacement valvulaire aortique chirurgical.

 

 

stefano-colombo« Injecter du temps au temps » Dr Stefano Colombo

La modestie suggère de s’arrêter au constat de saint Augustin (354-430) : « Qu’est-ce donc le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Aristote (384-322) se posait la question si le temps est un produit de notre conscience ou s’il existe en dehors d’elle. Le changement d’aspect et de la position des astres indique un déplacement dans l’espace, un mouvement. Ce dernier nécessite de l’action du temps. Et voilà temps et espace déjà liés.

 

 

 

regis-dumasDestination Kaïros: l’éternité n’est pas de trop. Dr Régis Dumas

Un peu de temps à l’état pur…Tant qu’il n’y a pas de cela, il n’y a rien…« Le but de l’homme moderne sur cette terre est à l’évidence de s’agiter sans réfléchir, dans tous les sens, afin de pouvoir dire fièrement, à l’heure de sa mort : je n’ai pas perdu mon temps. »  Pierre Desproges. Je me rappelle encore la réflexion d’un de mes amis qui me disait à Dakar, affolé de notre course au temps : « Vous les Européens, vous avez la montre, nous les Africains, nous avons le temps. »

 

 

h&tbEntre les lignes. Aurélia Ballou

Aurélia Ballou, artiste discrète et talentueuse, accompagne l’hypnose depuis les débuts de la CFHTB. L’exposition « L’hypnose dans tous ses états », lors du 2e Forum à Vaison-la-Romaine en 2000, lui donna l’occasion d’exprimer la subtilité paradoxale de la cérémonie du thé. La précision délicate, éphémère du geste, dont la sédimentation froissée des sachets garde la chorégraphie. Origami de senteurs mêlées, rappel de ses origines asiatiques.

 

 

 

stefano-colombo« La plage du temps » Dr Stefano Colombo

La vague hésite, timide, elle effleure la surface, elle s’éclipse. Le sable doute entre les courbes convexes et les concaves. La brise, légère, s’insinue entre les grains, elle s’assoupit.
Les paupières changent de transparence, elles se figent. Le ciel se colore d’un azur brillant,
il s’épaissit. Le corps épouse l’arène, s’endort, il s’oublie. Les palmiers gesticulent dans un vent imaginaire, ils bourdonnent. Le rocher domine impérial, imbibé d’illusions, il se tétanise. Les couleurs se frayent un chemin entre les gouttes dispersées, elles se querellent. Les crevettes, indécises, s’enquièrent du fond marin, elles s’y abandonnent. Les poissons se faufilent entre les perles aquatiques, ils s’enflamment.

 

 

sophiecohen"Docteur, j’ai quelque chose...". Sophie Cohen

« Docteur, j’ai quelque chose à vous dire ; en plus de quinze ans je n’ai jamais osé, mais... » Il y a peu, une personne me raconte cette pépite d’histoire. Alors, voici un accompagnement possible… Vous souvenez-vous du temps des étiquettes sur les manteaux ? Que de fois ai-je vu ma mère assise près de la fenêtre au salon, attelée à son ouvrage, elle cousait, raccommodait, brodait patiemment. Combien de fois ai-je vu ma mère qui coud ces petites étiquettes. Je la vois, maintenant, avec la patience inégalable de l’amour, avec le temps qu’il fait, pluvieux, beau ou neigeux, elle se pose près de la fenêtre.

 

belletLe baquet moral existe. A Rouen ! Dr Patrick Bellet

Aujourd’hui, « Références » s’ouvre sur une redécouverte du passé, l’existence d’un deuxième baquet de Mesmer, et peut-être, plus important encore, la « preuve indirecte » de son fameux secret. 2015 a été l’année des IXe Forum de la CFHTB et XXe Congrès mondial d’Hypnose à Paris, c’était aussi le bicentenaire de la mort de Franz Anton Mesmer à Meersburg, près du lac de Constance. Pour commémorer cet événement, nous avions envisagé de présenter le baquet de Mesmer à Paris.

 

 

christine-guillouxContes de temps sans mesure. Christine Guilloux

Un thème donné, une orientation vers le futur, le numéro 41 d’« Hypnose et Thérapies brèves » est à venir au joli mois de mai. Un thème donné, la temporalité. Une marque à poser sur le chemin pour célébrer dix ans d’existence. Aux confins du futur et du passé, un exercice de style pour tordre le cou aux idées reçues comme aux accélérations du temps. Quelles idées reçues ? Quelles accélérations du temps ? Voyager plus vite que la lumière, à la « warp speed » comme dans Star Trek et démontrer qu’Einstein avait tort quant aux limites de l’espace-temps ?

 

 

 

pr-andre-mullerLe temps de la douleur chronique. Pr André Muller

Itinéraire sensible d’un expert. C’est égoïstement que j’aimerais faire part de mon expérience. Médecin anesthésiste-réanimateur, agrégé de thérapeutique, algologue, je m’occupe de patients douloureux chroniques depuis près de quarante ans. Bien au fait des différences qui existent entre une douleur aiguë et une douleur chronique, j’ai toujours pris le temps d’expliquer à mes patients ces différences, insistant sur le fait que ce n’est qu’exceptionnellement que l’on peut « réduire à zéro » une douleur chronique, et qu’au mieux on peut espérer, grâce à une prise en charge pluriprofessionnelle, une amélioration suffisante pour rendre le quotidien vivable.

Tout cela n’a ni queue ni tête. Dr Stefano Colombo

Dr Stefano ColomboDr Stefano Colombo

Médecin psychiatre, psychologue diplômé consultant à la Faculté de Médecine de Genève (enseignement, formation  et supervision), Hypnothérapeute.
Enseigne l’hypnose éricksonienne et la thérapie cognitive en France, Belgique, Suisse et Italie. Conférencier.







Il pleut. Il devrait neiger. Il ne neige pas, il pleut. Donc, il ne fait pas beau vu qu’il pleut et il ne neige pas.

La météo est le contenu le plus rapidement disponible quand on ne sait pas quoi dire.

Quand on ne sait pas quoi dire, on ne dit rien. Et même si l’on parle, on ne dit rien vu qu’on ne sait pas quoi dire. Alors ? Va-t-il pleuvoir ces prochains jours ou va-t-il neiger ? Et s’il faisait beau ?

Ces questions sont dites avec la certitude que la personne d’en face les partage. Non seulement, mais aussi qu’elle attend la même issue, le même temps !

Juste un peu égocentrique. Est-ce que la vieille dame, qui vient de se faire une PTH et boite passablement, souhaite une journée de neige ? J’en doute, sauf à vouloir de suite l’opération de l’autre hanche vu le succès de la première intervention. PTH ? Personne Très Hyperactive, non, non ; Personne Tronquée Hautement ? Oh ! vous êtes sinistre ! Tout simplement : Prothèse Totale de Hanche. C’est de la carrosserie appliquée à l’être humain avec un succès non négligeable.

Personne Tronquée rappelle davantage une visite dans un musée de sculptures grecques ou romaines : la « Victoire de Samothrace », ou déesse Athéna Niké, qui se retrouve sans tête après avoir trop penché de la proue du navire, Alexandre le Grand qui, sans bras gauche, ne peut plus retenir la feuille quand il signe de la droite, la brave « Vénus de Milo », ou Aphrodite de Mélos, sans ses bras qui ne peut pas relever son linge, ou encore ce « Torse masculin » au Louvre qui remplit non seulement le titre du « Quiproquo » actuel, mais bien plus par tout ce qui lui manque. Il y a aussi d’étonnants acrobates comme l’« Aphrodite Braschi », de la Glyptothèque de Munich, qui réussit à tenir sa tunique tout en ayant les mains coupées. Et encore : l’« Aurige de Delphes » (Musée archéologique de Delphes) qui, ayant perdu son bras gauche, il ne lui reste que tenir les nouilles dans la main droite.

N’empêche, l’expression « ni queue ni tête » sortirait-elle d’un musée ?
Ou d’une boîte de sardines comme l’indique, avec humour, un paragraphe de expressio. fr : « Il y a une expérience très simple à tenter. Ouvrez une boîte de sardines. Vous constatez qu’elles sont là, allongées l’une à côté de l’autre, sans queue ni tête. Prenez en une à part et demandez-lui de vous raconter une histoire. Sans surprise, pluridisce qui ne fait que confirmer l’expression, vous ne comprendrez rien à ce qu’elle va vous raconter. » Alors, d’où vient-elle ?

Les dictionnaires vous donnent aussitôt le sens : « N’avoir aucun sens. » Là, ça commence à se corser : vous demandez le sens d’une phrase et la réponse est « absence de sens ». Mais ça rime à rien ! exclamez-vous. Vous feriez mieux de désenchanter rapidement. « Cela ne rime à rien » est synonyme de « n’avoir ni queue ni tête ». Donc, vous concluez, en parfait latiniste drillé à la logique pure : « ni queue ni tête » est une phrase qui signifie que cela n’a pas de sens, et c’est ce sens, qui est absent, qui va vous faire dire que ça ne rime à rien tout en sachant que rien ne peut pas rimer vu qu’il n’existe pas et ne peut donc pas avoir le sens de quelque chose qui n’en a pas, sauf si l’absence de sens pouvait prendre le sens d’une entité contraire au rien sans être le tout, car comment le tout pourrait-il être le contraire de rien si le rien est, par définition, l’absence ou le vide ?

Bien que « absence » dérive de « abs », c.à.d. « loin de », et de « ens » pour le participe du verbe latin « esse », « être » (littre.org), nous prenons la liberté de poser la question ainsi : et si « absence » était la réunion de « ab » et « sens », loin du sens ? Seulement voilà : absence est synonyme de « ne pas être », il va donc être difficile d’être loin du « ne pas être ».Mets-toi là ! Je me mets à tes côtés. Mais comment me mettre loin de celui qui n’est pas là ? Avouons que le mot « présence » est bien plus cohérent : « pré - sent » – proche du sens ! L’on voit mal comment on peut être un peu moins proche du sens, voire être loin du sens pour argumenter que quelque chose n’a pas de sens. Cela n’a ni queue ni tête. Et si l’on invertissait les mots ? Incroyable : les Italiens disent « né testa né coda », oui, en Italie la tête vient avant ; les Allemands, « weder Hand noch Fuss », faut avouer que cela fait estropié : manquet- il une main et un pied ou manque-t-il deux mains et deux pieds ? A première vue, et même à la deuxième, ce n’est pas pareil. Les Portugais sont prudes : « sem pé nem cabeça », n’avoir ni pied ni tête », comme chez les Espagnols : « no tener ni pies ni cabeza ». Hélas, avec tant de pieds coupés, nous n’allons pas avancer.

Si les Anglais reviennent à l’anatomie de départ, ce n’est que pour semer encore davantage de confusion : « unable to make head or tail of… », qui signifie : incapable de distinguer la tête de la queue ! Il ne nous reste que chercher loin, en Asie par exemple, ou les Cantonnais disent : « … » (je ne veux pas faire des fautes de prononciation), la traduction signifie : « sans distinguer la tête du cul » (reverso.net). On se demande à quoi bon cela sert d’étudier l’anatomie si pour dire l’absence de sens il faut mettre les différentes parties anatomiques de l’humain ou de l’animal sens dessus dessous tout en les coupant. Reprenons : nous voulons exprimer que quelque chose n’a pas de sens. Nous prenons un corps entier et nous commençons à le « déglobaliser », le mettre en morceaux. Pas contents de la déconstruction, nous prenons l’une ou l’autre partie, avec des critères qui m’échappent complètement, et, cerise sur le gâteau, nous les nions, nous faisons du « ni-ni ».
L’absurde est que nous ne gardons même pas ce qui reste. Les musées sont plus conservateurs, heureusement…..   

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Une page se tourne... Edito du Dr Garden-Brèche

Les pages d’une année qui s’achève se referment à peine. Déjà, fruits de l’automne, des feuilles vierges virevoltent et s’offrent à nous pour de nouveaux chapitres à écrire. Et puis l’inattendu survient, juste là, lorsqu’on s’y attend le moins.

 

 

Double lien thérapeutique et résistance. Dr Milton Erickson 

Roxanna nous a ouvert les pages de ce premier numéro de l’année. Nul autre que son père Milton ne pouvait en conclure les articles. Il nous démontre en pratique comment l’utilisation des résistances chez cet enfant va l’accompagner vers le succès. Il fallait oser…

 

 

 

 

Hypnose, Paradoxe Non-Vouloir. Drs Bouaziz et Gaudin

L’un des apprentissages les plus difficiles du soignant est d’accepter de ne pas avoir réponse à tout, pour tous ses patients. Accepter de ne pas toujours chercher à changer l’autre pour le laisser libre d’évoluer par lui-même. Une leçon d’humilité.

 

 

Humaniser, Réhumaniser le soin. Christine Guilloux 

Depuis l’aube de l’humanité, le soin nous accompagne. Sa perception par le patient, le ressenti, sont empreints de son rapport à la science, la technologie. Qu’en est-il de la relation ?

 

 

 

 

Enfants hyperactifs et Hypnose Ericksonienne. Dr Jean-François Marquet 

Dans ce remarquable article, Jean-François Marquet, pédopsychiatre et praticien en hypnose, nous démontre que les étiquettes liées à la nosographie et qui collent aux patients sont souvent délétères. Il vous révèle tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’hyperactivité de l’enfant et aussi quelques-uns de ses secrets thérapeutiques.  Un voyage mouvementé..

 

 

 

« Qui était mon père Milton Erickson ? ». Roxanna Erickson 

Le Dr Erickson Klein, l’une des filles de Milton H. Erickson, lève ici le voile, en exclusivité pour notre revue et pour la première fois, sur son point de vue de l’essence de la contribution de Milton Erickson à la psychothérapie. Son opinion que l’« Espoir » représente mieux encore l’élément central du travail d’Erikson que l’« Utilisation » est présentée et renforcée par l’histoire personnelle de sa vie dans la maison familiale avec son père.




 

En coulisse avec nous… Dr Garden-Brèche 

Si notre conception du temps en thérapie, telle que nous l’exposons lors de nos séminaires*, veut que passé, présent et futur coexistent en permanence, alors tout devient possible. Boire aux racines du temps écoulé pour le (re)-vivre autrement et dessiner un présent initiateur de nouvelles graines du futur. Elles germeront pour éclore en des instants créatifs et intuitifs. Ainsi fut construit ce premier numéro de l’année, dans l’urgence et la passion, autour de l’équipe naissante présentée dans l’édito.

« Corrigez-moi si je me trompe ! ». Stefano COLOMBO

L’autre jour, j’allais en ville pour m’acheter… rien du tout.

Je vagabondais dans les rues commerçantes.

Mieux dit, dans les rues où il y a des commerces.

Avez-vous déjà vu une rue qui commerce ?
« Alors ? Tu l’achètes cette poubelle ou quoi ? Allez, je te fais un prix, qu’estce que tu proposes ? »

Et le piéton, courbé en avant, les yeux rivés sur la bouche d’égout qui vient de lui parler, de répondre : « Mais je ne veux pas de poubelle, laisse-moi tranquille.

- Mais c’est une offre unique ! Veuxtu que je t’offre un bout de trottoir ?

- Et qu’est-ce que je vais en faire d’un trottoir dans mon minuscule appartement ?

- Non ! Non ! Je suis un commerçant sérieux, je n’ai pas dit “faire le trottoir” ; un bout de trottoir peut être une sculpture originale à un endroit bien choisi d’un appartement. Il y a bien eu un urinoir, pardon, la “Fontaine” de Marcel Duchamp.

- Ne touche pas au mouvement Dada. Tu es trop terre à terre pour évoluer vers le surréalisme. Reste humblement une rue, garde les rails du tram parallèles et ne fais pas de mauvais gags aux piétons.

- Oh ! Tu ne vas pas me faire la morale ! Sais-tu combien de gens je dois supporter dans une journée ? Ceux qui courent, ceux qui sautent, ceux qui crachent et je ne parle pas des chiens. Avec les gentils je devrais distribuer des cartes de fidélité ou introduire un système bonus/ malus.

- Ah ! Tu penses déjà à fidéliser la clientèle, tu récoltes des données, tu vérifies les passages, notes les rencontres. Corrige-moi si je me trompe, ne travailles- tu pas par hasard pour les services secrets ?

- Je répète, je suis un commerçant sérieux, toutes mes données sont anonymisées et utilisées uniquement à but statistique. - Tiens ! Tiens ! Tu répètes… cela me dit quelque chose… Salut ! »

Corrigez-moi si je me trompe : je suis sûr que vous n’avez jamais eu de tels dialogues.

Cela ne m’empêche pas de poursuivre ma balade en ville.

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L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Edito du Dr Thierry Servillat. Historique ! 
Le congrès de Paris a été historique, c’est évident ! Déjà pour les praticiens français bien sûr, qui ont pu de nouveau vivre la joie de voir chez eux, quelques jours après un rapport INSERM favorable à leurs pratiques susciter une affluence record (c’est la première fois qu’un congrès d’hypnose mobilise plus de 2500 participants) et un retentissement médiatique considérable (et dans la très grande majorité des cas favorable lui aussi). 
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Les âges clandestins. Un réservoir de ressources. Dr Bruno Dubos 
L’utilisation de la notion d’« âge clandestin » est devenue, en tout cas en France, un grand « classique » de l’hypnothérapie. Il était donc nécessaire qu’un de ses praticiens expérimentés en précise la pratique. Vive l’hypno-systémique ! J’ai rencontré les âges clandestins il y a quelques années, de façon fortuite, à la plage, assis sur le sable.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
La consultation hypnotique. Hypnose en médecine générale 
Par les Drs Morgan GODARD et Idrissa NDIAYE 
Deux jeunes médecins généralistes récapitulent, sous la forme d’un monologue adressé à un patient, la place que l’hypnose a prise dans leur pratique quotidienne. Tiens, Michel, je vois ton nom sur le planning. Nous avons rendez-vous tout à l’heure. Je suis ton médecin depuis plusieurs années. On se fait confiance... J’ai une faveur à te demander : j’aimerais que tu m’aides à parler de quelque chose qui a germé dans ma tête depuis quelque temps.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Accroître la résilience. Dialogue entre hypnose et psychlogie positive. Pascale Haag 
Le monde de l’hypnose commence depuis quelques années à s’intéresser à la psychologie positive. Lors d’une intervention remarquée lors du congrès de Paris, Pascal Haag a montré comment, pourtant, ces deux approches peuvent se fertiliser mutuellement. Comparée à l’hypnose, dont on peut faire remonter l’histoire au XVIIIe siècle en Europe, la psychologie positive, née deux siècles plus tard de l’autre côté de l’océan Atlantique, est encore presque une enfant.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
L’hypnose et les tics. Un nouvelle proposition d’approche. Constance Flamand-Roze 
Pathologies socialement très handicapantes, les tics laissent bon nombre de praticiens très démunis. Comme dans beaucoup de ces troubles dits « fonctionnels », l’hypnose pourrait-elle, au moins, apporter un complément thérapeutique précieux ? L’histoire d’Alexis. Alexis a 12 ans ; il a de bonnes notes au collège, et c’est un jeune garçon plutôt inhibé. Il est apprécié des professeurs pour son calme et sa discipline. 
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
L’hypnose au Maroc. Rituels anciens et pratique moderne 
Par Myriam NCIRI, article écrit avec le concours d'S.Housbane, M.Bennani Othmani et Z.Serhier, du Laboratoire d’informatique médicale, Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca (Maroc). Le Congrès de Paris a été l’occasion d’échanges interculturels intenses, et de travaux pour les susciter. La présentation de Myriam Nciri et de son équipe a été parmi les contributions les plus remarquées. Dans le cadre du 20ème congrès international d’hypnose sur le thème « Hypnose, Racines et Futur de la conscience », nous nous sommes interrogés sur la place de l’hypnose dans la pratique médicale marocaine.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Pourquoi la musique ? Dr Thierry Servillat 
Après avoir abordé des sujets aussi différents que Socrate et la corrida, Francis Wolff, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure - la fameuse Normale Sup - publie un livre sur un sujet qui lui tient très à coeur et qu’il étudie depuis des années : la musique. En posant une question qui peut paraître incongrue : pourquoi la musique ? Comme il se trouve que le monde de l’hypnose thérapeutique s’intéresse de plus en plus, après avoir privilégié l’intérêt pour le visuel, au sonore, à l’auditif, à la musique donc, ainsi qu’à la danse bien sûr, il paraît opportun de s’intéresser à cette somme de plus de 400 pages, denses mais claires, et surtout magistrales dans le bon sens du terme.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
« Corrigez-moi si je me trompe ! » Quiproquo , malentendu et incommunicbilité. Dr Stefano Colombo 
L’autre jour, j’allais en ville pour m’acheter… rien du tout. Je vagabondais dans les rues commerçantes. Mieux dit, dans les rues où il y a des commerces. Avez-vous déjà vu une rue qui commerce ?« Alors ? Tu l’achètes cette poubelle ou quoi ? Allez, je te fais un prix, qu’estce que tu proposes ? » Et le piéton, courbé en avant, les yeux rivés sur la bouche d’égout qui vient de lui parler, de répondre : « Mais je ne veux pas de poubelle, laisse-moi tranquille. 
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Une nouvelle définition internationale de l’hypnose ? Antoine Bioy 
L’hypnose est en plein développement dans les pays hispaniques, avec d’intéressantes études portant, notamment pour l’Espagne, sur le travail de la suggestion, mais aussi autour des représentations de l’hypnose et ses incidences dans le domaine de la pratique clinique (Capafons et al, 2015). Plus habituelles, des recherches sur les effets de la méthode existent, comme celle, mexicaine, sur l’évaluation des effets de l’hypnothérapie sur la qualité de sommeil des patientes atteintes d’un cancer du sein. 
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Phénoménologie en soins palliatifs. Dr Guillaume Belouriez 
Dans le monde du soin, l’hypnose a regagné sa légitimité par son efficience et son utilisation comme « technique ». Il semble néanmoins nécessaire de replacer ce que l’on appelle « hypnose » comme une approche naturelle, physiologique, relationnelle, et même existentielle. L’hypnose et les soins palliatifs partagent un objectif commun: l’accompagnement. Rejoindre la personne là où elle se trouve pour l’accompagner dans la direction qu’elle souhaite.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Invitation aux échanges. Dr Dina Roberts 
En sortant du Congrès Mondial d’Hypnose, je me réjouis de savoir que nous sommes si nombreux à avoir envie d’échanger sur notre pratique de l’hypnose. Si nous pouvons considérablement apprendre au sein de la communauté des praticiens de l’hypnose, il me semble toutefois intéressant de continuer à nourrir notre pratique par des échanges interdisciplinaires. Dans le cadre de ma thèse de médecine sur l’hypnose thérapeutique en psychiatrie, je me suis interrogée sur les particularités de l’hypnose médicale. 
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Comme tous les 2 ans, le Congrès Hypnose & Douleur, organisé par Emergences Rennes, ouvrira ses portes du 5 au 7 Mai 2016 à St Malo. 
L'occasion d'y retrouver bon nombre de professionnels de l'hypnose du monde entier...
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Venue exceptionnelle de Dan Short à l'Institut Milton H. Erickson de Rezé les 8 et 9 Juillet 2016.
 

L’Hypnose au Maroc : rituels anciens et pratique moderne
Venue exceptionnelle de Jacques-Antoine Malarewicz au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris les 7 & 8 Mars 2016.
 

«Qu'attendez-vous de moi ?». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 38

La saison touristique bat son plein : tout le monde, ou presque, est en vacances.

Agence de voyages pour les traditionnels, internet pour les plus speedy, nousavons les yeux rivés sur l’endroit de rêve : lieu insolite, loin de tout rappel au travail, à juste quelques heures de chez nous, plage céleste sans baigneurs, bungalow toutes commodités isolé de tous, au beau milieu de la nature sauvage, proche des voies de communication, le silence de la forêt et la liaison wi-fi, sans montre au poignet, le portable dans la poche, évidemment sur« silence », quitte à le regarder deux fois l’heure juste pour savoir si nous sommes capables de deviner l’heure en nous basant sur le soleil et les ombres, montagne déserte avec un chemin bien signalé, l’aventure d’une nuit à la belle étoile aux pieds d’un glacier d’où l’on peut appeler les secours aériens, bref, le meilleur lieu touristique sans... les touristes.

Un détail va nous tracasser : le nombre d’étoiles du logement. Une et deux étoiles, on laisse tomber. Trois, c’est le nombre d’étoiles pendant les mois où l’ony va pour le travail. Les quatre étoiles sont pour les affaires.

Finalement, tant qu’à faire, on l’a bien mérité (encore un petit reste de culpabilité judéo-chrétienne), allons pour un cinq étoiles : tu arrives, voilà le voiturier ; à peine descendu de ta 500, voici le portier qui offre de porter la valise lourde du maillot de bain et des sandales qu’elle contient, plus la brosse à dents.

Tapis rouge, au moins au rez-de-chaussée et le premier escalier, après...

La chambre énorme, avec grand lit, king size ; petite table basse, deux fauteuils, l’inéluctable écran plat à tout faire ou tout voir. Un petit bureau au cas où tu veux consulter, sans lui donner de l’importance, le cours des actions ; un saladier sans salade mais rempli de fruits, un plus exotique que l’autre : un vrai dépaysement.

Le code du wi-fi négligemment laissé, presque par hasard, entre un prospectus de la région avec plage, forêt, montagne, comme désiré et un autre vantant les privilèges de cette chaîne d’hôtels de luxe proche du développement durable, respectueuse de l’agriculture mondiale. La preuve ? Elle propose une confiture « fair trade » au petit déjeuner.

Et le top : posés sur les coussins, deux chocolats qui accompagnent, ou l’inverse ?, le billet de bienvenue signé soit par le directeur général de l’hôtel que vous pouvez contacter à tout moment du jour et de la nuit pour toute requête ou imprévu, soit signé par la femme de chambre qui espère que vous trouviez la chambre si propre quevous n’osez pas marcher pieds nus par crainte de laisser une trace.

Last but not least, le téléphone de la réception. Pas le temps de décrocher qu’une voix posée vous demande : « Que puis-je faire pour vous ? »

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Hypnose et Thérapies Brèves n°38 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chef

MONDIALE. L’hypnose, une pratique mondiale. Nos yeux sont maintenant rivés sur Paris, sur ses aéroports et ses gares d’où vont arriver dans quelques semaines nos collègues du monde entier. Dame Tour Eiffel, redessinée par Jean-Michel Hérin, va devenir l’emblème de l’hypnose pendant 4 jours. Un bien beau symbole que cet exploit que Gustave, son concepteur, réussit après avoir mené pendant plusieurs années une intense campagne de communication pour susciter l’adhésion - au début très hypothétique - des décideurs et du grand public.

 

 

 

OHM. organisme hypnotiquement modifié. Dr Patrick Bellet
Ou comment réparer et cicatriser les blessures « En voilà une idée. Encore un de ces titres accrocheurs pour attirer l’attention ! » C’est ce que me disait un stagiaire lorsque nous évoquions les modifications sensorielles et trophiques en relation avec des suggestions hypnotiques.  Il remarquait, critique, que la forme, le nom donné conférait la propriété suggérée au sujet auquel elle s’appliquait.

 

 

 

 

Conduites addictives (tabac, alcool) : l'hypnose à la rescousse

Longtemps sous- estimée, l’utilité de l’hypnose en addictologie apparaît de plus en plus évidente et attire l’attention des acteurs de santé publique. Le concept d’addiction se définit par un état dans lequel tout le comportement se focalise sur la production d’une satisfaction (et la disparition de sensation aversive), avec une incapacité de le maîtriser et son maintien en dépit des conséquences délétères. Il regroupe les addictions aux substances et les addictions comportementales.

 

 

 

 

 

Modeler le lien : massage et hypnose en suicidologie
Lorsque l’envie de vivre s’est échappée, mais que la vie est encore là après un échec à la supprimer, des pratiques innovantes sont les bienvenues pour frayer un chemin possible pour et avec le patient qui n’a plus, ou presque plus, l’espoir. Dans notre pratique d’hypnothérapeute, massothérapeute et de psychologue clinicienne en centre de prévention, nous travaillons à l’accompagnement des personnes ayant commis une tentative de suicide.

 

 

 

 

 

Comment aggraver ? Pour améliorer paradoxalement
Dans la tradition de l’école de Palo Alto, la nouvelle génération des thérapeutes stratégiques approfondit et nuance les approches de leurs maîtres fondateurs. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander, chaque jour, de vous poser plusieurs fois la question suivante : « Que pourrais-je faire activement pour faire empirer ma situation ? Que devrais-je dire (ou ne pas dire), faire (ou ne pas faire), penser (ou ne pas penser), si je voulais volontairement augmenter mes problèmes, aggraver mon mal-être ? »

 

 

 

 

 

 

74 jours en canoë : le périple d'Erickson

Le voyage en canoë qui élargit la conscience du jeune Erickson, pavant le chemin pour ses futures stratégies thérapeutiques.Vingt-quatre mois après s’être rétabli d’un épisode sévère et prolongé de poliomyélite, encore à peine capable de se passer de béquilles, le jeune Milton Hyland Erickson, 21 ans, entreprit un voyage qui élargit significativement sa perspective sur la vie et influença grandement son travail à l’âge adulte en tant que médecin et hypnothérapeute. 

 

 

 

Nourritures. Dr Thierry Servillat

Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, L’Ordre philosophique, Seuil, Paris, 2015. La lecture de ce livre est un délice. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord les propos de Corine Pelluchon, professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté, spécialiste en éthique médicale et biomédicale, sont pleinement orientés vers la vie. Ayant déjà travaillé sur la vulnérabilité (L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, 2009 ; La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, 2009.

 

 

Conséquences d’un Si.
Il y a quelques mois, au cours d’un dîner, un ami me lance : « Et toi ? Tu ne viendrais pas sauter en parachute avec moi ?» (Sachant très bien qu’il s’adressait à la personne pour laquelle, d’ordinaire, un dos d’âne pris sans trop de précaution créait déjà des sensations vertigineuses!) Sans que je m’y attende, ma bouche articule un mot franc et intelligible : « Si.» A la surprise générale, ainsi qu’à la mienne, je dois l’avouer, je réponds par l’affirmative à cette demande aussi inattendue, que définitive.

 

 

 

 

La main froide du sage-femme
Suture sous hypnose en maternité. Par cet article je souhaite partager avec vous l’histoire d’un accouchement sous hypnose. Cette histoire pourrait aussi s’intituler « L’accouchement surprise ».  Nelly est une patiente de 29 ans, primipare sans antécédents particuliers. Le couple a choisi d’être suivi par un intervenant unique pendant toute la grossesse, y compris pendant l’accouchement, c’est ce qu’on appelle le « suivi global ».

 

 

 

 

Un amour bouleversant
Tout a commencé il y a cinq ans… Ou peut-être plus. Après un parcours « traditionnel » de pratique de la kinésithérapie, je décidais de partir en quête d’une technique liant le corps et l’esprit.  Alors tout naturellement je me suis adressé à l’IMELyon pour intégrer le cycle I de cette formation en hypnose éricksonienne. Plein d’attente, d’interrogations, mes sens étaient en éveil.

« Qu’est-ce qui vous amène ? ». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 37

Qu’est-ce qui vous amène à lire ce pamphlet ou, soyons sérieux, cet article ?

La rédaction pourrait bien lancer une enquête afin de connaître l’opinion des lecteurs. Risqué !

Et s’il n’y avait aucun lecteur ? Cela serait chose extraordinaire pour le soussigné.

Le Quiproquo n’étant lu par personne, il pourrait contenir un nombre de mots choisis au hasard dans un texte rébarbatif tel un dictionnaire ou le bottin, éventuellement, en faisant un effort, dans un texte complexe d’histoire ou de philosophie. Par exemple en choisissant toujours le nombre 3 ou le 7.

Exemple : « Les à enseignement ont art noms la s’avançant presque unis le dans tragédie. » Friedrich Nietzsche, « La vision dionysiaque du monde», éd. Allia, 2010.

Une alternative est de poser le clavier par terre, y distribuer quelques croquettes et laisser votre chat libre de ses mouvements.

Va-t-il écrire une fois « miaooo ! » ? Qu’importe: personne ne le voit, le « miaooo ! » pas le chat, vu que personne ne lit le Quiproquo.

Seulement voilà : si vous êtes arrivé ici, et pas là, c’est que vous lisez le Quiproquo.

Je ne peux donc adopter aucune des solutions mentionnées. Je suis obligé d’écrire. Vous savez, écrire : cette activité censée mettre des consonnes et des voyelles dans un tel ordre qu’elles finissent par composer des mots avec un sens.

Pas fini : les mots doivent se suivre dans un agencement relativement précis, de même les phrases, les paragraphes, les chapitres.

Sommes-nous sûrs que nous y avons gagné à avoir inventé l’écriture ? Que diriez- vous d’un repas sympa entre amis pour partager nos idées et nourrir ainsi doublement la tradition orale ?

Il me semble que je divague. La question de départ est : qu’est-ce qui vous amène à lire ce pamphlet ou, soyons sérieux, cet article ?

A vrai dire, la question d’origine est : qu’est-ce qui vous amène ?

Il y a déjà déformation du contenu laissant croire qu’il s’agit du Quiproquo lui-même.

Personne n’a rien demandé là-dessus. Seulement voilà : une fois la question transformée, un nouvel intérêt est suscité, le regard captivé, l’attention retenue, la concentration focalisée sur la question détournée.

Le lecteur attentif aura remarqué, dans le paragraphe précédent, le nombre de participes passés proposés avec le verbe passif comme si tout cela n’exigeait aucune activité propre du sujet. Mon oeil ! Essayez de focaliser votre concentration sur un objet précis, ensuite de retenir votreattention sur le même objet pour tenir votre regard fixe sur l’objet après avoir ressenti un intérêt nouveau pour l’objet en question. Si cela est du passif...

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Hypnose et Thérapies Brèves n°37 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chefthierry-servillat

COMME SUR UN PLATEAU. Dans moins de quatre mois : Congrès de Paris. Un moment historique arrive à grande vitesse. Déjà un très grand nombre d’inscrits, qui vont, comme dans un magnifique restaurant – on sait combien Milton Erickson appréciait cette métaphore de la vie et des choix qu’elle nous propose – avoir une bien jolie carte à regarder avant de se décider à rentrer dans telle ou telle salle de conférence, d’atelier (de pratique ou vidéo), de démonstration...

bruno-bonazHypnose, stress et intéractions neuro-digestives

Vers de nouveaux possibles. Bruno BONAZ - Professeur à la Clinique Universitaire d’Hépato-Gastroentérologie, CHU de Grenoble. Chercheur à l’Unité Inserm U836 « Stress et Interactions Neuro-Digestives », Grenoble Institut des Neurosciences (GIN).
Dans nos contrées cartésiennes, l’arrivée des connaissances sur le système nerveux entérique a mis 20 ans. Mais maintenant, nos chercheurs sont pleinement activés pour mieux connaître le fonctionnement de ces intenses et subtils flux d’informations.

 

Rouvrir de l'espace après le trauma grâce aux émotions

Dans deux récits cliniques de cas de patientes traumatisées, l’une anxieuse, l’autre dépressive, l’hypnose est utilisée pour que les émotions symptomatiques puissent oeuvrer à recréer un espace pour que le mouvement vital reprenne. Peur, douleur, deuil, chagrin : n’avons-nous pas chacun nos prisons, nos enfermements, nos chaînes qui entravent le bon fonctionnement du vivant à l’intérieur de nous ? Quand nous n’allons pas bien, il n’est pas rare que les émotions s’en mêlent.

cecile-colas-nguyenHypnos chez les pompiers

Une étude pilote est actuellement réalisée en Alsace pour évaluer l’utilité de certains outils hypnotiques dans la pratique quotidienne des « guerriers du feu » qui, rappelons-le, combattent bien d’autres dangers ! A l’heure où les C-PAP de Boussignac et autres Lifepak encombrent à juste titre nos valises, la technicité nécessaire a peu à peu minimisé l’impact sous-estimé de nos mots et bouté au second plan l’approche comportementale de nos victimes. L’avènement de Dame Morphine et sa simplicité d’emploi ont relégué le dieu Hypnos au rôle de traîne-savate, vieux barbon inutile et dépassé qui, j’en conviens, est nettement moins séduisant que notre jouvencelle efficace et véloce.

Groupes pour patients psychotiques : des outils hypnotiques adaptés

L’hypnose est habituellement déconseillée pour traiter les patients psychotiques. Sauf lorsqu’un thérapeute expérimenté et prudent propose dans un cadre sécurisé des outils innovants.Cet article présente certains des outils utilisés dans une nouvelle technique de groupe développée à la Communauté thérapeutique de Valme (Séville, Espagne); celle-ci est rattachée au Service andalou de Santé publique, intégré dans le NHS. Nous avons commencé à utiliser cette technique il y a trois ans. Les résultats, dès les premiers groupes de patients, ont été positifs tant aux niveaux psychopathologique que social et général.

Elargir nos pratiques : Hypnose et yoga nidra

Conférencière au congrès de la Rochelle, Marie-José Dumoulin a captivé son auditoire désireux d’établir des ponts entre hypnose et yoga, et a surpris dans sa simplicité lorsqu’elle a fait une séance collective de yoga nidra. L’hypnose et le yoga nidra induisent des états modifiés de conscience comparables. Le yoga nidra fait partie du « raja yoga » : yoga mental. Le yoga nidra est une méthode de relaxation profonde amenant à l’état de méditation mise au point puis diffusée aux alentours de 1960 par Swami Satyananda à partir des yoga sutras de Patanjali et de pratiques tantriques très anciennes qu’il a adaptées au monde contemporain.

PARIS 2015 : l’interview des membres du Comitécomite-paris2015

Ce 20e congrès de l’ISH s’associe au 9e forum de la CFHTB. Quelles sont pour vous les valeurs fortes, celles qui donnent toutes raisons de participer à ces deux événements majeurs pour lesquels vous vous êtes investis dans le Comité d’organisation depuis 2009 ?Claude Virot (directeur du congrès) : Tous les professionnels de santé ayant le bonheur de pratiquer l’hypnose savent que c’est une compétence majeure pour aider nos patients. Elle crée un pont entre la médecine technique et la médecine humaniste.
 

Amour quand tu nous tiens. Dr Thierry Servillat

Bon nombre de patients, individuels ou a fortiori en couple, nous parlent d’amour. Oui, mais comment définir celui-ci ? Y’en aurait-il différentes formes ? Si oui, lesquelles ? Etudier celles-ci est la tâche que s’est assignée Ruwen Ogien, philosophe, directeur de recherche au CNRS, et membre du Centre de Recherche Sens, Ethique, Société (CERSES Paris Descartes). Son ton est mi-naïf, mi-provocatif, ce qu’illustre bien l’image de couverture montrant un lapin et une ours qui semblent en peluche, et qui sont manifestement dans une posture propice à ce que nous appellerons un « gros câlin ».

De la douleur vers l'endormissement. Antoine Bioy

Commençons en signalant que l’intérêt de l’hypnose en douleur continue de se confirmer : Tan et ses collègues (2015) abordent le chapitre des dorsalgies chroniques. Trois groupes sont constitutes (séances sur 3 mois) : 8 séances de biofeedback ; 8 sessions d’apprentissage de l’autohypnose; 8 sessions d’apprentissage de l’autohypnose avec des enregistrements d’aide pour les sessions à domicile ; 2 sessions d’apprentissage de l’autohypnose avec des enregistrements d’aide pour les sessions à domicile et un appel téléphonique par semaine pour rappel des exercices à effectuer.

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Erickson... comme dans mes petits souliers

 

Depuis plusieurs jours, je voulais écrire un compte rendu sur le symposium d’ouverture de l’Institut Milton H. Erickson d’Ile de France de Christine Guilloux qui s’est tenu le 5 décembre dernier. Et je me suis réveillée ce matin de Noël, avec la surprise d’avoir eu du courrier…dans mes petits souliers ! Une lettre de Milton Erickson ! Ah, la magie de Noël ! « Chère Marion, Tu étais là, à observer, écouter…et moi aussi. Je t’envoie ce message pour que tu le distribues aux autres. Je ne sais pas si vous aviez senti ma présence dans cette salle ce jour-là. Pourtant, j’étais là à observer et écouter… 

"Sauf votre respect". Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 35

Dr Stefano Colombo

Médecin psychiatre, psychologue diplômé consultant à la Faculté de Médecine de Genève (enseignement et supervision). Enseigne l’hypnose éricksonienne et la thérapie cognitive en France, Belgique, Suisse et Italie. Conférencier.


Sauf votre respect, le lecteur est un imbécile !

Imaginez, un instant, qu’un article, un roman ou un quiproquo commence ainsi.

Vous allez sur-le-champ refuser de continuer la lecture et chercher l’adresse de la rédaction pour lui écrire toute votre colère.

Peut-être.

Peut-être ? Sûrement, affirmez-vous.

Pas si sûr.

Pas si sûr ? Vous allez voir. Vous n’allez quand même pas croire que moi, lecteur, je me laisse traiter d’imbécile à la légère.
 
Peut-être pas à la légère...Que voulez-vous dire : pas à la légère ?

À la légère signifie que ce n’est peu-têtre pas vrai, tandis que...

Que quoi ? Imbécile pas à la légère ?

Vous donnez du poids à votre offense.

Les mots ont le poids que la balance veut bien leur donner.

Et vous balancez des injures comme si...

Ne jouez pas avec les mots. Prenez une bonne vieille balance : deux plateaux, sur l’un l’objet à peser, sur l’autre les poids que vous voulez bien mettre pour faire pencher la balance... de quel côté ?

De quel côté ? Enfin ! Jusqu’à l’équilibre !

Peut-être... Ne dit-on : deux poids, deux mesures ?

Je ne comprends pas.

Ah ! Vous vous approchez d’une zone de danger.

Danger ?

Ouh ! Là, vous êtes prêt à dépasser la ligne rouge.

La ligne rouge ? Expliquez-vous !

À quoi bon si, sauf votre respect, le lecteur est un imbécile ?

Trop, c’est trop.

Trop d’imbéciles ?Vous me cherchez ?

Pourquoi donc ? Vous êtes là, en face de moi, pourquoi vous chercherais-je ?

Où est-ce que vous voulez en venir ?

Je ne suis jamais parti.

Cela suffit. Je vais me plaindre à la rédaction.

C’est le moment. Même un imbécile peut rattraper le temps perdu.


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Edito : Erickson en Ile-de-France. Dr Thierry Servillat
La vogue de l’hypnose est actuellement réelle dans les pays européens francophones. En anesthésie d’abord, et dans bien d’autres champs bien sûr. Et c’est l’approche éricksonienne qui est la plus diffusée et enseignée, même si d’autres orientations (hypnoanalyse, hypnose cognitive comportementale, hypnose énergétique d’inspiration asiatique, etc.) ont aussi une place notable. Cette « hypnodiversité » apporte une multitude d’outils, un véritable foisonnement qui justifie la création d’une nouvelle rubrique dans notre revue.

 

Hypnose de la douleur. L'art du son en pratique facile. Stéphane OTTIN PECCHIO
Il paraît que ceux qui savent faire de l’hypnose de la douleur peuvent tout faire en hypnose. La tâche est en effet difficile, alors peut-on se priver de l’aide du son ? Lorsqu’il y a trois ans j’ai pris un poste au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de l’hôpital Tenon à Paris, une question pratique s’est posée : quel instrument de musique choisir pour accompagner mes séances d’hypnose dans une salle de consultation polyvalente ?

 

 

 

 

Hypnothérapie des stress post viols sous stupéfiants. Gérald Brassine
Sortir de l'emprise chimique. Concepteur de la Psychothérapie du Trauma Réassociative (PTR), Gérald Brassine partage sa longue expérience hypnothérapique des patients abusés sexuellement avec usage de stupéfiants. L’observateur inexpérimenté dans le traitement des traumas pourrait à juste titre s’interroger sur le fait qu’une personne ayant vécu une agression sexuelle en état de totale inconscience, puisse présenter ou non les symptômes habituellement rencontrés dans les cas d’Etats de stress post-traumatiques (ESPT). Pourtant, que le patient (ou la patiente) soit totalement inconscient d’avoir été un jour victime d’une telle agression ou qu’il (ou elle) n’ait que quelques souvenirs de l’avant et de l’après agression, la présence des symptômes du psycho-trauma est frappante.
 

 

Témoignage d'une tumorectomie sous hypnose. Nathalie Schlatter Milon
La force du témoignage d’un soignant passé « de l’autre côté » est précieuse car elle nous rapporte des informations d’un voyage singulier qui nous indique la possibilité des ressources pour effectuer le passage. L’hypnose médicale est un puissant outil dont chaque expérience est unique. Unique pour chacun, et pour une même personne, différente à chaque fois. Ce texte n’a de valeur qu’en référence à qui je suis, c’est un témoignage et pourtant, derrière les mots, chacun pourra y trouver le souffle, la dynamique qui lui deviendra propre.

 

 

 

Parkinson/ Erickson, ça rime ! Laurent Bujon
Infirmier très doué, Laurent Bujon reprend ici un précédent article pour développer son expérience mûrie durant plusieurs années de prise en charge de patients souffrant de maladie de Parkinson. Ma première rencontre avec l’hypnose date d’une dizaine d’années, en salle de réveil où j’étais infirmier intérimaire. Je fus très surpris par le comportement des patients bénéficiant de cette approche : plus calmes, peu algiques, avec des constantes régulières pour la plupart. Et surtout: la «levée » d’anesthésie était plus douce. J’ai aussi travaillé en SMUR et services.

 

L'hypno-systémique : suspense en Allemagne. Gisela Dreyer
Nous n’en finirons pas d’être surpris (enrichis !) par les particularités de l’hypnose allemande. Alors qu’en France, la systémie connaît une certaine crise dont on peut se demander si elle n’est pas en rapport avec le peu d’intérêt des systémiciens pourl’hypnose, nos collègues allemands adhèrent majoritairement à une vision qui conjugue pleinement ces deux regards qui s’affinent même mutuellement dans une créativité souvent inattendue.
 

 

 

Hypno-philo : Possibilité de l'amour. Dr Thierry Servillat
L’importance du dernier livre de Robert Misrahi pour nous, soignants, thérapeutes, aidants, est telle que nous nous devons de revenir vers l’œuvre de ce philosophe peu médiatique, voire discret. Car il s’agit d’un ouvrage de philosophie très concrète, qui se préoccupe assez directement de santé puisqu’il s’occupe d’une manière assez nouvelle d’envisager la vie de couple où la joie est possible à l’intérieur d’une relation d’amour réussie.
 

 

Joyce C. Mills : Histoires à grandir. Christine GUILLOUX
Paris. Place de la Sorbonne. Place de la Nation. Quai Saint-Augustin. Le garçon de café plaisante avec Joyce, l’assiette arrive riche de couleurs et de saveurs en un agencement ô combien esthétique, le repas se partage longuement, sans qu’il soit question d’y mettre une limite, avec l’autre ou les autres et c’est goût de bonheur. Joyce pétille et s’émerveille. Paris, ville magique, porteuse de la France, riante de beautés autant que de créativités, de subtilités et d’art de vivre.

 

 

Autour des « classes de maître ». Gaston Brosseau
Griffées Dior, Yves Saint-Laurent ou Versace. Ne vous fiez pas au titre de ce texte, il fallait bien lui donner un petit accent accrocheur ! En fait, je vais parler pour ma paroisse, beaucoup même, et relater mon expérience de formateur invité à donner des classes de maître, d’une journée, de deux jours, de trois jours et même de cinq jours consécutifs en France et au Québec. D’abord, si vous êtes du groupe des formateurs invités, c’est que vous êtes probablement dans la profession depuis belle lurette.

 

 

 

La feuille blanche. Dr Marc Galy
La pratique de l’hypnose dans les structures hospitalières s’amplifie actuellement.
Elle intéresse différentes spécialités et principalement les anesthésistes dans le cadre : du bloc opératoire, de certains gestes techniques, de soins douloureux et de la prise en charge des douleurs chroniques. Les raisons en sont multiples et je retiens : le développement des actes sous locorégionale, la recherche d’une anesthésie peu ou non médicamenteuse qui s’associe à une prise en charge médicochirurgicale mini-invasive, réduisant l’agression chirurgicale.
 

 

Vivre l'exceptionnel. Dr Claude Virot
Je suis né un dimanche soir juste à la fin de la kermesse de l’école du village. Est-ce de là que me vient le goût des fêtes, des rassemblements, de ces jours spéciaux hors du quotidien, de l’ordinaire que chacun vit chez soi à sa manière, à son rythme ? Je ne sais pas, mais j’ai gardé beaucoup de souvenirs du pardon, fêtes du Saint Patron où tout le monde se retrouve à l’église puis aux manèges et stands des forains ambulants, du 14 juillet, fête nationale, où après les courses en sac ou à la cuillère, après les concours de vélos fleuris pour les enfants, tout le monde se trouve sur la place pour danser au son de l’accordéon.

“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34

Dr Stefano Colombo

Médecin psychiatre, psychologue diplômé consultant à la Faculté de Médecine de Genève (enseignement et supervision).
Enseigne l’hypnose éricksonienne et la thérapie cognitive en France, Belgique, Suisse et Italie. Conférencier.

Vous pouvez compter sur moi ”.

Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.

Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.

Un contrat doit contenir sur quoi il porte. Et il y a bien des thérapies qui démarrent, voir se poursuivent, sans formalisation de leur contenu. On ne compte donc que sur des intentions prêtées à l’autre. C’est un peu comme deux maçons qui s’attellent à construire un même mur, l’un pensé pour la maison, l’autre prévu pour le garage ou le poulailler.

Vous pouvez compter sur moi ”, affirme le thérapeute en fin de séance, croyant ainsi apaiser les angoisses de son patient. Parfois, cette phrase est accompagnée d’actes concrets : l’adresse électronique pour un éventuel courriel, pire, le numéro du portable : sait-on jamais, sans s’apercevoir de la suggestion de faiblesse envers la personne qu’il a en face.

Un “ Vous pouvez compter sur moi ” qui se traduit par un « Je suis toujours disponible », quitte à ne pas trouver le réseau, à avoir son portable déchargé ou oublié quelque part, à aller au cinéma sans avoir regardé le courriel. Et, oui ! “ Vous pouvez compter sur moi... sauf... ” Le mur de la confiance se lézarde.

À l’ère des média électroniques, voici notre thérapeute transformé en tablette avec clavier numérique. Il marche courbé à 90 degrés pour que le patient puisse faire ses calculs sur son dos : combien de minutes de thérapie aujourd’hui, cette semaine, ce mois ? Combien de retards ? Combien d’honoraires ? Combien de temps pris en transports et/ou attentes ? Combien de problèmes ? Combien de personnes évoquées ? Combien de larmes ?


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Les autres articles de la Revue ce mois-ci...

Congrès Mondial d'Hypnose à Paris: Venez aussi !
A tous les praticiens de l’hypnose thérapeutique cet appel s’adresse.
Appel à communiquer au prochain congrès mondial d’hypnose à Paris, du 26 au 29 août 2015.
Jusqu’au 15 septembre prochain, vous êtes cordialement invités à proposer qui une conférence, qui un atelier, qui une participation à une table ronde.

Transe générative. Le grand voyage de conscience. Stephen GILLIGAN
Auteur majeur du courant éricksonien, Stephen Gilligan présente ici les fondements de son propre apport à la pratique et la théorisation de l’hypnose : la notion de transe générative. La transe générative est un espace expérientiel à partir duquel de nouvelles dimensions de la réalité peuvent être créées. Elle est ainsi un moyen efficace pour le voyage de conscience qui est au coeur d’une vie pleine de sens.

L'auto-hypnose pour l'autonomie. Elise LELARGE, Edith HAMEON-BEZARD
articulièrement remarqué et apprécié lors du récent congrès de La Rochelle, l’atelier d’autohypnose d’Elise Lelarge et Edith Haméon-Bézard a donné lieu à ce texte qui en exprime l’essence. Grâce aux nombreuses études scientifiques, le bénéfice de la pratique quotidienne de l’autohypnose en douleur chronique n’est plus à démontrer. Comment apprendre aux patients à s’approprier suffisamment l’« outil » hypnotique pour une pratique aussi sécure qu’autonome à la maison ?
 

Mieux vivre avec un cancer. Le rôle de l'hypnose. David OGEZ
Lentement, l’hypnose trouve sa place en cancérologie. David Ogez en présente une application originale : la prise en charge de l’après-annonce. Si le développement des approches chirurgicale, oncologique et radiothérapeutique permet aux traitements des maladies cancéreuses d’évoluer significativement, que la souffrance psychologique soit reconnue, et de ce fait, que la qualité de vie des patients soit prise en compte par l’essor de la psycho-oncologie, il n’en reste pas moins que le terme « cancer » génère autant d’incertitude que par le passé. En effet, il apparaît que, dans l’inconscient collectif, l’association automatique entre les notions de mortalité et de cancer représente une suggestion anxiogène complexe qui altère le bien-être du patient.

Concordanse. Thérapie conjugale ondulatoire. Frédéric BERBEN
Considérer l’individu qui constitue, avec son partenaire, le couple, est un fondement original pour envisager la thérapie conjugale comme une danse où l’hypnose suscite un accordage créatif. « Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas, comme d’habitude, sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude, ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude, mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude… ».
 

Face à un déficit en hormone de croissance. Marie Clotilde WURZ DE BAETS
La pratique de l’hypnose s’aventure dans de nouveaux chemins pour activer les ressources nécessaires pour faire face à la période de crise que représente, après une naissance, la découverte d’une maladie grave. Pour aider l’enfant comme les parents.Il était une fois dans mon histoire personnelle. Ou plutôt il était plusieurs fois dans mon histoire personnelle et professionnelle : des temps, des lieux, des moments où les contes se sont invités.

Hypno-philo: Ethiques de la coopération. Dr Thierry Servillat
Ce livre n’est pas à proprement parler de la philosophie. Richard Sennett est professeur de sociologie à New York et à la London School of Economics. Retraité, il prend le temps de compléter et terminer son oeuvre. Influencé par Michel Foucault, il a travaillé sur de nombreux sujets, dont, dernièrement, la question des compétences dont les gens ont besoin dans leur vie quotidienne. En commençant par celles requises dans l’artisanat, inspirant l’opus traité lors de notre dernier Hypnophilo.
 

“Vous pouvez compter sur moi ”. Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 34
“ Vous pouvez compter sur moi ”.Voilà une phrase que le thérapeute est souvent tenté de prononcer. Elle est rassurante, presqu’une garantie. Elle a le parfum de la signature d’un contrat.Un contrat ? Un contrat prévoit la signature des deux parties. Alors ? Est-ce que le patient est aussitôt prêt à déclarer que le thérapeute peut compter sur lui ? Pas si sûr.

Suggestif, magnétique, sportif, et surtout réparateur...Antoine Bioy
Pour commencer cette rubrique, posons- nous la question de savoir si le fameux « Dormez, je le veux ! » n’était pas si absurde ? Cordi et coll. (2014) montrent en effet que des suggestions pré-repos reçues en état hypnotique améliorent de façon significative la durée du sommeil. Très exactement, il s’agit du sommeil lent profond, impliqué dans l’amélioration de la plasticité cérébrale, et des capacités de restauration du corps (stimulation des défenses immunitaires…)
 

Ici et ailleurs. Transes et mots d'est et d'ouest. Christine GUILLOUX
Troisième édition, du 6 au 8 février 2014, à Paris, pour ce colloque «Hypnose d’ici, Hypnose d’ailleurs» de l’Association Thérapies d’ici et d’ailleurs. Spécialistes internationaux en provenance des Amériques comme de la Russie, des Indes comme de la Suisse, et de diverses régions de France, médecins, psychologues, neuroscientifiques, sont intervenus autant comme conférenciers que comme animateurs d’ateliers tant dans le traitement de la douleur, du stress post-traumatique, de la gestion des émotions, de l’apport des neurosciences…
 

Jeunesse et hypnose médicale. Stéphane RADOYKOV
Les ferments d'Hypnocrate. Être médecin, ça veut dire quoi ? Tu verras quand tu seras grand. D’accord, mais c’est quoi alors être un bon médecin ? Tu verras cela en temps voulu. Et un mauvais médecin, qu’est-ce que c’est ? En serai-je un ? Et puis qu’est-ce que je fais là autour de toute cette souffrance ?