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revue Hypnose& Thérapies Brèves

« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo

Frédéric venait de poser son téléphone.
Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute.
Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ».
« Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. »
Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.
 
Le rendez-vous était fixé treize jours exactement après le téléphone.
Frédéric n’était pas fort en mathématiques, pourtant ces treize jours commençaient à se multiplier par deux, par cinq, par dix, ils se mirent au carré. L’attente devenait exponentielle.
N’avait-il rien à dire ? Les problèmes ne manquaient pas : le couple vacillant, les enfants dans l’âge ingrat, le travail stressant, la situation financière en équilibre précaire, les maux de tête et les douleurs au dos, le sommeil perturbé, l’appétit oscillant entre jeûner et s’empiffrer, l’alcool faisant une concurrence déloyale à l’eau.
 
Non, les problèmes ne manquaient pas. Mais était-il seul responsable de tout ce malheur ? L’entourage en était convaincu. Des beaux-parents à la vieille tante, de son frère au voisin de palier, de son chef de bureau à la concierge.
La prise de rendez-vous faisait écho à ces pressions. Une manière comme une autre d’avoir la paix. Ce fut au quatrième jour qu’un événement exceptionnel se produisit. Une histoire incroyable, à vous couper le souffle. La voici.
 
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire que le quatrième jour peut être un mercredi alors que beaucoup situent le quatrième jour un jeudi. La quarta-feira est un mercredi au Portugal.  - Pourquoi le Portugal ?
- Parce que j’y suis. Tout simplement.
 
Frédéric sortit de chez lui, s’immergeant dans un épais brouillard. Il ne savait pas que...
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire qu’il y a aussi une autre particularité au Portugal, c’est l’heure : 11 heures à Paris, Zurich ou Rome ? C’est 10 heures à Lisbonne. Il faut donc regarder de près les horaires d’avions ou de trains, quitte à rater un départ et devoir renoncer à un voyage.
 
Le quatrième jour fut donc, pour Frédéric, le jour de l’événement exceptionnel. A l’encontre de toutes ses habitudes, il se rendit à la gare avec la plus ferme intention d’acheter un billet de train.
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire que les trains, au Portugal, ont un écartement large comme en Espagne, de 1 668 mm pour l’exactitude, alors que la majorité des pays européens ont un écartement dit standard de 1 435 mm.
Frédéric, sans savoir où aller, désirait goûter à la vitesse d’un TGV.
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire que, pour les TGV, l’Espagne a opté pour l’écartement standard.
Frédéric avait un faible pour la vitesse.
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire qu’à propos d’écartement, ce dernier varie selon qu’il s'agit de trains ou de trams, comme en Suisse. Ainsi les trams sont plus minces à Berne qu’à Lille.
 
Revenons à Frédéric. Arrivé à la gare, il descendit du taxi. Sa main plongea dans la poche gauche du pantalon... ce fut un choc, le porte-monnaie n’y était pas !
Cela me rappelle une fois que j’étais à Lille et, me trouvant sans monnaie, j’ai tout simplement resquillé.
 
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire que Lille me fait penser à la première partie du nom « Lisbonne ».
L’histoire de ce nom traverse bien des siècles. Imaginez : Olissipo pour les Phéniciens, Ulishbona pour les Wisigoths, al-Ushbuna pour les Maures, puis Lisipona, Lisibona, Lisbona... et enfin Lisboa.
Ce n’est pas à Lisboa que Frédéric rêvait d’aller. Son rêve était...
- Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire que les rêves occupaient une place déterminante dans la vie nocturne de Frédéric. Et non seulement dans sa vie nocturne. La journée n’avait d’autre objectif que faire écho aux rêves de la nuit.

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Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen

Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.

 

 

Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur

Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné. 

 

 

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé

Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches. 

 

 





Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos

Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».

 

 





Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos

L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.

 

 

 

 

La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen

Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.

 

 

 

Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL

L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).

 

 

« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo

Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.

 

 


Des étoiles pour guide. Sophie Cohen

Des étoiles... des stars... en anglais... des personnes... des personnes de passage avec une présence merveilleuse... comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là...
Au bon moment... Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles... Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages... Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ? 

 

 



Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche 

Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer. 

 

 



Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts

Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.

 

 



Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi

Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.

 

 



Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette

Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.

 




Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti

Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.

 

 



Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche

La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.

 

 



Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem

Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

 

« Docteur, j’ai un problème… » Dr Stefano Colombo

Il ne manquait plus que ça !
Les patients ont vraiment du culot.
Vous dites : « toupet » ?
Oh ! ne commencez pas à me poser des problèmes !
Le mot « culot » ne vous convient pas ? Remplacez-le par toupet, témérité, impertinence, hardiesse. Le mot a beau changer, la substance reste la même.
 
Nous médecins, nous avons déjà assez de problèmes : horaires sans fin, vie de famille virtuelle, urgences jour et nuit, responsabilités sans frontières, pressions des pharmaceutiques, des politiciens, des assurances. Et voilà que, maintenant, les patients s’y mettent à leur tour :
«Docteur, j’ai un problème ! »
Non mais, ça va ?
«Moi aussi ! », suis-je tenté de répondre. Mais la déontologie nous l’interdit. Nous ne pouvons que le penser.
 
Cela me rappelle les jours où vous arrivez au cabinet après une nuit blanche et le patient de se plaindre de ses problèmes de sommeil.
 
Une autre fois, vous avez fait un gueuletonavec vos amis. Voilà le patient : … « comment dire… Docteur… vous savez… l’air dans l’estomac… un poids… ça me reste de traviole… ça fait la boule… bref, j’ai des problèmes de digestion ».
 
Et si, une soirée, vous avez levé le coude, vous pouvez parier que le lendemain c’est la voisine qui exige que vous voyiez son mari en urgence parce qu’il picole depuis… trente ans. Eh oui, il a un problème d’alcool.
 
Vous voici heureux papa... jusqu’à il y a trois jours quand votre biquet de bébé a eu la bonne idée d’avoir la fièvre et, tant qu’à faire, de la toux qui le fait ressembler à un pantin à couleurs intermittentes : un peu blanc, un peu rose, un peu violet, surtout violet. Vous passez la nuit à son chevet en croyant pouvoir dormir quand votre femme vous relaye. Pas de chance, bébé se met à hurler.
Le lendemain, c’est la nouvelle patiente qui vient, affolée, parce qu’elle a des problèmes avec ses enfants.
 
Il y a plus dramatique : votre père meurt. Le lendemain, un patient, plein de ses larmes et de vos mouchoirs, dit tout son chagrin pour la perte de son papa. Un problème de deuil.
Ou la patiente qui vous arrache les larmes en vous racontant qu’elle a réussi à lire un texte, au moment de la descente du cercueil dans la terre, en mémoire de son frère décédé il y a deux jours. Problème de vie et de mort.
 
Parfois, c’est la commedia dell’arte : votre belle-mère a décidé de passer les fêtes de fin d’année chez vous. Ce fut le cas déjà l’année précédente. Rien à faire : votre frère, prudent, a décidé de passer les vacances avec sa famille aux States. Sept mille kilomètres… elle ne va pas les traverser à la nage ! Votre sœur ? Nonne, cloîtrée dans un couvent perdu à la campagne, ne court aucun danger de devoir assumer.
Ainsi, un mot mal placé et voilà le tsunami se déverser chez vous : remarques, reproches… 


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Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Editorial « En mouvement ». Sophie Cohen 
Chères lectrices et chers lecteurs, c’est avec grand plaisir que j’ouvre le numéro 42 de notre revue « Hypnose et Thérapies Brèves ». Je profite de cet espace pour saluer le travail effectué par mes prédécesseurs et remercier Daniel Renson qui me confie la direction de la Revue. 
 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Traiter l'insomnie. Dr Daniel Quin 
Script complet d'une séance d'hypnose. L’insomnie concerne un adulte sur cinq et atteint plus sévèrement 10 % de la population de la plupart des pays étudiés. Elle est plus fréquente chez la femme et augmente avec l’âge. Le recours aux soins des insomniaques est relativement faible puisque plus d’un insomniaque sur deux n’a jamais discuté de son problème avec son médecin. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Constellation ericksonienne au Mexique. Cecilia Fabre 
Traitement de l'anorexie chez une fille de 12 ans. Cecilia Fabre, au travers de la résolution d’un cas d’anorexie, nous montre comment elle intègre les techniques inspirées des constellations familiales développées par Bert Hellinger à la psychothérapie ericksonienne. Elle se base sur ce que Teresa Robles nomme la psychothérapie ericksonienne reposant sur la Sagesse universelle. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Les soins infirmiers. Nathalie Jammot 
C’est avec beaucoup de plaisir que je coordonne ce premier dossier thématique consacré à la pratique de l’hypnose en soins infirmiers, sujet choisi par Sophie Cohen. Je tiens d’ailleurs à la remercier ici pour son accueil chaleureux dans cette revue tout comme pour son aide dans l’élaboration de ce travail mené conjointement. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La recherche en douleur chronique. Martine Quintard 
Martine Quintard nous invite à poser un autre regard sur le syndrome algodystrophique avec un traitement qui intègre l’hypnose. Elle met en avant la place des émotions. Un projet de recherche innovant et porteur... Depuis 2007, nous avons développé au CHU de Toulouse la pratique de l’hypnose pour la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe, plus connu sous son ancienne dénomination d’algodystrophie. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La vie vivante jusqu'au bout. Ute Hohloch 
Etre soignant en soins palliatifs, c’est être en permanence à l’école du Respect et de l’Humilité, du Non-Jugement et de la Non-Interprétation. C’est apprendre et comprendre les notions de « total pain ». Cicely Saunders a la première décrit le caractère multidimensionnel de la douleur du mourant. Cette « souffrance totale » en fin de vie est à la fois physique, psychologique, sociale et spirituelle. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Soins de support, la pratique d’un infirmier en cancérologie. Rémi Etienne 
L’annonce d’un cancer provoque chez la personne un important bouleversement existentiel. La pratique de Rémi en qualité d’infirmier lui permet d’accompagner les changements les plus accessibles aux patients. Les récents progrès en matière diagnostique et thérapeutique contribuent à améliorer le pronostic des malades. A ce jour, chaque projet de soins proposé au patient est personnalisé et dépendant de nombreux paramètres, tels que : le type histologique de la tumeur, sa localisation, sa vitesse d’évolution, son extension à d’autres organes, la présence de comorbidités associées… 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
De la bienveillance au "prendre soin": Erickson encore et toujours. Janine Carpentier  
La réflexion autour de sa posture professionnelle a amené Janine à développer un « savoir-être » infirmier. Elle nous transmet ici tout le respect et l’humanité avec lesquels elle accompagne les patients en gériatrie. Infirmière expérimentée et déjà en fin de carrière, j’exerce en gériatrie depuis vingt-cinq ans. Après un DU de psycho-gérontologie, je me suis sensibilisée au toucher relationnel puis j’ai poursuivi par une formation en hypnose ericksonienne et thérapies brèves à Brive-la-Gaillarde au sein de l’association ACTIIF.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Une laverie communautaire. Nathalie de Marville 
Raconter des histoires, se poser dans un bois sur une couverture, découvrir de nouvelles possibilités... Ou comment ma pratique professionnelle s’est transformée. A l’image d’une laverie communautaire avec l’extension des programmes adaptés à chaque type de linge : froissé, décoloré, déchiré... Il arrive un moment dans sa carrière où le travail devient une routine. Le savoir est installé et c’est un peu comme si l’on n’avançait plus. Vient alors un désir, une envie de cultiver un nouveau jardin, ensemencer de nouvelles graines, pour les faire naître et redonner du sens à une vie professionnelle.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
L'Hypnose: confort patient-thérapeute. Audrey Weidmann 
La pratique de l’hypnose dans les soins infirmiers à domicile est un complément très apprécié par les patients – qui se retrouvent sous hypnose conversationnelle sans le savoir ou en séance formelle – autant que par le soignant qui y voit aussi, je vous l’avoue, ses avantages.  
Elle nous permet de faire des pansements sans aucune difficulté, de faire une injection sans créer un inconfort nuisible pour celles à venir, d’enlever des fils à un enfant sans passer sa matinée à trouver un moyen de le calmer, donc de façon générale de gagner un temps précieux. Mais elle nous sert également dans un contexte bien plus particulier, celui du patient chronique qui vit seul avec ses angoisses.  
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Une écoute attentive et du sourire. Nathalie Saliou  
L’hypnose a changé mon regard sur ma vie, ma famille et mon entourage. L’art d’utiliser l’imaginaire créatif du patient est extraordinaire, riche en émotions et avec des résultats rapides : cicatrisation, confort, sérénité…Infirmière à domicile depuis vingt-six ans, j’ai toujours été sensibilisée à la relation soignant-soigné.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Hypnose en anesthésie : une aventure extraordinaire. Sylvie Girardot-Despiau 
En tant qu’infirmière anesthésiste, je travaille au sein d’une équipe d’hypno-anesthésie en chirurgie à Lyon. Voici un témoignage du vécu d’un accompagnement en hypno-anesthésie pédiatrique au bloc. Pour découvrir mon travail, je vous emmène vivre l’expérience de Roman. Au fur et à mesure de l’intervention, vous trouverez les explications de la mise en place du processus hypnotique. Voici son aventure. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
« Docteur, j’ai un problème… » Dr Stefano Colombo 
Il ne manquait plus que ça ! Les patients ont vraiment du culot. Vous dites : « toupet » ? 
Oh ! ne commencez pas à me poser des problèmes ! Le mot « culot » ne vous convient pas ? Remplacez-le par toupet, témérité, impertinence, hardiesse. Le mot a beau changer, la substance reste la même. Nous médecins, nous avons déjà assez de problèmes : horaires sans fin, vie de famille virtuelle, urgences jour et nuit, responsabilités sans frontières, pressions des pharmaceutiques, des politiciens, des assurances.
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
La technique Alexander. Dina Roberts  
Rencontre avec Matthieu Gaudeau et la technique Alexander. Dina : Qu’est-ce que la technique Alexander ? Matthieu : Elle appartient au champ des techniques d’éducation somatique et s’appuie sur un travail de l’équilibre postural. Elle considère l’être humain dans sa globalité, affirmant que l’ensemble corps-pensée-émotion constitue un tout indissociable, en perpétuelle interaction. Elle propose de faire l’expérience de la cohérence d’un geste équilibré et coordonné, condition nécessaire au relâchement des tensions et à l’apprentissage d’un équilibre général. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Les cartes postales de mon enfance volent dans le ciel. Sophie Cohen 
Les cartes postales de mon enfance volent dans le ciel. Je ne les vois pas... Je les entends.  
Les entendez-vous ? Attirée par le son... ma main veut tenir... tout mon être se tourne avec curiosité... Ma peau écoute, mon cœur cherche... Mes oreilles s’ouvrent... D’où vient le son... Le son des cartes postales de mon enfance. Je suis là et mes petites mains tiennent cette merveille... Une carte avec un petit caneton... Jaune, duveteux, avec un bec rosé... Il semble me regarder. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Pas de côté hors temps et à travers le temps. Christine Guilloux 
Tenus en haleine, depuis le numéro de mai, pour visiter l’un des ouvrages de Nuccio Ordine, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la Renaissance et de l’œuvre du philosophe Giordano Bruno : « L’utilité de l’inutile : Un manifeste ». Parcours du combattant pour accéder à ce petit ouvrage, d’abord indisponible chez le libraire, parallèlement subtilisé par un lecteur rapiat à la bibliothèque municipale. Il se fait désirer, ce manifeste.  
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
8e Colloque de l’AFEHM à Paris : « Hypnose et phobies ». Dr Grégory Tosti 
Le samedi  21 mai 2016 s’est tenu à Paris le 8e Congrès de l’AFEHM, ayant pour thème cette année « Hypnose et phobies ». Tout au long de cette journée, le Dr Jean-Marc Benhaiem et son équipe ont mis en évidence que l’on retrouve dans le traitement de la phobie par l’hypnose l’essence même de ce qui constitue la thérapie par l’hypnose, à savoir la fin de la mise à distance du patient avec sa peur, la réintégration de tous les éléments de sa vie pour, à nouveau, appartenir à un tout, se fondre à nouveau dans cette « circulation universelle » que décrit si bien Hegel. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi 
« L’hypnose est un art thérapeutique, et comme dans toute démarche artistique, il faut de la créativité ». Bonjour Bruno ! Peux-tu nous parler de ton parcours personnel ? Bruno Dubos : Je me suis formé à l’hypnose en 1990, durant mon internat de spécialité en psychiatrie. J’ai rapidement exercé en cabinet libéral, car il me semblait difficile de travailler dans un cadre institutionnel. La pratique de l’hypnose thérapeutique nécessitant de la souplesse dans les modalités d’intervention auprès des patients, il me semblait impossible de composer avec les contraintes de l’institution psychiatrique. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Hypnose, Science et Recherche. Dr Adrian Chaboche  
Cette rubrique naît de la volonté de nous (in)former en partageant les découvertes et travaux récents ou remarquables. Depuis une quinzaine d’années, l’intérêt scientifique porté à l’hypnose est proportionnel à sa notoriété renouvelée. Il n’est pas sans rappeler le nombre d’hôpitaux et de soignants qui utilisent l’hypnose au quotidien et les demandes sont exponentielles. Mais dès le XVIIIe siècle, et les deux commissions nommées par Louis XVI soldées par l’éviction du magnétisme animal de la scène médicale, hypnose et science n’ont cessé de débattre de leurs liens partagés autant que de leurs divergences. 
 

Interview du Dr Bruno Dubos. Dr Gérard Fitoussi
Eloge du Hamac. Dr Patrick Bellet 
Hamac. Hamac. Quel son, quel élan ! Si tu l’as lu vite, alors recommence. Plus lentement. Aspire le H et souffle ensuite. Ça y est, il oscille, il se balance. Ecoute le chant du hamac. Une sorte de battement lent et souple. Feutré, rond et grave. Une houle de terre avec les subtils arômes de l’été comme écume. Il a deux boucles, son corps est flexible, élastique, et quand l’été revient, accroché à l’ombre entre deux arbres, il s’étire et se creuse. Avec les tilleuls comme points d’amarrage, en apothéose de la sieste.